Avatar Pimaly

En cette période de féminisme exacerbé…

Pimaly - 8 mars 2023 12:27

...réfléchissons à cette journée internationale des droits des femmes… jusque dans nos cuisines. Parce que… comment dire ?

Il paraît qu’il y a un sexe faible (devinez lequel) et un sexe fort (on continue les devinettes ?).
Et quand on veut parler du genre humain qui, comme chacun sait, se compose d’hommes ET de femmes - mieux… qui existe parce qu’à l’origine, il y a eu un homme ET une femme -, on dit pourtant… « les hommes ».
Par exemple « les hommes sont supérieurs aux animaux », « l’homme est un animal doué de raison », voire « les grands hommes de ce monde » (jamais les grandes femmes), sans oublier « La déclaration des droits de l’homme », etc., comme si les femmes comptaient pour peau de balle.

Cette soi-disant supériorité masculine affecte même la grammaire où le masculin l’emporte sur le féminin ! Je crains d’ailleurs qu’avoir féminisé quelques mots de la langue française ne fasse pas beaucoup avancer la cause féministe et soit même à la limite du ridicule, comme l’écriture inclusive. D’autant que certains ne sont pas féminisables comme par exemple… imposteur! À chaque sexe ses forces et ses faiblesses…

Surtout, tout cela manque terriblement d’humour!
Alors, Diou biban — tiens d’ailleurs, Dieu au féminin, ça donnerait quoi? — je me suis dit que ce serait drôle de bousculer cette dictature macho jusque dans les livres de cuisine. Après tout, puisque la cuisine est paraît-il la place des femmes, alors allons-y gaiement!

Allons messieurs, adieu lapin chasseur, gigot d’agneau (les agnelles n’ont pas de gambettes ?), rôti de bœuf — qui n’est de toute façon jamais avoué rôti de vache, quand bien même 85% desdits rôtis sont de la vache de réforme, mais qu’en cas d’épidémie, on parle évidemment de vache folle et non de bœuf fou ! —, tendrons de veau (et la velle ?), côtes de porc (qui ne sont jamais de truie… la pauvre, culinairement, elle n’a que sa vulve à nous offrir), pigeons et autres lièvres, pas toujours soulevés. Sans parler des poissons qui ne sont jamais poissonnes… sauf maquerelles ou morues, évidemment! Et des homards qui ne sont jamais homardes, même grainées.

Non, nous les femmes, nous avons seulement droit aux honneurs de la basse-cour : poule (pas toujours de luxe), poulette, petite caille, dinde (grosse de surcroît), bécasse, pintade (le dernier volatile en date qui nous caricature) et j’en passe qui, à proprement dit, ne sont pas vraiment des surnoms flatteurs. Il n’y a guère que la canette qui tire son épingle du jeu. Et la palombe dans le Sud-Ouest.

Alors oui! Soyons maîtresses au moins dans notre cuisine et révisons nos manuels culinaires. Eh oui messieurs ! je vous le répète, adieu lapin chasseur, bonjour lapine chasseresse ! Encore que… la pine pour une femelle !


Lapine chasseresse

Préparation : 25 minutes
Cuisson : 1 heure

Pour 4 à 6 personnes :

1 lapine de 1,200 à 1,500 kg, coupée en morceaux, avec son foie et ses rognons
– 60 g de beurre
– 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
– 8 échalotes
– 1 cuillerée à soupe de farine
– 15 cl de bouillon de volaille
– 15 cl de vin blanc sec
– 1 petit bouquet garni (thym, laurier, persil plat)
– 200 g de champignons de Paris
– 1 citron
– 4 branches de persil plat
– sel, poivre du moulin

