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logements pour jeunes ménages d'huîtres

Dany - 10 août 2022 22:23

Texte protégé SNAC

Les coquilles d'huîtres ou de moules sont réutilisées dans les jardins, pour décorer ou, broyées, pour en faire de l'engrais, ou encore, concassées pour protéger les plantes contre les limaces.
Bref, on ne les remet pas dans leur élément !
Moi, je dépose les coquilles d'huîtres dans la mer en prenant bien soin de regrouper les 2 valves.
Pour un couple d'huîtres qui veut se mettre en ménage, le logement est tout près! Pas besoin de secréter 2 coquilles. C'est crétin de secréter quand on peut leur fournir le gîte!

J'étais dans mon petit bateau, à quai, lorsque j'entends un léger heurt contre la coque; je me penche, côté quai, rien, et du côté du large qu'est-ce que je vois? Une petite bouteille en verre qui cognait au gré du léger clapot contre le flanc de mon esquif! Je la prends et constate qu'il y a 2 papiers roulés à l'intérieur. Ce moyen de communication, cette Poste du grand large existe donc encore! Et Musso n'est donc pas le seul à bénéficier de ce moyen de correspondance! Je débouche la bouteille, retire un des papiers, le déploie et lis quelques lignes écrites assez lisiblement, à l'encre Waterman, sans doute:

Cher Monsieur,
Vous trouverez 2 lettres, bien protégées dans cette petite bouteille en verre - ça a plus de gueule pour envoyer des missives que dans des bouteilles en plastic! - et si les vents et courants sont favorables, elles devraient se diriger là où votre bateau est amarré.
Pour ma part, ma femme et moi tenions à vous exprimer notre gratitude car nous avons pu nous installer rapidement dans 2 coquilles parmi toutes celles que vous avez remises dans la mer ; nous avons choisi du calibre 2, car c'est plus logeable si on a des enfants. Grâce à vous nous envisageons déjà l'avenir !
Ma femme, est à côté de moi tandis que je vous écris, elle enfile des perles, lève la tête et me fait un sourire qui signifie: remercie bien le monsieur.
Puisse les humains agir comme vous l'avez fait !
Que Poséidon vous garde!
J'ai 2 perles lacrymales qui coulent sur mes joues !

Je déplie le second papier, et lis :
Cher Monsieur,
Ma femme et moi ne savons à quel point vous remercier d'avoir restitué à l'océan, et à nous les huîtres, les coquilles qui sont notre habitat. Nous avons pu emménager rapidement et sommes même bien installés. Je suis artiste peintre, spécialisé dans les natures mortes, les coquillages, principalement, et ma femme, Claire, est en télétravail: elle écrit des petites histoires, des bons mots dans une rubrique qui lui est ouverte intitulée "Les fines de Claire", dans une revue huîtrière européenne "Les portugaises à l'écoute"!
Le télétravail est plus sécurisant avec cette satanée covid 19 (enfin, on en est à la 22 actuellement!). Nous sommes quelque peu inquiets car nous avons entendu dire que des humains avec un QI d'huître avaient été atteints.
Une marraine d'Oléron, du côté de ma femme, a confectionné des masques sanitaires avec de vieux filets à crevettes … ils se sont révélés totalement inefficaces !
Mais revenons à votre beau geste, votre initiative altruiste : mille grâces vous soient rendues, et que Neptune vous protège!

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Dany10 août 2022 22:23

Texte protégé SNAC

Les coquilles d'huîtres ou de moules sont réutilisées dans les jardins, pour décorer ou, broyées, pour en faire de l'engrais, ou encore, concassées pour protéger les plantes contre les limaces.
Bref, on ne les remet pas dans leur élément !
Moi, je dépose les coquilles d'huîtres dans la mer en prenant bien soin de regrouper les 2 valves.
Pour un couple d'huîtres qui veut se mettre en ménage, le logement est tout près! Pas besoin de secréter 2 coquilles. C'est crétin de secréter quand on peut leur fournir le gîte!

