Avatar aldu06

Silhouettes et temps qui passe

aldu06 - 30 novembre 2025 16:32

Bonsoir, les Quintos.
Ce soir je vais donner un peu dans le spleen. Si cela vous tente, vous êtes les bienvenus, sinon vous pouvez passer votre chemin ; je ne vous en voudrai pas. Autre chose, je ne sais pas trop faire court pour les sujets qui m’importent ; cela rebutera certains mais c’est ainsi.
C’est parti...

Ce matin, en prenant mon café à la terrasse de mon bar préféré, ce qui est mon indispensable soupape matinale, j’ai aperçu un homme d’une soixantaine d’années (un petit jeune pour moi…) qui m’a rappelé la silhouette d’un ancien voisin de mon village de vacances, disparu depuis bien longtemps. Je pense que ce sont les vêtements de ce passant qui ont fait resurgir ce souvenir. Cet homme portait en effet un costume bleu de France, pantalon et veste droite, assez semblables à celui que portait souvent la personne de mes souvenirs. J’avais entre dix et douze ans à l’époque et ce monsieur m’intriguait. Par son aspect, surtout ses petites lunettes dorées, il me faisait penser à un scientifique, astronome, physicien, éminent professeur à la retraite, que sais-je encore ? Il était toujours très élégamment vêtu, invariablement dans des tons de bleu, parfois un nœud paillon ou une cravate venant enrichir sa chemise claire. De temps en temps il arborait un chapeau que l’on aurait pu qualifier de tyrolien sans risquer de commettre un impair géographique. J’ai pendant trois étés consécutifs souvent croisé ce monsieur en allant acheter le journal et du pain pour ma famille car, ma jeunesse aidant, j’étais -en vacances en tout cas !- souvent le premier debout le matin… Dans ma tête je l’appelais l’astronome car je l’imaginais bien l’œil rivé à une lunette, à la découverte du ciel boréal. Lorsque nous nous croisions, il me saluait toujours d’un aimable bonjour auquel je répondais aussitôt. Lorsqu’il avait son chapeau, il le soulevait en s’inclinant comme si nous étions dans une cour royale. Et puis un été, je ne l’ai plus vu, plus jamais croisé et j’ai appris incidemment qu’il s’était pendu dans son appartement… J’en ai été vraiment bouleversé même si je n’avais jamais parlé avec lui. L’annonce de sa mort si spéciale m’a peiné au plus haut point car il faisait partie intégrante de mon univers estival et me dire que plus jamais je ne le croiserai m’ a fait assez vite comprendre les limites de la vie. Ce fut pour moi, malgré mon jeune âge le début des grandes questions existentielles. Aujourd’hui, l’âge est là et bien là… C’est moi qui suis certainement devenu une silhouette pour les habitants de mon quartier, ceux de mon village aussi qui se demanderont un jour « Où est passé ce monsieur que je croisais souvent ? » tout en se faisant une petite idée de sa destination… Et combien j’en ai vu de ces silhouettes, fantômes de nos rues. Il y avait aussi ces deux dames, mère et fille, couple improbable mais sans doute imposé par l’existence, vues pendant des années jusqu’à ce qu’un jour la plus âgée disparaisse, partie vers cet ailleurs parfois aussi espéré par certains que redouté par d’autres. Et puis il y a peu, la survivante s’est effacée elle aussi… Combien sont-ils d’ailleurs ces couples improbables façonnés par la vie, frères, sœurs, unis dans une existence devenue commune ? J’en ai vu quelques-uns traverser mes paysages au fil des années Et puis il y a tous les autres, les passants solitaires que l’on ne voit plus que dans nos souvenirs. Et que dire des volets qui ne s'ouvrent plus...
