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Etre bon à rien !

Dany - 24 janvier 2026 21:11

Je suis bon à rien, mais ce rien, justement je le fais très bien, j'y mets du mien, je m'applique! Mais il ne faudrait pas que j'en fasse plus car ce serait alors déjà faire quelque chose! Je fais très attention! Et si, par un moment d'égarement, je me laisse aller à bricoler à un moment où j'aurais dû ne rien faire, je me reprends, atteint dans mon honneur, et rectifie de suite en plongeant dans l'oisiveté la plus complète!
Il y eut des adeptes de ce principe d'excellence dans le rien faire, m'a-t-on dit !
Et figurez vous qu'être bon à rien, me fait gagner de l'argent!
Des personnes, ayant eut vent de la qualité du rien que je fais si bien, m'ont proposé de me payer pour ne rien faire à leur place tant elles sont occupées et n'ont pas le temps de ne rien faire!
L'affaire marchait bien. J'avais même ménagé quelques options pour attirer et conserver mes clients:
je leur proposais de ne rien faire en sifflotant, en prenant un scotch ou un porto, en fumant une Dunhill, en bâillant, en m'étirant … ou en ne faisant rigoureusement rien: le rien faire absolu!
Des puristes ont objecté que j'avais créé là une entreprise et ainsi renié le principe même d'être bon, voire excellent, à rien !
Ils n'avaient pas tort, moi si, et ça me posait un cas de conscience! Alors je me suis mis à la porte … à la porte de quoi, de qui? De moi-même!


Texte déposé

Etre bon à rien !

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Dany24 janvier 2026 21:11

Je suis bon à rien, mais ce rien, justement je le fais très bien, j'y mets du mien, je m'applique! Mais il ne faudrait pas que j'en fasse plus car ce serait alors déjà faire quelque chose! Je fais très attention! Et si, par un moment d'égarement, je me laisse aller à bricoler à un moment où j'aurais dû ne rien faire, je me reprends, atteint dans mon honneur, et rectifie de suite en plongeant dans l'oisiveté la plus complète!
Il y eut des adeptes de ce principe d'excellence dans le rien faire, m'a-t-on dit !
Et figurez vous qu'être bon à rien, me fait gagner de l'argent!
Des personnes, ayant eut vent de la qualité du rien que je fais si bien, m'ont proposé de me payer pour ne rien faire à leur place tant elles sont occupées et n'ont pas le temps de ne rien faire!
L'affaire marchait bien. J'avais même ménagé quelques options pour attirer et conserver mes clients:
je leur proposais de ne rien faire en sifflotant, en prenant un scotch ou un porto, en fumant une Dunhill, en bâillant, en m'étirant … ou en ne faisant rigoureusement rien: le rien faire absolu!
Des puristes ont objecté que j'avais créé là une entreprise et ainsi renié le principe même d'être bon, voire excellent, à rien !
Ils n'avaient pas tort, moi si, et ça me posait un cas de conscience! Alors je me suis mis à la porte … à la porte de quoi, de qui? De moi-même!


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Dany

18 février 2026 12:30
FAE a écrit :
Bonjour Dany,
Après vous avoir lu avec intérêt il y a quelques temps, je récidive dès que je croise vos écrits . . .
J'aimerais en savoir plus sur vos objectifs.
Merci d'avance !
Cordialement
Faé

Bonjour Fae,
Mes objectifs ?
Au début, faire rire tout en riant moi-même tandis que j'écrivais mes sketchs ; puis, constatant qu'ils plaisaient et encouragés par des membres de Quintonic, je les ai regroupés (118) en un recueil et déposés au SNAC (Syndicat Nationall des Auteurs Compositeurs.
Il faudrait que je me mette en quête d'un éditeur, ou les interpréter dans quelque cabaret ! 😊
Voilà !
Merci, Fae de votre intérêt ! ☺️

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FAE

18 février 2026 11:50

Bonjour Dany,
Après vous avoir lu avec intérêt il y a quelques temps, je récidive dès que je croise vos écrits . . .
J'aimerais en savoir plus sur vos objectifs.
Merci d'avance !
Cordialement
Faé

