
Capusa
17 juillet 1453 : La guerre de Cent Ans prend fin à Castillon .
Le 17 juillet 1453, l'armée du roi de France se heurte à un corps expéditionnaire anglais sur les bords de la Dordogne, près du village de Castillon.
Les Français commandés par Dunois et les frères Bureau l'emportent sur les troupes du général Talbot, comte de Shrewsbury, en particulier grâce à leurs bombardes. C'est la première fois qu'est employée l'artillerie sur un champ de bataille. La victoire française survient 23 ans jour pour jour après le sacre du roi Charles VII sous la bannière de Jeanne d'Arc...
****************************************
17 juillet 1791 : Fusillade du Champ de Mars .
Le 17 juillet 1791, une fusillade se produit sur le Champ de Mars, à Paris, à l'initiative de La Fayette et Bailly, sur ordre de l'assemblée constituante...
***************************************
17 juillet 1863 : Fondation de la Croix-Rouge par Henri Dunant .
Avec quatre amis genevois, le banquier Henry Dunant crée le 17 juillet 1863 une organisation internationale et neutre destinée à secourir les victimes de guerre, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Une conférence internationale aboutit à la signature le 22 août 1864 de la première Convention de Genève « pour l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne ».
L'idée lui en est venue en visitant quatre ans plus tôt le champ de bataille de Solferino, à l'occasion d'un voyage d'affaires. Alors âgé de 31 ans, le banquier genevois s'indigne du sort fait aux blessés et organise de premiers secours. De retour à Genève, il lance un appel à l'opinion européenne dans un livre intitulé&nbs;: Un souvenir de Solferino. Lui-même s'en entretient avec l'empereur Napoléon III.
**************************************
17 juillet 1867 : Karl Marx publie Das Kapital .
Le 17 juillet 1867, Karl Marx publie à Londres le premier tome de son oeuvre principale, Das Kapital (Le Capital). Les deux tomes suivants sont publiés par Engels après la mort de leur auteur, le 14 mars 1883. Cet ouvrage volumineux et indigeste va devenir pendant plus d'un siècle la référence obligée des socialistes et révolutionnaires du monde entier.
***************************************
17 juillet 1879 : Le « plan Freycinet » à l'oeuvre .
Le 17 juillet 1879, Charles de Saulces de Freycinet, Polytechnicien et ministre des Travaux Publics, fait voter le plan qui porte son nom, pour la construction de 8.700 kilomètres de voies ferrées d'intérêt local ainsi que de nombreux canaux à petit gabarit (le « gabarit Freycinet »)...
****************************************
17 juillet 1936 : Les militaires espagnols se soulèvent .
Le 17 juillet 1936, plusieurs garnisons militaires espagnoles se soulèvent contre le gouvernement républicain, sous le commandement du général Franco.
C'est le début de la Guerre civile espagnole et un prélude aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale...
****************************************
17 juillet 1945 : Conférence de Potsdam .
Du 17 juillet au 2 août 1945 se tient une conférence à Potsdam en vue de régler le sort de l'Allemagne vaincue.
Y participent Harry Truman, successeur de Franklin Roosevelt à la Maison Blanche, Clement Attlee, successeur de Winston Churchill au 10, Downing Street, et l’inamovible Staline. L’Allemagne est partagée en 4 zones d’occupation et sa frontière orientale ramenée sur la ligne Oder-Neisse. Cette frontière sera officiellement reconnue par les Allemands par un traité de paix signé à Moscou le… 12 septembre 1990…
****************************************
C'est sa fête : Charlotte
Charlotte est l'aînée de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées à Paris, sur la place de la Nation, le 17 juillet 1794, quelques jours avant la mort de Robespierre et la fin de la Grande Terreur. Leurs cendres reposent dans l'émouvant cimetière de Picpus.
****************************************
C'est aussi sa fête : Léon IV
Le 17 juillet, on fête aussi Saint Léon IV. Ce pape élu en 847 et mort en 855 fit élever des remparts autour de la cité pontificale pour la protéger des invasions sarrasines, encore menaçantes ! Cette « cité léonine » est à l'origine de l'actuelle Cité du Vatican.
****************************************
{Naissance}
Pierre de Suffren de Saint-Tropez
17 juillet 1729 à Saint-Cannat (Provence, France) - 8 décembre 1788 à Paris
Pierre de Suffren de Saint-Tropez gagne le titre de bailli en entrant dans l'ordre de Malte, à l'instigation de son père, un aristocrate provençal. Cela lui vaut d'être resté dans la postérité sous le nom de «bailli de Suffren».