A mon deuxième café, j’ai compris que ma matinée ne serait pas des plus folichonnes, surtout pour ne rien vous cacher ,que je traverse des moments difficiles. Et en effet, me sont revenues en tête les images du père d’une amie, atteint d’une dégénérescence cérébrale et qui avait été placé dans un établissement plus adapté car il ne pouvait manifestement plus rester seul à son domicile. Des années durant mon amie s’était occupé de lui, mettant elle-même sa vie de côté comme le font tous les aidants. Puis, la situation devenant trop dure, risquée même, autant pour elle que pour son père, il avait fallu envisager le placement. Un jour, cette amie m’a demandé si je pouvais la conduire pendant quelque temps pour visiter son père car elle n’avait plus de voiture à ce moment-là. J’acceptai volontiers et durant pratiquement un mois et demi, je l’ai conduite dans cette maison d’accueil. Nous promenions son père quand son état le permettait. Parfois, il semblait totalement sain d’esprit avant de partir dans un autre univers, terriblement mystérieux pour nous, s’inventant une vie entière complètement étrangère à la sienne, comme s’il avait vécu deux existences simultanées. Là aussi j’ai pris conscience des fragilités humaines. Toutes les vies rassemblées ici avaient sans doute été tantôt intenses, joyeuses ou tristes, prises dans l’océan de la vie. Là, elles étaient comme des wagons oubliés sur une voie de garage désaffectée. Je dois écrire que le personnel était on ne peut plus aux petits soins envers ce cortège de gens trop âgés ou malades pour vivre seuls ou avec une famille dépassée. J’ai dû m’accrocher, comme mon amie, pour regarder cela en face. Au bout d’une semaine, j’y parvins et je pus parler sans angoisse avec ces personnes, parler de leur vie passée, de leurs amours enfuies, de tout ce qui avait fait leur quotidien, leur permettant ainsi de « revivre » un peu. Certaines femmes tenaient dans leurs mains une poupée, un poupon pour calmer leur mal être, comme reliées à ce que fut leur vie de mamans. D’autres criaient ou étaient apathiques. Des hommes jouaient aux cartes et paraissaient contents de leur sort. Je pense que certains l’étaient réellement et c’est heureux. Il y avait aussi des animations, des concours de dessin, de peinture et j’ai vu de jolis coups de crayon, notamment ceux d’une femme qui n’avait jamais eu la possibilité de s’adonner à cet art et qui semblait pourtant totalement le maîtriser. C’était un bonheur de voir les émotions qu’elle éprouvait en donnant vie au papier. Dans une autre partie de la maison, de la musique était diffusée par une chaîne stéréo et pendant des jours, j’ai eu droit à la « playlist » de nos aînés… André Claveau, Tino Rossi, Edith Piaf, Gloria Lasso mais aussi Fréhel, et j’en passe. J’avoue m’être assez vite lassé de Riquita, la « jolie fleur de Java », de Marinella et du « plus beau de tous les tangos du monde » mais ces morceaux-là étaient leur jeunesse et les réécouter la leur ramenait, certains même se mettant à danser. Tandis que je m’éloignais de cette sorte de bal musette, je me mis à penser à mon éventuel séjour dans un endroit pareil, au milieu de mes contemporains avec du personnel qui nous proposerait « Jumpin’Jack Flash », « Let it be » ou « Hotel California » pour ramener nos oreilles des décennies en arrière. Nul doute que ça ferait oublier un peu rhumatismes et douleurs cervicales. J’avoue m’être marré en me faisant ce film de science-fiction… Le père de mon amie est toujours de ce monde et elle continue à lui rendre visite mais l’Administration a un jour décidé que cette maison n’était « plus aux normes actuelles »… Normes est un mot inventé par des hommes en gris dans des bureaux lointains pour compliquer inutilement la vie des gens, empêcher de fonctionner ce qui marche très bien et mettre cruellement dehors tout un tas de personnes obligées de réapprendre un semblant de vie ailleurs. Il a donc fallu pour mon amie trouver un autre lieu, bien plus loin, bien plus cher aussi... Ainsi va la vie. Déjà bien compliquée, pas toujours heureuse, certains s’ingénient à la rendre encore plus moche, avec des normes, des textes, des « avancées » qui n’en sont pas vraiment, piétinant des existences.

Voilà chers Quintos. Je termine là mon coup de blues. Pour me redonner un meilleur moral, je vais à présent me livrer à une de mes activités favorites du dimanche soir, la préparation d’un bon cocktail avec juste ce qu’il faut d’alcool pour dissiper les nuages. Merci de m’avoir accompagné et bonne soiré à tous.

