

ANCOLIE67
C’est un profil d’élite. Il ressemble à celui des étudiants de Sciences Po. On trouve parmi les magistrats deux tiers d’enfants de cadres supérieurs, et de professions libérales. On note qu’il y a très peu d’enfants de magistrats. Alors qu’au début XXe siècle, il y avait une sorte d’hérédité presque pré-révolutionnaire, cela semble terminé. Un peu moins de 4 % des juges sont des enfants de magistrats. C’est peu, mais il faut relativiser tout de même, car seuls 4 % des actifs sont magistrats.
S’ils n’ont pas de parents magistrats, beaucoup ont cependant des parents cadres de la fonction publique. Jean-Luc Bodiguiel avait repéré une sorte de goût du service public héréditaire. À son époque, dans les années quatre-vingt, les magistrats avaient souvent des parents hauts fonctionnaires. Aujourd’hui, on trouve dans la magistrature beaucoup d’enfants d’enseignants.
Le deuxième concours d’accès à la magistrature, réservé aux agents de l’État, est beaucoup plus hétérogène. Les enfants d’ouvriers y sont plus nombreux. Mais, de façon paradoxale, c’est une voie d’accès minoritaire. La direction de l’ENM limite très souvent le nombre de postes au deuxième concours sans sembler bien se rendre compte que c’est une voix forte de démocratisation. C’est une voie de mobilité sociale intra-générationnelle. Ce deuxième concours permet de commencer une carrière comme greffier puis de devenir ensuite magistrat. C’est une progression, qui parfois s’ajoute à une progression entre le greffier et ses parents. Il y a une double progression permise par le deuxième concours que l’on voit bien dans les données mais qui est faible.
Il y deux types de juges en France :
les bons, qui font leur travail honnêtement, très souvent par vocation, de manière approfondie, dans une totale indépendance d'esprit et sans le moindre parti pris;
les mauvais, qui sont au mieux des "fonctionnaires de justice", étroits de couloir et bas de plafond, carriéristes, peureux, démagogues, corporatistes, complètement formatés par l'E.N.M. et un entre-soi qu'ils cultivent à un degré rare. Cette deuxième catégorie ayant une forte tendance à prendre le pas sur la première. Et cela ne s’arrange pas…
Les bons ne sont ni de droite, ni de gauche, ou plus exactement, ce n'est pas pertinent. Ils ne jugent pas en fonction de leurs opinions quelles qu'elles soient; jamais. En matière pénale, certains sont plus répressifs que d'autres; c'est vrai. Et alors ?! Si la décision est fondée et argumentée cela ne pose aucun problème.
Les mauvais juges peuvent être de gauche ou de droite : cela n'a aucune importance, car leur orientation politique a rarement à voir avec leur incompétence. Même s'ils peuvent tenter d'habiller celle-ci, et de favoriser leurs desseins personnels, avec les oripeaux de ce supposé engagement.
Roselyne
denmich a écrit :
Preuve de plus que la majorité des magistrats sont de gauche voire d'extrême gauche mais on appelle cela l'indépendance de la magistrature .
En général dans la magistrature, c'est de père en fils donc ce sont des nantis. Ils sont donc rarement de gauche. Et même ceux qui viennent du peuple ne sont pas spécialement de gauche. C'est comme partout et dans toutes professions, ils sont de tous partis politiques
janine33
Paul.Bristol a écrit :
LFI, c'est pour la bonne cause..
On ne peut pas lui en vouloir pour des choses si anodines
Et comme on dit chez Lustucru, on ne fait pas de pâtes, sans casser des oeufs..
Oui , il est prêt pour gouverner pour « la nouvelle France » , sans division , sans clivage .
12% de l’effectif . C’est à dire eux, sans nous .
Si nous voulons les essayer … encore un peu de patience !