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Dany

3 février 2026 19:41
Jean a écrit :
Coïncidence amusante! Qui se ressemble s'assemble, dit-on!
A 18 ans je chantais aussi Aufray et même Dylan dans un américain très approximatif, je préférais l'original, avec ma 12 cordes fabriquée spécialement par le luthier Favino et un harmonica pour me la jouer puriste du folk song et même un auto-harp pour l'imiter dans le "Rossignol anglais", facile pour les accords tout faits. Avec cette chanson j'ai dévié vers le folklore sud-américain avec un groupe lyonnais, Los Chacos avec qui j'ai enregistré deux 45 tours chez AZ.!!! mais moi c'était Rive gauche, au quartier latin (faut dire que j'ai fait mes études de lettres à la Sorbonne)...
Ma rencontre avec Aufray a été étonnantee: je ne ratais aucun concert de mon groupe favori: Peter, Paul and Mary, et à chaque fois je me suis retrouvé assis à côté de lui à l'Olympia.
Je pense que la deuxième fois il m'a reconnu comme leur fan absolu, et je savais qu'il les avait connus à New-York Greenwich Village dans le sillage de Dylan. Bref sur une chanson rythmée, le trio nous a demandé de taper dans les mains, et voilà que mon Aufray excédé par mon mauvais (???) tempo ( pourtant que je pensais être le bon, bref...), prend les miennes et me fait mieux tenir la cadence... Du coup on a rigolé et un peu discuté, il était épaté que je connaisse à fond son histoire, son répertoire, etc. et tout le folk que j'avais appris au Centre américain boulevard Raspail et que j'essayais de reproduire tant bien que mal dans la rue puis dans les petits cabarets de St Germain des Prés où j'ai fini par chanter tous les soirs....
Puis plus tard je le revois à Europe 1 qui était major de ma maison de disques (via disc AZ) et je me rappelle à son bon souvenir...Il a été très simple et chaleureux, bon il était avec une jolie fille alors qu'à l'Olympia il était avec sa femme Hélène. Je n'en dis pas plus puisqu'il est toujours de ce monde...
Bon, je sais que tu vas me trouver prétentieux avec mes petites anecdotes, pourtant elles sont véridiques...

Coïncidence : moi aussi j'avais le porte harmonica et deux harmonicas, tonalité Sol et Do.
Et j'avais également acheté une cithare, notamment pour jouer Le rossignol anglais
Mais le principe était que les cordes non jouées etaient "étouffées" (poussoirs feutrés sur ces cordes), et on entendait le grattement du médiator.
J'avais aussi un bandjo guitare, mais le son est très sec.
J'avais acheté l'album Aufrray chante Dylan et bien évidemment j'avais cherché les accords de quelques chansons :
Cauchemar psychomoteur,
Les temps changent,
La fille du Nord,
Hati Carol,
Le jour où le bateau viendra.
Les accords étaient souvent les mêmes.
Et Stewball ainsi que Farewell Angelina.
La seule personnalité du spectacle que j'ai vue a été Rika Zarai qui avait son cours de chant avec Jean Lumière après le mien. Et à la télé, au studio numéro je ne me rappelle plus, Jacques Martin (cabot) et Michèle Thor, plus blonde que les blés !
Bonne soirée
Kenavo !

Je te raconterai comment je suis passé, j'en suis a peu près sûr, a côté d'une occasion de me lancer dans le théâtre ; j'avais 19 ans.

