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Duralex ,,,,,,l’espoir renaît,,,,Un exemple à soutenir et à suivre Une solution à multiplier...

hervé Nono - 30 juillet 2024 18:39

Duralex, bijou du patrimoine français, ne mettra pas la clé sous la porte. Le tribunal d’Orléans a validé le projet de Scop, société coopérative détenue par les salariés, pour reprendre la verrerie. “Un modèle alternatif à suivre”.
Suliman El Moussaoui ne cache pas sa joie. Au téléphone, le délégué syndical CFDT et salarié de Duralex depuis 17 ans se félicite de ce “dénouement avec une fin heureuse pour tous les salariés”. La mythique verrerie française, mise en redressement judiciaire fin avril, vient en effet de se transformer en Scop, une société détenue par les salariés. Les 226 emplois du site situé à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), commune de l’agglomération d’Orléans, sont ainsi conservés.
Deux autres offres de reprise étaient en lice : celle de la SARL Tourres et Cie, détenue par Stéphanie et Adrien Tourres, qui prévoyait de conserver 183 salariés. Et celle de Carlesimo Investissements/GCB Investissements qui ne reprenait que 125 emplois. Mais le tribunal d’Orléans, qui a planché sur ces offres pendant de longues heures, a jugé que le projet de Scop, soutenu par 60 % des salariés, était le plus viable, le considérant comme un “projet marketing et commercial cohérent et sérieux” avec des “garanties fortes”, et l’estimant en capacité de maintenir les “activités des salariés dans des conditions réalisables”.
“Une belle victoire”

“On est soulagé pour l’ensemble des salariés de Duralex qui se sont battus. Tout le monde est venu à nos côtés pour gagner. Les salariés sont plus que motivés, on invite tous les Français à acheter Duralex !”, a lancé François Marciano, le directeur de l’usine, qui a donné rendez-vous à la presse le 2 septembre à l’usine Duralex “pour présenter le plan stratégique et un projet national inédit”.
“C’est une belle victoire pour une entreprise française emblématique et connue de toutes et tous !”, s’est de son côté félicité le ministre démissionnaire de l’Industrie Roland Lescure, joint par l’AFP. Le projet a reçu l’appui des élus locaux, dont celui de la région, qui a promis son soutien sous forme de garantie bancaire.
“On est la preuve que les salariés peuvent reprendre leur destin en main”

Si l’histoire est belle, il faut désormais transformer l’essai. “Le plus dur commence maintenant, il va falloir se retrousser les manches”, avance Suliman El Moussaoui. L’enjeu est primordial, d’abord pour la conservation des emplois mais aussi parce qu’en devenant une Scop, Duralex est devenu un symbole. “La préoccupation à court terme c’est de faire tourner l’entreprise, faire démentir toutes les prédictions sur Duralex”, prévient Vincent Javicoli, directeur de l’Union régionale des Scop et Scic d’Île-de-France (URSCOP ICD), qui a aidé les syndicats et salariés à monter le projet de Scop.
En 30 ans, la société a vécu un dépôt de bilan en 2004, une liquidation judiciaire en 2008 et un redressement en 2020, puis un nouveau redressement cette année, malgré la reprise par Pirex en 2021. “Le choix du tribunal a été de ne pas reproduire un schéma qui ne marchait pas : un gros groupe industriel arrive, promet de réinvestir mais finalement augmente juste les dividendes au détriment de l’outil industriel”, dénonce Vincent Javicoli.
En introduisant un “nouveau modèle de raisonnement” le tribunal de Commerce a donné sa chance au projet de Scop qui pourrait devenir un modèle alternatif à répliquer dans plusieurs domaines. D’où l’importance de la réussite du projet. “Duralex peut être un modèle pour beaucoup d’entreprises qui ont vécu la même chose que nous. On est la preuve que les salariés peuvent reprendre leur destin en main”, se félicite Suliman El Moussaoui. ■

Duralex ,,,,,,l’espoir renaît,,,,Un exemple à soutenir et à suivre Une solution à multiplier...

