Grande sécurité sociale

- 9 novembre 2021 05:52

Le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé au Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie de réfléchir à une nouvelle organisation du système de soin français, rapport dont les conclusions doivent être rendues en novembre.

Parmi les pistes à l’étude : la prise en charge de presque tous les remboursements par l’assurance maladie, au détriment des mutuelles. C’est ce qu’on appelle le projet de Grande Sécu.

Le ministre de la Santé Olivier Véran ne s’en cache pas : il veut donner un coup de pied dans la fourmilière du système de santé français. Dans son viseur, les mutuelles.

Pour bien comprendre les enjeux, rappelons comment fonctionne notre système de soin. D’un côté, vous avec l’Assurance maladie qui repose sur le principe de la solidarité. C’est-à-dire que quelle que soit votre situation ou vos revenus, vous pouvez en bénéficier. Elle est financée par les cotisations sociales et prend en charge environ 75% des dépenses de santé.

De l’autre côté, vous avez les mutuelles, fondées sur l’entraide entre les membres qui cotisent en fonction de leur profil. Elles supportent 15% des dépenses. Les 10% restants sont payés par les patients. 10%, c’est l’un des restes à charge les plus bas des pays développés.

Mais alors, pourquoi changer le système si finalement le patient paie au final aussi peu à la fin ?

Parce que selon Olivier Véran, cela pourrait fonctionner encore mieux et surtout coûter moins cher. Il reproche aux mutuelles des frais de gestion disproportionnés et pointe les difficultés qu’on les plus modestes et les retraités à obtenir une complémentaire. Sans oublier les tarifs qui ne cessent d’augmenter, avec des différences flagrantes entre assurés. Cette semaine dans Le Parisien, on a publié une étude du comparateur Meilleurtaux. Pour un même profil, selon le lieu de résidence, vous pouvez avoir 500 euros d’écart par an.

Pour corriger tout ça, l’une des pistes envisagées, c’est de faire prendre en charge la quasi-totalité des remboursements par l’Assurance maladie. Olivier Véran a un argument massue : pendant la crise du Covid, elle a prouvé son efficacité, c’est elle qui a tout géré sans que personne n’y trouve rien à redire.

Les mutuelles ne disparaîtraient pas, elles géreraient des dépenses spécifiques comme les chambres particulières en cas d’hospitalisation et elles se concentreraient sur d’autres activités comme la prévention.

Les mutuelles sont vent debout contre ce projet

C’est le moins qu’on puisse dire ! Elles démontent point par point les accusations. Les frais gestion ? Elles rappellent qu’elles versent 5 milliards d’euros à l’Etat chaque année. Car on ne le sait pas, mais les mutuelles sont taxées à 15%.

Les prix qui grimpent ? C’est parce que les dépenses augmentent et qu’elles sont obligées d’équilibrer leur compte, à la différence de la Sécu. D’ailleurs, les mutuelles n’hésitent pas à rappeler ses 35 milliards d’euros de déficit encore cette année. Et surtout, elles agitent le spectre d’une santé à deux vitesses. Car en nationalisant, elles sont persuadées que l’Etat ne pourra pas prendre en charge toutes les dépenses. Seuls les plus aisés pourraient alors se payer des assurances privées pour être bien couvert.

Ce projet a-t-il une chance de voir le jour ?

En tout cas, pas tout de suite. Ce qui est certain c’est qu’il va alimenter les débats pendant la campagne présidentielle.

Mais il y a plusieurs problèmes à surmonter. Déjà, que faire de tous les salariés des mutuelles ? Il y aura forcément de la casse sociale. Le sujet des dépassements d’honoraire sera aussi un casse-tête à résoudre. Et puis reste une question épineuse : comment faire participer financièrement les retraités à cette Grande Sécu ? Il n’y a pas 36 solutions, il faudrait augmenter la CSG. Or, la dernière fois qu’on y a touché, cela s’est très mal passé. C’était en 2018, et cela avait contribué à alimenter la colère des Gilets jaunes. Au gouvernement, personne ne l’a oublié.
Sébastien Lernould

Serons nous perdants (tes), bien sur, car notre csg va encore augmenter pour la majorité des salariés( ées )et retraités (ées) et pour bien d'autres non !!!
Ce Véran qui n'a pratiquement jamais exercé sa profession de neurologue, a fait que de la politique, du temps de Hollande il était le conseiller de Marisol Touraine.....
Vraiment il mérite son enfermement dans HP §§§§

Grande sécurité sociale

9 novembre 2021 05:52

Le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé au Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie de réfléchir à une nouvelle organisation du système de soin français, rapport dont les conclusions doivent être rendues en novembre.