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Jean

3 février 2026 18:41

Coïncidence amusante! Qui se ressemble s'assemble, dit-on!
A 18 ans je chantais aussi Aufray et même Dylan dans un américain très approximatif, je préférais l'original, avec ma 12 cordes fabriquée spécialement par le luthier Favino et un harmonica pour me la jouer puriste du folk song et même un auto-harp pour l'imiter dans le "Rossignol anglais", facile pour les accords tout faits. Avec cette chanson j'ai dévié vers le folklore sud-américain avec un groupe lyonnais, Los Chacos avec qui j'ai enregistré deux 45 tours chez AZ.!!! mais moi c'était Rive gauche, au quartier latin (faut dire que j'ai fait mes études de lettres à la Sorbonne)...
Ma rencontre avec Aufray a été étonnantee: je ne ratais aucun concert de mon groupe favori: Peter, Paul and Mary, et à chaque fois je me suis retrouvé assis à côté de lui à l'Olympia.
Je pense que la deuxième fois il m'a reconnu comme leur fan absolu, et je savais qu'il les avait connus à New-York Greenwich Village dans le sillage de Dylan. Bref sur une chanson rythmée, le trio nous a demandé de taper dans les mains, et voilà que mon Aufray excédé par mon mauvais (???) tempo ( pourtant que je pensais être le bon, bref...), prend les miennes et me fait mieux tenir la cadence... Du coup on a rigolé et un peu discuté, il était épaté que je connaisse à fond son histoire, son répertoire, etc. et tout le folk que j'avais appris au Centre américain boulevard Raspail et que j'essayais de reproduire tant bien que mal dans la rue puis dans les petits cabarets de St Germain des Prés où j'ai fini par chanter tous les soirs....
Puis plus tard je le revois à Europe 1 qui était major de ma maison de disques (via disc AZ) et je me rappelle à son bon souvenir...Il a été très simple et chaleureux, bon il était avec une jolie fille alors qu'à l'Olympia il était avec sa femme Hélène. Je n'en dis pas plus puisqu'il est toujours de ce monde...
Bon, je sais que tu vas me trouver prétentieux avec mes petites anecdotes, pourtant elles sont véridiques...

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Dany

3 février 2026 14:51
Dany a écrit :
Quel beau résumé ! Le résultat ? Vouloir entendre tout cela, et plus, de la voix de son narrateur ! 😁
Couche était un égocentrique dictatorial. Au Café théâtre, Bouteille, Lermitte et Dewaere qui s'étaient fixés comme règle de ne virer personne, avaient foutu le camp laissant seul Coluche !
Il s'était montré odieux envers une journaliste, odieux vis a vis de l'action animale de Bardot ... bref je ne l'ai jamais bien apprécié.
En revanche, Hugues Aufray, je l'ai toujours bien aimé. Je l'avais vu à l'Olympia puis à Bobino. Avec un copain, nous jouions avec nos deux 12 cordes son répertoire a la terrasse des cafés des Champs Elysées - nous avions entre 18 et 20 ans !
Continue ta route, d'apparence solitaire, mais je serais prêt a parier que tu l'orientes différemment si une occasion inattendue se présentait !
Nostalgie ! Ce n'est pas si mal la nostalgie ... quand on a un minimum de moyens.
Dans un film, le personnage incarné par Orson Wells disait, en substance, qu'avec son argent il choisissait l'époque a laquelle il voulait vivre ! Il avait de gros moyens ! ☺️
A notre échelle nous avons une part de ce pouvoir, sans investir beaucoup : choisir sa musique, ses films dans les grands classiques, même dits commerciaux, peut-être surtout dits commerciaux ! Ses voyages, ses ami(e)s. Sans pour autant renier le modernisme.
Continue ta route apparemment solitaire, mais je suis prêt à parier que tu emprunterais une autre voie si une occasion inattendue se présentait !
Hasta l'ego !

