

Anne marie
janine33 a écrit :
Pour moi ce film est inclassable . Beaucoup d’informations sont données . Je n’ai pas bien compris le début . C’est foutraque . Tout prend cohérence à la fin lors du discours de la nièce à la première biennale de l’architecture de Venise : cet art brut , en béton , arrivé du Bauhaus à la sortie de la guerre .
Je ne sais pas dans quelle catégorie je rangerais ce film . Ce n’est pas réellement un divertissement . Il est plutôt comme une anthologie de ce qui a pu nourrir la création de certains artistes , dont des architectes , qu’on a appelés « les artistes maudits » , installés dans l’underground New Yorkais.,venus d’Europe de l’Est , drogués, en proie à leurs démons, nourris d’un passé douloureux , et qui finissent par se suicider .
Le film m’a laissé une impression mitigée .
voilà.. comme moi .. quand je dis que je suis partagée.. il laisse une impression très particulière

Anne marie
doyen a écrit :
Merci infiniment pour votre information relative au sous-titrage du film, et bien évidemment pour votre analyse très fouillée et très instructive.
Pour rester dans le domaine cinématographique, je n'ai pas été convaincu par les film assez récemment parus que je suis allé voir : L'amour ouf, Dis-moi seulement que tu m'aimes, Un ours dans le Jura...).
Seuls deux ont retenu mon attention : Le comte de Monte-Cristo, Quand vient l'automne, quoique certains n'ont pas spécialement aimé ce dernier. En revanche, je suis un peu surpris que le premier n'ait été davantage récompensé.
En définitive, les opinions varient en fonction de la sensibilité de chacun.
J'ai adoré un ours dans le Jura, cette histoire traitée par l'absurde .. avec Laure Calamy toujours aussi géniale..
J'ai bcp aimé l'amour ouf, qui reprenait bien les codes de notre adolescence je trouve, dans le côté séduction ( je ne parle pas évidemment du côté violent)
et enfin "dis moi juste que tu m'aimes" m'a plu aussi car il y avait la montée régulièrement de l'emprise et surtout (enfin pour moi..) du réel José Garcia car je m'étais bien trompée sur son personnage.
doyen
janine33 a écrit :
Oui , il est entièrement sous titré .
Il est parlé en anglais mais de l’anglais rocailleux comme celui que parlent des non-natifs venus de l’ Est . Rien à voir ni avec l’accent d’Oxford , ni avec l’accent Américain .C’est l’accent d’immigrés .
Je n’ai pas tout compris du début parce-que c’est touffu . Il me faudrait le revoir .
Mais je ne vais pas y revenir de suite .
Je ne me suis pas ennuyée .
Juste un sentiment de submersion , mot à la mode , par beaucoup d’informations à décoder sur tous les plans . Car tout se mêle , les souffrances du passé , les séquelles des sévices physiques , les anciennes habitudes , les besoins conscients de la physiologie , les entraves du psychisme , les nouvelles habitudes à acquérir , les modes d’adaptation pour ne pas heurter le pays d’accueil ,comme modifier les consonances de son nom , les attributs de sa religion , les rapports entre l’employeur et l’employé , d’abord traité comme ami puis comme valet , les rapports avec l’entreprise , le challenge , les assurances , C’est très nourri mais comme chaque séquence dure peu et suggère sans forcément expliquer , c’est de fil en aiguille et avec du retard que le cerveau du spectateur fait la synthèse . C’est surtout vrai lorsqu’on voit le film pour la première fois . Lors d’une seconde fois le spectateur a déjà les clés majeures du film dans la tête il peut s’attarder sur les détails .
Mon avis est mitigé .
Je ne sais trop qu’en penser .
Merci infiniment pour votre information relative au sous-titrage du film, et bien évidemment pour votre analyse très fouillée et très instructive.
Pour rester dans le domaine cinématographique, je n'ai pas été convaincu par les film assez récemment parus que je suis allé voir : L'amour ouf, Dis-moi seulement que tu m'aimes, Un ours dans le Jura...).
Seuls deux ont retenu mon attention : Le comte de Monte-Cristo, Quand vient l'automne, quoique certains n'ont pas spécialement aimé ce dernier. En revanche, je suis un peu surpris que le premier n'ait été davantage récompensé.
En définitive, les opinions varient en fonction de la sensibilité de chacun.
janine33
doyen a écrit :
Il parait qu'il est sous-titré ;
Est-ce exact ?
Oui , il est entièrement sous titré .
Il est parlé en anglais mais de l’anglais rocailleux comme celui que parlent des non-natifs venus de l’ Est . Rien à voir ni avec l’accent d’Oxford , ni avec l’accent Américain .C’est l’accent d’immigrés .
Je n’ai pas tout compris du début parce-que c’est touffu . Il me faudrait le revoir .
Mais je ne vais pas y revenir de suite .
Je ne me suis pas ennuyée .
