obésité, malnutrition et dérèglement climatique ...

- 21 août 2021 07:15

Des mesures d'urgence sont nécessaires pour protéger la planète et notre santé L’obésité, la dénutrition et le changement climatique sont trois problèmes majeures qui ne devraient plus être considérés séparément. Un groupe d’experts international rappelle dans un texte engagé que notre système alimentaire est responsable des pandémies d’obésité et de dénutrition, mais qu’il génère également 25 % à 30 % des émissions de gaz à effet de serre ! Face à l’urgence de la situation, les chercheurs préconisent des solutions politiques drastiques, indispensables pour sauver notre planète et préserver notre santé.


OBESITE, DENUTRITION ET CHANGEMENT CLIMATIQUE
La malnutrition, qu’il s’agisse d’obésité ou de dénutrition, est la principale cause de mauvaise santé dans le monde. A tel point que les scientifiques considèrent qu’il s’agit d’une épidémie mondiale ! Malheureusement, ce problème est difficile à enrayer avec le changement climatique, également considéré comme une épidémie mondiale, qui aggrave la malnutrition. Après avoir proposé un rapport concentré sur le lien entre alimentation et environnement qui préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre, et de doubler celle de fruits, légumes et noix, les 43 experts venus de 14 pays proposent un nouveau texte engagé dans les colonnes de la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet. Selon eux, considérer les épidémies d’obésité, de dénutrition et de changement climatique séparément est une erreur. Les auteurs du rapport s’insurgent même : « La lenteur des réponses politiques est inacceptable ! » Ils précisent que nous sommes actuellement confrontés à une synergie d’épidémies, puisque obésité, dénutrition et changement climatique sont trois phénomènes qui interagissent ensemble. En effet, notre « système alimentaire est non seulement responsable des pandémies d’obésité et de dénutrition, mais génère aussi 25 à 30 % des émissions de gaz à effet de serre », notamment l’élevage de bétails. Et la malnutrition risque d’être aggravée par le changement climatique, notamment par les sécheresses qui feraient grimper les prix des fruits et légumes, poussant à la consommation d’aliments industriels.


POLITIQUES DE SANTE PUBLIQUE, BUDGETAIRES ET FISCALES
Le professeur Corinna Hawkes, l’une des auteurs du rapport insiste : « Il faut prendre conscience de ces connexions ! » Les chercheurs ont imaginé une réponse assez drastique, mais nécessaire face à l’urgence de la situation. En effet, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) dénombre 1.9 milliard d’adultes en surpoids dans le monde, dont 650 millions de personnes obèses. A l’inverse, 462 millions d’adultes souffrent de maigreur. Pour ces experts, les multinationales de l’alimentaire doivent être traitées de la même façon que les industriels du tabac. Selon le professeur William H. Dietz, « les points communs sont les dégâts qu’elles provoquent et le comportement des entreprises qui en tirent profit ». Bien sûr, il ajoute toutefois que « la nourriture est évidemment différente du tabac, puisqu’elle est indispensable à la vie, mais ce n’est pas le cas des aliments mauvais pour la santé ». Les chercheurs invitent donc à la création d’une « Convention-cadre sur les systèmes alimentaires », identique à la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLA), un texte adopté par l’OMS en 2003 qui vise à réduire la consommation de tabac dans le monde et à lutter contre le lobbying de cette industrie, notamment pour limiter son influence sur les politiques publiques. Pour appuyer cette idée et en guise d’exemple, le rapport rappelle qu’en 2016-2017, « le secteur des boissons sucrées aux États-Unis a dépensé 50 millions de dollars en lobbying pour contrer des mesures destinées à diminuer la consommation de soda ». Enfin, les auteurs de ce nouveau document proposent également une série de mesures, comme des recommandations en faveur de régimes sains ou encore la promotion de l’activité physique. Mais aussi un meilleur financement des modes de production durables ou encore la mise en place de taxes pour faire baisser la consommation de viande rouge et favoriser les transports non motorisés.


https://dailygeekshow.com/obesite-denutrition-changement-climatique/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2021_08_20

obésité, malnutrition et dérèglement climatique ...