Excuse-moi pour cette confusion des paragraphes : je n'ai plus retrouvé une partie de ce que je t'écrivais et l'ai rédigée un seconde fois ! 🫢

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Dany

3 février 2026 14:47
Jean a écrit :
Je te réponds bien volontiers parce que tu as la gentillesse d'avoir très bien pris ma volonté de retrait de notre discussion (eh oui! j'ai déjà depuis longtemps dépassé l'âge de la retraite!!!), l'amabilité et l'intelligence (denrée oh! combien rare sur ce site pour la relever: une raison de plus pour moi de prendre mes distances avec la plupart des forums imbéciles et sans culture que j'ai lus et ne lirai donc plus ici!!!), en plus de ton réel talent d'écriture, d'avoir totalement compris ma démarche de lassitude disons... je vais être pédant et présomptueux: philosophique, qui se résume à la formule bien connue qui est certes un lieu commun mais que j'assume:
"Vanité des vanités, tout n'est que vanité ici-bas"!!!
Je préfère donc rester avec mes souvenirs, bons ( par exemple le prix d'interprétation du festival off à Avignon l'été 1987 pour "mon " "Elephant Man" que j'ai joué ensuite durant deux années, "facile" avec un tel rôle!!! disaient mes partenaires ...assez jaloux!) ou mauvais ( très déçu par la personne auto-centrée, vulgaire et méprisante de Coluche avec qui j'ai partagé la scène étroite du petit cabaret " Le caveau de François Villon" l'hiver 1973-74 alors qu'il se faisait appeler seulement Michel et n'était comme moi que chanteur et n'avait pas encore percé et qui pour le coup me disait qu'on peut rire de tout mais ne se faisait pas faute de me moquer en connivence avec le public pour mes chansons "d'amour" qu'il trouvait ringardes (avec le recul il n'avait pas tort, certes mais quelle attitude désagréablement narcissique_ un Macron avant l'heure!!!)... et me retirer dans ma tour d'ivoire (et défense d'y voir!), ma vie étant accomplie. Quand on a été dans la lumière, comme tu le dis si justement, on aspire à une ombre faite de modestie et de "finalement à quoi bon tout ça? C'est bien fini"...
" La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil" écrivait à ce propos René Char...Je n'ai plus mes 20 ans, hélas! Voilà où j'en suis arrivé!
Sinon je te rappelle que j'ai moi aussi condamné sans ambiguÏté le sinistre dessin pas drôle de Charlie Hebdo au sujet des "brûlés"...On peut rire de tout mais la frontière c'est le talent, et là il n'y en avait pas; je reviens à Coluche qui lui dans sa méchanceté gratuite en avait quand même à revendre!!!
Non, le plus beau de mes souvenirs, l' inoubliable, qui me réconcilie avec mon passé, ce sont mes riches heures passées à enseigner (il fallait bien que je mange!!!) l'après-midi avant d'aller la nuit me produire sur scène: d'abord la musique puis le français à "mes" élèves de collège ensuite de lycée, leur avoir inculqué sans démagogie le goût pour la culture, les avoir fait chanter en choeur, jouer du théâtre en ateliers à l'heure du déjeuner puis en spectacles de fin d'année, etc. ça c' est ma plus grande joie et fierté!!!
Je te livre pour finir une confidence qui explique ma décision de vivre désormais en (bernard)-ermite (errant): je suis en fait sujet à la terrible maladie de la NOSTALGIE, comme une maladie de langueur dont on ne se remet pas...C'est pourquoi parler de mon passé m'est si douloureux et pas agréable...Mais je n'en dégoûte pas les autres, la preuve: je continuerai à te lire avec plaisir à l'occasion, puisque tu as le bon goût de ne pas t'être fâché que je te lâche...
Hasta luego! comme chantait Aufray, une autre de mes improbables mais enrichissantes rencontres!!!
J'ai déjà trop parlé de moi! On ne se refait pas...
The show must go on!!!

