
Capusa06
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L’amour vainqueur et la vie opportune,
Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d’extase les jets d’eau,
Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.
La lune - Léo Ferré
TRISTE
Misterprof-
Sur le toit de l'hôtel où je vis avec toi
Quand j'attends ta venue mon amie
Quand la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats, tous les chats, tous les chats
Que dit-on sur les toits, que répètent les voix
De ces chats, de ces chats qui s'ennuient
Des chansons que je sais, que je traduis pour toi
Les voici, les voici, les voilà
Le soleil a rendez vous avec la lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Ici bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver, il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le Soleil a Rendez-vous avec la Lune
Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend
Des savants, avertis par la pluie et le vent
Annonçaient un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis, les aveux des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C'est alors que docteurs, savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en choeur
Philosophes, écoutez, cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s'enfuit à l'appel de bien des rendez-vous
Il s'efface, il se meurt devant nous
Quand on croit qu'il est loin, il est là tout près d'vous
Il voyage, il voyage, il voyage
Puis il part, il revient, il s'en va n'importe où
Cherchez le, il est un peu partout.
Charles Trenet : Le soleil a rendez - vous avec la lune.
LUNE
savannah92
Il y a tout au long des marchés de Provence
Qui sentent, le matin, la mer et le Midi
Des parfums de fenouil, melon et céleri
Avec par-ci, par-là, quelques gosses qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai franchi des pays que je ne voyais pas
J'ai hâte, au point du jour, de trouver sur mes pas
Ce monde émerveillé qui rit et qui s'interpelle
Le matin au marché ..
LES MARCHÉS DE PROVENCE ... Gilbert Bécaud
Autre mot : GENS
Capusa06
Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire
Puisqu'on vit dans la même lumière
Même s'il y a des couleurs qu'ils préfèrent
Nous on voudrait leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire
Juste un peu plus d'amour encore
Pour moins de larmes
Pour moins de vide
Pour moins d'hiver
Puisqu'on vit dans les creux d'un rêve
Avant que leurs mains ne touchent nos lèvres
Nous on voudrait leur dire
Les mots qu'on reçoit
C'est comme des parfums qu'on respire
Il faudra leur dire
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire
Il faudra leur dire - Francis Cabrel
PARFUM
Misterprof-
Mon pot' le gitan c'est un gars curieux
Une gueule toute noir, des carreaux tout bleus
Y reste des heures sans dire un seul mot
Assis près du poêle au fond du bistrot
C'gars-là une roulotte s'promène dans sa tête
Et quand elle voyage jamais ne s'arrête
Des tas d'paysages sortent de ses yeux
Mon pot' le gitan c'est un gars curieux
Mon pot' le gitan, c'est pas un marrant
Et dans notre bistrot personne le comprend
Comme tous ces gars-là il a sa guitare
Une guitare crasseuse qui vous colle le noir
Quand y s'met à jouer la vieille roulotte
Galope dans sa tête, les joueurs de belote
S'arrêtent et plus rien, oon a mal en dedans
Mon pot' le gitan c'est pas un marrant
Mon pot' le gitan un jour est parti
Et Dieu seul sait où il ballade sa vie
Ce type là était un grand musicien
Ça j'en étais sûr, moi je l'sentais bien
Le tôlier m'a dit qu'on est venu l'chercher
Un grand music-hall voulait l'acheter
Mon pot' le gitan il a refusé
Un haussement d'épaules et il s'est taillé
J'ai eu l'impression de perdre un ami
Et pourtant c'gars-là ne m'a jamais rien dit
Mais il m'a laissé un coin d'sa roulotte
Et dans ma petite tête j'ai du rêve qui trotte
Sa drôle de musique en moi est restée
Quand je pense à lui, m'arrive de chanter
Toi sacré gitan qui sentait l'cafard
Au fond ta musique était pleine d'espoir.
Yves Montand : Mon pote le gitan.
DIRE.
claudanne
"Les guitares jouent des sérénades
Que j'entends sonner comme un tocsin
Mais jamais je n'atteindrai Grenade
Bien que j'en sache le chemin.
Dans ta voix, galopaient des cavaliers
Et les gitans étonnés levaient leurs yeux de bronze et d'or
Si ta voix se brisa, voilà plus de vingt ans qu'elle résonne encore
Federico García.
Voilà plus de vingt ans, Camarades
que la nuit règne sur Grenade".
