DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

Capusa
Gibraltar
Face à la mer, Sarah attend,
Le regard chaviré.
Corps iodé, tendu vers celui qui franchira
L’étroit détroit,
De Gibraltar.
Elle l’a rêvé, échoué, sur la plage de Melilla,
Implore la lune de changer les marées, pour y presser le temps.
Elle l’attend, celui qui franchira, de ses doigts, l’étroit détroit.
Il aura de lourds cils blonds poudrés de sable et d'étoiles.
Qu'elle égrènera, au son des vagues battantes,
Lapera au creux de son épaule, l’eau salée prisonnière d’une si courte et pénible traversée,
L'Espagnol échoué.
Elle n'aimera que lui, celui qui, de l'étroit détroit, s'est affranchi.
Domi Roca
Capusa
Ma douce au vent
De ces journées si belles
Au regard ingénu
Qu'apprivoisait le vent
Que reste-t-il ma douce ?
Une odeur de terre
Se souvient d'autrefois
Quand les iris courbés
T'offraient leur révérence.
Ces mots que tu disais
Avaient des bruissements
Des sourires en dentelle
Les couleurs de l’instant.
Sur l'attente promise
La ronde de tes pas
Laissait le vent léger
Jouer sa ritournelle.
Tout l'amour du monde
Ne pourra jamais
Guérir tes ailes d'ange
Blessées un soir d'été.
Cognant sa colère
Sur l'écho de ton cri
Le vent seul revient
Dénoncer l'infamie.
Une larme de sang
D'un noir coquelicot
Trouble l'eau vive
De ta claire fontaine.
De l'avenir si beau
Et du rêve innocent
Que saluait le vent
Que reste-t-il ma douce ?
Marie Lacroix Pesce
Capusa
Elle meurt
Elle s’est assise un soir
sur un bout de trottoir
qu’elle nomme sa vie
doucement son corps
endolori elle a posé ,
ses yeux en éclaireurs,
la lumière affaiblie
d’une bougie qui vacille
et se tord dans l’ombre
d’un regard éteint,
alors son âme se perd
ses souvenirs pleurent,
sa détresse se noie
le long des caniveaux
d’une rue sans nom
un avenir qu’elle ignore,
le froid mord son corps,
le passé qu’elle fuit,
sournois a lacéré sa peau,
l’inconnu glacé son sang,
elle s’est couchée un soir
son sourire a disparu
dans un bout de miroir
brisé sur les pavés de sa vie
où l’oubli la dévore.
Harukosan
Capusa
Le Temps
Laisse-moi guider tes pas dans l'existence
Laisse-moi la chance de me faire aimer
Viens comme une enfant au creux de mon épaule
Laisse-moi le rôle de te faire oublier
Le temps qui va
Le temps qui sommeille
Le temps sans joie
Le temps des merveilles
Le temps d'un jour
Temps d'une seconde
Le temps qui court
Et celui qui gronde
Le temps, le temps
Le temps et rien d'autre
Le tien, le mien
Celui qu'on veut notre
Le temps passé
Celui qui va naître
Le temps d'aimer
Et de disparaître
Le temps des pleurs
Le temps de la chance
Le temps qui meurt
Le temps des vacances
Le temps, le temps
Le temps et rien d'autre
Le tien, le mien
Celui qu'on veut notre
Le temps glorieux
Le temps d'avant-guerre
Le temps des jeux
Le temps des affaires
Le temps joyeux
Le temps des mensonges
Le temps…
Charles Aznavour
zorbek
Randonnée de Printemps
Un trait de soleil effleure ta joue
Et illumine ton regard si doux
Mille étincelles de perles de pluie
Vent, soleil et bruine mêlés, je te suis
Le pré vert brille de soleil
Ta joue se teinte rouge vermeil
Ta silhouette se courbe finement
Tel un fragile roseau penchant
Luttant contre la pente abrupte
Notre lente ascension débute
Au lointain le sommet se dessine
Témoin de notre montée clandestine
La pente devient plus raide
Sans que ton pas ferme ne cède
Ton souffle devient court
L’excitation monte à son tour
Le plaisir du sommet approche
S’insinuant dans nos corps si proches
L’horizon étincelant enfin se découvre
Avec des yeux ébahis qui s’ouvrent
Emerveillés par la fine dentelle de crêtes
Qui scintillent sous le soleil en fête
L’azur limpide du ciel s’impose
Nos sens éveillés en osmose
La vibration de nos corps
Rentre en résonance avec le décor
Dans une extase vécue à deux
Proche du berceau des Dieux.
Souvenir d’une rencontre, écrit par zorbek le 12 janvier 2018 sur quintonic
B.D
Capusa
Tout luit, tout bleuit, tout bruit,
Le jour est brûlant comme un fruit
Que le soleil fendille et cuit.
Chaque petite feuille est chaude
Et miroite dans l'air où rôde
Comme un parfum de reine-claude.
Du soleil comme de l'eau pleut
Sur tout le pays jaune et bleu
Qui grésille et oscille un peu.
Un infini plaisir de vivre
S'élance de la forêt ivre,
Des blés roses comme du cuivre.
Anna de Noailles