J'étais dans mon petit bateau, à quai, lorsque j'entends un léger heurt contre la coque; je me penche, côté quai, rien, et du côté du large qu'est-ce que je vois? Une petite bouteille en verre qui cognait au gré du léger clapot contre le flanc de mon esquif! Je la prends et constate qu'il y a 2 papiers roulés à l'intérieur. Ce moyen de communication, cette Poste du grand large existe donc encore! Et Musso n'est donc pas le seul à bénéficier de ce moyen de correspondance! Je débouche la bouteille, retire un des papiers, le déploie et lis quelques lignes écrites assez lisiblement, à l'encre Waterman, sans doute:

Cher Monsieur,
Vous trouverez 2 lettres, bien protégées dans cette petite bouteille en verre - ça a plus de gueule pour envoyer des missives que dans des bouteilles en plastic! - et si les vents et courants sont favorables, elles devraient se diriger là où votre bateau est amarré.
Pour ma part, ma femme et moi tenions à vous exprimer notre gratitude car nous avons pu nous installer rapidement dans 2 coquilles parmi toutes celles que vous avez remises dans la mer ; nous avons choisi du calibre 2, car c'est plus logeable si on a des enfants. Grâce à vous nous envisageons déjà l'avenir !
Ma femme, est à côté de moi tandis que je vous écris, elle enfile des perles, lève la tête et me fait un sourire qui signifie: remercie bien le monsieur.
Puisse les humains agir comme vous l'avez fait !
Que Poséidon vous garde!
J'ai 2 perles lacrymales qui coulent sur mes joues !

Je déplie le second papier, et lis :
Cher Monsieur,
Ma femme et moi ne savons à quel point vous remercier d'avoir restitué à l'océan, et à nous les huîtres, les coquilles qui sont notre habitat. Nous avons pu emménager rapidement et sommes même bien installés. Je suis artiste peintre, spécialisé dans les natures mortes, les coquillages, principalement, et ma femme, Claire, est en télétravail: elle écrit des petites histoires, des bons mots dans une rubrique qui lui est ouverte intitulée "Les fines de Claire", dans une revue huîtrière européenne "Les portugaises à l'écoute"!
Le télétravail est plus sécurisant avec cette satanée covid 19 (enfin, on en est à la 22 actuellement!). Nous sommes quelque peu inquiets car nous avons entendu dire que des humains avec un QI d'huître avaient été atteints.
Une marraine d'Oléron, du côté de ma femme, a confectionné des masques sanitaires avec de vieux filets à crevettes … ils se sont révélés totalement inefficaces !
Mais revenons à votre beau geste, votre initiative altruiste : mille grâces vous soient rendues, et que Neptune vous protège!

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Dany

23 août 2022 17:07
Marjory a écrit :
Adorable histoire
Je scrute toujours le bord de mer afin de trouver une bouteille à la mer.
Il y a quelques années un couple a trouvé une bouteille venant de New York:
Article :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/charente-maritime-une-bouteille-envoyee-de-new-york-decouverte-sur-une-plage-de-la-tremblade-934355.html

J'y ajoute un conte que tu pourras partager avec ta compagne; excellent pour des maternelles et plus âgés bien sur.

La petite huître à la perle

Il était une fois, dans une mer baignée de lumière et de fonds marins superbes, une petite huître. Une toute petite huître, toute grise, qui vivait au milieu d’une colonie de ses semblables : il y en avait des petites, des moyennes, des grosses. Des huîtres qui venaient de naître, d’autres qui revenaient de voyages extraordinaires dans d’autres océans du monde, des très vieilles qui savaient qu’elles n’en avaient plus pour longtemps à vivre. Tout ce petit monde vivait en paix et en harmonie, profitant de l’eau, de l’amitié des poissons, et des bans de sable sans fin.

Dans la colonie d’huîtres, chacune avait un rôle bien défini : Telle s’occupait des relations avec les poissons, Telle définissait les périodes de migration, Telle râtissait inlassablement le sable des bans, Telle était chargée de composer des chants marins, Telle jouait de la musique avec les algues, et il en était ainsi avec toutes les huîtres, en fonction des dons de chacune. Notre petite huître allait de l’une à l’autre en demandant quelle tâche lui était assignée, à elle qui était si petite. Les autres détournaient toujours la tête, un peu gênées : nous ne savons pas, répondaient-elles. Tu sais, tu n’es pas née au bon moment, et on ne sait pas quelle tâche te confier.