Quel beau résumé ! Le résultat ? Vouloir entendre tout cela, et plus, de la voix de son narrateur ! 😁
Couche était un égocentrique dictatorial. Au Café théâtre, Bouteille, Lermitte et Dewaere qui s'étaient fixés comme règle de ne virer personne, avaient foutu le camp laissant seul Coluche !
Il s'était montré odieux envers une journaliste, odieux vis a vis de l'action animale de Bardot ... bref je ne l'ai jamais bien apprécié.
En revanche, Hugues Aufray, je l'ai toujours bien aimé. Je l'avais vu à l'Olympia puis à Bobino. Avec un copain, nous jouions avec nos deux 12 cordes son répertoire a la terrasse des cafés des Champs Elysées - nous avions entre 18 et 20 ans !
Continue ta route, d'apparence solitaire, mais je serais prêt a parier que tu l'orientes différemment si une occasion inattendue se présentait !
Nostalgie ! Ce n'est pas si mal la nostalgie ... quand on a un minimum de moyens.
Dans un film, le personnage incarné par Orson Wells disait, en substance, qu'avec son argent il choisissait l'époque a laquelle il voulait vivre ! Il avait de gros moyens ! ☺️
A notre échelle nous avons une part de ce pouvoir, sans investir beaucoup : choisir sa musique, ses films dans les grands classiques, même dits commerciaux, peut-être surtout dits commerciaux ! Ses voyages, ses ami(e)s. Sans pour autant renier le modernisme.
Continue ta route apparemment solitaire, mais je suis prêt à parier que tu emprunterais une autre voie si une occasion inattendue se présentait !
Hasta l'ego !

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Jean

3 février 2026 11:13

Je te réponds bien volontiers parce que tu as la gentillesse d'avoir très bien pris ma volonté de retrait de notre discussion (eh oui! j'ai déjà depuis longtemps dépassé l'âge de la retraite!!!), l'amabilité et l'intelligence (denrée oh! combien rare sur ce site pour la relever: une raison de plus pour moi de prendre mes distances avec la plupart des forums imbéciles et sans culture que j'ai lus et ne lirai donc plus ici!!!), en plus de ton réel talent d'écriture, d'avoir totalement compris ma démarche de lassitude disons... je vais être pédant et présomptueux: philosophique, qui se résume à la formule bien connue qui est certes un lieu commun mais que j'assume:
"Vanité des vanités, tout n'est que vanité ici-bas"!!!
Je préfère donc rester avec mes souvenirs, bons ( par exemple le prix d'interprétation du festival off à Avignon l'été 1987 pour "mon " "Elephant Man" que j'ai joué ensuite durant deux années, "facile" avec un tel rôle!!! disaient mes partenaires ...assez jaloux!) ou mauvais ( très déçu par la personne auto-centrée, vulgaire et méprisante de Coluche avec qui j'ai partagé la scène étroite du petit cabaret " Le caveau de François Villon" l'hiver 1973-74 alors qu'il se faisait appeler seulement Michel et n'était comme moi que chanteur et n'avait pas encore percé et qui pour le coup me disait qu'on peut rire de tout mais ne se faisait pas faute de me moquer en connivence avec le public pour mes chansons "d'amour" qu'il trouvait ringardes (avec le recul il n'avait pas tort, certes mais quelle attitude désagréablement narcissique_ un Macron avant l'heure!!!)... et me retirer dans ma tour d'ivoire (et défense d'y voir!), ma vie étant accomplie. Quand on a été dans la lumière, comme tu le dis si justement, on aspire à une ombre faite de modestie et de "finalement à quoi bon tout ça? C'est bien fini"...
" La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil" écrivait à ce propos René Char...Je n'ai plus mes 20 ans, hélas! Voilà où j'en suis arrivé!
Sinon je te rappelle que j'ai moi aussi condamné sans ambiguÏté le sinistre dessin pas drôle de Charlie Hebdo au sujet des "brûlés"...On peut rire de tout mais la frontière c'est le talent, et là il n'y en avait pas; je reviens à Coluche qui lui dans sa méchanceté gratuite en avait quand même à revendre!!!
Non, le plus beau de mes souvenirs, l' inoubliable, qui me réconcilie avec mon passé, ce sont mes riches heures passées à enseigner (il fallait bien que je mange!!!) l'après-midi avant d'aller la nuit me produire sur scène: d'abord la musique puis le français à "mes" élèves de collège ensuite de lycée, leur avoir inculqué sans démagogie le goût pour la culture, les avoir fait chanter en choeur, jouer du théâtre en ateliers à l'heure du déjeuner puis en spectacles de fin d'année, etc. ça c' est ma plus grande joie et fierté!!!
Je te livre pour finir une confidence qui explique ma décision de vivre désormais en (bernard)-ermite (errant): je suis en fait sujet à la terrible maladie de la NOSTALGIE, comme une maladie de langueur dont on ne se remet pas...C'est pourquoi parler de mon passé m'est si douloureux et pas agréable...Mais je n'en dégoûte pas les autres, la preuve: je continuerai à te lire avec plaisir à l'occasion, puisque tu as le bon goût de ne pas t'être fâché que je te lâche...
Hasta luego! comme chantait Aufray, une autre de mes improbables mais enrichissantes rencontres!!!
J'ai déjà trop parlé de moi! On ne se refait pas...
The show must go on!!!

