

Remi
Non à l’internationalisation du conflit!
Les américains ne seront pas plus peperes quand Poutine et alliés aspergeront l’Europe, dont via des engins à portée nucléaire légère.
Rappelons - nous Guernica et la légion Condor 1937.
Guer et Broceliande : temps plus que anciens..,..
Sylvaine
Dany a écrit :
Oui, peut-être Sylvaine, mais parfois il y a des faits et événements inacceptables.
Oui, bien-sûr.
Mais si chacun se plaisait à se limiter aux domaines qu'il maîtrise parfaitement, peut-être le Monde tournerait plus rond, serait plus serein, plus vivable. 😊
À méditer, comme disent certains.
Dany
Ombline a écrit :
Sais-tu Dany que la publicité dans les airs, opérée au moyen d’une banderole tractée par un aéronef est interdite depuis octobre 2022, victime de la loi « Climat résilience » ? 😏
Oui, tu as raison, le Rafale peut remplir des missions de dissuasion nucléaire au même titre que le F-35 mais face à l'avion américain, le "meilleur avion de chasse du monde" avait peu de chance de l'emporter parce l’Allemagne recherchait avant tout un appareil qui permettrait de transporter les équipements atomiques des USA comme l‘exige l’OTAN.
Or, le Rafale n'est pas homologué pour les bombes nucléaires tactiques B-61 américaines que l'Allemagne et d’autres pays européens stockent sur leur sol pour le compte du Pentagone. De plus, ces bombes restent sous le contrôle exclusif des USA, du fait que leur usage est soumis à l'approbation de Washington qui possède l'une des deux clés permettant de les utiliser.
L'autre élément qui a pesé dans le choix du bombardier américain est la furtivité du F-35 qui, grâce à son design et à un revêtement spécifique de sa surface, est difficilement détectable par les capteurs radar ou infrarouge. Et dans ce domaine-là, le Rafale ne peut pas rivaliser, étant "semi furtif" du fait que les points d’emport des armes ne sont placés qu’à l’extérieur.
La signature de la commande de F-35 par l'Allemagne était donc cousue de fil blanc et le patron de Dassault Aviation avait lui-même annoncé, depuis des mois, que le choix des Allemands se porterait sur l'avion américain. 😟
Snif 😢.
Merci Omblinette pour tous ces renseignements.
Ombline
Dany a écrit :
Oui, Ombline, tout ce que tu avances est convaincant... toutefois un grand nombre de pays ont commandé et d'autres commandent des Rafale, qui, que je sache, ne transportent pas des prospectus ni ne tirent pas une banderole publicitaire ! On leur accroche bien des missiles et des bombes qui font tout autant de dégâts que les américaines !
Sais-tu Dany que la publicité dans les airs, opérée au moyen d’une banderole tractée par un aéronef est interdite depuis octobre 2022, victime de la loi « Climat résilience » ? 😏
Oui, tu as raison, le Rafale peut remplir des missions de dissuasion nucléaire au même titre que le F-35 mais face à l'avion américain, le "meilleur avion de chasse du monde" avait peu de chance de l'emporter parce l’Allemagne recherchait avant tout un appareil qui permettrait de transporter les équipements atomiques des USA comme l‘exige l’OTAN.
Or, le Rafale n'est pas homologué pour les bombes nucléaires tactiques B-61 américaines que l'Allemagne et d’autres pays européens stockent sur leur sol pour le compte du Pentagone. De plus, ces bombes restent sous le contrôle exclusif des USA, du fait que leur usage est soumis à l'approbation de Washington qui possède l'une des deux clés permettant de les utiliser.
L'autre élément qui a pesé dans le choix du bombardier américain est la furtivité du F-35 qui, grâce à son design et à un revêtement spécifique de sa surface, est difficilement détectable par les capteurs radar ou infrarouge. Et dans ce domaine-là, le Rafale ne peut pas rivaliser, étant "semi furtif" du fait que les points d’emport des armes ne sont placés qu’à l’extérieur.
La signature de la commande de F-35 par l'Allemagne était donc cousue de fil blanc et le patron de Dassault Aviation avait lui-même annoncé, depuis des mois, que le choix des Allemands se porterait sur l'avion américain. 😟
Dany
Ombline a écrit :
Dany, que l’Allemagne ait choisi le F-35 américain pour remplacer sa vieillissante flotte de bombardiers Panavia Tornado datant des années 1980, n’est pas vraiment une surprise !
Il ne faut pas oublier que l'Allemagne fait partie de l'Otan et est associée à son programme de dissuasion nucléaire depuis 1955.
