DIFFICILE POUR LES ENFANTS HANDICAPÉS,AUTISTES, AYANT DES RETARDS, D'INTÉGRER L'ÉCOLE
Roselyne - 17 septembre 2026 11:58

artmonika
Roselyne a écrit :
Je connais un couple qui a 4 enfants dont la dernière a du retard dans beaucoup de choses. Elle est suivie par un pédopshychiatre, un neuropsychiatre, une orthophoniste et une pshychomotricienne. Ses parents ont toujours tout faits pour elle et continuent. Mais pour l'école ça était très difficile pour avoir une AESH, et un statut ULIS. Il y a eu une année où elle n'a pas eu d'école c'est la maman qui a essayé avec des tutos internet et des livres qu'elle a lu de la faire continuer à progresser. Elle a 8 ans maintenant et elle ne va a l'école que de 9h00 à 11H00 car pas d'AESH disponible plus longtemps. Ils espèrent une place en IME, mais elles sont rares.
J'ai une ami qui a un petit-fils autiste profond. Il a 17 ans maintenant. Il ne parle pas du tout. Il ne sait pas manger seul. Il a des couches. Il est très très affectueux et très gentil, mais quelquefois il peut frapper pendant des heures 2 objets ensemble sans pouvoir le faire arrêter. Ça était un vrai parcours du combattant pour la maman de trouver un institut pour l'y mettre la journée. Et elle est obligée de travailler, le père les a lâchement abandonnés quand leur fils a été diagnostiqué petit. Et dans 1 an quand il aura 18 ans, je ne sais pas comment ça va se passer pour lui
Oui Roselyne, ce manque de "moyens" doit être désespérant pour les parents qui ne trouvent pas de solution.
Si le "handicap" est traité bien différemment aujourd’hui que dans le passé, il reste beaucoup à faire.
L’école doit devenir "accessible" avec des ASEH reconnus pour ce qu’ils font "vraiment" en se substituant à l'enseignant de la classe qui peut ainsi travailler sans souci avec les autres élèves sans que leurs parents n’aient rien à dire (hélas la compassion n’est pas chez tous).
́Favoriser l’insertion doit permettre à chacun de se sentir "grandi" de par cette simple "humanité".
Et quand l'accès à l’école est impossible pour l’enfant en raison de son "problème", il faut bien sûr absolument aider les parents à trouver une structure d’accueil compétente pour les soulager un peu de leur angoisse.
Mesurons notre chance de ne pas connaître cette situation personnellement mais ne fermons jamais les yeux sur les autres.
Kenavo.
Roselyne
artmonika a écrit :
Absolument, roselyne.
C’est un vrai métier et si on n’a pas assez d’ASEH, c’est parce qu’on ne peut hélas pas en vivre.
J’ai côtoyé toute l’année dernière un ASEH qui en plus de ce travail difficile qu’il aime, est contraint à travailler le soir après sa journée à l’école et le week-end.
Je connais un couple qui a 4 enfants dont la dernière a du retard dans beaucoup de choses. Elle est suivie par un pédopshychiatre, un neuropsychiatre, une orthophoniste et une pshychomotricienne. Ses parents ont toujours tout faits pour elle et continuent. Mais pour l'école ça était très difficile pour avoir une AESH, et un statut ULIS. Il y a eu une année où elle n'a pas eu d'école c'est la maman qui a essayé avec des tutos internet et des livres qu'elle a lu de la faire continuer à progresser. Elle a 8 ans maintenant et elle ne va a l'école que de 9h00 à 11H00 car pas d'AESH disponible plus longtemps. Ils espèrent une place en IME, mais elles sont rares.
