L'histoire du homard

- 24 septembre 2023 05:05


Au XVIIe siècle, quand les premiers colons européens arrivent en Nouvelle-Angleterre, ils se rendent compte que les homards prolifèrent. Leur surabondance en fait une denrée peu estimée sans vraiment d'intérêt. Seuls les Indiens s’en servent comme engrais ou comme appât ou, au pire, comme nourriture, si vraiment ils n’ont pas réussi à attraper de poissons.

Le homard est surnommé le “cafard de la mer” et, bien souvent, il est réservé aux plus démunis, aux prisonniers, aux servants, aux veuves et orphelins.

De l’ombre à la lumière

Au XIXe siècle, c’est la société B&M (Burnham & Morrill Company) qui, la première, a l’idée d’exploiter la surabondance de ce produit dans le Maine et le Massachusetts et de le mettre en conserve, de le commercialiser et l’exporter. Mais même sous cette nouvelle forme, il reste un produit peu considéré. Peu à peu, dans l'État du Maine, les usines de conserves de homard fleurissent et petit à petit, le homard s'industrialise. La pêche commerciale a débuté après l’invention et le perfectionnement du procédé de la mise en conserve. Vers 1850, certains restaurants commencent à le présenter au menu comme un « produit bon marché ».

C’est à l’arrivée du chemin de fer qui se développe aux Etats-Unis et l’essor du homard en conserve servi aux passagers par des compagnies ferroviaires, que le crustacé mal-aimé change de statut. Les voyageurs sont séduits par la chair de ce crustacé si particulier. C’est le début du succès…

À la sortie du train, certains voyageurs fortunés commencent à considérer le homard comme un mets de choix et veulent le consommer à Boston et New-York. Il devient un plat à la mode.
Dans les années 1920, la surpêche réduit l’offre et le homard devient une denrée rare et coûteuse. Puis il est impacté par la crise économique et la grande dépression de 1929 qui font chuter l’offre et la demande.
Il faut attendre l’après-guerre pour que le crustacé retrouve ses lettres de noblesse et affirme son statut de produit haut de gamme.
À partir de la fin du XIXe siècle, des réglementations concernant la pêche au homard ont été mises en place pour éviter l’épuisement des stocks.

Aujourd’hui, le homard américain est reconnu dans le monde entier comme un mets de qualité exceptionnelle et la majorité des homards pêchés aux États-Unis proviennent des eaux du Maine et du Massachusetts.

Homard et culture

Au cours de l’histoire, la carapace du homard a inspiré certaines armoiries et parfois certains dispositifs de défense comme par exemple le casque turc “queue de homard” au XVIIe siècle.
On retrouve également le magnifique crustacé à différentes périodes de l’histoire de l’art.

Magnifié dans certaines natures mortes, il est souvent représenté sur une table au milieu d’autres victuailles.
Parmi les peintres qui l’ont représenté, on peut citer aussi Dali ou Picasso ou plus récemment Jeff Koons.

***

Et si, finalement, la meilleure place du homard n'était pas au bout d'une laisse, comme un animal de compagnie ?
Quelque part au milieu du XIXe siècle, Gérard de Nerval fut justement surpris en train de promener un homard sur les marches du Palais Royal. Réponse du poète aux regards ahuris des badauds : « En quoi un homard est-il plus ridicule qu'un chien, qu'un chat, qu'une gazelle, qu'un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J'ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n'aboient pas ».

Source : La folle histoire du homard, des origines à nos tables

L'histoire du homard

24 septembre 2023 05:05


Au XVIIe siècle, quand les premiers colons européens arrivent en Nouvelle-Angleterre, ils se rendent compte que les homards prolifèrent. Leur surabondance en fait une denrée peu estimée sans vraiment d'intérêt. Seuls les Indiens s’en servent comme engrais ou comme appât ou, au pire, comme nourriture, si vraiment ils n’ont pas réussi à attraper de poissons.

Le homard est surnommé le “cafard de la mer” et, bien souvent, il est réservé aux plus démunis, aux prisonniers, aux servants, aux veuves et orphelins.

De l’ombre à la lumière

Au XIXe siècle, c’est la société B&M (Burnham & Morrill Company) qui, la première, a l’idée d’exploiter la surabondance de ce produit dans le Maine et le Massachusetts et de le mettre en conserve, de le commercialiser et l’exporter. Mais même sous cette nouvelle forme, il reste un produit peu considéré. Peu à peu, dans l'État du Maine, les usines de conserves de homard fleurissent et petit à petit, le homard s'industrialise. La pêche commerciale a débuté après l’invention et le perfectionnement du procédé de la mise en conserve. Vers 1850, certains restaurants commencent à le présenter au menu comme un « produit bon marché ».