Faites chauffer 20 g de beurre et l’huile dans une cocotte.
Faites-y revenir les morceaux de lapine de tous côtés jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Retirez-les et réservez-les. Jetez la matière grasse.
Pelez et hachez les échalotes. Mettez-les dans la cocotte avec 20 g de beurre, sur feu doux. Mélangez pour les enrober, couvrez et laissez fondre environ 5 minutes en secouant fréquemment le récipient et en surveillant de temps à autre.
Remettez les morceaux de lapine dans la cocotte. Singez* et mélangez sans laisser roussir.
Mouillez avec le bouillon et le vin, en grattant le fond à la spatule pour dissoudre tous les sucs. Ajoutez le bouquet garni. Salez et poivrez. Couvrez. Laissez mijoter 40 à 45 minutes en retournant les morceaux à mi-cuisson.
Pendant ce temps, nettoyez les champignons avec un linge humide. Coupez-les en dés. Mettez-les dans une casserole avec le reste de beurre et le jus du citron. Couvrez. Laisser étuver 10 minutes sur feu doux.
5 minutes avant la fin de cuisson, ajoutez les abats (foie et rognons) dans la cocotte, en les enfouissant. Incorporez aussi les champignons et leur jus. Parsemez de persil très finement ciselé. Mélangez une dernière fois.
Servez dans la cocotte ou bien renversez dans un plat creux bien chaud en éliminant le bouquet garni.
Accompagnez de riz ou de pommes de terre, voirâe de ptes fraîches.

Variantes:
– Dans certains vieux manuels de cuisine, on délaye un peu de concentré de tomate (1 cuillerée à soupe ou même moins) dans la sauce, juste après avoir mouillé la viande.
– On peut aussi ajouter des lardons bien que la recette originelle ne semble pas en comporter.
– N’hésitez pas à remplacer l’huile et le beurre du rissolage du départ par du saindoux.
– Servez dans la cocotte ou renversez dans un plat creux et chaud.
– Accompagnez de riz ou de pommes de terre.

Source: Sandrine Vié - Greta Garbure, 08-03-2023

En cette période de féminisme exacerbé…

Avatar Pimaly

Pimaly8 mars 2023 12:27

...réfléchissons à cette journée internationale des droits des femmes… jusque dans nos cuisines. Parce que… comment dire ?

Il paraît qu’il y a un sexe faible (devinez lequel) et un sexe fort (on continue les devinettes ?).
Et quand on veut parler du genre humain qui, comme chacun sait, se compose d’hommes ET de femmes - mieux… qui existe parce qu’à l’origine, il y a eu un homme ET une femme -, on dit pourtant… « les hommes ».
Par exemple « les hommes sont supérieurs aux animaux », « l’homme est un animal doué de raison », voire « les grands hommes de ce monde » (jamais les grandes femmes), sans oublier « La déclaration des droits de l’homme », etc., comme si les femmes comptaient pour peau de balle.

Cette soi-disant supériorité masculine affecte même la grammaire où le masculin l’emporte sur le féminin ! Je crains d’ailleurs qu’avoir féminisé quelques mots de la langue française ne fasse pas beaucoup avancer la cause féministe et soit même à la limite du ridicule, comme l’écriture inclusive. D’autant que certains ne sont pas féminisables comme par exemple… imposteur! À chaque sexe ses forces et ses faiblesses…

Surtout, tout cela manque terriblement d’humour!
Alors, Diou biban — tiens d’ailleurs, Dieu au féminin, ça donnerait quoi? — je me suis dit que ce serait drôle de bousculer cette dictature macho jusque dans les livres de cuisine. Après tout, puisque la cuisine est paraît-il la place des femmes, alors allons-y gaiement!

Allons messieurs, adieu lapin chasseur, gigot d’agneau (les agnelles n’ont pas de gambettes ?), rôti de bœuf — qui n’est de toute façon jamais avoué rôti de vache, quand bien même 85% desdits rôtis sont de la vache de réforme, mais qu’en cas d’épidémie, on parle évidemment de vache folle et non de bœuf fou ! —, tendrons de veau (et la velle ?), côtes de porc (qui ne sont jamais de truie… la pauvre, culinairement, elle n’a que sa vulve à nous offrir), pigeons et autres lièvres, pas toujours soulevés. Sans parler des poissons qui ne sont jamais poissonnes… sauf maquerelles ou morues, évidemment! Et des homards qui ne sont jamais homardes, même grainées.

