Planter un arbre fruitier en novembre : la méthode en 5 étapesJardinage

Planter un arbre fruitier en novembre : la méthode en 5 étapes

Emeline E.  |   Date de publication : 8 novembre 2026 04:30

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Un pommier, un poirier ou un prunier se plantent très bien en novembre, à condition de suivre cinq gestes simples : creuser large, poser le tuteur, préparer les racines, installer l'arbre sans enterrer sa greffe, puis arroser copieusement. La seule exception de notre liste est le figuier, qui attend le printemps dans les régions froides.

« À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine » : le dicton a raison

La Sainte-Catherine tombe le 25 novembre, et le dicton vise juste : Truffaut place la meilleure période de plantation entre fin octobre et début décembre. L'arbre est alors au repos. Il a le temps de faire ses racines avant que la sève remonte, ce qui l'aide à passer son premier été.

Si novembre vous échappe, il reste du temps : un arbre à racines nues peut se planter jusqu'en mars. Évitez seulement les jours de gel et la terre détrempée.

Racines nues ou en pot : que prendre à la jardinerie ?

À racines nues, l'arbre est vendu sans pot ni terre, pendant son repos, de novembre à mars. Il coûte moins cher et reprend vite, mais ses racines sont fragiles et ne supportent pas de rester à l'air. Plantez-le dans la foulée. En cas d'imprévu, mettez-le en jauge : couchez les racines dans une tranchée et recouvrez-les de terre en attendant.

En pot, il se plante toute l'année hors gel et patiente sans souci, à condition d'être arrosé. C'est la solution si votre jardin n'est pas prêt le jour de l'achat.

La liste de courses tient en quelques lignes :

  • l'arbre ;
  • un tuteur en bois et un lien souple ;
  • du pralin, si l'arbre est à racines nues ;
  • un paillis, sauf si le jardin fournit déjà les feuilles mortes.

Pommier, poirier, prunier, figuier : lequel pour votre jardin ?

Le pommier et le poirier. Beaucoup de variétés ont besoin du pollen d'une autre pour donner des fruits. Il faut donc deux arbres de variétés différentes qui fleurissent en même temps, ou un arbre compatible dans le voisinage. Pour un poirier 'Conférence', Truffaut cite par exemple 'Williams' ou 'Doyenné du Comice'. Regardez par-dessus la haie avant d'acheter : le pommier du voisin fait peut-être déjà l'affaire.

Le prunier. Si vous n'avez la place que pour un arbre, la 'Mirabelle de Nancy' est autofertile : elle se féconde seule, même si elle produit mieux avec un voisin compatible.

Le figuier. Un seul arbre suffit pour avoir des figues, mais il craint le froid : il tient autour de -10 à -15 °C selon la variété et son âge, et les jeunes sujets sont les plus exposés. En climat doux, il peut se planter à l'automne. Dans les régions froides, gardez-le pour le printemps, contre un mur exposé au sud, et choisissez une variété résistante comme 'Brown Turkey'.

Étape 1 : creuser un trou large et profond

Pour un arbre, comptez 50 à 70 centimètres de profondeur selon sa taille, et environ un mètre de large. Si vous pouvez, creusez quelques semaines à l'avance : la terre s'aère. Faites deux tas séparés. La bonne terre de surface retournera autour des racines. Celle du fond, moins riche, servira à la cuvette de l'étape 5.

Racines d'un jeune arbre fruitier trempées dans un seau de pralin avant la plantation

Étape 2 : poser le tuteur avant l'arbre

Pour un arbre à racines nues, enfoncez le tuteur dans le trou avant de mettre l'arbre en place : posé après, il risquerait d'abîmer les racines. Placez-le entre le futur tronc et le vent dominant : c'est de ce côté qu'il retiendra l'arbre.

Pour un arbre en pot, le tuteur s'installe à la fin, une fois la motte en terre.

Étape 3 : préparer les racines

À racines nues, coupez au sécateur le bout des racines et tout ce qui est sec, cassé ou abîmé. Plongez-les ensuite dans le pralin, cette boue qui les garde humides et favorise le contact avec la terre. Le pralin s'achète prêt à l'emploi en jardinerie. Plantez aussitôt après.

En pot, sortez la motte avec précaution et faites-la tremper quelques minutes. Si les racines tournent en rond et forment un chignon, supprimez-le ou entaillez-le au sécateur.

Étape 4 : installer l'arbre, greffe hors de terre

Formez un petit dôme de terre au fond du trou, posez-y l'arbre et étalez bien ses racines. À deux, c'est bien plus simple : l'un tient le tronc droit, l'autre rebouche avec la bonne terre, en tassant au fur et à mesure pour combler les vides.

L'erreur à éviter : enterrer le point de greffe, ce bourrelet en bas du tronc. Il doit rester au-dessus du sol.

Étape 5 : cuvette, 20 à 30 litres d'eau, paillis

Avec la terre du fond, montez un bourrelet autour du tronc : cette cuvette empêche l'eau de s'échapper. Versez alors 20 à 30 litres d'eau, en plusieurs fois, en laissant la terre boire entre deux arrosoirs. Faites-le même s'il pleut : c'est cette eau qui plaque la terre contre les racines et chasse les poches d'air.

Attachez ensuite le tronc au tuteur avec le lien souple, puis couvrez le sol de paillis pour garder l'humidité. Paille, broyat ou feuilles mortes de votre jardin font très bien l'affaire.

Les mois suivants : l'eau d'abord

La première année, du printemps à l'automne, arrosez très régulièrement, surtout par temps sec : c'est ce qui assure la reprise. Repassez aussi voir l'attache une fois la terre tassée.

Tant que la bêche est sortie, les bulbes qui fleuriront au printemps se mettent en terre à l'automne, eux aussi. Pour les fruits, il faudra quelques années. Les bourgeons, eux, donnent des nouvelles dès le printemps prochain.

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