
chocolatte
Les urgences deviendront-elles vraiment payantes au 1er janvier 2022 ?
A partir de l'année prochaine, les passages aux urgences non suivis d'une hospitalisation seront directement facturés un peu moins de 20 euros. Ce qui ne veut pas dire que les urgences étaient gratuites jusqu'ici. Explications.
Par Léa GUYOT - Aujourd'hui à 15:05 - Temps de lecture : 3 min
Le "forfait patient urgences" entrera en vigueur le 1er janvier 2022 dans une certaine discrétion.
Selon une rumeur qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, les urgences vont devenir payantes dès le 1er janvier 2022. Une information erronée, puisqu'elles le sont déjà. On vous explique en quoi consiste (vraiment) le nouveau « forfait patient urgences ».
Déjà un reste à charge
A l'heure actuelle, quand vous vous rendez aux urgences et que votre état ne nécessite pas d'hospitalisation, un forfait "accueil et traitement des urgences" (ATU) de 25,28 euros vous est facturé, mais il est remboursé par l'Assurance maladie. La Sécu prend aussi en charge 80% du coût des examens ou des soins que vous avez reçus.
Les 20% restants (autrement dit le ticket modérateur) sont généralement intégralement ou partiellement remboursés par votre complémentaire santé, qui règle directement la somme à l'hôpital. Puisque vous n'avancez aucun frais, vous pouvez ainsi avoir la sensation (à tort) que les urgences ne vous coûtent rien.
Mais si vous n'avez pas de mutuelle ou si celle-ci ne rembourse pas totalement vos frais médicaux, l'hôpital où vous êtes allé vous envoie la facture chez vous, dans un délai de deux mois. Or, la plupart du temps, les sommes dues, et parfois très élevées, ne sont jamais recouvertes. « À l’heure actuelle, seuls 30% du reste à charge des passages aux urgences vont dans les caisses des hôpitaux tant la facturation est difficile à faire », avance le député LREM et ancien urgentiste Thomas Mesnier
Les mutuelles rembourseront toujours
C'est l'une des raisons pour laquelle le « forfait patient urgences » a été mis au point. Annoncé en octobre 2020 et voté dans le cadre du PLFSS 2021 (projet de loi de financement de la Sécurité sociale), il devait entrer en vigueur en septembre mais sa mise en œuvre a finalement été reportée au 1er janvier 2022.
D'ici quelques jours, le forfait ATU et le ticket modérateur seront donc remplacés par ce forfait unique et plafonné. Concrètement, chaque passage aux urgences non suivi d'une hospitalisation sera directement facturé 19,61 euros en 2022, quels que soient les examens ou les soins réalisés. Ce qui ne veut pas dire que vous ne serez plus remboursé, contrairement à ce que certains laissent entendre.
Si vous faites partie des 95% de Français qui possèdent une complémentaire santé ou une aide équivalente (Complémentaire santé solidaire pour les revenus modestes ou Aide médicale d’État pour les étrangers en situation irrégulière), vous pourrez bénéficier du tiers payant et ne rien payer sur place. Il vous faudra cependant présenter votre carte vitale et votre carte de mutuelle. Si ce n'est pas le cas, votre complémentaire vous remboursera plus tard.
La crainte d'un renoncement aux soins
En revanche, les trois millions de Français sans mutuelle devront bien s'acquitter de la somme quand ils passeront par les urgences. A terme, 100% des factures pourraient être recouvrées grâce à ce système simplifié.
Les exceptions
Pour certains patients, le forfait patient urgences sera minoré à 8,49 euros. Ce sera le cas pour les femmes enceintes de plus de cinq mois et les personnes atteintes par une affection longue durée (ALD). Les mineurs victimes de violences sexuelles, les victimes du terrorisme et les malades du Covid-19 en sont, eux, exemptés.
Le forfait patient urgences doit aussi permettre, selon la majorité, de désengorger les services d'urgence en incitant les Français à se tourner vers la médecine de ville quand ils le peuvent.
