
bern515
La lune vint à la forge
en jupe de tubéreuse
et l’enfant ouvrit sur elle,
ouvrit, ouvrit ses grands yeux.
Dans l’air tout ému, la lune
bouge ses bras et ses mains,
en montrant, lubrique et pure,
ses deux seins de dur étain.
Va-t-en lune, lune, lune.
S’ils arrivaient, les Gitans
feraient de ton cœur parure
d’anneaux et de colliers blancs.
Petit, laisse-moi danser.
Lorsque les Gitans viendront,
tes jolis yeux seront clos,
sur l’enclume ils te verront.
Va-t-en lune, lune, lune,
je les entends galoper.
Petit, ne marche pas sur
ma blancheur amidonnée.
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Carmenlustucru
Bibracte a écrit :
Je voulais l'indiquer sur le topic chansons, mais il y a un tel prologue qui se pose là, nom de Zeus !!
J'avais oublié cette pépite de William Sheller, voyage symphonique et texte flamboyant dignes des horizons démesurés de Westeros !
Ah mais ça me fait penser à Purcell, peut-être Didon et Enée :
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