Parmi les pistes à l’étude : la prise en charge de presque tous les remboursements par l’assurance maladie, au détriment des mutuelles. C’est ce qu’on appelle le projet de Grande Sécu.

Le ministre de la Santé Olivier Véran ne s’en cache pas : il veut donner un coup de pied dans la fourmilière du système de santé français. Dans son viseur, les mutuelles.

Pour bien comprendre les enjeux, rappelons comment fonctionne notre système de soin. D’un côté, vous avec l’Assurance maladie qui repose sur le principe de la solidarité. C’est-à-dire que quelle que soit votre situation ou vos revenus, vous pouvez en bénéficier. Elle est financée par les cotisations sociales et prend en charge environ 75% des dépenses de santé.

De l’autre côté, vous avez les mutuelles, fondées sur l’entraide entre les membres qui cotisent en fonction de leur profil. Elles supportent 15% des dépenses. Les 10% restants sont payés par les patients. 10%, c’est l’un des restes à charge les plus bas des pays développés.

Mais alors, pourquoi changer le système si finalement le patient paie au final aussi peu à la fin ?

Parce que selon Olivier Véran, cela pourrait fonctionner encore mieux et surtout coûter moins cher. Il reproche aux mutuelles des frais de gestion disproportionnés et pointe les difficultés qu’on les plus modestes et les retraités à obtenir une complémentaire. Sans oublier les tarifs qui ne cessent d’augmenter, avec des différences flagrantes entre assurés. Cette semaine dans Le Parisien, on a publié une étude du comparateur Meilleurtaux. Pour un même profil, selon le lieu de résidence, vous pouvez avoir 500 euros d’écart par an.

Pour corriger tout ça, l’une des pistes envisagées, c’est de faire prendre en charge la quasi-totalité des remboursements par l’Assurance maladie. Olivier Véran a un argument massue : pendant la crise du Covid, elle a prouvé son efficacité, c’est elle qui a tout géré sans que personne n’y trouve rien à redire.

Les mutuelles ne disparaîtraient pas, elles géreraient des dépenses spécifiques comme les chambres particulières en cas d’hospitalisation et elles se concentreraient sur d’autres activités comme la prévention.

Les mutuelles sont vent debout contre ce projet

C’est le moins qu’on puisse dire ! Elles démontent point par point les accusations. Les frais gestion ? Elles rappellent qu’elles versent 5 milliards d’euros à l’Etat chaque année. Car on ne le sait pas, mais les mutuelles sont taxées à 15%.

Les prix qui grimpent ? C’est parce que les dépenses augmentent et qu’elles sont obligées d’équilibrer leur compte, à la différence de la Sécu. D’ailleurs, les mutuelles n’hésitent pas à rappeler ses 35 milliards d’euros de déficit encore cette année. Et surtout, elles agitent le spectre d’une santé à deux vitesses. Car en nationalisant, elles sont persuadées que l’Etat ne pourra pas prendre en charge toutes les dépenses. Seuls les plus aisés pourraient alors se payer des assurances privées pour être bien couvert.

Ce projet a-t-il une chance de voir le jour ?

En tout cas, pas tout de suite. Ce qui est certain c’est qu’il va alimenter les débats pendant la campagne présidentielle.

Mais il y a plusieurs problèmes à surmonter. Déjà, que faire de tous les salariés des mutuelles ? Il y aura forcément de la casse sociale. Le sujet des dépassements d’honoraire sera aussi un casse-tête à résoudre. Et puis reste une question épineuse : comment faire participer financièrement les retraités à cette Grande Sécu ? Il n’y a pas 36 solutions, il faudrait augmenter la CSG. Or, la dernière fois qu’on y a touché, cela s’est très mal passé. C’était en 2018, et cela avait contribué à alimenter la colère des Gilets jaunes. Au gouvernement, personne ne l’a oublié.
Sébastien Lernould

Serons nous perdants (tes), bien sur, car notre csg va encore augmenter pour la majorité des salariés( ées )et retraités (ées) et pour bien d'autres non !!!
Ce Véran qui n'a pratiquement jamais exercé sa profession de neurologue, a fait que de la politique, du temps de Hollande il était le conseiller de Marisol Touraine.....
Vraiment il mérite son enfermement dans HP §§§§

avatar
Avatar gin-gembre

gin-gembre

9 novembre 2021 18:30

T'es con ou quoi?