Du côté des soignants, on redoute surtout la logistique qu'implique cette réforme. Qui fera payer les patients quand les secrétaires médicaux seront absents, en particulier la nuit ? Comment gérer le mécontentement de ceux qui méconnaissent ce nouveau mécanisme ? Autant de questions auxquelles il faudra très vite répondre.
nandocinqsix
Capusa06 a écrit :
J'ai aussi un compagnon à quatre pattes ( pas comme le companion d'une quinto) . C'est un patou de 55 kgs . Il est adorable.
... : et comment l'ami de chez Quinto que vous venez d'adopter pesait un peu plus, serait-il admis à communiquer directement et de bonne humeur ?
Capusa06
Whisky a écrit :
C'est un appareil avec une réserve d'oxygène, qui me le fournit à travers le tuyau et lunette dans le nez, dont je peux régler le débit .
Ah ok ! Merci . J'ai vu une dame au supermarché avec ce petit sac dans le dos et lunette . Bon courage à vous !
Whisky
Toc-toc , le gouvernement devient marteau:
....de nouvelles mesures pour freiner le rythme des contaminations. Parmi elles, l'interdiction à compter de lundi prochain de consommer dans "les transports collectifs, y compris longue distance", a indiqué Jean Castex
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Je me vois mal, faire Toulouse - Lille (6à8hde trajet)avec un enfant sans lui donner à boire et manger
Il y a vraiment de ces conneries plus grosses qu'eux ! 👿
Whisky
«Réunir la France», c'est le slogan choisi par Anne Hidalgo pour l'élection présidentielle de 2022.
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Ceci, avec ou sans elle, la France sera réuni avec la Covid19 😖.....Même nos Ministres s'y mettent de bon cœur 😂La Ministre de la Transition nous montre la direction, c'est qui le suivant ???
chocolatte
Investissez pour défiscalisez ... nouvelle formule à la mode , depuis un certain temps d'ailleurs, les programmes d'investissement se multiplient ...
Ce qui revient à ce que les plus riches deviennent encore plus riches .. et les pauvres de moyenne gamme de plus en plus pauvres.. car qui paie encore des impôts ? je vous le laisse deviner ..
Ce phénomène est certainement accentué par la nouvelle loi.
Objectif phare de lutte contre l'artificialisation des sols et le développement des grandes surfaces commerciales
La Loi climat et résilience dont l’un des objectifs majeurs est de diviser par deux l'artificialisation des sols, c'est à dire l'étalement urbain, par rapport à 2010, pour atteindre d'ici 2050 l'objectif de « zéro artificialisation nette » a été adoptée le 20 juillet 2021 par le Parlement, promulguée et publiée au journal officiel le 24 août 2021 et a déjà fait l’objet d’un contrôle de constitutionnalité par une décision n° 2021-825 DC du 13 août 2021 du Conseil Constitutionnel (Loi 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets).
A l’heure où nous prenons conscience quotidiennement des effets du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité sur notre climat et notre mode de vie (peut-être encore davantage cet été particulièrement marqué par des dômes de chaleur, des inondations et des incendies hors norme), cette loi, pour son volet urbanisme, vise notamment à maîtriser le développement de l’urbanisation en favorisant la construction et la conception d’opération plus compactes qui intègrent des espaces verts ou de privilégier la réutilisation de secteurs déjà urbanisés, afin de consommer moins de terres naturelles, agricoles et forestières.
Cette loi présentée comme ambitieuse - mais néanmoins aussi beaucoup critiquée pour son manque d'ambition - marque un "tournant écologique" selon le Gouvernement puisqu’elle est notamment inspirée des travaux de la Convention Citoyenne pour le Climat, reprend les objectifs européens, consacre le principe de lutte contre l’artificialisation des sols en adaptant les règles d’urbanisme et modifiant ainsi le Code de l’urbanisme et le Code général des collectivités territoriales.