A ce titre et dans le cadre du partage nucléaire de l’Otan, la base aérienne de Büchel, à l’ouest de l’Allemagne, abrite des bombes nucléaires tactiques B-61 mises à la disposition de l’Otan par les États-Unis.
Or, le seul appareil qui puisse convenir à l’heure actuelle pour remplacer les vieux chasseurs-bombardiers Panavia Tornado appelés à déployer de telles armes, est le F-35 … naturellement conçu par Lockheed Martin pour être armé de ces bombes, à l'inverse d’autres avions de chasse qu'il aurait fallu adapter.
Et ce n’est pas un hasard si, pour moderniser leur aviation de combat, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Italie, la Norvège, la Belgique et la Suisse qui font partie des plans nucléaires de l’Otan et disposent également d’un stock de bombes B-61 fournies par les États-Unis, ont déjà passé des commandes de F-15.
Le vrai problème dans l’achat par l’Allemagne de ces avions de combat F-35 réside dans la mise à mal du projet d’une Europe militaire.
Le SCAF, le système de combat aérien du futur développé par la France, l'Allemagne et l'Espagne, a vocation à être le coeur de la défense européenne.
Or, Dassault Aviation et les filiales allemande et espagnole d’Airbus peinent encore à trouver un accord pour développer l’avion de combat de nouvelle génération (le NGF : New Generation Fighter) capable de rivaliser avec le F-35, à cause de divergence d'intérêts portant sur la répartition des rôles et le partage des brevets.
L'Américain Lockheed Martin promet de livrer ses commandes d'ici à 2030, ce qui réduit peu à peu le potentiel commercial du NGF censé être disponible à horizon 2040.
Et si les commandes de F-35 par les pays européens continuent à s’intensifier faute de concurrence, pour remplacer leurs appareils qui seront obsolètes bien avant l’arrivée du NGF, il y a fort à craindre que le besoin de ce nouveau chasseur européen finisse tout simplement par disparaître.
Oui, Ombline, tout ce que tu avances est convaincant... toutefois un grand nombre de pays ont commandé et d'autres commandent des Rafale, qui, que je sache, ne transportent pas des prospectus ni ne tirent pas une banderole publicitaire ! On leur accroche bien des missiles et des bombes qui font tout autant de dégâts que les américaines !
Ombline
Dany, que l’Allemagne ait choisi le F-35 américain pour remplacer sa vieillissante flotte de bombardiers Panavia Tornado datant des années 1980, n’est pas vraiment une surprise !
Il ne faut pas oublier que l'Allemagne fait partie de l'Otan et est associée à son programme de dissuasion nucléaire depuis 1955.
A ce titre et dans le cadre du partage nucléaire de l’Otan, la base aérienne de Büchel, à l’ouest de l’Allemagne, abrite des bombes nucléaires tactiques B-61 mises à la disposition de l’Otan par les États-Unis.
Or, le seul appareil qui puisse convenir à l’heure actuelle pour remplacer les vieux chasseurs-bombardiers Panavia Tornado appelés à déployer de telles armes, est le F-35 … naturellement conçu par Lockheed Martin pour être armé de ces bombes, à l'inverse d’autres avions de chasse qu'il aurait fallu adapter.
Et ce n’est pas un hasard si, pour moderniser leur aviation de combat, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Italie, la Norvège, la Belgique et la Suisse qui font partie des plans nucléaires de l’Otan et disposent également d’un stock de bombes B-61 fournies par les États-Unis, ont déjà passé des commandes de F-15.
Le vrai problème dans l’achat par l’Allemagne de ces avions de combat F-35 réside dans la mise à mal du projet d’une Europe militaire.
Le SCAF, le système de combat aérien du futur développé par la France, l'Allemagne et l'Espagne, a vocation à être le coeur de la défense européenne.
Or, Dassault Aviation et les filiales allemande et espagnole d’Airbus peinent encore à trouver un accord pour développer l’avion de combat de nouvelle génération (le NGF : New Generation Fighter) capable de rivaliser avec le F-35, à cause de divergence d'intérêts portant sur la répartition des rôles et le partage des brevets.
L'Américain Lockheed Martin promet de livrer ses commandes d'ici à 2030, ce qui réduit peu à peu le potentiel commercial du NGF censé être disponible à horizon 2040.
Et si les commandes de F-35 par les pays européens continuent à s’intensifier faute de concurrence, pour remplacer leurs appareils qui seront obsolètes bien avant l’arrivée du NGF, il y a fort à craindre que le besoin de ce nouveau chasseur européen finisse tout simplement par disparaître.