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hervé Nono30 juillet 2024 18:39

Duralex, bijou du patrimoine français, ne mettra pas la clé sous la porte. Le tribunal d’Orléans a validé le projet de Scop, société coopérative détenue par les salariés, pour reprendre la verrerie. “Un modèle alternatif à suivre”.
Suliman El Moussaoui ne cache pas sa joie. Au téléphone, le délégué syndical CFDT et salarié de Duralex depuis 17 ans se félicite de ce “dénouement avec une fin heureuse pour tous les salariés”. La mythique verrerie française, mise en redressement judiciaire fin avril, vient en effet de se transformer en Scop, une société détenue par les salariés. Les 226 emplois du site situé à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), commune de l’agglomération d’Orléans, sont ainsi conservés.
Deux autres offres de reprise étaient en lice : celle de la SARL Tourres et Cie, détenue par Stéphanie et Adrien Tourres, qui prévoyait de conserver 183 salariés. Et celle de Carlesimo Investissements/GCB Investissements qui ne reprenait que 125 emplois. Mais le tribunal d’Orléans, qui a planché sur ces offres pendant de longues heures, a jugé que le projet de Scop, soutenu par 60 % des salariés, était le plus viable, le considérant comme un “projet marketing et commercial cohérent et sérieux” avec des “garanties fortes”, et l’estimant en capacité de maintenir les “activités des salariés dans des conditions réalisables”.
“Une belle victoire”

“On est soulagé pour l’ensemble des salariés de Duralex qui se sont battus. Tout le monde est venu à nos côtés pour gagner. Les salariés sont plus que motivés, on invite tous les Français à acheter Duralex !”, a lancé François Marciano, le directeur de l’usine, qui a donné rendez-vous à la presse le 2 septembre à l’usine Duralex “pour présenter le plan stratégique et un projet national inédit”.
“C’est une belle victoire pour une entreprise française emblématique et connue de toutes et tous !”, s’est de son côté félicité le ministre démissionnaire de l’Industrie Roland Lescure, joint par l’AFP. Le projet a reçu l’appui des élus locaux, dont celui de la région, qui a promis son soutien sous forme de garantie bancaire.
“On est la preuve que les salariés peuvent reprendre leur destin en main”

Si l’histoire est belle, il faut désormais transformer l’essai. “Le plus dur commence maintenant, il va falloir se retrousser les manches”, avance Suliman El Moussaoui. L’enjeu est primordial, d’abord pour la conservation des emplois mais aussi parce qu’en devenant une Scop, Duralex est devenu un symbole. “La préoccupation à court terme c’est de faire tourner l’entreprise, faire démentir toutes les prédictions sur Duralex”, prévient Vincent Javicoli, directeur de l’Union régionale des Scop et Scic d’Île-de-France (URSCOP ICD), qui a aidé les syndicats et salariés à monter le projet de Scop.
En 30 ans, la société a vécu un dépôt de bilan en 2004, une liquidation judiciaire en 2008 et un redressement en 2020, puis un nouveau redressement cette année, malgré la reprise par Pirex en 2021. “Le choix du tribunal a été de ne pas reproduire un schéma qui ne marchait pas : un gros groupe industriel arrive, promet de réinvestir mais finalement augmente juste les dividendes au détriment de l’outil industriel”, dénonce Vincent Javicoli.
En introduisant un “nouveau modèle de raisonnement” le tribunal de Commerce a donné sa chance au projet de Scop qui pourrait devenir un modèle alternatif à répliquer dans plusieurs domaines. D’où l’importance de la réussite du projet. “Duralex peut être un modèle pour beaucoup d’entreprises qui ont vécu la même chose que nous. On est la preuve que les salariés peuvent reprendre leur destin en main”, se félicite Suliman El Moussaoui. ■

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Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

31 juillet 2024 11:13
marie5949 a écrit :
Ils ne sont pas les seuls il y en a d’autres qui ont repris leur entreprise ….