Il connaît son baptême du feu à moins de quinze ans dans la Marine royale de Louis XV, pendant la guerre de la Succession d'Autriche. Il acquiert très vite un commandement et va dès lors s'illustrer avec des fortunes diverses, dans les différents conflits du XVIIIe siècle, en particulier contre les Anglais.
Obèse et mal embouché, il n'en est pas moins considéré comme l'un des plus grands marins français. Napoléon aurait dit de lui à Sainte-Hélène : «Oh ! pourquoi cet homme n'a-t-il pas vécu jusqu'à moi, ou pourquoi n'en ai-je pas trouvé un de sa trempe, j'en eusse fait notre Nelson...».
Rentré en France après la paix de Versailles (1783), le bailli est élevé à la dignité de vice-amiral. Il meurt dans un duel à la veille de la Révolution française.
****************************************
{Décès}
Adam Smith
5 juin 1723 à Kirkcaldy (Écosse) - 17 juillet 1790 à Édimbourg (Écosse)
Biographie Adam Smith
En 1776 est publié à Glasgow, en Écosse, un ouvrage d'apparence aride, Recherches sur la Nature et les Causes de la Richesse des Nations (en abrégé La Richesse des Nations). Son auteur, Adam Smith, est un vieux garçon de 53 ans aux mœurs austères, déjà connu comme l'auteur d'une Théorie des sentiments moraux (1759).
Malgré ces prémices peu engageants (ou à cause d'eux !), la postérité va ériger Adam Smith en fondateur de la science économique moderne. Quant à La Richesse des Nations, elle va devenir le miroir dans lequel aimeront à se reconnaître les entrepreneurs de l'ère industrielle, la nôtre.
Capusa
16 juillet 622 : L'Hégire et la fuite de Mahomet à Médine .
Aux alentours de la cinquantaine, Mahomet quitte en secret La Mecque pour l'oasis voisine de Yathrib (qui prendra dès lors le nom de Medinat el-Nabi, « la ville du Prophète » - Médine en français).
Cette fuite est désignée en arabe par le mot hijra (en français, Hégire) qui signifie émigration et datée du 16 juillet 622 selon une tradition fixée dix ans plus tard par le calife Omar. D'elle date la naissance de l'islam... et le premier jour de l'ère musulmane.
***************************************
16 juillet 1054 : Le légat du pape excommunie le patriarche .
Le 16 juillet 1054, le représentant du pape dépose à Sainte Sophie une bulle d'excommunication contre le patriarche de Constantinople.
De cette péripétie secondaire qui oppose un ecclésiastique à un autre, la tradition historique a fait le point de départ de la rupture entre la chrétienté d'Orient (l'orthodoxie) et la chrétienté d'Occident (le catholicisme)...
***************************************
16 juillet 1212 : Le roi d'Aragon triomphe à Las Navas de Tolosa .
Le 16 juillet 1212, à Las Navas de Tolosa, le roi d'Aragon Pierre II remporte une victoire décisive sur les musulmans de la dynastie des Almohades...
***************************************
16 juillet 1394 : Charles VI expulse les juifs .
Le 16 juillet 1394, le roi Charles VI le Fou expulse les juifs de France. En cette fin du Moyen Âge, partout en Europe et en particulier en Espagne, les juifs sont victimes de toutes sortes de médisances (par exemple, on leur reproche d'être responsables de la peste et d'autres épidémies).
****************************************
16 juillet 1794 : Inauguration du télégraphe optique .
Le 16 juillet 1794 est inauguré le télégraphe optique entre Paris et Lille. Inventé par Claude Chappe, il permet d'acheminer en quelques dizaines de minutes des messages entre les deux villes grâce à une quinzaine de stations-relais.
****************************************
16 juillet 1918 : Assassinat de Nicolas II et sa famille .
Le 16 juillet 1918, dans la nuit, huit mois après la Révolution d'Octobre, le tsar Nicolas II et sa famille sont assassinés sans jugement à Ekaterineburg, à l'est de l'Oural. Quatre- vingts ans plus tard, jour pour jour, leurs restes ont été transportés à Saint-Pétersbourg et ensevelis dans la nécropole impériale de la cathédrale Pierre et Paul. Par ce geste spectaculaire, les Russes ont voulu effacer les cicatrices du communisme !
**************************************
16 juillet 1942 : Rafle du Vél d'Hiv .
Le 16 juillet 1942 a lieu la rafle du Vél d'Hiv. Sous le nom de code « Vent printanier », les Allemands ont projeté d'arrêter un grand nombre de Juifs dans toute l'Europe occupée.
