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"Tuer le messager"

gebest - 14 décembre 2021 08:36

L’expression «tuer le messager» remonte à des temps anciens, à l’époque où les réseaux sociaux n’avaient pas encore remplacés le cheval. Il arrivait parfois que le destinataire d’une mauvaise nouvelle, le roi ou un seigneur, fasse tuer le messager porteur d’une nouvelle dérangeante. Il avait ainsi l’impression de supprimer le problème sans se donner la peine de le résoudre.

Il me semble que les temps n’ont pas tellement changé. Bien sûr, on ne tue plus véritablement, (quoi que …) mais il y a encore des entreprises dans lesquelles on préfère mettre au placard celui qui a fait remonter un problème pour éviter d’avoir à s’attaquer à la racine du mal.

La douleur qui est une sorte de messager de notre corps, n’est-elle pas tuée parfois par un antalgique, afin de nier une carie dentaire ?

Il est toujours très lâche et beaucoup plus facile de mettre la poussière sous le tapis plutôt que de s’attaquer au ménage.

Chaque fois que l’on « tue un messager », on empêche un problème de se résoudre et on tue un innocent …

"Tuer le messager"

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gebest14 décembre 2021 08:36

L’expression «tuer le messager» remonte à des temps anciens, à l’époque où les réseaux sociaux n’avaient pas encore remplacés le cheval. Il arrivait parfois que le destinataire d’une mauvaise nouvelle, le roi ou un seigneur, fasse tuer le messager porteur d’une nouvelle dérangeante. Il avait ainsi l’impression de supprimer le problème sans se donner la peine de le résoudre.

Il me semble que les temps n’ont pas tellement changé. Bien sûr, on ne tue plus véritablement, (quoi que …) mais il y a encore des entreprises dans lesquelles on préfère mettre au placard celui qui a fait remonter un problème pour éviter d’avoir à s’attaquer à la racine du mal.

La douleur qui est une sorte de messager de notre corps, n’est-elle pas tuée parfois par un antalgique, afin de nier une carie dentaire ?

Il est toujours très lâche et beaucoup plus facile de mettre la poussière sous le tapis plutôt que de s’attaquer au ménage.

Chaque fois que l’on « tue un messager », on empêche un problème de se résoudre et on tue un innocent …

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gebest

14 décembre 2021 09:24
nandocinqsix a écrit :
Cette observation est juste : alors le législateur vient d'imposer un statut au " donneur d'alerte" !
Certes ce n'est pas un messager simple vecteur d'une information, comme un vaguemestre ou un facteur, mais il reçoit souvent un mauvais accueil comme s'il était l'initiateur de la mauvaise nouvelle.
Masquer une douleur avec un antalgique ne guérit pas la maladie qui l'a provoquée !
Dans les sciences de l'information et de la biologie , le message est utilisé en absence même de conscience émettrice et de verbalisation : il y a message, dès qu'un code prend un contenu particulier et que celui-ci est transmis !
Pas de messager sans message qui suppose un émetteur, un destinataire, un code , et un médium . Il implique en outre deux opérations : l'encodage par l'émetteur, et le décodage par le récepteur .
Le statut du messager est passé du champ religieux (ange en grec ancien et "missius" en latin signifiant "envoyé"!) au monde politique , et même social avec le réseaux d'Internet .
"Tuer le messager" me semble une réaction vide de sens, absurde, un signe de faiblesse , tout à fait indigne ! Ce serait a contrario, embrasser le porteur d'une bonne nouvelle, qui n'a pourtant aucun mérite, mais l'usage en politique est quasi de rigueur ...!

Vous avez raison de parler du "décodage par le récepteur", car si celui-ci est mal fait, on "tue" 2 fois le messager !

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

14 décembre 2021 09:15

Cette observation est juste : alors le législateur vient d'imposer un statut au " donneur d'alerte" !
Certes ce n'est pas un messager simple vecteur d'une information, comme un vaguemestre ou un facteur, mais il reçoit souvent un mauvais accueil comme s'il était l'initiateur de la mauvaise nouvelle.
Masquer une douleur avec un antalgique ne guérit pas la maladie qui l'a provoquée !
Dans les sciences de l'information et de la biologie , le message est utilisé en absence même de conscience émettrice et de verbalisation : il y a message, dès qu'un code prend un contenu particulier et que celui-ci est transmis !
Pas de messager sans message qui suppose un émetteur, un destinataire, un code , et un médium . Il implique en outre deux opérations : l'encodage par l'émetteur, et le décodage par le récepteur .
Le statut du messager est passé du champ religieux (ange en grec ancien et "missius" en latin signifiant "envoyé"!) au monde politique , et même social avec le réseaux d'Internet .
"Tuer le messager" me semble une réaction vide de sens, absurde, un signe de faiblesse , tout à fait indigne ! Ce serait a contrario, embrasser le porteur d'une bonne nouvelle, qui n'a pourtant aucun mérite, mais l'usage en politique est quasi de rigueur ...!

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Avatar Aurore

Aurore

14 décembre 2021 09:05

Entièrement d’accord.
Ne pas parler d’un problème est une manière de le nier ou de l’occulter et de ne pas avoir à l’affronter. Les gens très «positif » réagissent souvent ainsi. Alors pour eux-mêmes, c’est très bien évidemment, ils se protègent, mais ils peuvent ainsi cautionner des situations épouvantables et dramatiques pour d’autres.

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Avatar bluejazzy

bluejazzy

14 décembre 2021 09:05

C'est exact dans beaucoup de domaine, en l'occurence, ce qui se passe parfois au sein du couple où l'un passe un message de mal être et l'autre ne l'entend pas ....

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