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bern515 - 19 février 2022 07:43

un poète que j'aime

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bern51519 février 2022 07:43

un poète que j'aime

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bern515

20 février 2022 16:58
bern515 a écrit :
D'avoir des souvenirs
Tu as les yeux trop grands
Pour savoir où commence
La frontière du désir
Tu ne seras jamais malheureux
Parce que... tu as des yeux

A faire pleurer les femmes
A leur faire des enfants
A leur faire croire en Dieu
A leur voler des larmes
Comme ça en passant
Parce que tu as des yeux
A faire pleurer les femmes
Leur donner le soleil
Et les jeter au feu

A leur voler leur âme
Les faire crier d'amour
Les faire aimer pour deux

Tu dis que l'Amérique
Tu la tiens dans tes bras
Qu'elle ne te fait pas peur
Tu dis que la musique
Tu l'as au bout des doigts
Tu la connais par coeur
Tu te dis romantique
Tu dis n'importe quoi
Pourvu qu'il y ait des fleurs
Tu peux me dire ce que tu veux
Parce que tu as des yeux

A faire pleurer les femmes
Venise ou Amsterdam

Peu importe, où tu veux
Pour faire pleurer les femmes
Tu joues de tout ton charme
Jusqu'aux derniers aveux
Pour voir pleurer les femmes
Leur donner le soleil
Et les jeter au feu
Et leur voler leur âme
Les faire crier d'amour
Les faire aimer pour deux

Tu fais pleurer les femmes.

Écoutez "A Faire Pleurer …"
sur Amazon Music Unlimited (ad)
Paroles.net dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

qui a chanté cette chanson ?

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bern515

20 février 2022 16:56

D'avoir des souvenirs
Tu as les yeux trop grands
Pour savoir où commence
La frontière du désir
Tu ne seras jamais malheureux
Parce que... tu as des yeux

A faire pleurer les femmes
A leur faire des enfants
A leur faire croire en Dieu
A leur voler des larmes
Comme ça en passant
Parce que tu as des yeux
A faire pleurer les femmes
Leur donner le soleil
Et les jeter au feu

A leur voler leur âme
Les faire crier d'amour
Les faire aimer pour deux

Tu dis que l'Amérique
Tu la tiens dans tes bras
Qu'elle ne te fait pas peur
Tu dis que la musique
Tu l'as au bout des doigts
Tu la connais par coeur
Tu te dis romantique
Tu dis n'importe quoi
Pourvu qu'il y ait des fleurs
Tu peux me dire ce que tu veux
Parce que tu as des yeux

A faire pleurer les femmes
Venise ou Amsterdam

Peu importe, où tu veux
Pour faire pleurer les femmes
Tu joues de tout ton charme
Jusqu'aux derniers aveux
Pour voir pleurer les femmes
Leur donner le soleil
Et les jeter au feu
Et leur voler leur âme
Les faire crier d'amour
Les faire aimer pour deux

Tu fais pleurer les femmes.

Écoutez "A Faire Pleurer …"
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Paroles.net dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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bern515

20 février 2022 14:33
Mayh a écrit :
J’ai découvert un écrivain mal connu à lire absolument par les amateurs/trices de bonne littérature : Jacques Abeille. Je vous conseille son roman Les jardins statutaires.
Je vous souhaite une bonne journée et une bonne lecture.

Bonjour joli mois de Mayh
Cultiver des statues dans les jardins clos, se pencher sur la condition des femmes, paraître aux éditions Attila là où l'herbe ne repousse pas, Les jardiniers cultivent des graines dans les "Contrées" un univers qui rapproche Jacques Abeille de Tolkien et son monde secondaire, lui qui a inscrit sous son nom "beren" (les leurs)
J'aime les vergers partagés parsemés de menhirs, et grâce à vous j'ai pu lire un extrait palpitant et vous parler d'humour
Bonne journée

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Avatar Mayh

Mayh

20 février 2022 11:29

J’ai découvert un écrivain mal connu à lire absolument par les amateurs/trices de bonne littérature : Jacques Abeille. Je vous conseille son roman Les jardins statutaires.
Je vous souhaite une bonne journée et une bonne lecture.

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bern515

19 février 2022 10:58
bern515 a écrit :
Les trésors d'un coeur pur ne souffrent pas le partage
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité
R DESNOS

Une fourmi de dix huit mètres avec un chapeau sur la tête
ça n'existe pas, ça n'existe pas

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bern515

19 février 2022 10:53
Spleen a écrit :
...la fameuse fourmi de dix-huit mètres !