En France, l'administration, jalouse de ses droits (!), veut s'en charger elle-même. C'est ainsi qu'à Paris, 7 000 policiers et gendarmes sous les ordres de René Bousquet, jeune et efficace fonctionnaire du gouvernement de Vichy, arrêtent 13 000 Juifs, y compris 4 000 enfants que les nazis n'avaient pas formellement réclamés. La moitié sont parqués dans le camp de Drancy, au nord de Paris, les autres dans le vélodrome d'hiver de la rue Nélaton (15e arrondissement). Quelques jours après, tous sont convoyés vers les camps d'extermination. Quelques dizaines seulement en reviendront.
La rafle scelle la collaboration entre Vichy et l'occupant allemand. Mais elle entraîne aussi une fracture dans l'opinion française, jusque-là massivement indifférente ou attentiste. Beaucoup de citoyens basculent dans la Résistance, plus ou moins active ; d'autres, à l'inverse, se radicalisent et basculent dans l'antisémitisme et la collaboration.
Il a fallu attendre le 16 juillet 1995 pour qu'à la faveur d'un très beau et très émouvant discours, un président, Jacques Chirac, reconnaisse officiellement « que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français ».
****************************************
16 juillet 1945 : Première explosion atomique à Los Alamos .
Le 16 juillet 1945 a lieu dans le désert américain du Nouveau-Mexique, près de Los Alamos, la première explosion atomique. Cet essai en grandeur nature précède de trois semaines le largage meurtrier et sans précédent d'une bombe atomique au-dessus de la ville japonaise d'Hiroshima (6 août 1945).
****************************************
16 juillet 2015 : Le Parlement grec se résigne à une cure d'austérité sans précédent .
Élu triomphalement six mois plus tôt, le Premier ministre Alexis Tsipras demande à ses concitoyens de s’exprimer par référendum, le 5 juillet 2015, sur le plan d’austérité qui lui est imposé par la Commission européenne, le FMI et la Banque centrale européenne. Les Grecs le rejettent à 61%.
Chacun s’attend à une issue dramatique du conflit entre l’État grec et ses créanciers, soit que la Grèce sorte de la zone euro ou de l’Union européenne, soit que les dirigeants européens « mangent leur chapeau ». Mais à la surprise générale, le turbulent ministre grec des Finances Yanis Varoukakis démissionne dès le lendemain, sans doute sur l’injonction de Bruxelles.
Dès lors, face à Alexis Tsipras, le ministre de l’Économie allemand Wolfgang Schauble et le président de la République française François Hollande se répartissent habilement les rôles. Le premier, dans le rôle du « méchant », menace de ses foudres le Grec. Le second, dans le rôle du « gentil », affecte de le défendre. Au terme de négociations harassantes, Alexis Tsipras, prêt à tout accepter pour éviter une sortie de l’Union, se soumet à toutes les conditions de ses créanciers et plus encore. Ses concitoyens, abasourdis, se résignent également, et les députés de la Vouli, le Parlement grec, votent le 16 juillet 2016 le plan européen sans rien lui ôter. La monnaie unique est provisoirement sauvée et la Grèce se satisfait de demeurer dans la grande communauté européenne, quitte à s'y ruiner...
****************************************
C'est sa fête : Notre-Dame du Mont-Carmel .
Cette fête de la Vierge est aussi celle de toutes les Carmen. Ce prénom très courant en Espagne a été immortalisé par l'opéra éponyme de Bizet. Il résulte d'une abréviation de Maria del Carmel. Le Carmel est une région de collines située en Palestine, entre la Samarie et Haïfa.
Près d'un ancien sanctuaire dédié à une déesse de la fécondité, des ermites y fondèrent aux premiers siècles du christianisme un monastère consacré à la Mère du Christ. Il donna naissance à l'ordre des carmélites.
****************************************
{Décès}
Innocent III
1161 à Albano (Italie) - 16 juillet 1216 à Rome (Italie)
Biographie Innocent III
Le 8 janvier 1198, Lotario di Seni est élu pape et prend le nom d'Innocent III. Papep d'une exceptionnelle énergie, il tente d'imposer la suprématie du Saint-Siège sur les souverains chrétiens mais va échouer après quelques belles tentatives.
Ainsi jette-t-il l'interdit sur la France, dont le roi Philippe Auguste a eu l'impudence de répudier son épouse. Il jette aussi l'interdit sur l'Angleterre dont le roi Jean sans Terre est en conflit avec l'archevêque de Cantorbéry Étienne Langdon. Il lance une quatrième croisade qui sera dramatiquement détournée vers Constantinople, capitale de la chrétienté d'Orient ! Il agrée aussi l'ordre des «frères mineurs» de Saint François d'Assise, qui va contribuer à l'assainissement des moeurs monastiques...
