
Coccyvette
Un village
Emile Verhaeren
Des murs crépis, de pauvres toits,
Un pont, un chemin de halage,
Et le moulin qui fait sa croix
De haut en bas, sur le village.
Les appentis et les maisons
S’échouent, ainsi que choses mortes.
Le filet dort : et les poissons
Sèchent, pendus au seuil des portes.
Un chien sursaute en longs abois ;
Des cris passent, lourds et funèbres ;
Le menuisier coupe son bois,
Presque à tâtons, dans les ténèbres.
Tous les métiers à bruit discord
Se sont lassés l’un après l’autre
Derrière un mur, marmonne encor
Un dernier bruit de patenôtres.
Une pauvresse aux longues mains,
Du bout de son bâton tâtonne
De seuil en seuil, par les chemins ;
Le soir se fait et c’est l’automne.
Et puis viendra l’hiver osseux,
Le maigre hiver expiatoire,
Où les gens sont plus malchanceux
Que les âmes en purgatoire.
Emile Verhaeren, Toute la Flandre
Coccyvette
“La bêtise humaine consiste à avoir beaucoup d'idées, mais des idées bêtes.” “Méditer sur la bêtise humaine est décidément une occupation fort accaparante.” “La bêtise humaine est trop répandue et trop imprévisible pour être quantifiée.” “Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine.
Coccyvette
Dans l’interminable …
Dans l’interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?
Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.
Coccyvette
Le printemps, l'été et l'automne nous remplissent d'espoir ; l'hiver seul nous rappelle la condition humaine. » « Aucun hiver ne dure éternellement ; aucun printemps ne saute son tour. » « Si l'hiver arrive, le printemps peut-il être loin derrière ? » « Il y a une intimité qu'aucune autre saison ne vous offre...
Coccyvette
« On devrait vider nos cœurs comme on vide une vieille malle. Se débarrasser des tristesses qui débordent, des regrets trop poussiéreux qui embrument nos lendemains. On devrait décorer nos cœurs de couleurs vives et chaudes, oublier le gris des années de pluie et accrocher un soleil au-dessus de nos portes. Chaque matin, poser notre main sur notre poitrine et sentir notre cœur battre, signe de vie et d’espoir… »
~ Bruno Combes ~