Non, nous les femmes, nous avons seulement droit aux honneurs de la basse-cour : poule (pas toujours de luxe), poulette, petite caille, dinde (grosse de surcroît), bécasse, pintade (le dernier volatile en date qui nous caricature) et j’en passe qui, à proprement dit, ne sont pas vraiment des surnoms flatteurs. Il n’y a guère que la canette qui tire son épingle du jeu. Et la palombe dans le Sud-Ouest.

Alors oui! Soyons maîtresses au moins dans notre cuisine et révisons nos manuels culinaires. Eh oui messieurs ! je vous le répète, adieu lapin chasseur, bonjour lapine chasseresse ! Encore que… la pine pour une femelle !


Lapine chasseresse

Préparation : 25 minutes
Cuisson : 1 heure

Pour 4 à 6 personnes :

1 lapine de 1,200 à 1,500 kg, coupée en morceaux, avec son foie et ses rognons
– 60 g de beurre
– 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive
– 8 échalotes
– 1 cuillerée à soupe de farine
– 15 cl de bouillon de volaille
– 15 cl de vin blanc sec
– 1 petit bouquet garni (thym, laurier, persil plat)
– 200 g de champignons de Paris
– 1 citron
– 4 branches de persil plat
– sel, poivre du moulin

Faites chauffer 20 g de beurre et l’huile dans une cocotte.
Faites-y revenir les morceaux de lapine de tous côtés jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Retirez-les et réservez-les. Jetez la matière grasse.
Pelez et hachez les échalotes. Mettez-les dans la cocotte avec 20 g de beurre, sur feu doux. Mélangez pour les enrober, couvrez et laissez fondre environ 5 minutes en secouant fréquemment le récipient et en surveillant de temps à autre.
Remettez les morceaux de lapine dans la cocotte. Singez* et mélangez sans laisser roussir.
Mouillez avec le bouillon et le vin, en grattant le fond à la spatule pour dissoudre tous les sucs. Ajoutez le bouquet garni. Salez et poivrez. Couvrez. Laissez mijoter 40 à 45 minutes en retournant les morceaux à mi-cuisson.
Pendant ce temps, nettoyez les champignons avec un linge humide. Coupez-les en dés. Mettez-les dans une casserole avec le reste de beurre et le jus du citron. Couvrez. Laisser étuver 10 minutes sur feu doux.
5 minutes avant la fin de cuisson, ajoutez les abats (foie et rognons) dans la cocotte, en les enfouissant. Incorporez aussi les champignons et leur jus. Parsemez de persil très finement ciselé. Mélangez une dernière fois.
Servez dans la cocotte ou bien renversez dans un plat creux bien chaud en éliminant le bouquet garni.
Accompagnez de riz ou de pommes de terre, voirâe de ptes fraîches.

Variantes:
– Dans certains vieux manuels de cuisine, on délaye un peu de concentré de tomate (1 cuillerée à soupe ou même moins) dans la sauce, juste après avoir mouillé la viande.
– On peut aussi ajouter des lardons bien que la recette originelle ne semble pas en comporter.
– N’hésitez pas à remplacer l’huile et le beurre du rissolage du départ par du saindoux.
– Servez dans la cocotte ou renversez dans un plat creux et chaud.
– Accompagnez de riz ou de pommes de terre.

Source: Sandrine Vié - Greta Garbure, 08-03-2023

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Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

8 mars 2023 19:50

Et pourquoi une seule journée ? Quand on aime, c'est chaque jour !

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Avatar mirabelle95

mirabelle95

8 mars 2023 19:31

Bonsoir,
« On ne naît pas femme , on le devient »
Simone de Beauvoir
————————
Les femmes et les filles jouent un rôle essentiel pour surmonter les plus grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui, et elles doivent être entendues, valorisées et appréciées dans l'ensemble de la société, afin que s'y reflètent leurs perspectives et leurs choix pour leur avenir.

Aujourd’hui Journée des femmes
Bonne soirée

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

8 mars 2023 17:04

Faut-il préciser qu'en toutes circonstances, il faut faire fondre son beurre salé lentement, dans une cuillérée d'huile végétale, pour qu'il ne se décompose pas trop vite afin de conserver ses qualités gustatives ... La cuisine, c'est aussi, un peu de chimie ... !

