DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

FAE
Merci Capusa !
"Jeff Foster est auteur et enseignant spirituel au Royaume-Uni. Quelques temps après être devenu jeune diplômé en astrophysique de l'Université de Cambridge, Jeff Foster s'est tourné vers une recherche spirituelle en dévorant tous les ouvrages qu'il pouvait trouver."
Capusa
PRENDS LE RISQUE D'ÊTRE AIMÉ
"C’est une chose quand quelqu'un dit: "Je t'aime".
C'en est une autre quand cette personne voit certaines parties de toi que tu crois «impossibles à aimer», et que malgré tout, elle continue à t’aimer.
Quand l’extérieur, la façade, le masque s’effondrent et qu’on t’aime encore plus.
C’est une chose d’être aimé. C’en est une toute autre que d’être aimé pour Qui Tu Es vraiment, pas seulement une image, une idée ou une attente.
Lorsque tu te sens vu, exposé à la lumière de l'amour, et que l'amour à l'entour reste constant et sûr.
Lorsque tu sens que tu n’as pas à cacher les parties «sales», «honteuses», «malades» ou «indignes» de toi-même, afin qu’on ne s’éloigne pas de toi.
Lorsque tu peux te détendre complètement, respirer, baisser ta garde et devenir ton soi humain authentique, sauvage et étrange, sans crainte du rejet ou de la punition. Lorsque tu te sens entier dans la chaleureuse présence de tous, sans inquiétude de ressentir de la honte, d’être ridiculisé, jugé ou abandonné pour avoir révélé ton authenticité.
Ce n’est pas seulement l’amour que nous désirons ardemment, c’est cet amour inconditionnel féroce qui nous voit vraiment tels que nous sommes : imperfections, difformités, défauts, vulnérabilités, etc.
Cet amour-là voit nos ténèbres, voit nos terreurs et il dit encore OUI.
Prends le risque d'être vu.
Prends le risque d'être connu.
Prends le risque d'être aimé..."
___________________ Jeff Foster _____
Capusa
La poésie se porte au cœur,
Comme un collier des premiers jours,
Un talisman des premiers âges,
Un médaillon à l’infini.
La poésie n’a pas le temps.
Elle est le temps immémorable,
Elle est le chantre du sensible,
Elle était là quand vint le monde.
La poésie aime l’esprit,
L’énigme floue au gré des mots,
Toute cambrure du langage
À la limite qui fait sens.
La poésie se porte au cœur,
Comme un oiseau se porte au vent,
Vibrant, glissant sur son plumage,
Une caresse à l’infini.
La poésie n’est pas silence.
Elle est douceur inachevée,
Elle est la mousse du rocher,
Elle est le berceau de ce monde.
La poésie se porte au cœur
Comme le blé se porte au pain,
Joie et nourriture terrestres,
Pour toute faim à l’infini.
La poésie n’est pas besoin.
Elle est désir inassouvi,
Elle est l’ultime goutte d’eau,
Elle est la nourrice du monde.
La poésie se porte au cœur,
Comme le cep se porte au vin,
Faisant se répandre la vigne,
À chaque instant à l’infini.
La poésie n’est pas la fuite.
Elle est ivresse sans oubli,
Elle chante au soir de tristesse,
Pour célébrer la fin du monde.
Paul Jomon
odile
Il y a ceux qui parlent et ceux qui font
Jeune homme remballe vite tes leçons
Trop de théories déballées au comptoir
Trop de théories qui ne changent pas l'histoire
J'veux du net du clair du concret
Pour ceux qui prennent des risques j'veux du respect
Pas de blablabla ça j'connais
Regarde où ça nous a menés
Tous ces pros en communication
Tous ces beaux discours sans action
Le faire savoir a tué le savoir faire
Et c'est les beaux parleurs qu'on envoie aux affaires
On ne sauve pas le monde avec de belles paroles
On ne nourrit pas le pauvre avec des paraboles
On ne soigne pas l'malade avec de beaux symboles
Face aux combats menés, futile est mon obole
Titre de Sinsemilia
Capusa
Ces roses pour moi destinées
Ces roses pour moi destinées
Par le choix de sa main,
Aux premiers feux du lendemain,
Elles étaient fanées.
Avec les heures, un à un,
Dans la vasque de cuivre,
Leur calice tinte et délivre
Une âme à leur parfum
Liée, entre tant, ô Ménesse,
Qu’à travers vos ébats,
J’écoute résonner tout bas
Le glas de ma jeunesse.
Paul-Jean Toulet, Contrerimes
Josephine22
J écrirai ces vers à bras grands ouverts.qu on sente mon cœur quatre fois y battre..
Quitte à en mourir je depasserai ma gorge et ma voix..mon souffle et mon chant.
Je suis le faucheur..ivre de faucher..qu on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu il y perd..qui bat et rebat sa faux comme plâtre.
ARAGON (1960) extrait de
Je me tiens sur le seuil de la Vie et de la Mort