Silhouettes et temps qui passe

Avatar aldu06

aldu0630 novembre 2025 16:32

Bonsoir, les Quintos.
Ce soir je vais donner un peu dans le spleen. Si cela vous tente, vous êtes les bienvenus, sinon vous pouvez passer votre chemin ; je ne vous en voudrai pas. Autre chose, je ne sais pas trop faire court pour les sujets qui m’importent ; cela rebutera certains mais c’est ainsi.
C’est parti...

Ce matin, en prenant mon café à la terrasse de mon bar préféré, ce qui est mon indispensable soupape matinale, j’ai aperçu un homme d’une soixantaine d’années (un petit jeune pour moi…) qui m’a rappelé la silhouette d’un ancien voisin de mon village de vacances, disparu depuis bien longtemps. Je pense que ce sont les vêtements de ce passant qui ont fait resurgir ce souvenir. Cet homme portait en effet un costume bleu de France, pantalon et veste droite, assez semblables à celui que portait souvent la personne de mes souvenirs. J’avais entre dix et douze ans à l’époque et ce monsieur m’intriguait. Par son aspect, surtout ses petites lunettes dorées, il me faisait penser à un scientifique, astronome, physicien, éminent professeur à la retraite, que sais-je encore ? Il était toujours très élégamment vêtu, invariablement dans des tons de bleu, parfois un nœud paillon ou une cravate venant enrichir sa chemise claire. De temps en temps il arborait un chapeau que l’on aurait pu qualifier de tyrolien sans risquer de commettre un impair géographique. J’ai pendant trois étés consécutifs souvent croisé ce monsieur en allant acheter le journal et du pain pour ma famille car, ma jeunesse aidant, j’étais -en vacances en tout cas !- souvent le premier debout le matin… Dans ma tête je l’appelais l’astronome car je l’imaginais bien l’œil rivé à une lunette, à la découverte du ciel boréal. Lorsque nous nous croisions, il me saluait toujours d’un aimable bonjour auquel je répondais aussitôt. Lorsqu’il avait son chapeau, il le soulevait en s’inclinant comme si nous étions dans une cour royale. Et puis un été, je ne l’ai plus vu, plus jamais croisé et j’ai appris incidemment qu’il s’était pendu dans son appartement… J’en ai été vraiment bouleversé même si je n’avais jamais parlé avec lui. L’annonce de sa mort si spéciale m’a peiné au plus haut point car il faisait partie intégrante de mon univers estival et me dire que plus jamais je ne le croiserai m’ a fait assez vite comprendre les limites de la vie. Ce fut pour moi, malgré mon jeune âge le début des grandes questions existentielles. Aujourd’hui, l’âge est là et bien là… C’est moi qui suis certainement devenu une silhouette pour les habitants de mon quartier, ceux de mon village aussi qui se demanderont un jour « Où est passé ce monsieur que je croisais souvent ? » tout en se faisant une petite idée de sa destination… Et combien j’en ai vu de ces silhouettes, fantômes de nos rues. Il y avait aussi ces deux dames, mère et fille, couple improbable mais sans doute imposé par l’existence, vues pendant des années jusqu’à ce qu’un jour la plus âgée disparaisse, partie vers cet ailleurs parfois aussi espéré par certains que redouté par d’autres. Et puis il y a peu, la survivante s’est effacée elle aussi… Combien sont-ils d’ailleurs ces couples improbables façonnés par la vie, frères, sœurs, unis dans une existence devenue commune ? J’en ai vu quelques-uns traverser mes paysages au fil des années Et puis il y a tous les autres, les passants solitaires que l’on ne voit plus que dans nos souvenirs. Et que dire des volets qui ne s'ouvrent plus...
