UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

rdbrdb
L'AMOUREUSE, Paul Eluard
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire
PREMIER AMOUR
tendressem
Le doux caboulot
Fleuri sous les branches
Est, tous les dimanches,
Plein de populo .
La servante est brune,
Que de gens heureux !
Chacun sa chacune,
L'une et l'un font deux
Amoureux épris
Du culte d'eux-même .
Ah! sûr que l'on ame
Et que l'on est gris!
Ca durera bien
Le temps nécessaire
Pour que Jeanne et Pierre
Ne regrette rien .
La bohème et mon coeur . Francis Carco
AMOUREUX ???
tendressem
Ah! lève-toi, soleil
Fait pâlir les étoiles
Qui, dans l'azur sans voiles
Brillent au firmament,
Ah! lève-toi, parais, parais
Astre pur et charmant .......
Roméo et Juliette de Gounod
Mon père chantait souvent ce grand air dont je ne me souviens plus la suite
ASTRE ???
rdbrdb
Imaginaires
"Un enfant sage comme une image regarde une image qui représente un enfant sage comme une image qui représente un enfant sage comme une image qui représente...
Mais l'enfant en a assez de cette unique représentation, il veut que le décor change et toute la pièce avec. "Cette image que je regarde, j'en fais ce que je veux, ça me regarde."
Il détache la page avec soin, la déchire, lance les morceaux en l'air et attend que ça retombe en désordre."
(Jacques Prévert)
ESPERANCE
rdbrdb
Tu es le soleil de ma vie
Tu es le soleil de mes jours
Tu es le soleil de mes nuits
Tu es le soleil de l'amour
C'est comme si tout avait commencé
Depuis plus d'un million d'années
C'est comme si nous nous étions trouvés
En nous cherchant
Depuis la nuit des temps
C'est comme si je t'avais attendue
Dès le matin du premier jour
C'est comme si je t'avais reconnue
Quand je t'ai vue
Venir à mon secours
Tu es le soleil de ma vie
(sacha distel)
COMETE
tendressem
Ô mamans, c'étaient vos petits,
Souvenez-vous les ventres roses,
Les rires sans fin, les pieds nus,
le baiser des petites lèvres,
Les premiers pas, les premiers mots,
Ô leurs mamans, souvenez-vous,
...Ils sont morts . Vous voici perdues,
Vous voici seules dans la nuit ...
Pleurez ...Pleurez vite aujourd'hui .
Demain seront défendues
Les larmes
( les temps maudits) Marcel MARTINET
Désolée, pas très gai, tout celà .
CHAUMIERE ???
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Hoplie hoplie ... jeune étourdie !!! je repars sur encens et myrrhe... !
Pendant des millénaires, les hommes s'étaient contentés d'encens et de myrrhe, de quelques baumes et huiles, et d'aromates séchés. Et même quand ils eurent appris à distiller dans des cornues et des alambics, à se servir de la vapeur d'eau pour arracher aux plantes, aux fleurs et aux bois leur principe odorant sous forme d'huiles éthériques, à extraire ce principe avec des pressoirs de chêne à partir des graines et des noyaux et des écorces de fruits, ou bien à le soustraire aux pétales de fleurs avec des graisses soigneusement filtrées, le nombre des parfums était encore demeuré modeste
et je vous propose tjrs ds l'esprit du poème d'Hoplie : COFFRE
rdbrdb
l'horizon
J'ai regardé, par la lucarne ouverte, au flanc
D'un phare abandonné que flagellait la pluie :
Des trains tumultueux, sous des tunnels de suie,
Sifflaient, toisés de loin par des fanaux de sang.
Le port, immensément hérissé de grands mâts,
Dormait, huileux et lourd, en ses bassins d'asphalte ;
Un seul levier, debout sur un bloc de basalte,
Serrait en son poing noir un énorme acomas.
Et, sous la voûte en noir de ce ciel de portor,
Une à une, là-bas, s'éloignaient les lanternes
Vers des quartiers de bruit, de joie et de tavernes,
Où des femmes dansaient entre des miroirs d'or.
Quand, plaie énorme et rouge, une voile, soudain,
Tuméfiée au vent, cingla vers les débarcadères,
Quelqu'un qui s'en venait des pays légendaires
Parut, le front compact d'orgueil et de dédain.
Comme des glaives d'or et des lances au clair,
Il dégaînait sa rage et ses désirs sauvages
Et ses cris durs frappaient les échos des rivages
Ou traversaient, de part en part, l'ombre et la mer.
Il était d'Océan. Il était grand d'avoir
Mordu chaque horizon saccagé de tempête
Et de maintenir haute et tenace sa tête
Sous les poings de terreur que lui tendait le soir.
Effrayant effrayé. Il cherchait le chemin
Vers une autre existence éclatée en miracles,
En un désert de rocs illuminés d'oracles,
Où le chêne vivrait, où parlerait l'airain,
Où tout l'orgueil serait : se vivre, en déploiements
D'effroi sauvage, avec, sur soi, la voix profonde
Et tonnante des Dieux, qui ont tordu le monde
Plein de terreur, sous le froid d'or des firmaments.
Et depuis des mille ans il défiait l'éclair,
Dressant sur l'horizon les torses de ses voiles
Et guettant les signaux des plus rouges étoiles
Dont les cristaux sanglants se cassaient dans la mer.
(Emile Verhaeren)
je vous propose MATIN
tendressem
Bon , je vois que Hoplie1234 et moi-même avons oublié de proposer un enchainement
J'ai envie de rebondir avec Mère (après belle-mère!!!)
Parmi toute mes roses
La plus rouge sera pour le mendiant
qui boite plus bas que la route
La jaune sera pour le jockey
C'est la couleur des champs de courses
J'en donnerai une aussi à Marie
Qui pleure en cachette le dimanche
Mais la plus belle oh! la plus belle
je la réserve pour ma mère
Ma mère aimait tant les roses
-RENE GUY CADOU (poésie la vie entière)
A vous avec : FILLE