Répondre·

Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

9 novembre 2021 17:44
marine a écrit :
Sans carte vitale cela parait difficile ou alors il y a magouille.

Je suppose que la fille qui travaille en France depuis quelques années, a déclaré que son père vivait chez elle ...

Répondre·

Avatar mamienana

mamienana

9 novembre 2021 17:17
jasbelle a écrit :
C'est vraiment là que l'on pourrait trouver de l'argent mais comment faire avec tous les nord-africains qui peuvent se faire domicilier chez leurs enfants en France alors qu'ils vivent dans leurs pays ?

Vous n'avez pas tort....cela se fait et certaines magouilles....

Répondre·

Avatar didjo

didjo

9 novembre 2021 16:40

que véran s occcupe du manque de personnel et de lits dans les hopitaux,du manque de spécialistes en tt genre etc etc etc.Il est déjà pas capable de regler des choses essentielles.Ah si c est vrai!!! il injecte encore beaucoup de sous ds la santé alors que tous s évertuent à lui dire que c est pas tant une question d argent mais d organisation.
entre parenthèse heureusement que la piqure vaccinale a lieu ds le bras sinon on aurait vu....ses fesses!!!!!

Répondre·

Avatar marine

marine

9 novembre 2021 16:13
joiedevivre15 a écrit :
J'ai vu le cas avec des Camerounais (pas Français) et qui étaient venus se faire soigner gratis profitant du fait qu'ils avaient de la famille en France.

Sans carte vitale cela parait difficile ou alors il y a magouille.

Répondre·

Avatar scoubidou51

scoubidou51

9 novembre 2021 16:04
joiedevivre15 a écrit :
Tout le monde ne paie pas le même taux de CSG ...

CE qui n'empêche pas d'augmenter la CSG d'un certain pourcentage pour tous
et de faire payer "ce" même pourcentage aux retraités qui sont exonérés de CSG !...

Répondre·

Avatar jasbelle

jasbelle

9 novembre 2021 15:45

C'est vraiment là que l'on pourrait trouver de l'argent mais comment faire avec tous les nord-africains qui peuvent se faire domicilier chez leurs enfants en France alors qu'ils vivent dans leurs pays ?

Répondre·

Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

9 novembre 2021 15:17
jasbelle a écrit :
J'ai appris par une aide à domicile qu'une personne âgée de sa famille en Tunisie était revenue en France se faire soigner gratuitement à l'hôpital et en profiter au maximum alors qu'elle n'y avait plus droit car plus domiciliée chez nous ? A contrôler.

J'ai vu le cas avec des Camerounais (pas Français) et qui étaient venus se faire soigner gratis profitant du fait qu'ils avaient de la famille en France.

Répondre·

Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

9 novembre 2021 15:12
123parti a écrit :
Je suis à la MGEN , c’est loin d’être la meilleure des mutuelles,dépassement d’honoraires 50%, Chambre individuelle 37€ sur 120€?? Pour un coût de 123€/ mois.le fonctionnement nous coûte trop cher. Il serait préférable que l’assurance soit totalement prise en charge par la SS, même avec une augmentation de la CSG de quelques %

Tout le monde ne paie pas le même taux de CSG ...

Répondre·

Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

9 novembre 2021 15:11
Dany a écrit :
Je suis à la mutuelle de l'éduc nat (MGEN), elle gère tout, par accord avec la Sécu. Tout fonctionne parfaitement et il me reste très peu à régler à chaque fois. Mais, en France, lorsque des choses fonctionnent bien, on se hâte de se tirer une balle dans le pied ! 😄

Il serait intéressant de savoir ce que l'Etat rajoute dans ces caisses. On ne peut pas comparer les régimes des fonctionnaires et ceux des salariés, indépendants, professions libérales ...

Répondre·

Avatar hervé Nono

hervé Nono

9 novembre 2021 11:37

En 2018, la fraude liée à l’obtention de droits chez les assurés s’élevait à 11 millions d’euros.
« Scandale politique », « un rapport édifiant » ou encore « fraude à la carte vitale estimée entre 14 et 45 milliards » : ces mots proviennent de tweets qui ont emballé la toile ces derniers jours. D’après ces internautes, des millions de fausses cartes vitales circuleraient en France et coûteraient des milliards d’euros chaque année. Cette interprétation s’appuie sur des travaux parlementaires portant sur la fraude sociale. Pourtant, elle sème le trouble.

Allô Docteurs fait le point entre vraies et fausses innformations.

