Douce errance dans la plus ancienne ville de l’Uruguay
Colonia del Sacramento, ville classée au Patrimoine mondial de lUnesco
Blotti entre deux mastodontes que sont le Brésil et lArgentine, lUruguay est un petit pays discret, méconnu de la plupart dentre nous. Après une heure de traversée, jarrive à Colonia del Sacramento. Jai tout à découvrir de cette ville à lallure si tranquille.
Structure en damier, maisons colorées aux façades parfois fatiguées, rues pavées, églises et couvents ; à peine ai-je posé pied à terre que les origines européennes de Colonia me sautent aux yeux.
Convoitée et disputée pendant un siècle, la ville est fondée en 1680 par le Portugais Manuel Lobo, tombe aux mains des Espagnols avant dêtre récupérée par les Portugais, puis cédée aux Brésiliens… Pour finalement devenir la capitale du département éponyme en 1825 lorsque le pays prend son indépendance.
Afin de préserver lempreinte du passé, lUnesco a inscrit le quartier historique sur la liste du Patrimoine mondial en 1995. La balade commence devant la Puerta de la Ciudadela, porte dentrée de la vieille ville qui était alors fortifiée. Aujourdhui, seuls quelques remparts témoignent de lépoque coloniale.
La vieille ville : fusion des styles portugais et espagnol
Dans la calle de los suspiros (rue des Soupirs), pur héritage de la présence portugaise, je croise la route de Juan Carlos, un septuagénaire originaire des lieux. Amoureux de sa cité, il me vante ses charmes, sa douceur de vivre… Et me fait promettre de ne surtout pas manquer le coucher du soleil du haut des remparts.
Il y a des sites dintérêt touristique à découvrir, comme par exemple le musée portugais et le musée municipal sur la Plaza Mayor, ou même le musée espagnol. Mais pour faire un saut dans le passé et simprégner de latmosphère de Colonia Del Sacramento, rien de tel quune balade en plein air. Je préfère arpenter les pavés, humer le parfum des bougainvilliers, frôler les murs, admirer la Basilique du Saint-Sacrement et les ruines du couvent de San Francisco, avancer les yeux rivés sur le phare.
Douce errance dans la plus ancienne ville de lUruguay
On mapprend que le phare a été bâti sur les ruines du couvent de San Francisco, lequel a été détruit dans un incendie en 1704. Plusieurs restaurants bordent la plaza Mayor ; je minstalle en terrasse pour déguster une parillada — morceaux de viande grillée au feu de bois — avec un verre de Tannat de la Bodega Irurtia.
Je fais un détour par le petit port et regagne les remparts en longeant le Paseo de San Gabriel, au bord de leau. Je ne suis pas la seule à avoir rendez-vous avec le soleil, dautres touristes se sont passés le mot. Rouge et rond comme un ballon, il se couche doucement sur le fleuve, comme pour ne pas perturber la quiétude de la ville. Juan Carlos avait raison, le spectacle est grandiose.
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