"LE VACCIN N’EST PAS UNE PRIVATION DE LIBERTÉ : C’EST LA CONTRAINTE POUR AGIR LIBREMENT"

- 15 juillet 2021 18:05

La philosophe Joëlle Proust a répondu aux questions de ELLE sur la notion de liberté à l’heure de l’obligation vaccinale.

ELLE - Sur les réseaux sociaux - Twitter en tête - les opposants aux mesures sanitaires comparent la situation à la Shoah et à une « dictature ». Comment peut-on expliquer des réactions aussi extrêmes ?

Joëlle Proust - De toute évidence, il s’agit d’une réaction émotionnelle disproportionnée. Cela s’explique par la perception qu’ont les gens de leur propre personne : nous nous voyons comme des atomes de liberté qui ont un droit naturel à disposer de tout ce qui les concerne.
Quant aux parallèles faits avec la Shoah ou les dictatures, ce sont l’essence même de ce que l’on trouve sur les réseaux sociaux, où la règle du jeu est l’impulsivité. Pour séduire une audience et être suivi, il faut toucher au maximum en 280 caractères : plus on est extrême dans nos affirmations, plus on attire l’attention. C’est en fait assez paradoxal de se prétendre libre parce qu’on refuse le vaccin sur Twitter, alors qu’il s’agit d’un endroit où l’on est justement formaté et manipulé.

ELLE - Est-ce le propre de la France de s’offusquer de ces mesures, sachant que « liberté » est le premier mot de notre devise ?

JP - Je ne pense pas vraiment. Il y a la même chose aux Pays-Bas, en Allemagne... En 2021, on a la conviction que l’État n’a pas le droit d’imposer certaines choses – comme la vaccination. D’ailleurs, l’OMS recommande d’éviter l’obligation vaccinale car ce serait contre-productif : en forçant une personne à faire quelque chose, on active ce sentiment de droit à disposer de son corps.
Mais l’État a le devoir de protéger ses citoyens dans leur ensemble, en particulier les plus fragiles. Là, le variant delta menace réellement de nous replonger dans des périodes encore plus sombres que celles que l’on a connues. S’opposer à la vaccination n’a pas un impact uniquement sur notre corps, il en a aussi un sur celui des autres. L’ironie du sort, c’est que ceux qui se prononcent pour la liberté individuelle sont eux-mêmes influencés par des politiques ou autres… Donc pas réellement libres. Plus généralement, il est nécessaire de reconstruire la notion de liberté autour de celle de la responsabilité. Au sens métaphysique, la liberté est la faculté d’avoir pu faire autrement : or, actuellement, il n’y a pas d’autre façon d’entrevoir une issue à la crise.

ELLE - La liberté est-elle un droit ? Ou faut-il des droits pour être libre ?

JP - La liberté est surtout un mot ambigu. Il y a la liberté telle qu’elle est perçue par quelqu’un – « je peux faire tout ce que je veux de moi-même » –, puis il y a la liberté telle qu’on l’entend lorsqu’on fait société : je suis libre à partir du moment où j’ai réfléchi à mon action, que j’ai vraiment envie de faire ce que je suis en train de faire, et que je n’ai pas été influencée par telle ou telle chose. Mais encore une fois, sur le plan métaphysique, personne n’est libre, puisque toutes nos pensées et actions découlent de ce qu’on nous a appris, à l’école, en famille, ou autre.

ELLE - En matière de libertés fondamentales, comment définir celles qui priment ? Ici, celles des vaccinés sur les autres.

JP - Ce n’est pas comme ça qu’il faut voir les choses. En fait, le vaccin n’est pas une privation de liberté : c’est la contrainte pour agir librement. Comme la condition pour se balader dans la rue, c’est d’être habillé. Le vaccin n’est certes pas prévu dans la loi, mais il est encore plus important pour la survie collective.

ELLE - Pourquoi le pass sanitaire est-il perçu comme une entrave à la liberté alors que, justement, il doit nous permettre de retrouver la « vie d’avant » ?

JP - Parce qu’il s’agit d’un raisonnement à plusieurs étapes, que beaucoup de gens ne s’approprient pas. Ceux-là voient uniquement le fait qu’on va leur imposer un préalable à leurs activités quotidiennes – même si collectivement, c’est une condition de liberté. Nous avons un besoin de sentiment d’auto-efficacité.
Psychologiquement, quand on dit à quelqu’un qu’il n’est pas libre au sens où il l’entend, il va forcément se comporter de manière plus mauvaise : comme quand on dit à un enfant qu’il ne peut pas manger les bonbons qui sont sur la table, il va avoir une envie irrépressible de le faire.