Les trésors d'un coeur pur ne souffrent pas le partage
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité
R DESNOS

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bern515

19 février 2022 09:19
triccce a écrit :
Robert Desnos [dɛsˈnoːs]1 est un poète surréaliste et résistant français, né le 4 juillet 1900 dans le 11e arrondissement de Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie un mois après sa libération par l'Armée rouge le dernier jour de la guerre.

Autodidacte en rupture avec sa famille et l'école, Robert Desnos est introduit au début des années vingt dans les milieux littéraires modernistes et rejoint en 1922 l'aventure surréaliste. Il participe de manière éclatante aux expériences d'écriture automatique et publie ses premiers textes en utilisant comme nom de plume celui de Rrose Sélavy, un personnage féminin créé par Marcel Duchamp. Rédacteur de La Révolution surréaliste à partir de 1924, il travaille comme journaliste pour plusieurs journaux, réinventant la critique comme un acte littéraire. En 1929 André Breton, qui s'engage dans la voie du communisme, l'exclut du mouvement surréaliste. Grand amateur de musique, il écrit - à l'instar de Max Jacob - des poèmes aux allures de chanson qui renouent avec l'enfance. Le 3 novembre 1933, la diffusion par Radio-Paris de La Complainte de Fantômas, qui annonce un nouvel épisode de la série Fantômas, est un succès radiophonique retentissant.

« Ce cœur qui haïssait la guerre… »

Ce cœur qui haïssait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !
Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,
Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine.
Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent,
Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne,
Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat.
Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos.
Mais non, c’est le bruit d’autres cœurs, de millions d’autres cœurs battant comme le mien à travers la France.
Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces cœurs,
Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises
Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre :
Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
Et des millions de Français se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.
Car ces cœurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées, du jour et de la nuit.
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Il était une feuille

Il était une feuille avec ses lignes —
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur —
Il était une branche au bout de la feuille —
Ligne fourchue signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur —
Il était un arbre au bout de la branche —
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur —
cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l’arbre —
Racines vignes de vie
Vignes de chance
Vigne de cœur —
Au bout de ces racines il était la terre —
La terre tout court
La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel
La terre

Bonjour triccce
Bravo et merci pour ces beaux poèmes
Bonne journée mon amie

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Avatar triccce

triccce

19 février 2022 08:53

Robert Desnos [dɛsˈnoːs]1 est un poète surréaliste et résistant français, né le 4 juillet 1900 dans le 11e arrondissement de Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie un mois après sa libération par l'Armée rouge le dernier jour de la guerre.

Autodidacte en rupture avec sa famille et l'école, Robert Desnos est introduit au début des années vingt dans les milieux littéraires modernistes et rejoint en 1922 l'aventure surréaliste. Il participe de manière éclatante aux expériences d'écriture automatique et publie ses premiers textes en utilisant comme nom de plume celui de Rrose Sélavy, un personnage féminin créé par Marcel Duchamp. Rédacteur de La Révolution surréaliste à partir de 1924, il travaille comme journaliste pour plusieurs journaux, réinventant la critique comme un acte littéraire. En 1929 André Breton, qui s'engage dans la voie du communisme, l'exclut du mouvement surréaliste. Grand amateur de musique, il écrit - à l'instar de Max Jacob - des poèmes aux allures de chanson qui renouent avec l'enfance. Le 3 novembre 1933, la diffusion par Radio-Paris de La Complainte de Fantômas, qui annonce un nouvel épisode de la série Fantômas, est un succès radiophonique retentissant.

« Ce cœur qui haïssait la guerre… »

Ce cœur qui haïssait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !
Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,
Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine.
Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent,
Et qu’il n’est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne,
Comme le son d’une cloche appelant à l’émeute et au combat.
Écoutez, je l’entends qui me revient renvoyé par les échos.
Mais non, c’est le bruit d’autres cœurs, de millions d’autres cœurs battant comme le mien à travers la France.
Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces cœurs,
Leur bruit est celui de la mer à l’assaut des falaises
Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d’ordre :
Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
Et des millions de Français se préparent dans l’ombre à la besogne que l’aube proche leur imposera.
Car ces cœurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées, du jour et de la nuit.
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Il était une feuille

Il était une feuille avec ses lignes —
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur —
Il était une branche au bout de la feuille —
Ligne fourchue signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur —
Il était un arbre au bout de la branche —
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur —
cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l’arbre —
Racines vignes de vie
Vignes de chance
Vigne de cœur —
Au bout de ces racines il était la terre —
La terre tout court
La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel
La terre

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Spleen

19 février 2022 08:47

...la fameuse fourmi de dix-huit mètres !

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bern515

19 février 2022 07:45

Quel est ce poète français surréaliste puis d'un style plus personnel qui mourut en déportation

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