C’est à l’arrivée du chemin de fer qui se développe aux Etats-Unis et l’essor du homard en conserve servi aux passagers par des compagnies ferroviaires, que le crustacé mal-aimé change de statut. Les voyageurs sont séduits par la chair de ce crustacé si particulier. C’est le début du succès…

À la sortie du train, certains voyageurs fortunés commencent à considérer le homard comme un mets de choix et veulent le consommer à Boston et New-York. Il devient un plat à la mode.
Dans les années 1920, la surpêche réduit l’offre et le homard devient une denrée rare et coûteuse. Puis il est impacté par la crise économique et la grande dépression de 1929 qui font chuter l’offre et la demande.
Il faut attendre l’après-guerre pour que le crustacé retrouve ses lettres de noblesse et affirme son statut de produit haut de gamme.
À partir de la fin du XIXe siècle, des réglementations concernant la pêche au homard ont été mises en place pour éviter l’épuisement des stocks.

Aujourd’hui, le homard américain est reconnu dans le monde entier comme un mets de qualité exceptionnelle et la majorité des homards pêchés aux États-Unis proviennent des eaux du Maine et du Massachusetts.

Homard et culture

Au cours de l’histoire, la carapace du homard a inspiré certaines armoiries et parfois certains dispositifs de défense comme par exemple le casque turc “queue de homard” au XVIIe siècle.
On retrouve également le magnifique crustacé à différentes périodes de l’histoire de l’art.

Magnifié dans certaines natures mortes, il est souvent représenté sur une table au milieu d’autres victuailles.
Parmi les peintres qui l’ont représenté, on peut citer aussi Dali ou Picasso ou plus récemment Jeff Koons.

***

Et si, finalement, la meilleure place du homard n'était pas au bout d'une laisse, comme un animal de compagnie ?
Quelque part au milieu du XIXe siècle, Gérard de Nerval fut justement surpris en train de promener un homard sur les marches du Palais Royal. Réponse du poète aux regards ahuris des badauds : « En quoi un homard est-il plus ridicule qu'un chien, qu'un chat, qu'une gazelle, qu'un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J'ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n'aboient pas ».

Source : La folle histoire du homard, des origines à nos tables

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Avatar Dany

Dany

24 septembre 2023 08:00
Rosa a écrit :
De tous les homards ……celui que je préfère c’est…..
Omar Sharif….mais j’attends toujours!😜

Il est allé rejoindre Peter O'Toole 😔

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Avatar Dany

Dany

24 septembre 2023 07:56
janine33 a écrit :
Ah ?
Je ne connaissais que le complexe du homard des ados .
Je me pince de rire .

😁
Il y a aussi une variété de homards dangereux, qui tuent : "Omar m'a tuer" (sic).
Bon,Janine, redevenons sérieux car nous polluons le sujet bien plaisant et documenté de Pimaly.

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Avatar Rosa

Rosa

24 septembre 2023 07:52
Dany a écrit :
Sujet intéressant !
Et je constate que le grand inventeur et peintre italien du XVIème siècle n'est pas cité parmi les maîtres inspirés par ce crustacé ; pourtant ne dit-on pas le Homard de Vinci ?

De tous les homards ……celui que je préfère c’est…..
Omar Sharif….mais j’attends toujours!😜

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Avatar janine33

janine33

24 septembre 2023 07:44
Dany a écrit :
Sujet intéressant !
Et je constate que le grand inventeur et peintre italien du XVIème siècle n'est pas cité parmi les maîtres inspirés par ce crustacé ; pourtant ne dit-on pas le Homard de Vinci ?

Ah ?
Je ne connaissais que le complexe du homard des ados .
Je me pince de rire .

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Avatar Dany

Dany

24 septembre 2023 07:35

Sujet intéressant !
Et je constate que le grand inventeur et peintre italien du XVIème siècle n'est pas cité parmi les maîtres inspirés par ce crustacé ; pourtant ne dit-on pas le Homard de Vinci ?

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Avatar poloderouen2013

poloderouen2013

24 septembre 2023 05:21

oui mais alors que pensez du homard a l'armoricaine ou celui, a l'américaine !!!!

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Avatar janine33

janine33

24 septembre 2023 05:18

Bonne idée ce post Pimaly . Justement , je me demandais si le homard américain était plus nerveux que le homard breton . Pas d’après l’ article que vous citez .
J’attends l’avis des ceux qui ont comparé .

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