
Éclipse
Anne-Laure a écrit :
J’ai eu un vieillissement accéléré, il y a deux ans, j’ai 67 ans, mais maintenant j’ai plein de petits bobos Dieu à mes millions de fractures. C’est un peu dur à digérer car j’étais quelqu’un de très en forme.
Ce que je trouve-moi le plus difficile c’est quand vous on a pas d’enfants et que effectivement à 60 ans on intéresse plus personne c’est pas le problème de la solitude sans homme, mais sans enfant et sans réelles amies Je me demande dans le grand âge, vraiment le grand âge, si je peux pas faire comme certains aller dans une seigneuriale… J’ai essayé de former un groupe de De personnes seules Mais c’est difficile ! Car au fond même à plus de 60 ans 70, les gens solo sont dans la quête à deux plutôt que la véritable amitié….
Oui
La solitude pesante
Et la vieillesse la maladie
Amene la solitude
Car maladie et vieillesse font peur à la majorité
Et leur maux n'intéressent pas.
Mourir jeune pour ne pas y arriver.
A quel age?
nicou84120
Bibracte a écrit :
« Ma fille chérie,
Quand tu réaliseras que je vieillis, s’il te plaît sois patiente, et surtout, essaie de comprendre ce qui m’arrive.
Si, quand nous bavardons, je répète mille fois la même chose, ne m’interromps pas en soulignant : «Tu viens de me le dire, il y a deux minutes! » Contente-toi d’écouter, s’il te plaît. Tâche de te souvenir de ton enfance, quand je te lisais la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.
Si je ne veux pas prendre mon bain, ne te fâche pas, ne me fais pas honte. Souviens-toi quand tu n’étais qu’une enfant je te courais après pour obtenir que tu passes sous la douche, malgré tous les prétextes que tu invoquais!
Quand tu constateras que je ne connais rien aux nouvelles technologies, laisse-moi du temps pour m’y faire et ne me regarde pas comme ça... Souviens-toi, mon cœur, qu’avec patience je t’ai appris bien des choses, comme manger proprement, t’habiller toute seule, te démêler les cheveux et faire face à la vie, au jour le jour.
Quand tu réaliseras que je vieillis, je voudrais que tu sois patiente, mais surtout, que tu essaies de comprendre ce qui m’arrive.
Si je perds le fil de notre conversation, parfois, donne-moi une minute pour m’y retrouver, et si je n’y arrive pas, ne t’énerve pas, ne hausse pas le ton. Sache, au fond de toi, que ce qui m’importe, c’est d’être avec toi.
Et si mes vieilles jambes lasses me ralentissent, donne-moi la main, comme je te donnais la mienne quand tu faisais tes premiers pas. Quand viendra ce temps, ne sois pas triste. Juste, sois là, et comprends-moi, tandis que je chemine vers la fin de ma vie avec tendresse. Je t’aimerai et te remercierai pour ce cadeau que furent le temps et la joie partagés.
Avec un grand sourire et cet amour immense que tu m’as toujours inspiré, je voudrais juste te dire... je t’aime, ma fille chérie. »
Guillermo Peña✨
Magnifique et très émouvant. Merci beaucoup
Anne-Laure
J’ai eu un vieillissement accéléré, il y a deux ans, j’ai 67 ans, mais maintenant j’ai plein de petits bobos Dieu à mes millions de fractures. C’est un peu dur à digérer car j’étais quelqu’un de très en forme.
Ce que je trouve-moi le plus difficile c’est quand vous on a pas d’enfants et que effectivement à 60 ans on intéresse plus personne c’est pas le problème de la solitude sans homme, mais sans enfant et sans réelles amies Je me demande dans le grand âge, vraiment le grand âge, si je peux pas faire comme certains aller dans une seigneuriale… J’ai essayé de former un groupe de De personnes seules Mais c’est difficile ! Car au fond même à plus de 60 ans 70, les gens solo sont dans la quête à deux plutôt que la véritable amitié….
Jean Claude
Chaque chose en son temps : le temps de naître, grandir, s'épanouir, vieillir. Vivre chacune des étapes en bénéficiant des bienfaits de la vie, subissant ses aléas, surmontant les obstacles, les séparations, les deuils. Puis s'écoulent tranquilles, l'une après l'autre, les décades, les terminaisons en naire. Question d'appréciation : quand est-on vieux ? Sexagé... Septuagé... Octogé... Nonagé... ou encore cente... On n'a que l'embarras du choix !
Personnellement, je m'interroge : suis-je vieux parce que me relever d'une génuflexion devient plus difficile, parce que tel ou tel nom m'échappe, parce qu'apparaissent des signes physiques témoignant d'une certaine usure ? Si c'est cela être vieux, je me raisonne : je ne suis plus de première jeunesse, chaque chose en son temps, disais-je ...
Et puis, ne suis-je pas dans la tranche d'âge des seigneurs ? Pardon, des seniors en langage moderne, l'âge d'or en quelque sorte ...
Bibracte
« Ma fille chérie,
Quand tu réaliseras que je vieillis, s’il te plaît sois patiente, et surtout, essaie de comprendre ce qui m’arrive.
Si, quand nous bavardons, je répète mille fois la même chose, ne m’interromps pas en soulignant : «Tu viens de me le dire, il y a deux minutes! » Contente-toi d’écouter, s’il te plaît. Tâche de te souvenir de ton enfance, quand je te lisais la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.
Si je ne veux pas prendre mon bain, ne te fâche pas, ne me fais pas honte. Souviens-toi quand tu n’étais qu’une enfant je te courais après pour obtenir que tu passes sous la douche, malgré tous les prétextes que tu invoquais!
Quand tu constateras que je ne connais rien aux nouvelles technologies, laisse-moi du temps pour m’y faire et ne me regarde pas comme ça... Souviens-toi, mon cœur, qu’avec patience je t’ai appris bien des choses, comme manger proprement, t’habiller toute seule, te démêler les cheveux et faire face à la vie, au jour le jour.
Quand tu réaliseras que je vieillis, je voudrais que tu sois patiente, mais surtout, que tu essaies de comprendre ce qui m’arrive.
Si je perds le fil de notre conversation, parfois, donne-moi une minute pour m’y retrouver, et si je n’y arrive pas, ne t’énerve pas, ne hausse pas le ton. Sache, au fond de toi, que ce qui m’importe, c’est d’être avec toi.
Et si mes vieilles jambes lasses me ralentissent, donne-moi la main, comme je te donnais la mienne quand tu faisais tes premiers pas. Quand viendra ce temps, ne sois pas triste. Juste, sois là, et comprends-moi, tandis que je chemine vers la fin de ma vie avec tendresse. Je t’aimerai et te remercierai pour ce cadeau que furent le temps et la joie partagés.
Avec un grand sourire et cet amour immense que tu m’as toujours inspiré, je voudrais juste te dire... je t’aime, ma fille chérie. »
Guillermo Peña✨
Bibracte
Vieillir c'est apprendre à connaître un nouvel ami rigolard et détendu : le sentiment de ne plus rien avoir à perdre, au regard de la déroute physique et mentale à venir 😄
Je n'ai pas eu besoin de formation pour appréhender le temps qui passe ,alors âge et grand âge je vais essayer les gérer de la même façon. Et surtout ne pas laisser les questionnements métaphysique me pourrir celui qui reste 😁