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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

Avatar rdbrdb

rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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Avatar Naturelle33

Naturelle33

1 juillet 2017 18:55

Tu es là
en face de moi
dans la lumière de l'amour
Et moi
je suis là
en face de toi
avec la musique du bonheur
Mais ton ombre
sur le mur
guette tous les instants
de mes jours
et mon ombre à moi
fait de même
épiant ta liberté
Et pourtant je t'aime
et tu m'aimes
comme on aime le jour et la vie ou l'été
Mais comme les heures qui se suivent
et ne sonnent jamais ensemble
nos deux ombres se poursuivent.......................
(Prévert)

MUSIQUE

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Avatar LILAS

LILAS

1 juillet 2017 13:07

Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :

Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
Avec étonnement entendent prononcer,
Et qu'osent répéter des lèvres qui pâlissent
Et qui vont se glacer.


Vous qui vivez si peu, pourquoi cette PROMESSE
Qu'un élan d'espérance arrache à votre coeur,
Vain défi qu'au néant vous jetez, dans l'ivresse
D'un instant de bonheur ?


Amants, autour de vous une voix inflexible
Crie à tout ce qui naît : « Aime et meurs ici-bas ! »
La mort est implacable et le ciel insensible ;
Vous n'échapperez pas.


Eh bien ! puisqu'il le faut, sans trouble et sans murmure,
Forts de ce même amour dont vous vous enivrez
Et perdus dans le sein de l'immense Nature,
Aimez donc, et mourez !

Louise Ackermann


OMBRE

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Avatar alyde

alyde

30 juin 2017 21:04

"Mieux vaut un mensonge qui guérit qu'une vérité qui blesse."
Proverbe tchèque (1937)

BLESSE - BLESSER

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Naturelle33

30 juin 2017 20:05



Bien aimé la goutte d'eau et les noisettes...

Les grands parleurs sont dans la société ce que les gourmands sont dans un repas ; ils dévorent eux seuls un bon mets dont chacun aurait voulu goûter. Edme Pierre Chauvot de Beauchêne

On méprise un menteur ; on se moque d'un vaniteux; quand on n'est pas obligé de faire sa cuisine on tolère un gourmand. Anne Barratin

MENSONGE - MENTEUR - MENTIR

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Avatar coccinelle

coccinelle

29 juin 2017 23:44

L’EAU

Je suis une goutte d’eau tombée du ciel,
J’ai rejoint la rivière
Qui m’a amenée jusqu’au lac
Puis un ruisseau m’a emporté avec lui
Ne faut-il pas beaucoup d’eau pour un long fleuve ?
Et ainsi rejoindre la mer.
Grâce au soleil, je me suis évaporée
J’ai regagné les nuages
Puis j’ai attrapé froid
Je me suis transformée en neige
J’ai fondu et retrouvé la mer.
C’est un parcours si agréable
Que je voudrais recommencer
Des milliers de fois
Avant que l’homme n’arrive
A dérégler mon cycle.

Caroline Barnouin

NOISETTE

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Avatar Naturelle33

Naturelle33

29 juin 2017 19:34

Près du ruisseau, sous la feuillée,
Menons la Muse émerveillée
Chanter avec le doux roseau,
Puisque la Muse est un oiseau.

Puisque la Muse est un oiseau,
Gardons que quelque damoiseau
N'apprenne ses chansons nouvelles
Pour aller les redire aux belles.

Un méchant aux plus fortes ailes
Tend mille pièges infidèles.
Gardons-la bien de son réseau,
Puisque la Muse est un oiseau.

Puisque la Muse est un oiseau,
Empêchons qu'un fatal ciseau
Ne la poursuive et ne s'engage
Dans les plumes de son corsage.

Mère, veillez bien sur la cage
Où la Muse rêve au bocage.
Veillez en tournant le fuseau,
Puisque la Muse est un oiseau

(Théodore de Banville)

RUISSEAU

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coccinelle

29 juin 2017 17:56

Souffles, BIRAGO DIOP

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.
Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.

Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.


Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

La FEUILLéE

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Avatar coccinelle

coccinelle

29 juin 2017 14:41

P O U M
Colette (1873-1954)

Je suis le diable, le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison veinés de brun comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, pour tout dire, diabolique.

Je suis le diable et je vais commencer mes diableries sous la lune montante, parmi l'herbe bleue et les roses violacées… Gardez-vous, si je chante trop haut cette nuit, de mettre le nez à la fenêtre : vous pourriez mourir soudain de me voir, sur le faîte du toit, assis tout noir au centre de la lune.