« Essaie de tresser des paniers ? » La petite huître essaya de tresser des paniers pour ses sœurs. Ils étaient tellement tordus qu’ils finissaient tous sur la plage, totalement inutilisables. « Essaie de tricoter ? » Reprenaient les sœurs. En guise de tricot, la petite huître produisait de tels sacs de nœuds que toutes finissaient par hocher tristement la tête. « Tâche de jongler ? » Mais toutes les coquilles de jonglage retombaient immanquablement à mer en mille miettes. La petite huître commençait à perdre courage. Elle allait se promener de plus en plus loin, sans savoir ce qu’elle pouvait apporter à la colonie. Isolée, elle essaya de pratiquer le funambulisme ; mais elle tomba tellement de fois qu’elle faillit briser sa coquille. Elle apprit des tas d’histoires drôles ; mais quand elle les racontait, personne ne riait. Elle voulut apprendre à balayer ; il y avait plus de débris après son passage qu’avant. Bref, elle ne semblait pas douée pour grand chose, cette pauvre petite huître !

Un matin, il arriva dans la colonie une huître qui avait beaucoup voyagé. Comme elle était souvent seule pour se reposer, la petite huître désoeuvrée avait pris l’habitude de frapper à sa porte pour bavarder. L’huître voyageuse était toujours bienveillante à son égard, lui proposant de jouer avec elle ou de regarder les vagues. L’huître voyageuse finit par lui demander : je vois toutes tes sœurs en train de s’activer. Toi, es-tu née pour tenir compagnie aux huîtres bien fatiguées ? Je ne sais pas pour quoi je suis née, répondit, soudainement intimidée, la petite huître. Je suis née au mauvais moment, et personne ne veut me dire ce que je dois faire pour aider la colonie. J’ai essayé de tresser des paniers, de tricoter, de jongler, de monter sur un fil, de raconter des histoires drôles, de balayer. J’ai tout manqué. En te tenant compagnie, je me dis que c’est peut-être cela que je suis censée faire : vivre pour les autres. Plusieurs vagues passèrent et l’huître voyageuse regarda intensément la petite huître. « Prépare des perles », lui glissa-t-elle. Et, épuisée encore de son voyage, elle s’endormit en laissant la petite huître interloquée. « Des perles ? Que sont les perles ? »

Elle sortit en silence et alla du côté des jeunes huîtres. « Savez-vous ce que sont les perles ? » osa-t-elle. « Les quoi ? » jamais entendu parler. Elle alla ensuite du côté des huîtres un peu plus âgées. « Les perles ? oui, cela me rappelle quelque chose », dit l’une d’entre elles après plusieurs vagues de réflexion. Va voir à côté, on te renseignera. A côté, la petite huître rencontra une très vieille huître. Il fallait parler fort à son oreille, et elle s’étonna qu’une huître si petite connaissât ce mot. Elle lui fit une place à côté d’elle et commença son histoire.

« Il y a bien longtemps de cela, nous les huîtres, vivions en bancs dans des mers bien plus froides. Nous étions sans cesse attaquées et il nous fallait chaque fois nous défendre. Il y avait toujours des blessées dans nos rangs : des morceaux de bataille pénétraient nos coquilles. Nous apprenions alors aux blessées à faire quelque chose de beau de leur blessure ; et de ces corps étrangers, elles fabriquaient des perles sublimes. Regarde, ta coquille est toute bosselée à l’extérieur, toute tachée, toute grise : c’est pour ne pas qu’on vienne te trouver. Regarde ensuite en toi : ta coquille est nacrée, n’est-ce pas ? C’est ce que tu es vraiment. Si, à l’intérieur de toi, on place un objet qui te fait mal, ne te lamente pas : transforme-le. Fais-le devenir toi, avec tes pouvoirs de petite huître. Fabrique de la nacre, entoure l’objet, recouvre-le de nacre, encore et encore. Cela prendra le temps de plusieurs marées, et au bout de ce long temps, tu auras en toi un merveilleux cadeau, une sphère de nacre : c’est cela, qu’appelle une perle. C’est un savoir enfoui, que toutes les huîtres ont en elle. L’huître voyageuse qui t’a mentionné ce mot de perle t’a fait un grand cadeau. Va la remercier, va. »