ELLE - Après tout, on reste libres de se faire vacciner ou non. Est-ce que l’exercice d’une liberté individuelle peut-être soumis à condition ? Cela en fait-il une liberté au rabais ?

JP - La liberté d’agir est toujours soumise à condition : par exemple, pour boire de l’alcool, il faut avoir 18 ans – et ça ne choque personne. Dans le contexte d’une pandémie gravissime, certains ne comprennent pas que les choses ont changé, non seulement pour eux mais aussi pour le monde entier.

ELLE - L’individualisme fait-il que l’on place la liberté individuelle au-dessus de tout ?

JP - Je crains que les partisans de la liberté individuelle n’aient pas examiné les conséquences de leurs propres pensées. Si tout le monde adoptait leur point de vue, ce serait un désastre. Théoriquement, il n’y pas de limite à la possibilité d’exprimer sa liberté individuelle : on est libre de tuer quelqu’un, de boire au volant, mais derrière, il y a des conséquences auxquelles on ne peut échapper. Mais toute cette défiance envers les mesures prises par le gouvernement pose le risque d’effondrement de l’Etat. Ceux qui ne veulent pas se faire vacciner pensent qu’une obligation cache quelque chose, comme dans les théories complotistes. Cela joue un rôle dans la prudence avec laquelle l'État impose des conditions.

"LE VACCIN N’EST PAS UNE PRIVATION DE LIBERTÉ : C’EST LA CONTRAINTE POUR AGIR LIBREMENT"

15 juillet 2021 18:05

La philosophe Joëlle Proust a répondu aux questions de ELLE sur la notion de liberté à l’heure de l’obligation vaccinale.

ELLE - Sur les réseaux sociaux - Twitter en tête - les opposants aux mesures sanitaires comparent la situation à la Shoah et à une « dictature ». Comment peut-on expliquer des réactions aussi extrêmes ?

Joëlle Proust - De toute évidence, il s’agit d’une réaction émotionnelle disproportionnée. Cela s’explique par la perception qu’ont les gens de leur propre personne : nous nous voyons comme des atomes de liberté qui ont un droit naturel à disposer de tout ce qui les concerne.
Quant aux parallèles faits avec la Shoah ou les dictatures, ce sont l’essence même de ce que l’on trouve sur les réseaux sociaux, où la règle du jeu est l’impulsivité. Pour séduire une audience et être suivi, il faut toucher au maximum en 280 caractères : plus on est extrême dans nos affirmations, plus on attire l’attention. C’est en fait assez paradoxal de se prétendre libre parce qu’on refuse le vaccin sur Twitter, alors qu’il s’agit d’un endroit où l’on est justement formaté et manipulé.

ELLE - Est-ce le propre de la France de s’offusquer de ces mesures, sachant que « liberté » est le premier mot de notre devise ?

JP - Je ne pense pas vraiment. Il y a la même chose aux Pays-Bas, en Allemagne... En 2021, on a la conviction que l’État n’a pas le droit d’imposer certaines choses – comme la vaccination. D’ailleurs, l’OMS recommande d’éviter l’obligation vaccinale car ce serait contre-productif : en forçant une personne à faire quelque chose, on active ce sentiment de droit à disposer de son corps.
Mais l’État a le devoir de protéger ses citoyens dans leur ensemble, en particulier les plus fragiles. Là, le variant delta menace réellement de nous replonger dans des périodes encore plus sombres que celles que l’on a connues. S’opposer à la vaccination n’a pas un impact uniquement sur notre corps, il en a aussi un sur celui des autres. L’ironie du sort, c’est que ceux qui se prononcent pour la liberté individuelle sont eux-mêmes influencés par des politiques ou autres… Donc pas réellement libres. Plus généralement, il est nécessaire de reconstruire la notion de liberté autour de celle de la responsabilité. Au sens métaphysique, la liberté est la faculté d’avoir pu faire autrement : or, actuellement, il n’y a pas d’autre façon d’entrevoir une issue à la crise.

ELLE - La liberté est-elle un droit ? Ou faut-il des droits pour être libre ?

