
Vamycrons
Je me souviens avoir perdu ''un jour...'' la confiance en mes parents.
A l'école primaire de campagne d'où mes parents m'ont retiré lors de mes 12 ans pour que j'aie une chance de faire quelque chose de ma vie... je fus interrogé par la femme de l'instit absent. Elle était mauvaise la garce, bien plus que son homme...trop gentil lui.
J'étais debout-assis entre le siège et le bureau de ma table dont le couvercle à l'origine ouvrant, avait été cloué puis avait été forcé par les genoux des grands... Je le faisait manœuvrer. Une longue pointe dépassait et comme je m'y était légèrement frotté le bras dénudé, je m'étais gratté... ,,,. Certainement je n'avais pas assez appris ma leçon et... Dans le carnet journalier de liaison elle avait noté que ; '' j'avais eu un geste d'impolitesse en me grattant le bras pour lui signifier qu'elle m'en ennuyait... ''. J'avais eu beau expliquer... une volée de plus j'avais ramassé... et de ce jour le confiance dans les adultes... jusqu'à ce que j'aie leur âge je l'avais perdue... et les volées je n'en avais plus rien à faire... La vieille instit je ne l'aime toujours pas... 😬
Vamycrons
Marie France a écrit :
Oui, tout est relatif ! Ma grand- mère, qui a pourtant vecu la guerre, a toujours fait des crêpes délicieuses, elle ajoutait à la pâte une cuillère de cointreau, spécialité angevine. Il est vrai qu'à la campagne, les gens ne manquaient pas trop de lait ou d'oeufs, tout le monde possédait quelques poules, et il y avait toujours une ferme pas loin où l'on pouvait se procurer un peu de lait.
Et c'est comme ça que moi aussi j'suis devenu alcoooolo.... à cause du cointreau... Hic 😜

Mickala
Eh oui, j'ai connu cela aussi, ma mère ne savait pas cuisiner faute d'ingrédients et de culture culinaire, mais avec les échanges d'autres nationalités, les mamans apprenaient entres elles , donc , parler du manger était essentiel, mais il y avait le respect et la discrétion, lorsque nous étions invitées pour un goûter dinatoire , j'attendais le feu vert du regard de ma mère pour pouvoir déguster toutes les nouveautés culinaires , et quand l hôte me proposait de me resservir , c'était avec un sourire jusqu'aux oreilles que j'acceptais , ce qui rendait ma mère furieuse avec des yeux plein de jalousie en me voyant me régaler, sentant le malaise, l'hôte s'empressa de donner la recette à ma mère ce qui l'a calma un peu, mais rentrées à la maison je fus sermonner parce qu 'il aurait fallut ne pas se resservir ! je n'ai pas retenu la leçon !
Marie
supernanette a écrit :
Merci pour ce beau récit.
Il est vrai qu'en étant enfant, nous avons pu avoir certaines réactions avec notre père ou surtout avec notre mère.
Mais à certaines périodes, de notre vie, en effet on ne pouvait pas comprendre.
C'était pourtant pas en période de guerre, mais j'avais des voisins ou la maman faisait toujours des crêpes à l'eau, c'est comme ça qu'elle avait appris et les enfants ne posaient pas de questions pensant que c'était ainsi que c'était fait.
Puis automatiquement si l'on remplace un bon produit de qualité (comme le lait) par de l'eau, ça n'a pas du tout le même goût. Il en sera de même dans d'autres plats.
Bon dimanche.
Et nos parents ont connu la guerre, certains la faim. On peut donc comprendre ...

Marie France
Oui, tout est relatif ! Ma grand- mère, qui a pourtant vecu la guerre, a toujours fait des crêpes délicieuses, elle ajoutait à la pâte une cuillère de cointreau, spécialité angevine. Il est vrai qu'à la campagne, les gens ne manquaient pas trop de lait ou d'oeufs, tout le monde possédait quelques poules, et il y avait toujours une ferme pas loin où l'on pouvait se procurer un peu de lait.
GÉO
gebest a écrit :
C'est vrai que ce n'est pas très clair : ma mère affirmait que ses crêpes étaient "normales" et que c'était moi qui "ne savait pas ce qui était bon" ... et j'ai cru cela très longtemps, car on a confiance en ses parents.
Effectivement quand on s'aperçoit qu'on n'est pas du même avis que ses parents, on se dit que si ils sont capables se tromper une fois, alors peut-être qu'ils sont capables de se tromper pour beaucoup de choses. Mais ça c'est peut-être plus vers l'adolescence.
gebest
GÉO a écrit :
Je n'ai pas compris le rapport entre "la confiance vis à vis de vos parents" et votre histoire.
C'est vrai que ce n'est pas très clair : ma mère affirmait que ses crêpes étaient "normales" et que c'était moi qui "ne savait pas ce qui était bon" ... et j'ai cru cela très longtemps, car on a confiance en ses parents.