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

8 mars 2023 15:32
janine33 a écrit :
Je trouve qu’avant d’explorer cette piste , il faudrait déterminer un âge légal de décès … et si on dépasse … être mis à contribution , homme ou femme … et re-travailler

😄

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Avatar GÉO

GÉO

8 mars 2023 15:11
nandocinqsix a écrit :
.. pas plus "exacerbé" aujourd'hui qu'hier, et bien moins que demain ....
"La femme est l'avenir de l'homme !" écrit le poète, chanté ensuite par Jean Ferrat .

La femme est l'avenir de l'homme ......Ah! La flatterie, ça marche toujours!

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Avatar janine33

janine33

8 mars 2023 14:46
nandocinqsix a écrit :
.. pas plus "exacerbé" aujourd'hui qu'hier, et bien moins que demain ....
"La femme est l'avenir de l'homme !" écrit le poète, chanté ensuite par Jean Ferrat .

Vous êtes un galant homme , Nandou ! Vous aurez votre place au paradis , promis , juré , les femmes n’iront pas vous torturer . Mais certains , pourraient bien faire des stages au purgatoire .
Une danse macabre contemporaine , en quelque sorte …

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Avatar Maximus

Maximus

8 mars 2023 14:43
nandocinqsix a écrit :
.. pas plus "exacerbé" aujourd'hui qu'hier, et bien moins que demain ....
"La femme est l'avenir de l'homme !" écrit le poète, chanté ensuite par Jean Ferrat .

Aragon... bien moins important que Jean Ferrat, c'est sûr.

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Avatar janine33

janine33

8 mars 2023 14:39
rdbrdb a écrit :
Suite à certaines revendications, en ce 8 mai, j'ai remarqué la réponse d'un intervenant, dont je tais le nom ici, mais que je livre à vos réflexions :


“Les femmes” vivent cinq ans de plus que les hommes. Étant donné qu'elles cotisent au même taux que ceux-ci, ne faudrait-il pas, dans un souci de justice et d'égalité, baisser leur retraite en fonction ? Ou les faire cotiser davantage?"

Je trouve qu’avant d’explorer cette piste , il faudrait déterminer un âge légal de décès … et si on dépasse … être mis à contribution , homme ou femme … et re-travailler

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

8 mars 2023 14:16

.. pas plus "exacerbé" aujourd'hui qu'hier, et bien moins que demain ....
"La femme est l'avenir de l'homme !" écrit le poète, chanté ensuite par Jean Ferrat .

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Avatar Pimaly

Pimaly

8 mars 2023 13:44
rdbrdb a écrit :
Suite à certaines revendications, en ce 8 mai, j'ai remarqué la réponse d'un intervenant, dont je tais le nom ici, mais que je livre à vos réflexions :


“Les femmes” vivent cinq ans de plus que les hommes. Étant donné qu'elles cotisent au même taux que ceux-ci, ne faudrait-il pas, dans un souci de justice et d'égalité, baisser leur retraite en fonction ? Ou les faire cotiser davantage?"

😂!!!
😳... non ???

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Avatar janine33

janine33

8 mars 2023 13:15

Euh ! Ça décoiffe Pimaly !
Hélas , je trouvais que notre langue d’antan était belle et la masculinité attirante .
Aujourd’hui tout me parait vouloir mal aller . Une députée , Aurore Bergé pleure à l’assemblée … mais où sont elles allées dénicher ces machos ( intellos ? ) ? .
Sans doute avons nous trop servi de « pieds de porcs panés » et que la vinaigrette monte , même à l’assemblée !

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

8 mars 2023 13:10

Suite à certaines revendications, en ce 8 mai, j'ai remarqué la réponse d'un intervenant, dont je tais le nom ici, mais que je livre à vos réflexions :


“Les femmes” vivent cinq ans de plus que les hommes. Étant donné qu'elles cotisent au même taux que ceux-ci, ne faudrait-il pas, dans un souci de justice et d'égalité, baisser leur retraite en fonction ? Ou les faire cotiser davantage?"

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