
janine33
nandocinqsix a écrit :
Encore exacte cette remarque ! L'idéalisation d'un vice le transporte au monde sensible, pour lui conférer une nature supérieure . En ce sens l'amour est une idéalisation de la sexualité, rares sont celles et ceux qui y échappent ! La mode répond à cette définition d'une sorte de sublimation de la nécessité de se vêtir en hiver ... Et l'art est souvent la transfiguration d'une œuvre pratique, cf. la poterie ! Alors en effet le vice est "habillé" d'une vertu. L'idéalisation récuse la réalité empirique au profit de l'idée : donne-t-elle bonne conscience ? Toute médaille a son revers. On a souvent le défaut de sa qualité, il ne doit pas devenir un vice ! J'espère avoir ici recentré amicalement la discussion sur la question ...
Bien sûr Nando !
Vous avez recentré le débat .
À présent , après avoir comparé vice et vertu , on peut réfléchir à l’idéalisation des thèses sociales , dont les thèses éducatives .
Comment d’une instruction efficace sommes nous passés à l’illettrisme ?
Cette phrase de Romain Rolland pourrait-elle expliquer le résultat ?
Y a t il eu un vice de la pensée qui nous a fait croire que l’enfant , et non ses maîtres , était l’artisan de son savoir.
Qu’en pensent les pédagogues et les philosophes ?
Nymphea73
martinemdh a écrit :
J'ai du mal à comprendre la différence entre une adduction et un vice...je vais vous lire toutes et tous...la lumière jaillera sûrement...bonne journée...
Bonjour Martinemdh,
Une addiction est une dépendance pathologique à une substance (addiction à l'alcool, au tabac, à la drogue) ou aux jeux (jeux de casino, jeux virtuels en ligne) et un vice est un penchant déviant grave et un comportement que réprouve la morale et les bonnes moeurs.
janine33
martinemdh a écrit :
J'ai du mal à comprendre la différence entre une adduction et un vice...je vais vous lire toutes et tous...la lumière jaillera sûrement...bonne journée...
Une addiction c’est quand on pratique trop souvent et que l’habitude est devenue indispensable . Il existe aussi bien des addictions au sport qu’ au tabac . Le terme vice désigne la réprobation morale qu’on porte sur cette addiction ( terme neutre) . L’église catalogue les vices comme des péchés . Elle propose aussi de pratiquer les vertus … , charité , compassion , abnégation , vérité …
Le mélange des tendances peut aboutir au « pieu mensonge », à « l’hypocrisie » à « l’escroquerie » à « la duplicité « etc …
janine33
Charlot a écrit :
L'amour nous fait idéaliser l'être aimé au début d'une relation. Illusion d'un état passionnel qui nous submerge ou passé avec grand désordre affectif... État qui peut si il y a désillusion intensifier d'autres relations amoureuses.
Ce n’est pas grave sauf si à travers cet amour vous idéalisez les perversions ( ou les mauvaises habitudes ) de l’entre aimé , comme par exemple Monique Olivier qui aidait son prédateur de mari . Le mal existe ce potentiellement au fond de chacun de nous , l’homme est bon et possiblement mauvais . Le cœur , si on l’écoute , la conscience si elle est en éveil , la foi pour ceux qui l’ont , comptent pour apposer leur marque sur nos conduites . Il ne faut pas se mentir , la contrainte aide , y compris à se protéger contre soi-même , même sinon pousse des cris d’orfraie !
janine33
nandocinqsix a écrit :
Encore exacte cette remarque ! L'idéalisation d'un vice le transporte au monde sensible, pour lui conférer une nature supérieure . En ce sens l'amour est une idéalisation de la sexualité, rares sont celles et ceux qui y échappent ! La mode répond à cette définition d'une sorte de sublimation de la nécessité de se vêtir en hiver ... Et l'art est souvent la transfiguration d'une œuvre pratique, cf. la poterie ! Alors en effet le vice est "habillé" d'une vertu. L'idéalisation récuse la réalité empirique au profit de l'idée : donne-t-elle bonne conscience ? Toute médaille a son revers. On a souvent le défaut de sa qualité, il ne doit pas devenir un vice ! J'espère avoir ici recentré amicalement la discussion sur la question ...
