
Capusa
Bonjour
14 octobre 1809 : Paix de Schönbrunn
Le 14 octobre 1809, Napoléon 1er et l'empereur d'Autriche François 1er signent la paix de Vienne ou « paix de Schönbrunn » qui met fin à la cinquième coalition européenne. Il fait suite à la bataille de Wagram. Le traité se solde par la cession de Salzbourg, de Berchtesgaden et du district de l'Inn à la Bavière alliée de la France ; de Cracovie et de Lubin au grand-duché de Varsovie, réminiscence de l'ancienne Pologne ; de Parnopol à la Russie ; de Trieste et de la côte dalmate à la France. L'Autriche doit également verser une indemnité de 85 millions de francs et s'engage à limiter ses forces armées à 150.000 hommes.
Capusa
Décès
Claude
1er août 10 av. J.-C. à Lyon (Gaule) - 13 octobre 54 à Rome
Claude est le fils de Drusus, lui-même né d'un premier mariage de Livie, épouse de l'empereur Auguste. Après l'assassinat de son neveu Caligula, le 24 janvier 41, les prétoriens l'installent à la tête de l'empire romain, bien que déjà quinquagénaire, par ailleurs timide et bègue. Il va gouverner en s'appuyant sur ses affranchis, Polybe, Narcisse, Callistus et Pallas...
Il se laisse aussi mener dans les premières années de son principat par sa troisième épouse, Messaline, arrière-petite-fille de Marc Antoine et petite-nièce d'Auguste. Née vers 15, elle a épousé Claude en 38 et lui a donné deux enfants, Octavie et Britannicus.
Elle fait mettre à mort les filles de Germanicus et Drusus et ne tarde pas à scandaliser les contemporains par ses débauches. Aux dires de Tacite, Suétone et Juvénal, elle se livrerait même à des hommes de basse extraction dans un bordel de Suburre, quartier romain de mauvaise réputation. Enfin, bien qu'étant déjà mariée à l'empereur, elle épouse le jeune et beau consul Caius Silius ! C'est le scandale de trop qui lui vaut d'être exécutée dans les jardins de Lucullus.
À cela près, le gouvernement de Claude consolide l'empire, notamment en étendant le droit de cité et en l'accordant en particulier aux nobles gaulois. Il conquiert la Grande-Bretagne et soumet la Mauritanie, la Lycie et la Pamhylie, la Judée et la Thrace...
Théodore de Bèze
4 juin 1519 à Vézelay - 13 octobre 1605 à Genève
Après une jeunesse dissipée et joyeuse, Théodore de Bèze se convertit en 1548 au protestantisme. Rigoureux théologien, il devient à Genève le collaborateur de Calvin et le remplace à sa mort à la tête de la cité. Il convertit au protestantisme Antoine de Bourbon, père du futur Henri IV et participe au colloque de Poissy, en 1560.
Voir : Huit guerres de religion
Joachim Murat
25 mars 1767 à Labastide (Quercy, France) - 13 octobre 1815 à Pizzolo (Calabre, Italie)
Fils d'un aubergiste, Joachim Murat s'engage dans l'armée du roi. Fougueux cavalier, il devient chef d'escadron en 1796 et seconde brillamment Napoléon Bonaparte lors de la répression du 13 Vendémiaire ainsi que du coup d'État du 18 Brumaire. Il séduit et épouse en 1800 Caroline Bonaparte. Avec sa cavalerie, il sera ensuite de toutes les grandes batailles napoléoniennes jusqu'à la retraite de Russie.
Maréchal d'Empire et Prince d'Empire, il réprime le 3 mai 1808 l'insurrection madrilène avant d'être nommé roi des Deux-Siciles. Soucieux de conserver envers et contre tout son trône, il trahit l'Empereur en janvier 1813, après une scène violente avec Davout, et regagne son royaume. Pris de remords, il reprend sa place dans la Grande Armée à la bataille de Leipzig mais trahit à nouveau et en janvier 1814, signe un traité avec les Alliés contre la promesse de conserver son trône ! avant de revenir vers lui. Après la chute de l'Empire, il tente de reprendre Naples mais est capturé par les soldats du nouveau souverain et fusillé...
Capusa
13 octobre 1860 : Pékin occupé par les Occidentaux
Le 13 octobre 1860, Pékin est occupée par une expédition franco-anglaise qui veut punir l'empire chinois pour ne s'être pas soumis aux injonctions du traité de Nankin du 29 août 1842 et aux promesses de l'année précédente. Au terme de cette « Seconde guerre de l'opium », le gouvernement impérial devra une nouvelle fois s'incliner devant les exigences occidentales.
Capusa
13 octobre 1906 : La Charte d'Amiens fonde le syndicalisme révolutionnaire
Le 8 octobre 1906 s’ouvre à Amiens le congrès de la principale fédération de syndicats français, la Confédération Générale du Travail (CGT). Cinq jours plus tard en sort une motion qui va entrer dans l’Histoire syndicale sous le nom de Charte d’Amiens.
Ce texte très court (2000 signes) définit encore aujourd’hui les objectifs du syndicalisme français, en radicale opposition avec les syndicalismes allemand et britannique...
Capusa
Bonjour !
13 octobre 1307 : Arrestation des Templiers
Au matin du vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel (le petit-fils de Saint Louis).
Cet acte de violence arbitraire met fin à un ordre original de moines-soldats, vieux de près de deux siècles, qui s'est illustré en Terre sainte et s'est acquis puissance et richesse, s'attirant ainsi la jalousie des féodaux et la convoitise des souverains...