JP - La liberté est surtout un mot ambigu. Il y a la liberté telle qu’elle est perçue par quelqu’un – « je peux faire tout ce que je veux de moi-même » –, puis il y a la liberté telle qu’on l’entend lorsqu’on fait société : je suis libre à partir du moment où j’ai réfléchi à mon action, que j’ai vraiment envie de faire ce que je suis en train de faire, et que je n’ai pas été influencée par telle ou telle chose. Mais encore une fois, sur le plan métaphysique, personne n’est libre, puisque toutes nos pensées et actions découlent de ce qu’on nous a appris, à l’école, en famille, ou autre.

ELLE - En matière de libertés fondamentales, comment définir celles qui priment ? Ici, celles des vaccinés sur les autres.

JP - Ce n’est pas comme ça qu’il faut voir les choses. En fait, le vaccin n’est pas une privation de liberté : c’est la contrainte pour agir librement. Comme la condition pour se balader dans la rue, c’est d’être habillé. Le vaccin n’est certes pas prévu dans la loi, mais il est encore plus important pour la survie collective.

ELLE - Pourquoi le pass sanitaire est-il perçu comme une entrave à la liberté alors que, justement, il doit nous permettre de retrouver la « vie d’avant » ?

JP - Parce qu’il s’agit d’un raisonnement à plusieurs étapes, que beaucoup de gens ne s’approprient pas. Ceux-là voient uniquement le fait qu’on va leur imposer un préalable à leurs activités quotidiennes – même si collectivement, c’est une condition de liberté. Nous avons un besoin de sentiment d’auto-efficacité.
Psychologiquement, quand on dit à quelqu’un qu’il n’est pas libre au sens où il l’entend, il va forcément se comporter de manière plus mauvaise : comme quand on dit à un enfant qu’il ne peut pas manger les bonbons qui sont sur la table, il va avoir une envie irrépressible de le faire.

ELLE - Après tout, on reste libres de se faire vacciner ou non. Est-ce que l’exercice d’une liberté individuelle peut-être soumis à condition ? Cela en fait-il une liberté au rabais ?

JP - La liberté d’agir est toujours soumise à condition : par exemple, pour boire de l’alcool, il faut avoir 18 ans – et ça ne choque personne. Dans le contexte d’une pandémie gravissime, certains ne comprennent pas que les choses ont changé, non seulement pour eux mais aussi pour le monde entier.

ELLE - L’individualisme fait-il que l’on place la liberté individuelle au-dessus de tout ?

JP - Je crains que les partisans de la liberté individuelle n’aient pas examiné les conséquences de leurs propres pensées. Si tout le monde adoptait leur point de vue, ce serait un désastre. Théoriquement, il n’y pas de limite à la possibilité d’exprimer sa liberté individuelle : on est libre de tuer quelqu’un, de boire au volant, mais derrière, il y a des conséquences auxquelles on ne peut échapper. Mais toute cette défiance envers les mesures prises par le gouvernement pose le risque d’effondrement de l’Etat. Ceux qui ne veulent pas se faire vacciner pensent qu’une obligation cache quelque chose, comme dans les théories complotistes. Cela joue un rôle dans la prudence avec laquelle l'État impose des conditions.

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

26 juillet 2021 21:36

je viens d’écouter l’intervention de Mélenchon
a l’assemblée nationale ...faire l’ éloge de l’insoumision

affligeante de suffisance et de démagogie....
toute entière soumise à la préservation de sa virginité politique....
reconnaissant qu’il est lui même vacciné et donc le cul entre deux chaises comme à son habitude ..il ose prétendre qu’être vacciné ne protège en rien les personnes ,,,ni qui que ce soit ,

alors pourquoi l’est -il ,,,,?????🙄

pauvre france 🇫🇷 😠

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Avatar Corinne

Corinne

26 juillet 2021 21:10

Très gentil
Beaucoup de bla bla
Mais si vous faites un sondage la plupart des non vaccinés sont assez incultes
A partir de là tout est dit.

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Avatar beijaflor

beijaflor

21 juillet 2021 10:37

Avant d’écrire et de répondre, il faudrait s’informer. Lire les rapports scientifiques, écouter ceux qui ne sont pas sous la pression des gouvernements et de la bigpharma. Lire aussi les composants des vaccins, s’informer sur le contenu des vaccins, des tests PCR et des masques

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Avatar franced

franced

18 juillet 2021 11:34
beafran a écrit :
Contrairement à ce que clamait les antivax , les personnes que sont fait vacciner ne sont pas des "mou-ou-ou-ou-tons" sans cervelle, mais des personnes responsables,qui ont pesé le pour et les contre en optant, en conscience pour la solution qu'ils ont pensé la meilleure.
Parfois,en prenant plus ou moins de temps pour se décider..

