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LA MATERNITE DES PERES (Délire paterno-maternel)

ludo81 - 14 mai 2015 16:53

C’est curieux ! A l’inverse des hommes, les femmes parlent fréquemment de leurs maternités (des fois avec forceps et détails !).
A les écouter, les hommes n’auraient aucune idée des sacrifices, des douleurs et souvent du bonheur engendré par une maternité…
Et nous pôvres zommes renvoyés au rang de pourvoyeur de spermatozoïdes (variante éternelle d’une drogue d’amour qui fait planer les couples depuis la Nuit des temps !) nous serions à mille lieux de comprendre la maternité des femmes…
Je voudrais rétablir ici la vérité : nous les hommes, nous avons des pudeurs et des frustrations à la hauteur de la gestation d’un enfant !
Tout d’abord, trois vérités incontournables :
- Un homme ne portera jamais un enfant dans son ventre, sinon c’est une femme ! (oui, bon… c’est facile à comprendre !)
- Un homme ne pourra jamais ressentir ce lien mystérieux et hautement sensible qui relie le fœtus à la mère (à moins de répondre bêtement que c’est un lien ombilical qu’il faudra bien couper à la naissance).
- Un homme aura toujours un doute sur sa paternité supposée, généralement, la femme sait… Elle !
Mais je voudrais témoigner de ma Paterno-maternité revendiquée ; j’ai eu quatre enfants et quatre maternités différentes :
- Le premier fils est arrivé par hasard, on a appris ça par un médecin, avec ma jeune épouse (j’étais jeune et parfois plein de poux aussi !)… on voulait des enfants, mais plus tard… il est arrivé tout de suite, et les poux l’ont suivi plus tard ! Mais qu’est-ce qu’on était heureux de voir naître ce fils…
- Puis une fille… alors là, c’est le Nirvana… elle vient à l’heure. Sans poux ! (depuis la première naissance, on se traitait furieusement les cheveux avec sa mère !)… elle est magnifique ! On sait déjà que le bonheur est parmi nous, et je me demande pourquoi ce n’est pas moi qui ai porté cet enfant dans mon ventre (vu qu’il n’y a eu aucune complication !).
- Plus tard, j’ai rencontré une autre femme porteuse que j’ai aimé comme un fou au point de lui faire un enfant… lui il est né avec une intelligence hors norme, connaissant par cœur les départements et les chefs-lieux à 6 ans ! (d’ailleurs, je me suis posé des questions sur ma paternité…)
- Et puis, la dernière est arrivée… comme un magret sorti du ventre de sa mère. Sans bras, sans tête ni jambes… jusqu’à ce qu’elle se déplie et accroche mon pouce de ses petits doigts…
Alors voilà, jamais un père ne pourras imaginer les ressentis (ou les douleurs) d’une mère qui accouche… Mais moi je sais ce qui différencie la naissance de chacun de mes enfants… J’étais là, près des femmes que j’ai aimées. Et mon plus grand bonheur aujourd’hui, c’est de savoir que mes enfants sont comme les doigts inséparables d’une main (à quatre doigts !)… Je suis juste leur père !

Ludo

LA MATERNITE DES PERES (Délire paterno-maternel)

