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Entre les murs de la prison pour femmes de Litchfield, la vie n’est pas rose tous les jours. Rattrapées par le passé, des détenues venues d’horizons divers cohabitent dans cette société en vase clos. Si coups bas et tensions sont monnaie courante, l’amour, la solidarité mais surtout l’humour subsistent dans le quotidien des inoubliables prisonnières.
Les spectateurs d’Orange is the new black peuvent remercier un ado ! La 7e et dernière saison de la série, diffusée sur Netflix depuis le 26 juillet, aurait pu avoir une fin très différente. Une conclusion qui aurait été un peu frustrante pour les fans de la série plongeant dans le quotidien d’une prison pour femmes aux États-Unis et qui raconte l’histoire de Piper, New-Yorkaise privilégiée, incarcérée car elle a fait passer une valise d’argent issue du trafic de drogue pour son amante, dix ans plus tôt.
Jenji Kohan, la créatrice d'Orange is the new black, a elle-même raconté l’anecdote lors d’une grande interview au Hollywood reporter réunissant plusieurs acteurs et productrices de la série.
Extrait : « Depuis la saison un, nous plaisantions avec l’idée de faire une fin très méta et de choisir une actrice qui jouerait Jenji [la créatrice du show] et qui irait proposer à Netflix la série », a commencé Tara Herrmann, productrice. Bref, proposer un retournement final qui aurait fait de la série un show sur la création d’une série se déroulant dans une prison.
« Le show méritait mieux que ça »
« On aurait vu Piper lors d’une réunion, vendre la série puis regarder quelqu’un l’interpréter. Nous avons joué avec cette idée. Lors d’un dîner, je plaisantais à ce sujet, mais mon fils de 13 ans m’a dit : "Non, tu ne peux pas faire ça" », raconte Jenji Kohan. Les deux femmes ont donc laissé cette fin alternative de côté.
Cindy Holland, vice-présidente chargée des contenus originaux chez Netflix, va dans le même sens que l’adolescent : « Je leur aurais ri au nez si elles m’avaient proposé ça. » Tara Herrmann en convient : « Cela aurait fait de la série une totale fiction et une blague. Le show méritait mieux que ça. »
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Une saison 7 très réussie
bsr Bern
D’autant que cette saison 7 est particulièrement réussie. La série se conclut par des épisodes très politiques et forts sur la privation de liberté, avec une plongée dans un centre de détention pour migrantes où l’arbitraire règne en maître et les conditions de vie sont effroyables. Une peinture cinglante de la politique actuelle de Donald Trump. Cette saison fait aussi une référence plutôt subtile au mouvement #metoo.
Seules les vingt dernières minutes du dernier épisode sont un peu décevantes. Comme une conclusion, un peu rapide.