Je suis dans le même cas, même si je me suis décidée assez vite..

Chacun suit son "troupeau" 😂 c’est ce que j’ai dit à une " amie" qui me traitait de mouton
Je suis le troupeau des pour et tu suis le troupeau des contre .
Nous sommes un peu moins amie ..Je me demande bien pourquoi 😂😂😂

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Avatar beafran

beafran

18 juillet 2021 10:57
franced a écrit :
Il y a 3 mois que j’ai reçu la deuxième injection J’ai hésité un temps , comme beaucoup et après en avoir discuté longuement avec mon médecin , je suis allée faire faire le Pfiser

Contrairement à ce que clamait les antivax , les personnes que sont fait vacciner ne sont pas des "mou-ou-ou-ou-tons" sans cervelle, mais des personnes responsables,qui ont pesé le pour et les contre en optant, en conscience pour la solution qu'ils ont pensé la meilleure.
Parfois,en prenant plus ou moins de temps pour se décider..

Je suis dans le même cas, même si je me suis décidée assez vite..

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Avatar franced

franced

18 juillet 2021 10:49
beafran a écrit :
Ah bon, vous êtes vaccinée ?
J' avais compris au contraire que vous faisiez partie des irréductibles...
De toutes manières, chacun est libre, quoi qu' il dise, y compris de changer d' avis..

Il y a 3 mois que j’ai reçu la deuxième injection J’ai hésité un temps , comme beaucoup et après en avoir discuté longuement avec mon médecin , je suis allée faire faire le Pfiser

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Avatar beafran

beafran

18 juillet 2021 10:10
franced a écrit :
Oui tout à fait , j’ai choisi librement de me faire vacciner , estimant qu’à 79 ans et diabétique c’était plus raisonnable
Et je n’en pouvais plus de ne pouvoir câliner mon arrière petite fille qui avait peur de me contaminer
Quelle responsabilité sur les épaules d’un si jeune enfant !

Ah bon, vous êtes vaccinée ?
J' avais compris au contraire que vous faisiez partie des irréductibles...
De toutes manières, chacun est libre, quoi qu' il dise, y compris de changer d' avis..

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Avatar franced

franced

18 juillet 2021 09:16
beafran a écrit :
Ce qui prouve bien que vous êtes libre...

Oui tout à fait , j’ai choisi librement de me faire vacciner , estimant qu’à 79 ans et diabétique c’était plus raisonnable
Et je n’en pouvais plus de ne pouvoir câliner mon arrière petite fille qui avait peur de me contaminer
Quelle responsabilité sur les épaules d’un si jeune enfant !

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Avatar cat

cat

18 juillet 2021 09:08
Antman a écrit :
On peut résumer le titre de ce topic par cet oxymore : le vaccin rend libre...
Cela me fait penser au " travail qui rend libre" ...au risque de choquer certains
Bonne continuation

Et oui le travail rend libre!

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Avatar beafran

beafran

18 juillet 2021 08:07
franced a écrit :
Ce qui me sidère , ça n’est pas ceux qui ne veulent pas du vaccin , c’est tout à fait leur droit .
Mais ceux sont ceux qui ne voulaient du vaccin à aucun prix ….il faudra qu’on m’y traîne de force , ai je entendu
Et puis …..parce qu’ils ne pourront pas aller trépigner au pied du podium ou s’agite un c…… devant son micro , les voilà t’ils pas qu’ils se précipitent vers le centre de vaccination le plus proche
Moi quand je ne veux pas , je ne veux pas , même si on me met un tas de diamants devant ….et encore plus s’il s’agit de ma santé !!!

Ce qui prouve bien que vous êtes libre...

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Avatar franced

franced

18 juillet 2021 08:03

Ce qui me sidère , ça n’est pas ceux qui ne veulent pas du vaccin , c’est tout à fait leur droit .
Mais ceux sont ceux qui ne voulaient du vaccin à aucun prix ….il faudra qu’on m’y traîne de force , ai je entendu
Et puis …..parce qu’ils ne pourront pas aller trépigner au pied du podium ou s’agite un c…… devant son micro , les voilà t’ils pas qu’ils se précipitent vers le centre de vaccination le plus proche
Moi quand je ne veux pas , je ne veux pas , même si on me met un tas de diamants devant ….et encore plus s’il s’agit de ma santé !!!