J'ai une ami qui a un petit-fils autiste profond. Il a 17 ans maintenant. Il ne parle pas du tout. Il ne sait pas manger seul. Il a des couches. Il est très très affectueux et très gentil, mais quelquefois il peut frapper pendant des heures 2 objets ensemble sans pouvoir le faire arrêter. Ça était un vrai parcours du combattant pour la maman de trouver un institut pour l'y mettre la journée. Et elle est obligée de travailler, le père les a lâchement abandonnés quand leur fils a été diagnostiqué petit. Et dans 1 an quand il aura 18 ans, je ne sais pas comment ça va se passer pour lui
clautal
artmonika a écrit :
Je ne suis pas d’accord avec vous car j’ai côtoyé de près (pas plus tard que l’an dernier) un enfant extrêmement difficile et sujet à des emportements violents. Il a même fallu faire venir une ambulance. Et ce n’est pas si rare aux dires des enseignants qui doivent s’adapter.
En effet, il y a des enfants qui devraient être dans des structures spécialisées mais l'inclusion dans un circuit "normal" est désormais privilégiée autant que possible.
On peut comprendre les parents.
C’est donc là qu’intervient l’ASEH (ex AVS) et il ne s’agit donc pas d’être seulement "motivé" pour tenir ce poste car il requiert bien d’autres compétences et qualités.
Qu’une mère de famille puisse l'exercer parce que ça colle bien avec ses contraintes de vie n’est pas (et ne doit pas) ce qui peut primer.
Et heureusement car ce n’est pas un emploi comme un autre, l’objectif étant de permettre à l’enfant "différent" (autiste fréquemment) d'évoluer le plus possible en bénéficiant du contact des autres élèves.
Sur le fond je suis tout à fait d'accord avec vous. Ces enfants ont besoin d'AESH formés à cet emploi. Malheureusement il en manque et l'on finit par recruter des personnes qui postulent pour cet emploi sans expérience, sans motivation réelle. J'ai connu des AESH formidables, j'en ai connu d'autres qui l'étaient beaucoup moins et même pas du tout.
artmonika
Roselyne a écrit :
Très peu d'institutions pour les enfants les plus atteints. Et Très peu d'AESH et d'instituteurs formés dans les écoles pour ceux qui peuvent y aller.
C'est le parcours du combattant pour les parents
Absolument, roselyne.
C’est un vrai métier et si on n’a pas assez d’ASEH, c’est parce qu’on ne peut hélas pas en vivre.
J’ai côtoyé toute l’année dernière un ASEH qui en plus de ce travail difficile qu’il aime, est contraint à travailler le soir après sa journée à l’école et le week-end.
artmonika
clautal a écrit :
L'avantage cependant... 20 à 24 h qui correspondent aux horaires des classes et qui peuvent permettre à une mère de famille motivée de travailler et pouvoir également assumer ses enfants sans avoir recours à une prestation extérieure. Un travail pas facile mais tellement motivant (si on est motivé) et pour avoir côtoyé de nombreuses ASEH en primaire ou en Collège je peux affirmer que je n'ai jamais eu connaissance de débordements pendant les cours. Les enfants qui ont droit à cette assistance ne sont pas les plus difficiles qui eux ne peuvent avoir accès qu'à des établissements spécialisés.
Je ne suis pas d’accord avec vous car j’ai côtoyé de près (pas plus tard que l’an dernier) un enfant extrêmement difficile et sujet à des emportements violents. Il a même fallu faire venir une ambulance. Et ce n’est pas si rare aux dires des enseignants qui doivent s’adapter.
En effet, il y a des enfants qui devraient être dans des structures spécialisées mais l'inclusion dans un circuit "normal" est désormais privilégiée autant que possible.
On peut comprendre les parents.
C’est donc là qu’intervient l’ASEH (ex AVS) et il ne s’agit donc pas d’être seulement "motivé" pour tenir ce poste car il requiert bien d’autres compétences et qualités.
Qu’une mère de famille puisse l'exercer parce que ça colle bien avec ses contraintes de vie n’est pas (et ne doit pas) ce qui peut primer.
Et heureusement car ce n’est pas un emploi comme un autre, l’objectif étant de permettre à l’enfant "différent" (autiste fréquemment) d'évoluer le plus possible en bénéficiant du contact des autres élèves.