Capusa
12 octobre 207 av. J.-C. : Fin de la dynastie Qin
Le 12 octobre 207 avant JC, Ershi Huangdi, fils et successeur du Premier Empereur chinois, abandonné par ses conseillers et isolé dans son palais de Xianyang, croit voir des rebelles l'assaillir. Il se suicide ou se fait tuer, on ne sait. Ainsi finit prématurément la dynastie Qin. L'eunuque Zhao Gao, premier ministre du Deuxième Empereur, octroie une simple couronne royale à un sien neveu, le prince Zi Ying. Ce nouveau règne ne durera que 43 jours ! Contre toute attente, un fils de paysan du nom de Liu Bang va relever l'oeuvre du Premier Empereur et la pérenniser.
Capusa
12 octobre 1812 : Décret « de Moscou »
Napoléon 1er réorganise la Comédie-Française par un décret supposé signé à Moscou, le 12 octobre 1812.
En bon communiquant, l'Empereur a voulu ainsi signifier qu'il pouvait garder la tête froide dans une ville en feu à des milliers de kilomètres des Tuileries. Mais l'historien Jean Tulard a montré que le décret a été en fait rédigé à Paris au retour de Russie et sciemment antidaté !
Toujours est-il que la Comédie-Française s'en trouve profondément transformée.
La troupe a été créée en 1680 par une ordonnance du roi Louis XIV prescrivant la fusion des Anciens Compagnons de Molière et des Grands comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, deux troupes rivales de l'époque. Par cette ordonnance, la Comédie-Française obtient le monopole du répertoire français, concurrent du théâtre italien alors en vogue.
Napoléon 1er la transforme en une association de comédiens d'une trentaine de sociétaires cooptés, avec mission de sauvegarder l'héritage dramatique français et de l'enrichir avec de nouveaux chefs-d'oeuvre. La célèbre troupe a aujourd'hui plus de 2600 pièces à son répertoire et en joue chaque année une soixantaine.
Capusa
Décès
Robert Edward Lee
19 janvier 1807 à Stratford House (États-Unis) - 12 octobre 1870 à Lexington (États-Unis)
Le général Robert E. Lee est la plus noble figure militaire de la guerre de Sécession, bien qu'appartenant au camp des vaincus en sa qualité de chef des armées confédérées (sudistes). Issu d'une vieille famille de planteurs virginiens, il se voue très tôt au métier des armes et sort second de l'Académie militaire de West Point en 1829.
Il s'illustre dans la guerre contre le Mexique en 1848 puis dirige l'Académie militaire de West Point. Quand survient la sécession du Sud, le président Lincoln lui offre le commandement de l'armée de l'Union mais l'officier est tiraillé entre sa fidélité aux États-Unis et son attachement à sa Virginie natale, sécessionniste.
En dépit de son hostilité à l'esclavage), il rejoint finalement la Virginie et la Confédération sudiste en avril 1861 et prend le commandement de l'armée de Virginie du Nord. Après une longue série de succès, il est battu à Gettysburgh. En février 1865, alors que la Confédération sudiste a perdu toute chance de victoire, il prend le commandement en chef de son armée. Il est définitivement battu à Appomattox le 9 avril 1865 et se rend au général Grant. Il prend une retraite honorable en qualité de président du Washington College de Lexington (Virginie)...
Capusa
Décès
16 avril 1844 à Paris - 12 octobre 1924 à Saint-Cyr-sur-Loire
Bibliothécaire au Sénat, Anatole France témoigne dans ses écrits, romans et essais, d'un scepticisme aimablement rationaliste et d'une critique sociale acerbe et non dépourvue de lucidité (Les dieux ont soif, Crainquebille, L'île des pingouins,...). Dreyfusard de la première heure, il se distingue de ses contemporains par son opposition à la colonisation.
Capusa
12 octobre 1915 : Exécution d'Edith Cavell
Le 12 octobre 1915, l'infirmière anglaise Edith Cavell (50 ans) est fusillée par les Allemands à Schaerbeek, en Belgique, au lendemain de sa condamnation en cour martiale pour haute trahison.
Infirmière à Bruxelles quand la Première Guerre mondiale a éclaté, cette fille de pasteur anglican donna aussitôt des soins aux blessés de tous les camps. Mais elle se mit aussi au service d'un réseau d’évasion initié par des Belges de la région de Mons.
Ce réseau aidait les soldats alliés blessés à s'évader de la Belgique occupée vers les Pays-Bas neutres. Il fusionna ensuite avec un autre réseau créé par plusieurs femmes dans le nord de la France, parmi lesquelles la comtesse de Belleville, la princesse Marie de Croÿ, Louise Thuliez et Louise de Bettignies. Environ deux cents soldats purent s'évader de ce fait.
Le réseau a été démantelé suite à des dénonciations et l'infirmière britannique arrêtée le 5 août 1915. Elle a été exécutée dès l’issue de son procès pour couper court aux protestations internationales.
En Grande-Bretagne, son « martyre » souleva un immense émotion et convainquit beaucoup de jeunes gens de se porter volontaires pour le combat. En France, à Lille, une place lui fut dédiée. À Paris, dans le jardin des Tuileries, un monument à sa mémoire a été érigé en 1920... mais fut détruit le 14 juin 1940 à l’entrée des troupes allemandes dans la capitale.
Quelques mois après, le 1er avril 1916, ce fut au tour d'une infirmière belge, Gabrielle Petit (23 ans), d'être fusillée par les Allemands, à Schaerbeek. De Bruxelles, elle transmettait aux états-majors alliés les positions et les mouvements des troupes ennemies dans le secteur de Lille et de Maubeuge. Arrêtée par les Allemands en janvier 1916, elle est condamnée à mort et fusillée le 1er avril à Schaerbeek. Après la guerre, la reine Élisabeth déposa sur son cercueil la croix de l'ordre de Léopold.