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Avatar zorbek

zorbek

18 juillet 2021 07:03
Antman a écrit :
On peut résumer le titre de ce topic par cet oxymore : le vaccin rend libre...
Cela me fait penser au " travail qui rend libre" ...au risque de choquer certains
Bonne continuation

Parce que la non-vaccination et la propagation de l'épidémie covid rend libre?
Quant au travail, il permet d'assumer nos besoins vitaux voire plus, sans vivre au crochet des autres. L'exemple le plus frappant, c'est la libération des femmes de la tutelle patriarcale par le biais de l'indépendance financière liée au travail.

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Avatar Antman

Antman

18 juillet 2021 06:18

On peut résumer le titre de ce topic par cet oxymore : le vaccin rend libre...
Cela me fait penser au " travail qui rend libre" ...au risque de choquer certains
Bonne continuation

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

18 juillet 2021 04:58

Vaccin anti Covid: le Dr Irène Frachon, lanceuse d’alerte du Médiator, répond aux récalcitrants
"Le vaccin est sérieux et efficace". La pneumologue Irène Frachon, qui a révélé le scandale du Médiator et résisté aux lobbies pharmaceutiques, prend clairement position.


Quand elle parle, les Français tendent l’oreille, y compris les plus méfiants envers les laboratoires pharmaceutiques et les autorités de santé. C’est qu’elle est connue pour peser ses mots et documenter ses interventions. La "fille de Brest", titre du film qui retrace la lutte de cette pneumologue brestoise dans la révélation de l’affaire du médiator, est sortie du silence. Dans une interview chez nos confrères du journal "Le Parisien", elle adresse un message clair à ceux qui doutent, hésitent ou refusent d’être vaccinés contre le Covid-19.

..."J’ai regardé de près les études"
Pour elle, la défiance n’est pas fondée. "J’ai regardé de près les études de validation et la veille de pharmacovigilance. Je suis convaincue de la qualité, du sérieux et de l’efficacité des vaccins agréés en France. Je peux dire que c’est l’inverse du Mediator où dès le début, alors qu’on pouvait s’apercevoir que c’était un poison, on a fermé les yeux. Aujourd’hui, beaucoup de gens me font confiance et je leur dis: vous avez une solution, faites-vous vacciner!"

Les possibles effets secondaires de la vaccination, elle ne les balaie pas d’un revers de main. Si elle note quelques effets secondaires proches d’un syndrome grippal, elle rassure: "les complications plus sérieuses sont exceptionnelles et les bénéfices du vaccin infiniment supérieurs aux risques du Covid, il n’y a pas photo". Pour elle, impossible de sortir de cette crise sans une vaccination rapide de toute la population.







Alors que son nom est régulièrement cité sur les réseaux sociaux par des personnes hostiles au vaccin, Irène Frachon refuse l’amalgame avec le Médiator et ne veut pas servir de caution. Sur l’antenne de France Bleu Breizh Izel, elle précise : "Je comprends très bien que cette affaire ait entraîné une très grande défiance des citoyens, des usagers de santé, parce qu’on a vu une faillite possible des autorités de santé, une faillite d’un laboratoire français, une certaine impunité, des liens qui perdurent entre le monde scientifique, médical et un laboratoire criminel. D’une certaine façon, même moi médecin je partage cette défiance. Mais je garde mes bases d’analyse critique scientifique, qui m’ont permis de démontrer le danger du Mediator". Il ne s’agit pas ici de croyance, mais de médecine fondée sur les preuves. Les pays qui vaccinent à grande échelle voient effectivement s’effondrer la mortalité liée au Covid. Le Dr Frachon insiste sur l’impuissance des médecins quand le virus dévaste la totalité du poumon, entraînant la mort. "À part durant les grandes périodes de guerre, nous avons vécu ces deux dernières années un péril vital pour notre société. Le développement des vaccins est une nouvelle remarquable dans le cataclysme de cette pandémie", conclut-elle. De plus en plus de médecins œuvrent comme elle pour ramener le débat sur le terrain de la médecine, et sortir du clivage opposant "pour" et "contre". Le collectif Du côté de la Science prépare ainsi une foire aux questions anonymisées sur le thème de la vaccination anti Covid..."... 16/7/2021

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Avatar odilonredon

odilonredon

17 juillet 2021 21:11

Je crois que que nous sommes tous un peu piqués certains plus que d'autres... 🤠 🤯 🙄

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