Roselyne
clautal a écrit :
Je ne redis rien sur les personnes qui exercent cet emploi. Je constate seulement qu'il n'y a pas que des inconvénients ce qui compense les difficultés rencontrées. Mais... y a-t-il beaucoup de métiers qui ne comportent que des avantages ? On pèse le pour et le contre et on décide de prendre ou pas. Par contre, être AESH ça demande de la motivation, il faut croire en ce qu'on fait... on ne prend pas un tel poste parce qu'on a besoin de travailler et que finalement c'est pratique, que ça n'entrave pas trop sa vie personnelle et familiale. Hélas, hélas, j'en ai tellement vues...
C'est bien pour ça que je disais dans mon 1er commentaire que c'est un métier qui est loin d'être facile
clautal
Roselyne a écrit :
Il faut pouvoir gérer les crises d'angoisse qu'on souvent ces enfants. Leurs difficultés à faire les exercices donnés. Et puis chaque métier a ses avantages et ses inconvénients. Tant mieux si ces personnes ont plus de facilités a gérer vie professionnelle et vie familiale. Je ne comprends pas les gens qui ont toujours à redire sur les avantages qu'on certains dans leur métier. Rien ne les empêche ou les a empêché d'exercer cette profession. C'est comme la géguerre entre salariés du privé et salariés du public. Rien n'empêche de passer de l'un à l'autre.
Je ne redis rien sur les personnes qui exercent cet emploi. Je constate seulement qu'il n'y a pas que des inconvénients ce qui compense les difficultés rencontrées. Mais... y a-t-il beaucoup de métiers qui ne comportent que des avantages ? On pèse le pour et le contre et on décide de prendre ou pas. Par contre, être AESH ça demande de la motivation, il faut croire en ce qu'on fait... on ne prend pas un tel poste parce qu'on a besoin de travailler et que finalement c'est pratique, que ça n'entrave pas trop sa vie personnelle et familiale. Hélas, hélas, j'en ai tellement vues...
Roselyne
clautal a écrit :
L'avantage cependant... 20 à 24 h qui correspondent aux horaires des classes et qui peuvent permettre à une mère de famille motivée de travailler et pouvoir également assumer ses enfants sans avoir recours à une prestation extérieure. Un travail pas facile mais tellement motivant (si on est motivé) et pour avoir côtoyé de nombreuses ASEH en primaire ou en Collège je peux affirmer que je n'ai jamais eu connaissance de débordements pendant les cours. Les enfants qui ont droit à cette assistance ne sont pas les plus difficiles qui eux ne peuvent avoir accès qu'à des établissements spécialisés.
Il faut pouvoir gérer les crises d'angoisse qu'on souvent ces enfants. Leurs difficultés à faire les exercices donnés. Et puis chaque métier a ses avantages et ses inconvénients. Tant mieux si ces personnes ont plus de facilités a gérer vie professionnelle et vie familiale. Je ne comprends pas les gens qui ont toujours à redire sur les avantages qu'on certains dans leur métier. Rien ne les empêche ou les a empêché d'exercer cette profession. C'est comme la géguerre entre salariés du privé et salariés du public. Rien n'empêche de passer de l'un à l'autre.
clautal
Roselyne a écrit :
C'est un travail qui est très loin d'être facile
L'avantage cependant... 20 à 24 h qui correspondent aux horaires des classes et qui peuvent permettre à une mère de famille motivée de travailler et pouvoir également assumer ses enfants sans avoir recours à une prestation extérieure. Un travail pas facile mais tellement motivant (si on est motivé) et pour avoir côtoyé de nombreuses ASEH en primaire ou en Collège je peux affirmer que je n'ai jamais eu connaissance de débordements pendant les cours. Les enfants qui ont droit à cette assistance ne sont pas les plus difficiles qui eux ne peuvent avoir accès qu'à des établissements spécialisés.
artmonika
clautal a écrit :
1000 € pour 24 h par semaine... il faut préciser !
Precision valable pour les instits.
Et il leur faut peut-être encore davantage de patience et d'écoute toute la journée.
S’occuper d’un enfant "différent" parfois agressif et violent (j’en ai vu en pleines crises), tout le monde ne peut pas le faire.
C’est un vrai métier mal reconnu et dont les horaires font que ce ne peut être juste "un complément".
