
andree
BELLE - interprétée par Garou dans la comédie musicale "Notre Dame de Pais"
Belle
C'est un mot qu'on dirait inventé pour elle
Quand elle danse et qu'elle met son corps à jour, tel
Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler
Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds
J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
À quoi me sert encore de prier Notre-Dame?
Quel
Est celui qui lui jettera la première pierre?
Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
Ô Lucifer
Oh laisse-moi rien qu'une fois
Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
Belle ....
vieverte
Chantal a écrit :
Bleue
Nous avons répondu pratiquement en même temps . Pour bleu :
Bleu Blanc Blond par Marcel Amont
Bleu, bleu, le ciel de Provence
Blanc, blanc, blanc, le goéland
Le bateau blanc qui danse
Blond, blond, le soleil de plomb
Et dans tes yeux
Mon rêve en bleu - bleu - bleu
Quand j'ai besoin de vacances
Je m'embarque dans tes yeux
Bleus, bleus, comme un ciel immense
Et nous partons tous les deux.
Bleu, bleu, le ciel de Provence
Blanc, blanc, blanc, le goéland
vieverte
savannah92 a écrit :
FEUILLES
Les feuilles mortes Yves Montand
Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.
C'est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous les deux ensemble,

Chantal
savannah92 a écrit :
FEUILLES
Yves Montand
- Grand-mère, quand je suis en colère, je crie sur les gens.
Et je ne m'aime pas...
- Quand tu cries sur les autres, tu cries en réalité sur toi-même, mon enfant.
Ce que tu fais en dehors de toi-même est toujours un miroir de ton moi intérieur.
A l'intérieur et à l'extérieur, c'est la même chose.
On nous a appris à bien les séparer, à les voir comme deux réalités différentes.
En fait, ce sont les mêmes fils, mais avec des tissages différents.
- Mais je ne me fâche que lorsqu'une personne me provoque...
- Si une personne te met en colère, c'est parce qu'elle peut toucher cette corde si sensible de ton âme.
Qui attend d'être touchée par toi.
Mais toi, tu suspends toujours ta main. Tu attires donc ceux qui peuvent la faire vibrer, cette corde.
C'est une demande d'attention de ton âme...
Ton cri est un cri de rébellion adressé à toi-même, c'est l'invitation à toucher cette partie de toi qui t'enflamme tant.
Le feu de ta colère est généré par cette chaleur...
Les gens qui nous entourent ne sont qu'un moyen d'atteindre nos profondeurs.
- Alors, grand-mère, que faire quand je sens le feu de la colère en moi ?
- Écoute-le.
Ne réagis pas.
Sinon, tu vas rater l'occasion de voir cette corde de ton âme que tu ne peux toujours pas toucher.
Laisse l'action pour plus tard...
Nous sommes appelés à agir de manière créative, et non destructrice.
Souviens-toi, mon enfant, quand ta voix est sur le point de s'élever, c'est parce qu'en toi s'allume le feu de la rébellion. Ne t'emballe pas.
Arrête-toi et sens ce feu. Sens ce qu'il veut t'apporter.
Vois le chemin qu'il ouvre à la lumière...
Les vraies rébellions sont silencieuses, courageuses, créatives.
C'est ainsi que notre cri intérieur se transforme en révolution.
De nous-mêmes et du monde.
andree
Ma France - Jean Ferrat
De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France
Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France
Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France
Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France
Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France
Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France
Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France
Qu'elle monte des mines, descende des collines
Celle qui chante en moi, la belle, la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France