Le nombre d'immatriculés à la SS est supérieur à la population française : VRAI
Cette confusion des chiffres provient d’un répertoire tenu par l’INSEE : l’inscription y est obligatoire pour obtenir un numéro de sécurité sociale. Dans ce document, l’INSEE comptabilise 110 millions d’inscrits, dont 84 millions de personnes potentiellement en vie, pour 67 millions de Français.

Cela s’explique car ce document englobe toutes les personnes nées en France et celles nées à l’étranger qui ont vécu sur le territoire, à un moment de leur vie. Egalement, les Français morts à l’étranger. Leurs décès ne sont pas toujours déclarés, ils restent donc immatriculés.

En France, il y aurait 84 millions de cartes vitales actives pour 67 millions de Français : FAUX
L’immatriculation à ce répertoire n’ouvre aucun droit. Pour toucher des prestations sociales, il faut la condition d’existence, de résidence et de ressources. Si en retour l’assurance maladie n’obtient pas de réponses ou de preuves de l’assuré, elle procède à la fermeture de ses droits. Vous l’aurez compris, derrière cet excès d’inscrits, la fraude n’est pas automatique.

La fraude aux faux numéros de la SS coûterait 14 milliards d’euros par an : FAUX
D’après les derniers travaux menés par le Sénat, ce préjudice se situerait plutôt entre 117 et 139 millions d’euros. Cette fraude existerait majoritairement chez les personnes vivant à l’étranger. Pour lutter contre cette fraude, deux parlementaires ont fait plusieurs propositions au gouvernement, notamment la création d’une carte vitale à durée limitée. Il faudra attendre la fin de l’année pour connaître la suite de ces mesures.

Répondre·

Avatar Claude-

Claude-

9 novembre 2021 11:23

A suivre et à voir !

Répondre·

Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

9 novembre 2021 11:14

La Contribution Sociale Généralisée , comme son nom l'indique depuis son invention par l'ex du Parti Socialiste Unifié : Michel Rocard, est un impôt qui rapporte beaucoup plus que feu l"Impôt Sur la Fortune ! Il n'est donc par surprenant qu'il tente de lui faire rendre plus encore par prélèvement à la source mais ..; " A trop charger son âne, Martin (Olivier V) l'a fait crever !"
Je me suis laissé dire, sans pouvoir le vérifier, que les mutuelles avaient des réserves comme beaucoup d'entre nous ont un petit Livret de Caisse d'Epargne ....?
Certaine mutuelles ont de trois à sept ans de cotisations engrangées : c'est un pactole qui crée la convoitise,
"On ne peut pas tondre un œuf " et comme le déficit de l'Etat doit atteindre maintenant 115 ou 120 % de ses recettes , je parie qu'une spoliation se prépare !
Videz vos livret A, et faites vous retirer l'appendice avant qu'il ne soit trop tard !

Répondre·

Avatar jasbelle

jasbelle

9 novembre 2021 10:49

J'ai appris par une aide à domicile qu'une personne âgée de sa famille en Tunisie était revenue en France se faire soigner gratuitement à l'hôpital et en profiter au maximum alors qu'elle n'y avait plus droit car plus domiciliée chez nous ? A contrôler.

Répondre·

Avatar fabienne

fabienne

9 novembre 2021 10:40

C est quand on a des soucis de santé qu' on s'aperçoit que la Cpam ne rembourse pas tout et pareil pour les mutuelles alors qu'on nous incite après 60 ans à prendre le niveau le plus cher afin d'être mieux remboursé. Beaucoup d'assurés ne vérifient pas leur décompte de remboursement et ne voient pas le système pervers des retenues et autres petits montants déduits pour chaque médoc et tout autre soin qui restent en suspens sur votre compte et déduit des remboursements suivants.Suis en Ald depuis début 2020 donc sensée être remboursée à 100 pct comme l'indique le protocole. Rien que cette année j ai remboursé plus 100 € de retenues. Il faut arrêter de dire que le 100 pct de la sécu existe, puisque même en longue maladie il n'y a pas d'exonération de ces montants. La participation des mutuelles dont les cotisations ne sont pas accessibles aux petits revenus, n'incluent qu'une partie des consultations en dépassement et selon contrat.
Ces dépassements surtout appliqués en IDf sont scandaleux et devraient être interdits, afin que chacun puisse se soigner convenablement. Il y a donc du ménage à faire actuellement avant de créer des réformes qui coûteront cher aux contribuables.

Répondre·