AUBERGE

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Naturelle33

28 juin 2017 21:27

C'est un parc scandinave, aux sapins toujours verts,
Où le vent automnal courbe les fleurs d'hivers
Dans les vases de marbre ancien sur la terrasse ;
Et la vierge royale en qui revit la race
Des brumeux Suénon dont son père descend,
L'enfant blanche aux yeux clairs, la princesse du sang,
Immobile devant la balustrade antique,
Regarde le lointain azur de la Baltique.
En satin blanc, nu-tête, et du blond idéal
Qui couronne les fronts sous le ciel boréal,
Elle se tient debout, comme un spectre de reine,
Prise dans les grands plis que fait sa robe à traîne.
Au fond de ses yeux froids et pâles rien ne luit ;
Et c'est un lys éclos au soleil de minuit. ...
(François COPPÉE)

MINUIT

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Avatar LILAS

LILAS

27 juin 2017 20:49






Le rêve


Je vois l’automne en rêve à travers la fenêtre,
Toi, parmi les amis qui font les plaisantins
Mon cœur, tel un faucon qui vient de se repaître,
Descendant des hauteurs se posait sur ta main.

Vieilli, le TEMPS passait, il estompait les êtres,
La croisée embuée eut des reflets d’argent…
Septembre, ce matin avait surgi des champs,
Couvert de pleurs de sang les vitres des fenêtres.

Le temps passait, fripant les fauteuils, leur satin
S’éraillait et fondait, pareil à de la glace ;
La cloche s’assourdit, la voix hésite et passe.
Comme un écho, mon rêve, affadi s’est éteint…

Je m’éveillai dès l’aube obscurcie, automnale,
Quand le vent, s’éloignant en rapides rafales,
Comme un char de blé mûr perdant ses brins de miel,
Emportait les bouleaux qui couraient dans le ciel.

Boris PASTERNAK


SATIN

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Naturelle33

27 juin 2017 19:44

Le rôle du savant est de détruire les chimères, celui de l'homme d'État de s'en servir. Gustave Le Bon

La patience et le temps sont les meilleurs guides de la science sociale ; les vérités qu'on lance au galop se transforment bientôt en chimères. Baron de Stassart

LE TEMPS

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Naturelle33

26 juin 2017 19:15

L'absence est une charmeresse, l'absence est une bonne déesse, l'absence est une fée ! Qu'elle touche un de nous du bout magique de sa baguette, le voilà soudain enveloppé d'un nuage rose, un cercle d'or au front, des étoiles dans chaque main... Oui, l'absence embellit tout... Alphonse Daudet

Chaque homme a éternellement à choisir, au cours de sa vie brève, entre l'espoir infatigable et la sage absence d'espérance, entre les délices du chaos et celles de la stabilité, entre le Titan et l'Olympien. À choisir entre eux, ou à réussir à les accorder un jour l'un à l'autre.
Marguerite Yourcenar

ESPOIR - ESPERANCE

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Avatar LILAS

LILAS

26 juin 2017 11:44



Ne cherchez pas à lire mon nom sur mes papiers
J'ai lavé mes empreintes et j'ai perdu mon âge
Appelez-moi nuage appelez-moi FUMÉE
Laissez le reste en blanc sans rien me demander

Je n'ai jamais volé que mes instants de chance
Je n'ai jamais tué que le temps qui passait
Mes poches sont percées mais je garde en secret
Le coquillage bleu du fond de mon enfance

Vous n'avez pas le droit de me prendre mes bretelles
Ouvrez-moi cette porte; rendez-moi mes lacets
Je n'ai rien demandé seulement je passais
Si je n'ai pas de nom c'est que nul ne m'appelle

Je suis très bien ainsi laissez-moi m'en aller
Je ne mendiais pas, n'étais même pas ivre
Et s'il faut à tout prix mettre un nom sur vos livres
Appelez-moi nuage appelez-moi fumée

FRANCIS BLANCHE


ABSENCE

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Naturelle33

23 juin 2017 19:55

C'est désespérant : tout lire, et ne rien retenir ! Car on ne retient rien. On a beau faire effort : tout échappe. Çà et là, quelques lambeaux demeurent, encore fragiles, comme ces flocons de fumée indiquant qu'un train a passé. Jules Renard

FUMÉE

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LILAS

23 juin 2017 19:42


Optimisme

Baromètre à jamais bloqué sur le beau temps
Le grand ciel de la vie n'ayant aucun nuage -
L'esprit est exilé dans les bleus ermitages
Où battent tous les coeurs des éternels printemps.

Si le vent est contraire et se fait persistant
Les coudes bien serrés résiste l'équipage -
Les heures veloutées ou dures se partagent
Et pour tenir il faut un moral de battant.

Un verre à moitié plein un verre à moitié vide
OPTIMISME béat - pessimisme languide -
Aucun des deux ma foi ne serait un bon guide.

Prudence à tout moment est bonne médecine
Dans la réflexion l'avenir se dessine
Terre bien cultivée fait de bonnes racines.

Cependant le planteur se doit d'être optimiste
Mesuré il s'entend - surtout pas alarmiste -
Question de dose dirait un bon alchimiste.

Et où serait le mal de voir tout peint en rose
Ne plus vouloir vêtir des habits gris morose
Rompant à tout jamais avec la sinistrose ?

Suivons le chemin droit et soyons aux aguets
Tout en chantant ma foi car la route est plus gaie
Et dans les bois du coeur pousse un brin de muguet !...


FRAGILE

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