Les pieds dans l'eau
- 22 janvier 2022 20:00
Les pieds dans l'eau
22 janvier 2022 20:00

zorbek
Bertille a écrit :
Mon père était un des meilleurs pêcheurs des départements de Lozere, Haute-Loire, Ardèche, Allier, puis ensuite Aveyron, Ariège. Il vendait ses prises aux restaurateurs Parfois dès mes 6 ans je livrais en regardant mes chaussures, nous étions pauvres.
Je l'accompagnais,dans sa quête de lieux secrets délaissés par la civilisation, sans que je ne partage sa traque contre les poissons.
Je partageais les petits matins nimbés de brumes roses, les frisottis discrets des feuilles qui frolaient la rivière, l'acre odeur des fougères froissées. Les rives encaissées périlleuses à atteindre, les moussus rochers qui faisaient trébucher dans l'eau glaçante.
Une approche silencieuse, implacable et mystique à laquelle parfois une averse de lourdes gouttes nous faisait renoncer avant que la nuit ne nous atteigne.
"Je partageais les petits matins nimbés de brumes roses, les frisottis discrets des feuilles qui frôlaient la rivière, l'acre odeur des fougères froissées. Les rives encaissées périlleuses à atteindre, les moussus rochers qui faisaient trébucher dans l'eau glaçante.
Une approche silencieuse, implacable et mystique à laquelle parfois une averse de lourdes gouttes nous faisait renoncer avant que la nuit ne nous atteigne."
Houah Bertille! c'est vraiment ciselé et beau. J'aimais vos textes quand vous nous les distilliez. Ce que vous ne faites plus trop , dommage!
Bertille
Biba78 ,miss casse-pieds, on met entre guillemets lorsque l'on cite un extrait d'un écrit, d'une conversation.
Allez vous en écrivaine aboutie nous relater : "lorsque j'allais en classe, oui en CM2 à 14 ans il m'arrivait de me tremper les pieds dans l'eau, mais quand il faisait trop froid je regardais seulement passer la rivière sous le pont" Biba 78 (17 mai 1965, "Mes pensées, mes secrets, ma carrière"
Extrait fascinant qui attirerait les éditeurs de tous bords !!
L'esprit critique est une bonne chose et autorise le dialogue.
La critique comme horizon unique est une façon de se conforter en dénigrant : capacité fâcheusement répandue. Il faut bien faire avec ce que l'on a !!
On peut aussi se taire ... mais cela demande une analyse pertinente.
Ce qui de même ne semble pas évident pour celles et ceux qui n'ont rien à dire...
Décidément devant le vide sidéral ici évoqué, j'opte pour le silence et la fuite vers de plus passionnants rivages.
La bonne journée !
Bertille
Mon père était un des meilleurs pêcheurs des départements de Lozere, Haute-Loire, Ardèche, Allier, puis ensuite Aveyron, Ariège. Il vendait ses prises aux restaurateurs Parfois dès mes 6 ans je livrais en regardant mes chaussures, nous étions pauvres.
Je l'accompagnais,dans sa quête de lieux secrets délaissés par la civilisation, sans que je ne partage sa traque contre les poissons.
Je partageais les petits matins nimbés de brumes roses, les frisottis discrets des feuilles qui frolaient la rivière, l'acre odeur des fougères froissées. Les rives encaissées périlleuses à atteindre, les moussus rochers qui faisaient trébucher dans l'eau glaçante.
Une approche silencieuse, implacable et mystique à laquelle parfois une averse de lourdes gouttes nous faisait renoncer avant que la nuit ne nous atteigne.

DOMINIQUE
vous pratiquez la pêche, ... , je sais à quel point (pour en connaitre), ceux-là peuvent être mordus ....
mais je sais aussi que ceux-là, sont des amoureux fous de la Nature, je sais que ceux-là ne s'intoxiquent pas de cigarettes, je sais qu'ils savent jeter "leurs ordures", là où il se doit, je sais leur amour pour ce qu'ils attrapent, et je sais qu'ils font ce qu'il faut pour leur éviter la moindre souffrance, et s'il le faut les remettre à l'eau, de la manière la plus douce qui soit .....
je ne pêche pas, mais je suis soeur et mère de ce genre d'énergumènes.