Jean Ferrat :Federico Garcia Lorca
GITAN
FAE
L'étranger au paradis ( Chantée par Luis Mariano)
"Prends ma main
Car je suis étranger ici
Perdu dans le pays bleu
Etranger au paradis
Et je sais qu´en chemin
Le danger dans un paradis
C' est de rencontrer un ange
Et qu´il vous sourie
Simple mortel
Je m'émerveille "
CHEMIN
Capusa06
Dans le parc des Buttes Chaumont un cycliste de 5 ans
S'apprête à vivre un grand événement
Encouragé par son père et par sa maman
Il va faire du vélo comme les grands
Il empoigne son guidon
C'est parti pour le grand frisson
Sans les petites roues qui stabilisent
Va falloir qu'il improvise
Notre équilibriste
S'élance sur la piste
Il tombe retombe
Les paumes incrustées de gravier
ça fait mal et pis ça pique
C'est surtout vexant
De tomber en public
Il va pas remettre les p'tites roues
ça serait pire que tout
Attention! il enfourche son bolide
Et c'est reparti pour la chevauchée intrépide
Au premier coup de pédale
Il bascule et puis s'affale
Il fait rien qu'à l'énerver
Ce vélo qui fait que de tomber
C'est quand même très énervant
Ces vélos qui tombent tout le temps
Un coup de pied dans le porte-bagages!
ça change rien mais ça soulage
Sermon des parents " c'est vilain de faire des colères
Et faut être patient et avoir un bon caractère "
Mais s'énerver c'est légitime
Faut se faire respecter des machines
Avec mon scooter je connais les mêmes déboires
Quand il démarre pas je lui donne
Des coups de casque dans les phares
Alors ce gosse faut pas le gronder
C'est le vélo qui a commencé
Il s'élance dans la descente
Maintient le cap avec adresse
Il dévale la pente
Tangue et se redresse
Et prend de la vitesse
Les jambes à l'horizontale
Le guidon tremble il vibre
Il sautille sur la selle mais garde l'équilibre
Il veut faire coucou de la main
Et se vautre un peu plus loin
Il arrache le garde-boue
Et les poignées en caoutchouc
La dynamo d'un coup de talon
Puis piétine les rayons
Et il crève les pneus
Il commence à se sentir mieux
Il fait rien qu'à l'énerver
Ce vélo qui fait que de tomber
C'est quand même très énervant
Ces vélos qui tombent tout le temps
Un coup de pied dans le porte-bagages!
La sonnette? elle dégage!
Mais faut pas faire de colère
Alors écoute-moi bien
Plutôt que d'essayer d'arracher les câbles des freins
Fais levier avec un bâton pour pas te baiser les mains.
Vélo de Bénabar
ANGE
Misterprof-
Une petite robe légère toute simple et sans manière
Dansait à l'écart au fond du placard
N'avait qu'autour d'elle des gilet d'flanelle
Des chemises d'homme et des pantalons tout comme
Elle était hélas si peu à sa place
Perdue par hasard entre deux costards
Une anomalie pourtant si jolie
Suspendue fragile dans ce drôle d'exil viril
Faut dire que sa plait aux filles
Les robes qu'un rien déshabille
Petit bout de tissu sans quoi elle iraient nues
Petit rêve où s'égare la main ou le regard
Petite robe noir toute simple et sans fard
Petite plume volée aux parures étranges des anges
La petite robe noire a conté sa belle histoire
Ses heures de grâce au printemps qui passe
Quand le cachemire le blouson de cuir
Rassurants et forts ne la blessait pas encore
Quand une caresse la faisait princesse
Quand elle allait libre de toute ses fibres
Avant le passage des premiers orages
Avant qu'on ne la cloue de reproches fous, jaloux
Faut dire c'que sa coûte aux filles
Les robes qu'un rien déshabille
Petit bout de tissu sans quoi elle iraient nues
Petit rêve où s'égare la main ou le regard
Petite robe noir toute simple et sans fard
Petite plume volée en souvenir étrange d'un ange
La petite robe sage s'abîmait sous les outrages
Avilie de cris salie de mépris
Elle savait les coups les marques aux cous
Les larmes aux coins des yeux qu'on maquillent
Un soir de misère d'enfer ordinaire
De vagues ruptures, de coups de ceinture
On l'avait griffée, déchirée, froissée
Et puis peu importe laissée de la sorte, morte.
Juliette : Une petite robe noire.
VELO de Fae.