A mon deuxième café, j’ai compris que ma matinée ne serait pas des plus folichonnes, surtout pour ne rien vous cacher ,que je traverse des moments difficiles. Et en effet, me sont revenues en tête les images du père d’une amie, atteint d’une dégénérescence cérébrale et qui avait été placé dans un établissement plus adapté car il ne pouvait manifestement plus rester seul à son domicile. Des années durant mon amie s’était occupé de lui, mettant elle-même sa vie de côté comme le font tous les aidants. Puis, la situation devenant trop dure, risquée même, autant pour elle que pour son père, il avait fallu envisager le placement. Un jour, cette amie m’a demandé si je pouvais la conduire pendant quelque temps pour visiter son père car elle n’avait plus de voiture à ce moment-là. J’acceptai volontiers et durant pratiquement un mois et demi, je l’ai conduite dans cette maison d’accueil. Nous promenions son père quand son état le permettait. Parfois, il semblait totalement sain d’esprit avant de partir dans un autre univers, terriblement mystérieux pour nous, s’inventant une vie entière complètement étrangère à la sienne, comme s’il avait vécu deux existences simultanées. Là aussi j’ai pris conscience des fragilités humaines. Toutes les vies rassemblées ici avaient sans doute été tantôt intenses, joyeuses ou tristes, prises dans l’océan de la vie. Là, elles étaient comme des wagons oubliés sur une voie de garage désaffectée. Je dois écrire que le personnel était on ne peut plus aux petits soins envers ce cortège de gens trop âgés ou malades pour vivre seuls ou avec une famille dépassée. J’ai dû m’accrocher, comme mon amie, pour regarder cela en face. Au bout d’une semaine, j’y parvins et je pus parler sans angoisse avec ces personnes, parler de leur vie passée, de leurs amours enfuies, de tout ce qui avait fait leur quotidien, leur permettant ainsi de « revivre » un peu. Certaines femmes tenaient dans leurs mains une poupée, un poupon pour calmer leur mal être, comme reliées à ce que fut leur vie de mamans. D’autres criaient ou étaient apathiques. Des hommes jouaient aux cartes et paraissaient contents de leur sort. Je pense que certains l’étaient réellement et c’est heureux. Il y avait aussi des animations, des concours de dessin, de peinture et j’ai vu de jolis coups de crayon, notamment ceux d’une femme qui n’avait jamais eu la possibilité de s’adonner à cet art et qui semblait pourtant totalement le maîtriser. C’était un bonheur de voir les émotions qu’elle éprouvait en donnant vie au papier. Dans une autre partie de la maison, de la musique était diffusée par une chaîne stéréo et pendant des jours, j’ai eu droit à la « playlist » de nos aînés… André Claveau, Tino Rossi, Edith Piaf, Gloria Lasso mais aussi Fréhel, et j’en passe. J’avoue m’être assez vite lassé de Riquita, la « jolie fleur de Java », de Marinella et du « plus beau de tous les tangos du monde » mais ces morceaux-là étaient leur jeunesse et les réécouter la leur ramenait, certains même se mettant à danser. Tandis que je m’éloignais de cette sorte de bal musette, je me mis à penser à mon éventuel séjour dans un endroit pareil, au milieu de mes contemporains avec du personnel qui nous proposerait « Jumpin’Jack Flash », « Let it be » ou « Hotel California » pour ramener nos oreilles des décennies en arrière. Nul doute que ça ferait oublier un peu rhumatismes et douleurs cervicales. J’avoue m’être marré en me faisant ce film de science-fiction… Le père de mon amie est toujours de ce monde et elle continue à lui rendre visite mais l’Administration a un jour décidé que cette maison n’était « plus aux normes actuelles »… Normes est un mot inventé par des hommes en gris dans des bureaux lointains pour compliquer inutilement la vie des gens, empêcher de fonctionner ce qui marche très bien et mettre cruellement dehors tout un tas de personnes obligées de réapprendre un semblant de vie ailleurs. Il a donc fallu pour mon amie trouver un autre lieu, bien plus loin, bien plus cher aussi... Ainsi va la vie. Déjà bien compliquée, pas toujours heureuse, certains s’ingénient à la rendre encore plus moche, avec des normes, des textes, des « avancées » qui n’en sont pas vraiment, piétinant des existences.