Oui, beaucoup n'ont pas réussi ... On ne gère pas une entreprise, surtout de nos jours, comme on gère son budget de ménage. Là, ils se sont fait conseiller srieusement (et j'espère suivre par la suite avec des gens qui n'en profitent pas financièrement ...). .
J'ai dirigé une entreprise avec mon mari, j'en sais quelque chose. De l'extérieur, cela parait si facile ... et on provoque tellement de jalousie ... !

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Avatar marie5949

marie5949

31 juillet 2024 09:56
joiedevivre15 a écrit :
Tous mes vœux pour cette entreprise. Cela va dans le sens du nouveau monde...

Ils ne sont pas les seuls il y en a d’autres qui ont repris leur entreprise ….

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Avatar Lionel102127

Lionel102127

31 juillet 2024 09:11

en effet voila un exemple que tous les syndicats devraient suivre et analyser.
-Qu'est ce qui a amené Duralex à cette situation de liquidation?
-des grèves à répétitions qui ont fait perdre des parts de marché du fait des revalorisations salariales? du fait du nouveau statut de la société, il ne devrait plus en avoir!
-les rémunérations seront-elles maintenues au niveau d'avant, ou y aura-t-il une baisse de la massa salariale?
-Duralex distribuait elle des dividendes vidant les caisses?
-sont-ils encore compétitifs sur le marché: l'envolée du prix de l'énergie semble avoir été le coup fatal.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

31 juillet 2024 08:21
poloderouen2013 a écrit :
Oui mais dans votre scoop il faut un chef !!!

On peut upposer que dans une scop...la gestion soit beaucoup plus collective...

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Avatar poloderouen2013

poloderouen2013

31 juillet 2024 07:55

Oui mais dans votre scoop il faut un chef !!!

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Avatar Dan

Dan

31 juillet 2024 07:48

Si tous les présidents des tribunaux de commerce pouvaient virer leur cuti pour mettre fin à l'ère Tapie ! Bonne chance aux Bounty de l'industrie

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Avatar Dan

Dan

31 juillet 2024 07:43
carousse a écrit :
Dura lex sed lex

Bonbonne disait Dura nouille sed nouille
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Avatar elodi

elodi

31 juillet 2024 07:39

Merci @Hervé Nono
pour cette bonne nouvelle !
Elles ne sont pas si nombreuses
Et on se réjouit pour ces courageux salariés.

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Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

31 juillet 2024 07:35

Tous mes vœux pour cette entreprise. Cela va dans le sens du nouveau monde...

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Avatar Anicet

Anicet

31 juillet 2024 07:28
janine33 a écrit :
Bonne chance à la scop. Notre industrie ne va pas bien . Quand le riche maigrit le pauvre meurt de faim .

Même quand le riche est gros, le pauvre a faim !

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Avatar Marcus

Marcus

31 juillet 2024 07:23

Le système des scop existe depuis longtemps, et, a déjà fait ses preuves. Mais, ce sera la réalité économique qui déterminera la pérennité de l'entreprise. Bonne chance aux salariés et à la marque DURALEX.

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Avatar Vamycrons

Vamycrons

31 juillet 2024 07:10

Bel espoir enfin ! pour les salariées des verres que nos parents découvraient et nous faisaient rire en en laissant tomber un à terre devant nous sans qu'il se casse...
sauf s'il retombait sur le côté après avoir rebondit... 😱 😄

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

31 juillet 2024 07:06

Ben oui grand bravo
C’est ce genre de projets qu’il faut aider
Et non pas distribuer de l’argent aux secteurs très protégés de la fonction publique

Si la gauche était moins bête
Moins corporatiste ...on pourrait s’en sortir
Mais oui mon youki 🐕🩷

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Avatar bizette12

bizette12

31 juillet 2024 06:15

GRAND BRAVO !

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Avatar bizette12

bizette12

31 juillet 2024 06:15

GRAND BRAVO.
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