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Avatar Dany

Dany

2 février 2026 19:44
Jean a écrit :
Bonjour Dany, je suis un intermittent de Quintonic comme je l'ai été du spectacle, mais parler de ma longue carrière de chanteur, de comédien et d'enseignant de retour sur ce site qui finalement ne m'intéresse pas, ou si peu, j'ai eu le grand tort de répondre à une discussion pour défendre le droit de rire de tout, et surtout la laïcité à laquelle je tiens plus que tout. Je ne tiens pas à être un ancien combattant et parler de moi et de mon parcours m'indiffère , ainsi que mon image, je suis ailleurs définitivement, de plus je n'ai aucun projet, je me laisse porter par le vent, me laisse vivre sans nouvelle ambition sauf de me faire petit sinon transparent, en cela je revendique l'humilité d'un Brasssens dont j'ai fait jadis la première partie avec deux chansons à Bobino, tout ça est bien fini ! je me contente d'être dans la coquille d'un bernard- l'ermite, pour vivre heureux vivons caché ! Je n'aime en fait que la solitude,rien que l'idée d'un nouveau RV me hérisse . Je suis un sauvage, la seule pièce de Molière qui me conviendrait est " Le misanthrope", cela dit sans aucun mépris ni volonté de hauteur. Tu comprends donc que dois décliner ton invitation, j'en suis sincèrement désolé... Bonne continuation...sans moi!

J'ai compris que tu souhaitais te tenir loin du monde, du moins loin des gens. Ce que je comprends moins est pourquoi un ancien homme de scène et d'estrade veuille vivre en ermite. Mais c'est ton choix, qui t'apporte sans doute plus de liberté

La laïcité, moi aussi y suis attaché, et elle est devenue fragile, mais ce n'est pas le christianisme qui la
menace : cela a été réglé le 9 décembre 1905 ...
Rire de tout, oui, j'aurais
cette tendance, mais profiter d'un drame pour qu'un canard montre qu'il est fidèle à son image de marque, sachant que 40 familles sont meurtries, leur vie fichue et en verrons la l'odieuse une, non, je ne souscris pas ! La liberté de se faire son petit plaisir médiocre et égoïste s'arrête si l'on doit blesser encore des gens meurtris !
Et qu'on ne dise pas : They shot horses, is'nt ?

A bientôt (par intermittence) sur le forum !

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Avatar Jean

Jean

2 février 2026 18:33

Bonjour Dany, je suis un intermittent de Quintonic comme je l'ai été du spectacle, mais parler de ma longue carrière de chanteur, de comédien et d'enseignant de retour sur ce site qui finalement ne m'intéresse pas, ou si peu, j'ai eu le grand tort de répondre à une discussion pour défendre le droit de rire de tout, et surtout la laïcité à laquelle je tiens plus que tout. Je ne tiens pas à être un ancien combattant et parler de moi et de mon parcours m'indiffère , ainsi que mon image, je suis ailleurs définitivement, de plus je n'ai aucun projet, je me laisse porter par le vent, me laisse vivre sans nouvelle ambition sauf de me faire petit sinon transparent, en cela je revendique l'humilité d'un Brasssens dont j'ai fait jadis la première partie avec deux chansons à Bobino, tout ça est bien fini ! je me contente d'être dans la coquille d'un bernard- l'ermite, pour vivre heureux vivons caché ! Je n'aime en fait que la solitude,rien que l'idée d'un nouveau RV me hérisse . Je suis un sauvage, la seule pièce de Molière qui me conviendrait est " Le misanthrope", cela dit sans aucun mépris ni volonté de hauteur. Tu comprends donc que dois décliner ton invitation, j'en suis sincèrement désolé... Bonne continuation...sans moi!

