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Quand on ne sait pas dire non à ses (petits-)enfants

carousse - 15 juillet 2021 08:47

Un couple de retraités veut faire plaisir à son petit-fils et se retrouve devant la justice.

mer. 14 juillet 2021 à 6:22 PM·1 min de lecture

C'est dans la petite ville de Beaurains, près d'Arras, qu'un couple de retraités a été pris dans un engrenage bien plus complexe que ce qu'ils pensaient. D'après ce que rapporte La Voix du Nord, ceux qui sont appelés L et J-P dans l'article ont été coupables d'excès de gentillesse envers un de leurs petits-fils, Etienne, qu'ils ont par ailleurs élevé. Détenu à la prison d'Arras, Etienne est à la tête d'un trafic de drogue qu'il continuait de gérer depuis sa cellule... grâce à ses grands-parents. C'est en faisant pression sur eux qu'il a réussi à les convaincre de participer à son trafic en stockant notamment cinq à six plaquettes de cannabis de 100 grammes chacune chez eux que, selon leurs mots, "des gars de Rouen" venaient déposer deux fois par semaine.

"Par moments, Etienne il fait peur. Il faut céder à ses caprices. C'est un bon garçon autrement. A un moment, on voulait arrêter (...). Au départ, je n'étais pas d'accord, mais au parloir de la prison, il s'énervait, il donnait des coups de pieds dans les murs parce qu'on ne cédait pas". L et J-P, retraités sans histoire, parents de huit enfants et représentés par Maître Dorothée Legros, doivent donc comparaître ce vendredi 17 juillet devant la justice aux côtés de 10 autres personnes impliquées dans le trafic de cannabis qui touche Arras et ses alentours. Après avoir récupéré la drogue, le couple devait accueillir trois à quatre clients par jour pour écouler la marchandise. Ils ne touchaient cependant rien des 150 euros environ qu'ils récoltaient chaque semaine.

C'est un autre genre de service qui a poussé les retraités à finalement dire non à leur petit-fils derrière les barreaux. En plus de réceptionner, dissimuler et revendre du cannabis, ce dernier leur demandait également de préparer des colis de viande à lancer par-dessus le mur de la prison d'Arras. Fatigués de céder à ses caprices et inquiets des risques encourrus, L et J-P ont fini par dire un "non" qu'ils auraient voulu pouvoir dire bien plus tôt. De quoi les qualifier, selon leur avocate, de "demi-victimes". Une position qui a par ailleurs encouragé le substitut du procureur à les condamner à trois mois de prison avec sursis, afin de ne pas prolonger leur calvaire.

Quand on ne sait pas dire non à ses (petits-)enfants

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carousse15 juillet 2021 08:47

Un couple de retraités veut faire plaisir à son petit-fils et se retrouve devant la justice.

mer. 14 juillet 2021 à 6:22 PM·1 min de lecture

C'est dans la petite ville de Beaurains, près d'Arras, qu'un couple de retraités a été pris dans un engrenage bien plus complexe que ce qu'ils pensaient. D'après ce que rapporte La Voix du Nord, ceux qui sont appelés L et J-P dans l'article ont été coupables d'excès de gentillesse envers un de leurs petits-fils, Etienne, qu'ils ont par ailleurs élevé. Détenu à la prison d'Arras, Etienne est à la tête d'un trafic de drogue qu'il continuait de gérer depuis sa cellule... grâce à ses grands-parents. C'est en faisant pression sur eux qu'il a réussi à les convaincre de participer à son trafic en stockant notamment cinq à six plaquettes de cannabis de 100 grammes chacune chez eux que, selon leurs mots, "des gars de Rouen" venaient déposer deux fois par semaine.

"Par moments, Etienne il fait peur. Il faut céder à ses caprices. C'est un bon garçon autrement. A un moment, on voulait arrêter (...). Au départ, je n'étais pas d'accord, mais au parloir de la prison, il s'énervait, il donnait des coups de pieds dans les murs parce qu'on ne cédait pas". L et J-P, retraités sans histoire, parents de huit enfants et représentés par Maître Dorothée Legros, doivent donc comparaître ce vendredi 17 juillet devant la justice aux côtés de 10 autres personnes impliquées dans le trafic de cannabis qui touche Arras et ses alentours. Après avoir récupéré la drogue, le couple devait accueillir trois à quatre clients par jour pour écouler la marchandise. Ils ne touchaient cependant rien des 150 euros environ qu'ils récoltaient chaque semaine.

C'est un autre genre de service qui a poussé les retraités à finalement dire non à leur petit-fils derrière les barreaux. En plus de réceptionner, dissimuler et revendre du cannabis, ce dernier leur demandait également de préparer des colis de viande à lancer par-dessus le mur de la prison d'Arras. Fatigués de céder à ses caprices et inquiets des risques encourrus, L et J-P ont fini par dire un "non" qu'ils auraient voulu pouvoir dire bien plus tôt. De quoi les qualifier, selon leur avocate, de "demi-victimes". Une position qui a par ailleurs encouragé le substitut du procureur à les condamner à trois mois de prison avec sursis, afin de ne pas prolonger leur calvaire.

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Avatar kisscool

kisscool

16 juillet 2021 11:36

- C'est dur de dire NON......... 😄

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Avatar Claude-

Claude-

16 juillet 2021 11:33
huarsy a écrit :
Pour ma part je suis attristée de lire cette histoire. Parents, grands parents sont parfois dans un tel engrenage, désarroi que je ne puis juger leurs actions sauf que les gardiens de prison n'ont pas été assez vigilants comme aux abords des écoles ou autres lieux où les ventes se font aux regards de tous !.

Et oui
Il y a les liens du sang
Et le devoir envers les autres et la société

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Avatar huarsy

huarsy

16 juillet 2021 09:25

Pour ma part je suis attristée de lire cette histoire. Parents, grands parents sont parfois dans un tel engrenage, désarroi que je ne puis juger leurs actions sauf que les gardiens de prison n'ont pas été assez vigilants comme aux abords des écoles ou autres lieux où les ventes se font aux regards de tous !.

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Avatar centdeuxcent

centdeuxcent

15 juillet 2021 17:08

150 euros/semaine, ah la la ce n' est plus ce que c' était , tout se perd

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

15 juillet 2021 12:31

c'est tellement compliqué l'amour paternel/maternel grand paternel... "aimer à perdre la raison, aimer à ne savoir que faire...." céder à tous les chantages... comment juger/déjuger ces pauvres gens...

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Avatar coquelourde

coquelourde

15 juillet 2021 12:01

j'ai connu une adhérente de Quintonic dont le fils, la trentaine , se droguait. Elle allait à Paris en coup de vent pour l'approvisionner en drogue, un aller retour dans la journée, sans arrêt et la peur au ventre. Elle nous disait que quand il n'était pas en manque, c'était un charmant garçon, mais en manque, violent et a même menacé avec un couteau son mari. La police ne voulait plus se déplacer.
La drogue: une calamité!

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Avatar carousse

carousse

15 juillet 2021 11:20

En relisant, j'aurais bien voulu connaitre l'adresse.

"cinq à six plaquettes de cannabis de 100 grammes chacune chez eux que, selon leurs mots, "des gars de Rouen" venaient déposer deux fois par semaine"
ça fait 1kg par semaine

"150 euros environ qu'ils récoltaient chaque semaine."
150 euros le kilo ??? 😇

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Avatar coucousely

coucousely

15 juillet 2021 09:49

ne pas savoir ne protège contre la loi alors que les médias parle tous les jours du problème de la drogue et en plus qu il était en prison ça fait rire les canards

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