
bern515
Manick a écrit :
Peut-être la défaite de PAVIE ......En 2004 Didier Le Fur dans son livre Marignan considère que l'histoire racontant l'adoubement de François 1er après la bataille de Marignan est un mythe monté par demande royale en 1525 afin de faire oublier que le connétable de Bourbon qui aurait adoubé François 1er lors de son sacre était un traître qui , en 1523, se rangea du côté de Charles Quint et qui aurait été l'organisateur de la défaite de Pavie et de l'emprisonnement de François er .
"La bataille de Marignan fait date dans l’histoire de France. Première grande bataille
remportée par le roi François Ier, elle affirme sa volonté de faire valoir ses droits
dynastiques, de rappeler les droits de son épouse Claude en terre lombarde,
de venger les échecs de son prédécesseur Louis XII et de montrer sa vaillance.
Or, la gloire de Marignan cache une forêt de défaites, dont la plus remarquable est
l’échec cinglant de la bataille de Pavie à l’issue de laquelle le roi est fait prisonnier
et emmené en Espagne. Si Marignan fut glorifiée pendant des siècles, c’est qu’elle
exalte la figure d’un roi guerrier et prestigieux. Il est engagé personnellement dans
le combat. Sa présence a rassuré et permis un triomphe éclatant. Marignan a ainsi
donné l’image d’un monarque exemplaire, prêt à se sacrifier.
Marignan, c’est l’avers positif du roi: un souverain symbole d’honneur, de courage,
de prudence, de combativité, de victoire. Pavie, c’est le revers de François Ier :
la défaite, la capture, la perte des ambitions italiennes. Or, pour que l’image du roi
ne soit pas ternie par cet échec retentissant, face à son ennemi, Charles Quint,
il fallait établir une figure plus sublime et plus complexe, un principe d’union,
entre Marignan – la victoire, et Pavie – la défaite.
L’idée du roi-chevalier fut énoncée certes sans originalité, puisque tout le début de
la Renaissance en France est animé par les principes de chevalerie. Tout au moins
fallait-il la clamer haut et fort!
En 1525, alors que François Ier est prisonnier en Espagne, on invente donc la scène
fictive de l’adoubement du roi par le chevalier Bayard sur le champ de bataille de
Marignan! Tout devenait alors possible. Le roi n’avait pas perdu à Pavie, il s’était
sacrifié. Il n’avait pas fui, il avait gardé la vie sauve dans l’honneur. Le roi avait tout
simplement manqué de fortune. Le roi était un héros, sans parjure ni faiblesse.
Bravo Manick superbe
En septembre 1515 Francois 1er traverse les alpes par un chemin inattendu (et contreversé) avec une formidable armée pour cette époque, Tous les cols des alpes étaient ténus pas les Suisses. Le 13 septembre il arrive sur Marignan mais les 7 000 Suisses dispersent la cavalerie française. Bayard doit fuir sans son cheval à travers les vignes, heureusement ils rencontre des chevaliers qui lui procurent une nouvelle monture. Le 14 , le combat reprend mais la bataille semble perdue quand au lointain , on entendit le cri sauvage des cavaliers mercenaires de Venise les terribles stradiotes appelés en urgence par François 1er. Attaqués par l'arrière par les stradiotes et sur l'avant par l'armée revigorée de François 1er, c'est un carnage 10 000 morts sur le terrain un succès total , Les mercenaires venitiens s'enfuient pour saccager le pays comme à leur habitude , je ne vous parle pas de l'adoubement tellement bien raconté par Manick. Bayard continua de se battre en Italie, remportant de belles victoires, il mourrut à Sesia en 1524 atteint par un tir d'une excopette (une arme à feu) en plein dos . Ce fut sans aucun doute un chevalier sans peur et sans reproche
En 1975 je suis nommé professeur d'histoire à Lille, mon épouse professeur d'allemand à TRoyes , je ne peux supporter de ne plus être près de la femme que j'aime et près de mon bébé, je démissionne de prof d'histoire et demande un poste d'instituteur près de chez moi. Profitant de ce fait je décide de raconter à mes élèves Marignan dans sa réalité. Les élèves sortis l'inspecteur général est furieux et m'insulte presque " Comment avez-vous put dire cela d'un chevalier qui fait la gloire de la France" savait-il la participation de Venise, je ne le saurais jamais mais il ne baissa pas ma note au contraire, il avait peut être étudié la bataille de Marignan en rentrant chez lui.