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Dany

28 janvier 2026 15:42
Jean a écrit :
Et quand je jouais Molière par exemple, c'était de l'humour noir pince sans rire, pas de la franche rigolade, ma marque de fabrique...

Fort aimablement, tu as écrit dans ton long propos qu'à 20 ans tu te serais bien vu jouer 1h30 du Dany dans un café théâtre.
Figure-toi que Rosa, dans le cadre d'une activité Quintonic lyonnaise, "Rêve de mots", a interprété 3 ou 4 de mes sketchs ; ça avait bien plu.

Bon, si tu es partant pour prendre un pot dans Paris ou ailleurs et discuter de nos parcours et projets, voici mon téléphone : 06 81 59 60 11
Bien cordialement !

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Dany

27 janvier 2026 12:57
Yayane a écrit :
Terribles ces mots quand ils sont dit par des parents .

Oui, ils donnent à réfléchir !

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Avatar catherine-

catherine-

27 janvier 2026 08:08

Bon à rien, mais prêt à tout !! 😄

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Avatar Yayane

Yayane

26 janvier 2026 21:18

Terribles ces mots quand ils sont dit par des parents .

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Dany

26 janvier 2026 15:41
Jean a écrit :
Et quand je jouais Molière par exemple, c'était de l'humour noir pince sans rire, pas de la franche rigolade, ma marque de fabrique...

Le sommet dans le côté "noir" de Molière est certainement son Don Juan.

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Dany

26 janvier 2026 15:40

Plus jeune, comme tu dis (19, 20 ans) j'étais orienté chansons et ne pensais pas à autre chose sauf , tout de même, de continuer mes études à la fac de Lettres de Nanterre.
Si on se prend un pot dans un café, à St Germain ou dans Paris, je développerai un peu plus cette période charnière 1967 – 1970, et tu me raconteras tes choix et ta carrière.
Donc, je ne pensais pas écrire au-delà des paroles des quatre ou cinq chansons que j'avais composées, à la guitare, car un piano dans 26 m2 au 5ème étage sans ascenseur !
Mais la carrière théâtrale m'aurais bien plu, également, et j'ai loupé une occasion à un certain moment !

Faire un recueil de tous mes sketchs, c'est fait : ils sont déposés au SNAC.
Les interpréter sur scène, il faudrait que je trouve le ton, le mien, car invariablement je dérive sur les intonations de Devos. Il avait un physique qui portait le rire et le communiquait ; je n'ai pas une tête qui fait rire, je ne m'en plains, note !
Les faire interpréter par un autre, oui. Je te raconterai déjà une tentative dans ce sens et une autre dans le genre retour aux films noirs comiques des années 60 tels Le cave se rebiffe, Les tontons flingueurs, Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu … (navet, mais avec quelques bons mots !), dialogues façon Audiard et donc écrits en langage parlé. Je le posterai peut-être à nouveau.

Pierrot le fou pour moi n'est pas du cinéma - je l'ai cependant vu deux fois, à 35 ans d'intervalle ! - j'y ai quand-même remarqué Devos. Il a tourné aussi un autre film où il se prenait pour une valise.

Je suis d'accord avec toi : les actrices et acteurs qui n'ont jamais fait de théâtre susurent et n'articulent pas, à rendre fou le perchman ! Vincent Lindon : inaudible, incompréhensible, Dussolier : limite parfois, Mélanie Laurent : inaudible …
...
Nous avons plein de choses à nous raconter, mais nous n'allons pas poster nos biographies sur Quintonic !

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