Juste un sentiment de submersion , mot à la mode , par beaucoup d’informations à décoder sur tous les plans . Car tout se mêle , les souffrances du passé , les séquelles des sévices physiques , les anciennes habitudes , les besoins conscients de la physiologie , les entraves du psychisme , les nouvelles habitudes à acquérir , les modes d’adaptation pour ne pas heurter le pays d’accueil ,comme modifier les consonances de son nom , les attributs de sa religion , les rapports entre l’employeur et l’employé , d’abord traité comme ami puis comme valet , les rapports avec l’entreprise , le challenge , les assurances , C’est très nourri mais comme chaque séquence dure peu et suggère sans forcément expliquer , c’est de fil en aiguille et avec du retard que le cerveau du spectateur fait la synthèse . C’est surtout vrai lorsqu’on voit le film pour la première fois . Lors d’une seconde fois le spectateur a déjà les clés majeures du film dans la tête il peut s’attarder sur les détails .
Mon avis est mitigé .
Je ne sais trop qu’en penser .
doyen
janine33 a écrit :
Pour moi ce film est inclassable . Beaucoup d’informations sont données . Je n’ai pas bien compris le début . C’est foutraque . Tout prend cohérence à la fin lors du discours de la nièce à la première biennale de l’architecture de Venise : cet art brut , en béton , arrivé du Bauhaus à la sortie de la guerre .
Je ne sais pas dans quelle catégorie je rangerais ce film . Ce n’est pas réellement un divertissement . Il est plutôt comme une anthologie de ce qui a pu nourrir la création de certains artistes , dont des architectes , qu’on a appelés « les artistes maudits » , installés dans l’underground New Yorkais.,venus d’Europe de l’Est , drogués, en proie à leurs démons, nourris d’un passé douloureux , et qui finissent par se suicider .
Le film m’a laissé une impression mitigée .
Il parait qu'il est sous-titré ;
Est-ce exact ?
janine33
Anne marie a écrit :
Il dure 3h34 avec un entracte de 15 mn au milieu..
Je suis partagée sur ce film...
Pour moi bcp de choses ne sont pas assez expliquées ou claires ( la nièce qui ne parle pas... et on la retrouve mariée et qui parle.. que se passe t'il entre les 2 et le mutisme est il lié à la déportation ?)
La scène au lit ou sa femme lui dit "je sais ce que tu as fait" que veut elle dire ? son talent d'archi ? ce qu'il a fait pendant la guerre ? ses infidélités ?
je ne veux pas divulgacher ce film mais j'ai trouvé qu'il y avait bcp de zones d'ombres...
Par contre, étonnamment, je n'ai pas trouvé que la durée du film était pénible .
Ce film montre bien par contre comment les juifs étaient perçus même après leur retour de déportation .
Et bravo à Adrien Brody ( qui nous rappelle son rôle dans le pianiste..) et aux acteurs
mais vous qu'en avez vous pensé?
Pour moi ce film est inclassable . Beaucoup d’informations sont données . Je n’ai pas bien compris le début . C’est foutraque . Tout prend cohérence à la fin lors du discours de la nièce à la première biennale de l’architecture de Venise : cet art brut , en béton , arrivé du Bauhaus à la sortie de la guerre .
Je ne sais pas dans quelle catégorie je rangerais ce film . Ce n’est pas réellement un divertissement . Il est plutôt comme une anthologie de ce qui a pu nourrir la création de certains artistes , dont des architectes , qu’on a appelés « les artistes maudits » , installés dans l’underground New Yorkais.,venus d’Europe de l’Est , drogués, en proie à leurs démons, nourris d’un passé douloureux , et qui finissent par se suicider .
Le film m’a laissé une impression mitigée .
zoepivoine
Bonjour, d'accord avec Anne-Marie. Cependant il ne faut pas oublier que c'est une totale fiction. L'ambiance est très bien rendue. Peut être trop de sujets évoqués qui laissent sur notre faim. ex l'école du Bauhaus. Quant au rêve étatsuniens, cela a déjà été beaucoup traité. Le fait de n'avoir qu'un seul client est dangereux quelque soit le pays. Et nous aussi, ...... sommes en train de tomber de notre chaise quant au rêve étatsunien .....Mais on se laisse happer par le film avec plaisir. Véronique
jossc
Bien sûr, qq questions -petits détails -restent en suspens.
Mais ce film est un CHEF D OEUVRE, une réussite cinématographique rare.
L histoire qui montre subtilement les rapports sociétaux, l implacable hiérarchie parmi les goupes humains/ethniques... grande force, belle image, casting excellent: ce film a TOUT

Anne marie
Il dure 3h34 avec un entracte de 15 mn au milieu..
Je suis partagée sur ce film...
Pour moi bcp de choses ne sont pas assez expliquées ou claires ( la nièce qui ne parle pas... et on la retrouve mariée et qui parle.. que se passe t'il entre les 2 et le mutisme est il lié à la déportation ?)
La scène au lit ou sa femme lui dit "je sais ce que tu as fait" que veut elle dire ? son talent d'archi ? ce qu'il a fait pendant la guerre ? ses infidélités ?
je ne veux pas divulgacher ce film mais j'ai trouvé qu'il y avait bcp de zones d'ombres...
Par contre, étonnamment, je n'ai pas trouvé que la durée du film était pénible .
Ce film montre bien par contre comment les juifs étaient perçus même après leur retour de déportation .
Et bravo à Adrien Brody ( qui nous rappelle son rôle dans le pianiste..) et aux acteurs
mais vous qu'en avez vous pensé?