Alors pourquoi bern515 et non bern1515, j'ai supprimé le 1 car je trouvais insupportable de voir qu'un professeur d'histoire en 1975 n'avait pas le droit de dire la vérité historique à ses élèves
Voilà vous savez tout sur Marignan ou presque et tout sur mon pseudo ou presque.
Merci de m'avoir lu, bravo Rando et Manick, je vous souhaite à toutes et à Bertrand un dimanche plein de soleil et de petits bonheurs
Manick
Peut-être la défaite de PAVIE ......En 2004 Didier Le Fur dans son livre Marignan considère que l'histoire racontant l'adoubement de François 1er après la bataille de Marignan est un mythe monté par demande royale en 1525 afin de faire oublier que le connétable de Bourbon qui aurait adoubé François 1er lors de son sacre était un traître qui , en 1523, se rangea du côté de Charles Quint et qui aurait été l'organisateur de la défaite de Pavie et de l'emprisonnement de François er .
"La bataille de Marignan fait date dans l’histoire de France. Première grande bataille
remportée par le roi François Ier, elle affirme sa volonté de faire valoir ses droits
dynastiques, de rappeler les droits de son épouse Claude en terre lombarde,
de venger les échecs de son prédécesseur Louis XII et de montrer sa vaillance.
Or, la gloire de Marignan cache une forêt de défaites, dont la plus remarquable est
l’échec cinglant de la bataille de Pavie à l’issue de laquelle le roi est fait prisonnier
et emmené en Espagne. Si Marignan fut glorifiée pendant des siècles, c’est qu’elle
exalte la figure d’un roi guerrier et prestigieux. Il est engagé personnellement dans
le combat. Sa présence a rassuré et permis un triomphe éclatant. Marignan a ainsi
donné l’image d’un monarque exemplaire, prêt à se sacrifier.
Marignan, c’est l’avers positif du roi: un souverain symbole d’honneur, de courage,
de prudence, de combativité, de victoire. Pavie, c’est le revers de François Ier :
la défaite, la capture, la perte des ambitions italiennes. Or, pour que l’image du roi
ne soit pas ternie par cet échec retentissant, face à son ennemi, Charles Quint,
il fallait établir une figure plus sublime et plus complexe, un principe d’union,
entre Marignan – la victoire, et Pavie – la défaite.
L’idée du roi-chevalier fut énoncée certes sans originalité, puisque tout le début de
la Renaissance en France est animé par les principes de chevalerie. Tout au moins
fallait-il la clamer haut et fort!
En 1525, alors que François Ier est prisonnier en Espagne, on invente donc la scène
fictive de l’adoubement du roi par le chevalier Bayard sur le champ de bataille de
Marignan! Tout devenait alors possible. Le roi n’avait pas perdu à Pavie, il s’était
sacrifié. Il n’avait pas fui, il avait gardé la vie sauve dans l’honneur. Le roi avait tout
simplement manqué de fortune. Le roi était un héros, sans parjure ni faiblesse.
bern515
Je suis un homme célèbre de l'époque moderne (antiquité , moyen âge , époque moderne, époque contemporaine) donc vous situez les siècles. J'ai participé à une célèbre bataille que je n'avais pas le droit de raconter à mes élèves
Qui est cet homme et que s'est il passé à cette bataille ?
bern515
Bravo Nymphéa
C'est en effet Henri de la tour d'Auvergne dit TURENNE 1611 1675 maréchal de France en 1643
" Il alla sur une petite hauteur pour observer la marche des soldats. IL avait envoyé dire à Brisach qu'on fit les prières de quarante heures, on tirait de loin à l'aventure, un malheureux coup de canon le coupa par le milieu du corps alors qu'il était entouré d'une dizaine d'hommes. Le roi fut très affligé jusqu'à Madame de Sévigné et les larmes de Bossuet. Le roi accorda à Turenne l'honneur d'être inhumé au coeur de la basilique Saint-Denis aux côtés des rois de France
En octobre 1793 le tombeau de Turenne fut profané un gardien s'est permis d'ôter les dents pour les vendre. Bonaparte fit transférer la dépouille en 1800 à St Louis des Invalides
bern515
bern515 a écrit :
oui mes amies mais je ne suis pas certain de cette tradition et j'ai abandonné le moyen âge pour faire plaisir à Rando , je crois, donc c'est plus tard
enfin pour Bertrand Du Guesclin mort à Château de randon en 1380 , il aurait été pris d'un malaise et il semble que mais je ne retrouve pas de textes