Avatar ludo81

ludo8114 mai 2015 16:53

C’est curieux ! A l’inverse des hommes, les femmes parlent fréquemment de leurs maternités (des fois avec forceps et détails !).
A les écouter, les hommes n’auraient aucune idée des sacrifices, des douleurs et souvent du bonheur engendré par une maternité…
Et nous pôvres zommes renvoyés au rang de pourvoyeur de spermatozoïdes (variante éternelle d’une drogue d’amour qui fait planer les couples depuis la Nuit des temps !) nous serions à mille lieux de comprendre la maternité des femmes…
Je voudrais rétablir ici la vérité : nous les hommes, nous avons des pudeurs et des frustrations à la hauteur de la gestation d’un enfant !
Tout d’abord, trois vérités incontournables :
- Un homme ne portera jamais un enfant dans son ventre, sinon c’est une femme ! (oui, bon… c’est facile à comprendre !)
- Un homme ne pourra jamais ressentir ce lien mystérieux et hautement sensible qui relie le fœtus à la mère (à moins de répondre bêtement que c’est un lien ombilical qu’il faudra bien couper à la naissance).
- Un homme aura toujours un doute sur sa paternité supposée, généralement, la femme sait… Elle !
Mais je voudrais témoigner de ma Paterno-maternité revendiquée ; j’ai eu quatre enfants et quatre maternités différentes :
- Le premier fils est arrivé par hasard, on a appris ça par un médecin, avec ma jeune épouse (j’étais jeune et parfois plein de poux aussi !)… on voulait des enfants, mais plus tard… il est arrivé tout de suite, et les poux l’ont suivi plus tard ! Mais qu’est-ce qu’on était heureux de voir naître ce fils…
- Puis une fille… alors là, c’est le Nirvana… elle vient à l’heure. Sans poux ! (depuis la première naissance, on se traitait furieusement les cheveux avec sa mère !)… elle est magnifique ! On sait déjà que le bonheur est parmi nous, et je me demande pourquoi ce n’est pas moi qui ai porté cet enfant dans mon ventre (vu qu’il n’y a eu aucune complication !).
- Plus tard, j’ai rencontré une autre femme porteuse que j’ai aimé comme un fou au point de lui faire un enfant… lui il est né avec une intelligence hors norme, connaissant par cœur les départements et les chefs-lieux à 6 ans ! (d’ailleurs, je me suis posé des questions sur ma paternité…)
- Et puis, la dernière est arrivée… comme un magret sorti du ventre de sa mère. Sans bras, sans tête ni jambes… jusqu’à ce qu’elle se déplie et accroche mon pouce de ses petits doigts…
Alors voilà, jamais un père ne pourras imaginer les ressentis (ou les douleurs) d’une mère qui accouche… Mais moi je sais ce qui différencie la naissance de chacun de mes enfants… J’étais là, près des femmes que j’ai aimées. Et mon plus grand bonheur aujourd’hui, c’est de savoir que mes enfants sont comme les doigts inséparables d’une main (à quatre doigts !)… Je suis juste leur père !

Ludo

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Avatar soso92

soso92

15 mai 2015 07:15

[Citation de emera]Je me régale toujours autant à vous lire, à la fois réaliste et tendre
@Soso,
Une expérience a été tentée afin de faire ressentir à 3 hommes volontaires les douleurs de l'enfantement, ça vaut le détour.
Leurs réactions n'avaient plus rien à voir avec leur statut de "Mâle " et c'était plutôt comique de les voir crier et gesticuler.
A leur décharge je dirais que n'ayant pas connu ce lien subtil qui uni la mère et l'enfant durant la grossesse, ils ne pouvaient réagir autrement.
Aujourd'hui, le père n'est plus spectateur mais aussi acteur au moment de la naissance et c'est " tout bénef " pour le couple et l'enfant.[Fin de citation]Quand on sait à quel point les hommes sont douillets ... Ce qui ressort de ce récit, c'est l'amour et cette union sacrée entre ces enfants soudés ... Comme dirait mes enfants : Demi frère, demi soeur ? Cela ne veut rien dire !
Nous sommes frères et soeurs ou pas du tout !

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Avatar emera

emera

15 mai 2015 05:13

Je me régale toujours autant à vous lire, à la fois réaliste et tendre
@Soso,
Une expérience a été tentée afin de faire ressentir à 3 hommes volontaires les douleurs de l'enfantement, ça vaut le détour.
Leurs réactions n'avaient plus rien à voir avec leur statut de "Mâle " et c'était plutôt comique de les voir crier et gesticuler.
A leur décharge je dirais que n'ayant pas connu ce lien subtil qui uni la mère et l'enfant durant la grossesse, ils ne pouvaient réagir autrement.
Aujourd'hui, le père n'est plus spectateur mais aussi acteur au moment de la naissance et c'est " tout bénef " pour le couple et l'enfant.

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Avatar grenette

grenette

14 mai 2015 20:13

C'est un très beau temoignage du ressenti d'un père, presque emouvant..

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Avatar soso92

soso92

14 mai 2015 18:34

Le ressenti et les douleurs d'une femme qui accouche, tu ne les connaîtras jamais mais le miracle de la vie et le bonheur que cela t'a procuré ... çà, tu l'as bien ressenti !


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Avatar baobab

baobab

14 mai 2015 17:09

Quel plaisir de caresser le ventre tout rond de la maman et de sentir les mouvements du petit être à l'intèrieur.
Quel plaisir de voir la tête apparaître.
La sage-femme m'a demandé de couper le cordon ombilical.Ça fait tout drôle.Elle m'a mis ma fille dans les bras pour que je lui donne son premier bain et dans la semi-obscurité,ma fille a ouvert tout doucement ses beaux yeux bleus pour savoir quel était ce grand mec ,chevelu et barbu qui s'occupait d'elle avec tant de douceur.
C'est tout petit un bébé et si mignon,j'en avais les larmes aux yeux.
Nous avons dormi tous les trois à la clinique pendant quelques jours.
Un souvenir impérissable.

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