L’amour n’est pas un vice , surtout pas le jour de la Saint Valentin , Nando ! Par contre l’hyper sexualisation de la société , la pornographie , l’omniprésence de publicités ou d’images artistiques , de chansons … l’absorption de substances qui déjouent les freins des pulsions aboutissent à des situations où le plus faible devient la proie de l’autre aux forces décuplées et au jugement altéré … Peut-on dans ce cas ouvrir la liberté de consommer … à tous , sachant que la vertu appelée TEMPERANCE ne sera pas au rendez-vous .
Mais on peut au nom de la liberté individuelle demander à conduire sans filet … en toute liberté ….
Comme je suis un peu intolérante de nature et que j’estime que tout ne se vaut pas , dans ce domaine comme dans d’autres ma réponse sera non .
C’est à ses fruits qu’on connaît l’arbre .
Le péché d’orgueil empêche souvent de reconnaître l’erreur d’une illusion libertaire .
janine33
martinemdh a écrit :
A vous lire Il me vient automatiquement à l' 'esprit une question sans rapport peut etre avec la discussion de janine 33...
qu'est ce que l'addiction .?..
C’est un terme qui vient du mot « s’adonner à » ( racine latine du verbe donner ( do , en latin) . Très employé en Anglais sous la forme «addict » , il est devenu à la mode chez nous .
Une addiction est la dépendance de quelqu ´un qui s’adonne à la boisson , à la drogue , au sexe …
nandocinqsix
Gerard a écrit :
L'idéalisation, est pour moi, de la "soumission à"...!
En quelque sorte : oui ! Devant la réaction du parti communiste français Jean Ferrat se disait déçu , mais gardait "son idéal qui nous a fit combattre, et qui nous réunit encore
aujourd'hui..."disait-il dans une chanson restée célèbre .
C'était en 1956, après l'invasion de la Hongrie par les chars russes (déjà et avant l'Ukraine ..!)
L'idéologue est un partisan : vicieux au sens premier du terme incarné par Destutt de Tracy
Il travaille souvent de bonne foi, à ériger en vérité ce qui n'est qu'une illusion . Cette confusion peut passer pour un vice de l'esprit, aux yeux du quidam étranger, refusant la banalisation d'arguments personnels fallacieux .
nandocinqsix
janine33 a écrit :
La question portait plutôt sur l’idéalisation d’un vice .
Par exemple , l’alcool euphorisant chasse l’angoisse , la cocaine aiguise mes neurones et fait de moi un fin limier ( Sherlock Holmes) … Ne peut on « habiller» un vice pour qu’il devienne vertu , alors que dans son excès il engendre le mal ?
Encore exacte cette remarque ! L'idéalisation d'un vice le transporte au monde sensible, pour lui conférer une nature supérieure . En ce sens l'amour est une idéalisation de la sexualité, rares sont celles et ceux qui y échappent ! La mode répond à cette définition d'une sorte de sublimation de la nécessité de se vêtir en hiver ... Et l'art est souvent la transfiguration d'une œuvre pratique, cf. la poterie ! Alors en effet le vice est "habillé" d'une vertu. L'idéalisation récuse la réalité empirique au profit de l'idée : donne-t-elle bonne conscience ? Toute médaille a son revers. On a souvent le défaut de sa qualité, il ne doit pas devenir un vice ! J'espère avoir ici recentré amicalement la discussion sur la question ...
janine33
La question portait plutôt sur l’idéalisation d’un vice .
Par exemple , l’alcool euphorisant chasse l’angoisse , la cocaine aiguise mes neurones et fait de moi un fin limier ( Sherlock Holmes) … Ne peut on « habiller» un vice pour qu’il devienne vertu , alors que dans son excès il engendre le mal ?

Ours brun
Je pense que la plupart d'entre nous se trompe; Romain Rolland ne parle que d'un vice inhérent à la personne ( ce peut-être quelques verres de cognac, ou une passion secrète qui pourrait être saugrenue aux yeux des autres etc etc ). et que, pour ne pas s'en défaire, il le légitime, lui trouve de bonnes raisons pour le garder, il se donne bonne conscience et va jusqu'à l'idéaliser;
la discussion s'est axée sur le mot Idéal
Bien amicalement