21 août 2021 07:15

Des mesures d'urgence sont nécessaires pour protéger la planète et notre santé L’obésité, la dénutrition et le changement climatique sont trois problèmes majeures qui ne devraient plus être considérés séparément. Un groupe d’experts international rappelle dans un texte engagé que notre système alimentaire est responsable des pandémies d’obésité et de dénutrition, mais qu’il génère également 25 % à 30 % des émissions de gaz à effet de serre ! Face à l’urgence de la situation, les chercheurs préconisent des solutions politiques drastiques, indispensables pour sauver notre planète et préserver notre santé.


OBESITE, DENUTRITION ET CHANGEMENT CLIMATIQUE
La malnutrition, qu’il s’agisse d’obésité ou de dénutrition, est la principale cause de mauvaise santé dans le monde. A tel point que les scientifiques considèrent qu’il s’agit d’une épidémie mondiale ! Malheureusement, ce problème est difficile à enrayer avec le changement climatique, également considéré comme une épidémie mondiale, qui aggrave la malnutrition. Après avoir proposé un rapport concentré sur le lien entre alimentation et environnement qui préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre, et de doubler celle de fruits, légumes et noix, les 43 experts venus de 14 pays proposent un nouveau texte engagé dans les colonnes de la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet. Selon eux, considérer les épidémies d’obésité, de dénutrition et de changement climatique séparément est une erreur. Les auteurs du rapport s’insurgent même : « La lenteur des réponses politiques est inacceptable ! » Ils précisent que nous sommes actuellement confrontés à une synergie d’épidémies, puisque obésité, dénutrition et changement climatique sont trois phénomènes qui interagissent ensemble. En effet, notre « système alimentaire est non seulement responsable des pandémies d’obésité et de dénutrition, mais génère aussi 25 à 30 % des émissions de gaz à effet de serre », notamment l’élevage de bétails. Et la malnutrition risque d’être aggravée par le changement climatique, notamment par les sécheresses qui feraient grimper les prix des fruits et légumes, poussant à la consommation d’aliments industriels.


POLITIQUES DE SANTE PUBLIQUE, BUDGETAIRES ET FISCALES
Le professeur Corinna Hawkes, l’une des auteurs du rapport insiste : « Il faut prendre conscience de ces connexions ! » Les chercheurs ont imaginé une réponse assez drastique, mais nécessaire face à l’urgence de la situation. En effet, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) dénombre 1.9 milliard d’adultes en surpoids dans le monde, dont 650 millions de personnes obèses. A l’inverse, 462 millions d’adultes souffrent de maigreur. Pour ces experts, les multinationales de l’alimentaire doivent être traitées de la même façon que les industriels du tabac. Selon le professeur William H. Dietz, « les points communs sont les dégâts qu’elles provoquent et le comportement des entreprises qui en tirent profit ». Bien sûr, il ajoute toutefois que « la nourriture est évidemment différente du tabac, puisqu’elle est indispensable à la vie, mais ce n’est pas le cas des aliments mauvais pour la santé ». Les chercheurs invitent donc à la création d’une « Convention-cadre sur les systèmes alimentaires », identique à la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLA), un texte adopté par l’OMS en 2003 qui vise à réduire la consommation de tabac dans le monde et à lutter contre le lobbying de cette industrie, notamment pour limiter son influence sur les politiques publiques. Pour appuyer cette idée et en guise d’exemple, le rapport rappelle qu’en 2016-2017, « le secteur des boissons sucrées aux États-Unis a dépensé 50 millions de dollars en lobbying pour contrer des mesures destinées à diminuer la consommation de soda ». Enfin, les auteurs de ce nouveau document proposent également une série de mesures, comme des recommandations en faveur de régimes sains ou encore la promotion de l’activité physique. Mais aussi un meilleur financement des modes de production durables ou encore la mise en place de taxes pour faire baisser la consommation de viande rouge et favoriser les transports non motorisés.


https://dailygeekshow.com/obesite-denutrition-changement-climatique/?utm_source=newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter_Journaliere_2021_08_20

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21 août 2021 11:31
paul a écrit :
tout a fait d'accord , mais les lois de la finances sont très puissantes , les citoyens ont perdu leur role d'acteurs de la vie ...les lobbies de l'agro alimentaires ont pris le dessus ...et la culture de la facilité et de l'oisiveté ....il faut bien "s'occuper'

Oui, les citoyens ont perdu leur rôle d'acteurs de la vie, mais pas les consommateurs qui ont le pouvoir d'acheter ou non . Pour vous aider, commencez par faire vos courses après un bon repas.