La petite huître partit à travers les vagues pour retrouver l’huître voyageuse. En chemin, elle se concentra sur l’intérieur nacré de sa coquille. Elle imagina une fabrique de nacre, une belle usine avec des tas d’huîtres ouvrières. Elle sentit que la minuscule boule coincée en elle depuis sa naissance, dont elle ne savait pas quoi faire et qui l’irritait régulièrement, était en train de devenir plus légère et surtout, plus douce. Elle se dit qu’elle était en train de fabriquer une perle, une belle perle de nacre. Plusieurs marées passèrent, ainsi que la vieille huître l’avait dit, et la perle grandissait. Quand la petite huître sentit que la perle était presque parfaite, elle s’isola, et lustra la perle avant de la porter sous le regard de la colonie, anxieuse de sa réaction. Toutes les huîtres s’extasièrent et applaudirent.
La petite huître se rengorgea, sourit, alla de l’une à l’autre des huîtres, ravie et apaisée.

Et la colonie lui confia enfin une tâche en fonction de ses dons : celle d’embellir la mer de ses perles si belles….

Bien jolie fable ! Et l'aventure de la bouteille à la mer est plutôt étonnante 😁

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Avatar Marjory

Marjory

23 août 2022 15:15

Adorable histoire
Je scrute toujours le bord de mer afin de trouver une bouteille à la mer.
Il y a quelques années un couple a trouvé une bouteille venant de New York:
Article :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/charente-maritime-une-bouteille-envoyee-de-new-york-decouverte-sur-une-plage-de-la-tremblade-934355.html

J'y ajoute un conte que tu pourras partager avec ta compagne; excellent pour des maternelles et plus âgés bien sur.

La petite huître à la perle

Il était une fois, dans une mer baignée de lumière et de fonds marins superbes, une petite huître. Une toute petite huître, toute grise, qui vivait au milieu d’une colonie de ses semblables : il y en avait des petites, des moyennes, des grosses. Des huîtres qui venaient de naître, d’autres qui revenaient de voyages extraordinaires dans d’autres océans du monde, des très vieilles qui savaient qu’elles n’en avaient plus pour longtemps à vivre. Tout ce petit monde vivait en paix et en harmonie, profitant de l’eau, de l’amitié des poissons, et des bans de sable sans fin.

Dans la colonie d’huîtres, chacune avait un rôle bien défini : Telle s’occupait des relations avec les poissons, Telle définissait les périodes de migration, Telle râtissait inlassablement le sable des bans, Telle était chargée de composer des chants marins, Telle jouait de la musique avec les algues, et il en était ainsi avec toutes les huîtres, en fonction des dons de chacune. Notre petite huître allait de l’une à l’autre en demandant quelle tâche lui était assignée, à elle qui était si petite. Les autres détournaient toujours la tête, un peu gênées : nous ne savons pas, répondaient-elles. Tu sais, tu n’es pas née au bon moment, et on ne sait pas quelle tâche te confier.

« Essaie de tresser des paniers ? » La petite huître essaya de tresser des paniers pour ses sœurs. Ils étaient tellement tordus qu’ils finissaient tous sur la plage, totalement inutilisables. « Essaie de tricoter ? » Reprenaient les sœurs. En guise de tricot, la petite huître produisait de tels sacs de nœuds que toutes finissaient par hocher tristement la tête. « Tâche de jongler ? » Mais toutes les coquilles de jonglage retombaient immanquablement à mer en mille miettes. La petite huître commençait à perdre courage. Elle allait se promener de plus en plus loin, sans savoir ce qu’elle pouvait apporter à la colonie. Isolée, elle essaya de pratiquer le funambulisme ; mais elle tomba tellement de fois qu’elle faillit briser sa coquille. Elle apprit des tas d’histoires drôles ; mais quand elle les racontait, personne ne riait. Elle voulut apprendre à balayer ; il y avait plus de débris après son passage qu’avant. Bref, elle ne semblait pas douée pour grand chose, cette pauvre petite huître !