Voilà chers Quintos. Je termine là mon coup de blues. Pour me redonner un meilleur moral, je vais à présent me livrer à une de mes activités favorites du dimanche soir, la préparation d’un bon cocktail avec juste ce qu’il faut d’alcool pour dissiper les nuages. Merci de m’avoir accompagné et bonne soiré à tous.

avatar
Avatar langueagile

langueagile

30 novembre 2025 19:16

Eh oui, souvenirs et spleen . Plus présents avec l'avancée en âge.
Mais les bons souvenirs aussi...

Répondre·

Avatar Colleen

Colleen

30 novembre 2025 18:06

Pour avoir fait du bénévolat dans un ehpad, je peux vous dire que les résidents qui sont le plus souvent en perte d'autonomie sont très heureux lorsqu'on partage un petit moment avec eux... faire un massage de main pour apporter de la douceur, feuilleter un livre d'images pour réactiver la mémoire et la communication, partager une friandise ensemble pour la mémoire des saveurs, lire ou écrire un courrier aux mal voyants, les laisser parler même si ça n'a plus "ni queue ni tête", essuyer une larme aussi.
Tous ces efforts pour obtenir un sourire et un merci. Il faut se mettre à leur portée et se dire qu'un jour peut-être on sera dans le même état. Diminué mais toujours en demande d'humanité.

Répondre·

Avatar aldu06

aldu06

30 novembre 2025 17:32
Roselyne a écrit :
Souvent, moi aussi, je pense à toutes les personnes que j'ai croisé enfant, adolescents, jeune adulte, adulte etc....chez moi dans mon Pas-de-Calais natal, ensuite à Paris, banlieue parisienne, et pour finir à Nantes. Sur Facebook, je suis un groupe de ma ville de naissance où des personnes de tout âge mettent des photos anciennes et nouvelles ainsi que des anecdotes. Ça m'arrive, comme vous d'apprendre le décès d'une personne que je croisais simplement ou que je connaissais un peu plus. Et à chaque fois, ça me mets du vague à l'âme. Je me souviens également de mes grands-parents de leurs frères et sœurs, de leurs enfants, petits-enfants, de mon père. Avec ma maman toujours là mais très malade, au téléphone nous parlons souvent des souvenirs, du bon vieux temps et nous rions où ça nous rend un peu triste. Un jour, effectivement, il faudra partir en maison de retraite, mais j'essaierai de rester le plus longtemps possible chez moi (en location). Maintenant, c'est quand même possible avec toutes les catégories d'aidants qui existent. C'est comme ça que ma maman est toujours chez elle. En même temps, partir en maison de retraite, peut-être que ça n'est pas mal non plus. Je verrai le temps venu. Et puis un jour, il y aura le grand saut

Je souhaite pour vous que vous gardiez votre maman le plus longtemps possible et que vous puissiez vous aussi suivre un chemin heureux.

Répondre·

Avatar Roselyne

Roselyne

30 novembre 2025 17:10

Souvent, moi aussi, je pense à toutes les personnes que j'ai croisé enfant, adolescents, jeune adulte, adulte etc....chez moi dans mon Pas-de-Calais natal, ensuite à Paris, banlieue parisienne, et pour finir à Nantes. Sur Facebook, je suis un groupe de ma ville de naissance où des personnes de tout âge mettent des photos anciennes et nouvelles ainsi que des anecdotes. Ça m'arrive, comme vous d'apprendre le décès d'une personne que je croisais simplement ou que je connaissais un peu plus. Et à chaque fois, ça me mets du vague à l'âme. Je me souviens également de mes grands-parents de leurs frères et sœurs, de leurs enfants, petits-enfants, de mon père. Avec ma maman toujours là mais très malade, au téléphone nous parlons souvent des souvenirs, du bon vieux temps et nous rions où ça nous rend un peu triste. Un jour, effectivement, il faudra partir en maison de retraite, mais j'essaierai de rester le plus longtemps possible chez moi (en location). Maintenant, c'est quand même possible avec toutes les catégories d'aidants qui existent. C'est comme ça que ma maman est toujours chez elle. En même temps, partir en maison de retraite, peut-être que ça n'est pas mal non plus. Je verrai le temps venu. Et puis un jour, il y aura le grand saut

Répondre·