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Adalbert

21 août 2021 09:35
caracole a écrit :
Tout à fait d'accord avec vous. De plus un pass sanitaire donc vaccination pour les 12/17 ans pour faire du sport à la rentrée pour nos enfants et petits enfants dans les associations .Le gouvernement va faire une génération de lardons

Ouais mais d'un aut' côté, les Gontran non vaccinés pourront plus aller faire le plein chez Mac'Do, ça devrait largement compenser !

( pour les illettrés qu'auraient pas compris:
https://www.lalsace.fr/actualite/2012/07/22/le-copain-de-popeye )

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Aurore

21 août 2021 09:32
coquelourde a écrit :
lire Toxic écrit il y a des dizaines d'années. Comment les industriels cherchent dés tout bébé à conditionner l'être humain, Effarant !

Ça me parle vaguement... mais je retourne voir ça de plus près 😉

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coquelourde

21 août 2021 09:29
Aurore a écrit :
Le jour où les gens qui pensent que leur comportement alimentaire et de consommation est issu d’un « choix personnel » comprendront qu’ils ont été conditionnés par l’education, leur culture et les lobbys, ce sera un grand pas dans l’eveil de la conscience.
Pourquoi la consommation de sucres, viandes, produits laitiers ou préparations industrielles a-t-elle augmenté autant ces 70 dernières années ? Répondre à cette question demande beaucoup d’honnêteté envers soi-même, et remettre toutes ses convictions et idées reçues en cause est plus difficile au fur et à mesure que l’on avance en âge.

lire Toxic écrit il y a des dizaines d'années. Comment les industriels cherchent dés tout bébé à conditionner l'être humain, Effarant !

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caracole

21 août 2021 08:42
paul a écrit :
tout a fait d'accord , mais les lois de la finances sont très puissantes , les citoyens ont perdu leur role d'acteurs de la vie ...les lobbies de l'agro alimentaires ont pris le dessus ...et la culture de la facilité et de l'oisiveté ....il faut bien "s'occuper'

Tout à fait d'accord avec vous. De plus un pass sanitaire donc vaccination pour les 12/17 ans pour faire du sport à la rentrée pour nos enfants et petits enfants dans les associations .Le gouvernement va faire une génération de lardons

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lyanne28

21 août 2021 08:12

Il serait temps de faire quelque chose en ce sens ! Tous les ans un "rapport" apparaît : il y a de plus en plus d'obèses.... attention !!! Attention !! Et rien ne change, toutes les "saletés" (je reste polie) qui sont mises dans la bouffe, l'intox qui nous est faite via les médias (télé, autres....) pour acheter cette "merveilleuse" glace, viande, etc..., ou aller manger dans ces restau - qui n'en sont certes pas pour moi !!! - Enfin tout cela n'arrange personne à part bien sûr ceux qui vendent leur "m...de" et se remplissent chaque jour un peu plus leurs poches !!!

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Aurore

21 août 2021 07:38

Le jour où les gens qui pensent que leur comportement alimentaire et de consommation est issu d’un « choix personnel » comprendront qu’ils ont été conditionnés par l’education, leur culture et les lobbys, ce sera un grand pas dans l’eveil de la conscience.
Pourquoi la consommation de sucres, viandes, produits laitiers ou préparations industrielles a-t-elle augmenté autant ces 70 dernières années ? Répondre à cette question demande beaucoup d’honnêteté envers soi-même, et remettre toutes ses convictions et idées reçues en cause est plus difficile au fur et à mesure que l’on avance en âge.

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paul

21 août 2021 07:30

tout a fait d'accord , mais les lois de la finances sont très puissantes , les citoyens ont perdu leur role d'acteurs de la vie ...les lobbies de l'agro alimentaires ont pris le dessus ...et la culture de la facilité et de l'oisiveté ....il faut bien "s'occuper'

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