Un matin, il arriva dans la colonie une huître qui avait beaucoup voyagé. Comme elle était souvent seule pour se reposer, la petite huître désoeuvrée avait pris l’habitude de frapper à sa porte pour bavarder. L’huître voyageuse était toujours bienveillante à son égard, lui proposant de jouer avec elle ou de regarder les vagues. L’huître voyageuse finit par lui demander : je vois toutes tes sœurs en train de s’activer. Toi, es-tu née pour tenir compagnie aux huîtres bien fatiguées ? Je ne sais pas pour quoi je suis née, répondit, soudainement intimidée, la petite huître. Je suis née au mauvais moment, et personne ne veut me dire ce que je dois faire pour aider la colonie. J’ai essayé de tresser des paniers, de tricoter, de jongler, de monter sur un fil, de raconter des histoires drôles, de balayer. J’ai tout manqué. En te tenant compagnie, je me dis que c’est peut-être cela que je suis censée faire : vivre pour les autres. Plusieurs vagues passèrent et l’huître voyageuse regarda intensément la petite huître. « Prépare des perles », lui glissa-t-elle. Et, épuisée encore de son voyage, elle s’endormit en laissant la petite huître interloquée. « Des perles ? Que sont les perles ? »

Elle sortit en silence et alla du côté des jeunes huîtres. « Savez-vous ce que sont les perles ? » osa-t-elle. « Les quoi ? » jamais entendu parler. Elle alla ensuite du côté des huîtres un peu plus âgées. « Les perles ? oui, cela me rappelle quelque chose », dit l’une d’entre elles après plusieurs vagues de réflexion. Va voir à côté, on te renseignera. A côté, la petite huître rencontra une très vieille huître. Il fallait parler fort à son oreille, et elle s’étonna qu’une huître si petite connaissât ce mot. Elle lui fit une place à côté d’elle et commença son histoire.

« Il y a bien longtemps de cela, nous les huîtres, vivions en bancs dans des mers bien plus froides. Nous étions sans cesse attaquées et il nous fallait chaque fois nous défendre. Il y avait toujours des blessées dans nos rangs : des morceaux de bataille pénétraient nos coquilles. Nous apprenions alors aux blessées à faire quelque chose de beau de leur blessure ; et de ces corps étrangers, elles fabriquaient des perles sublimes. Regarde, ta coquille est toute bosselée à l’extérieur, toute tachée, toute grise : c’est pour ne pas qu’on vienne te trouver. Regarde ensuite en toi : ta coquille est nacrée, n’est-ce pas ? C’est ce que tu es vraiment. Si, à l’intérieur de toi, on place un objet qui te fait mal, ne te lamente pas : transforme-le. Fais-le devenir toi, avec tes pouvoirs de petite huître. Fabrique de la nacre, entoure l’objet, recouvre-le de nacre, encore et encore. Cela prendra le temps de plusieurs marées, et au bout de ce long temps, tu auras en toi un merveilleux cadeau, une sphère de nacre : c’est cela, qu’appelle une perle. C’est un savoir enfoui, que toutes les huîtres ont en elle. L’huître voyageuse qui t’a mentionné ce mot de perle t’a fait un grand cadeau. Va la remercier, va. »

La petite huître partit à travers les vagues pour retrouver l’huître voyageuse. En chemin, elle se concentra sur l’intérieur nacré de sa coquille. Elle imagina une fabrique de nacre, une belle usine avec des tas d’huîtres ouvrières. Elle sentit que la minuscule boule coincée en elle depuis sa naissance, dont elle ne savait pas quoi faire et qui l’irritait régulièrement, était en train de devenir plus légère et surtout, plus douce. Elle se dit qu’elle était en train de fabriquer une perle, une belle perle de nacre. Plusieurs marées passèrent, ainsi que la vieille huître l’avait dit, et la perle grandissait. Quand la petite huître sentit que la perle était presque parfaite, elle s’isola, et lustra la perle avant de la porter sous le regard de la colonie, anxieuse de sa réaction. Toutes les huîtres s’extasièrent et applaudirent.
La petite huître se rengorgea, sourit, alla de l’une à l’autre des huîtres, ravie et apaisée.

Et la colonie lui confia enfin une tâche en fonction de ses dons : celle d’embellir la mer de ses perles si belles….

