

Guenievre
Vieuxchat a écrit :
Parce que les uns méritent-ils toujours leurs richesses, et les autres leur injustice ?
pas plus évidemment... mais selon les mots choisis, on ne voit pas les choses pareilles :un riche, un nanti ou un favorisé par exemple n'amène pas la même approche
nandocinqsix
Guenievre a écrit :
le langage essaie d'être moins clivant , on parle de personnes non-voyantes et plus d'aveugles, de personne de couleur et plus de noirs etc... peut-être pour que les personnes concernées par ces mots "dévalorisants" le vivent mieux... et la portée n'est pas la même..
Pauvre, on peut imaginer une part de responsabilité dans cet état
alors que défavorisé, cela laisse sous-entendre défavorisé par... l'état etc.... la responsabilité est donc plus accessoire
.... voilà une juste analyse bien concise, merci !
Le "choix des mots" oriente notre perception la réalité, mais la vérité reste mystérieuse , fuyante et toujours à conquérir !
Cette discussion ne doit pas faire l'inventaire du faux vocabulaire à la mode dans lequel on s'ensuque avec délectation, mais d'essayer de comprendre la raison d'être des litotes, boutades, et autres formules destinées à masquer une absence d'inspiration , ou de dévier une information .
Je vous recommande la lecture de " Politiquement correct" le dico du parler pour ne rien dire par Pierre Merle , aux Éditions de Paris, 2011 . C'est un florilège d'illustrations de nature à satisfaire la saine curiosité de GEBEST .

Guenievre
le langage essaie d'être moins clivant , on parle de personnes non-voyantes et plus d'aveugles, de personne de couleur et plus de noirs etc... peut-être pour que les personnes concernées par ces mots "dévalorisants" le vivent mieux... et la portée n'est pas la même..
Pauvre, on peut imaginer une part de responsabilité dans cet état
alors que défavorisé, cela laisse sous-entendre défavorisé par... l'état etc.... la responsabilité est donc plus accessoire
marine
Oui ! je pense que les mots utilisés modifient, avec le temps, notre façon de penser. Pour reprendre le mot "pauvres", celui-ci évoque une population démunie de presque tout, et un fossé important avec les riches. C'est culpabilisant. Si l'on pense "défavorisés", cet écart est plus acceptable du point de vue moral. Mais la réalité n'est est rien modifiée.