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Dany

13 août 2022 07:36
Jean a écrit :
disposé côte à côte, c'est un lotissement d'huitres, empilé, ce sera une HLM.
ça a été confirmé par CVV. (c'est le nom que donnent les Toulonnais d'une statue située sur le port de Toulon, le titre donné par l'artiste étant très long et pas facile a retenir, les habitants lui on octroyé ce surnom, Cul Vers Ville)

Curieux 😊

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Avatar Jean

Jean

13 août 2022 07:33

disposé côte à côte, c'est un lotissement d'huitres, empilé, ce sera une HLM.
ça a été confirmé par CVV. (c'est le nom que donnent les Toulonnais d'une statue située sur le port de Toulon, le titre donné par l'artiste étant très long et pas facile a retenir, les habitants lui on octroyé ce surnom, Cul Vers Ville)

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Dany

11 août 2022 14:01
rosefrydland a écrit :
voilà que notre Dany après des vacances bien méritees, peut etre au bord de la mer nous fait un conte merveilleux.....quand il y a des commentaires, je regarde en premier s'il y a Dany...et à chaque fois ce n'est que du plaisir. merci....merci....

Chère Rosefryddland, je ne suis plus au bord de la mer depuis 11 jours, mais cette idée de remettre à la mer ces belles coquilles m'est venue il y a quelques années déjà !

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Dany

11 août 2022 13:57
rdbrdb a écrit :
Permettez que j'oie la joie d'huitres (que j'aurais crues sans voix... et sans encre... )...

ayant ouï que sur Quito, Dany fin palais, jouissait de mille approbations pour un texte improbable mais jouissif sur sa parade à la crise du logement des huitres ... qui lui rendent en perles fines ses bienfaits... (jamais perdus...) j'ai sondé les posts et vite trouvé ce texte éblouissant... et écouté le chant des sirènes, pardon des huitres heureuses...

Mais où pêche-t-il ses idées Dany ?
Bravo et merci !

Ha ! Ma chère rdbx2, c'est lorsque je mangeais des huîtres, il y a quelques années, je trouvais belles ces coquilles nacrées, irisées à souhait et me disais : que de travail pour une huitre de secréter une telle œuvre 😁.
Et, rdb, tu sais toujours tourner la chose plaisamment 🙂

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

11 août 2022 11:45

Permettez que j'oie la joie d'huitres (que j'aurais crues sans voix... et sans encre... )...

ayant ouï que sur Quito, Dany fin palais, jouissait de mille approbations pour un texte improbable mais jouissif sur sa parade à la crise du logement des huitres ... qui lui rendent en perles fines ses bienfaits... (jamais perdus...) j'ai sondé les posts et vite trouvé ce texte éblouissant... et écouté le chant des sirènes, pardon des huitres heureuses...

Mais où pêche-t-il ses idées Dany ?
Bravo et merci !

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Avatar rosefrydland

rosefrydland

11 août 2022 10:23

voilà que notre Dany après des vacances bien méritees, peut etre au bord de la mer nous fait un conte merveilleux.....quand il y a des commentaires, je regarde en premier s'il y a Dany...et à chaque fois ce n'est que du plaisir. merci....merci....

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Dany

11 août 2022 10:12
CLARAMARIA2 a écrit :
Un peu étonnée que ce soit les messieurs qui écrivent ces missives de remerciements car dans nos habitudes humaines, il me semble que ce sont souvent les femmes qui s'y attellent , tellement sensibles à leur " intérieur" . Belle imagination pleine de fantaisie en tous cas et grand plaisir à vous lire ... à poursuivre si l'inspiration est là; merci encore

C'est juste, mais dans mon scénario les épouses devaient être affairées à des passe-temps en rapport avec les huîtres 😊

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Dany

11 août 2022 10:04
catherine- a écrit :
Super! Quelle imagination !! Merci pour ce moment d'humour ! 😆 👍

C'est avec plaisir 🙂

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Avatar catherine-

catherine-

11 août 2022 09:49

Super! Quelle imagination !! Merci pour ce moment d'humour ! 😆 👍

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

11 août 2022 07:58

..; réellement broyées pour nourrir des poules, qui pondent alors des œufs, avec une ferme coquille !

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Dany

11 août 2022 07:18
Claude- a écrit :
Bravo!
Quelle imagination !

Merci Claude.

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Avatar Claude-

Claude-

11 août 2022 07:17

Bravo!
Quelle imagination !

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Dany

11 août 2022 06:55
CLARAMARIA2 a écrit :
Pour poursuivre.... Au fond, votre jolie correspondance montre que la maxime ci-dessous ne ment pas: " "les huitres et les hommes font tous deux semblant d'être durs à ouvrir" ( claude Péluquin

Ah ! Elle est assez vraie celle-là 😁

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