**************************************
Francisco de Miranda
28 mars 1750 à Caracas (Venezuela) - 16 juillet 1816 à Cadix (Espagne)
Biographie Francisco de Miranda
Né à Caracas dans une famille de colons espagnols, Francisco de Miranda devient officier dans l'armée espagnole et participe à ce titre à la guerre d'indépendance des États-Unis auxc côtés des Insurgents. Il en revient avec la volonté de hâter l'indépendance de sa patrie. Condamné à l'exil, il participe à Paris à la Révolution et combat même en Belgique sous les ordres de Dumouriez. Mais sa proximité avec les Girondins le rend suspect et l'oblige à se réfugier en Angleterre.
Il fomente en 1806 un soulèvement à Caracas mais, battu par les troupes légalistes, doit regagner l'Europe. Quand, cinq ans plus tard, le jeune Simon Bolivar soulève à son tour les créoles du Venezuela, Miranda ne se fait pas prier pour le rejoindre. Mais les deux hommes ne tardent pas à s'affronter. Bolivar arrête Miranda sur une suspicion de trahison et le livre aux Espagnols le 30 juillet 1812. Le vieux héros finira sa vie en prison...
**************************************
Edmond de Goncourt
26 mai 1822 à Nancy - 16 juillet 1896 à Champrosay
Biographie Edmond de Goncourt
Amis de tous les grands auteurs de leur époque (Zola, Maupassant, Flaubert, Daudet...), les frères Jules et Edmond Goncourt sont restés dans la postérité grâce au Prix littéraire fondé en 1902 conformément au testament d'Edmond.
Ils sont aussi les auteurs d'un Journal digne d'intérêt. Edmond en a poursuivi la rédaction après la mort prématurée de Jules en 1870.
On peut lire sous sa plume des propos d'une violence inouïe contre les juifs.
***************************************
Nicolas II
18 mai 1868 à Pouchkine (Russie) - 16 juillet 1918 à Iekaterinbourg (Russie)
Biographie Nicolas II
Dernier tsar de Russie, Nicolas II règne de 1894 à 1917. Grâce à l'impulsion de son premier ministre, Stolypine, la Russie devient sous son règne l'une des premières puissances économiques mondiales et connaît un nouvel âge d'or culturel.
Incapable d'accompagner les mutations socio-culturelles de son vaste empire et les aspirations de son peuple, Nicolas II est contraint d'abdiquer lors de la révolution de février 1917 durant laquelle son régime s'effondre en seulement quelques jours. Sa famille et lui seront exécutés par les bolchéviques le 16 juillet 1918.
FAE
"Georges Rodenbach est un poète symboliste et un romancier flamand francophone de la fin du 19e siècle. Il a inauguré un phrasé poétique inséparable d’une thématique restreinte : canaux, lieux clos, brouillard, villes mortes, béguinages, …
Issu d’une famille aristocratique flamande d’origine allemande, ce qui explique son nom, Georges Rodenbach naît à Tournai le 16 juillet 1855. Quelques mois après sa naissance, ses parents s’installent à Gand et Georges y résidera pendant son enfance et son adolescence.
Il fait de brillantes études au Collège Sainte-Barbe où il rencontre et se lie d’amitié avec Emile Verhaeren, puis il effectue avec succès des études de droit à l’université de Gand. Reçu docteur en droit, il exercera pendant 2 ans la profession d’avocat à Bruxelles.
Envoyé par son père à Paris pour y parfaire ses études, Georges Rodenbach fréquente assidûment un club littéraire. Il y nouera ses premières relations parisiennes.
En 1881, il quitte le barreau pour se consacrer à la littérature. Il participe activement au renouveau littéraire qui s’amorce autour de la revue « La Jeune Belgique » dont il devient l’écrivain le plus doué avec son ami d’enfance, Emile Verhaeren.
En 1886, « La Jeunesse blanche » lui vaut la célébrité non seulement en Belgique mais aussi en France …
Rodenbach quitte la Belgique en 1888 et s’installe définitivement à Paris comme correspondant au « Journal de Bruxelles » et, un peu plus tard, comme collaborateur régulier au « Figaro ». Cette même année, il se marie avec Anna-Maria Urbain, une journaliste belge de Frameries.
A Paris, Rodenbach devient célèbre grâce à son roman « Bruges-la-Morte » (1892), un chef d’œuvre du symbolisme.
Un veuf s’établit à Bruges dont l’atmosphère s’harmonise avec sa tristesse. Il devient l’amant d’une jeune femme qui ressemble étrangement à son épouse disparue. Il s’aventure alors dans le labyrinthe des apparences, des doubles, des vraies et des fausses ressemblances et finit par étrangler sa maîtresse avec une tresse de cheveux de la morte.
Le roman paraît d’abord en feuilleton dans le Figaro entre le 4 et le 14 février 1892 avant d’être publié en juin de la même année chez Flammarion. Cet ouvrage contribue à lancer le mythe de la « Venise du Nord » et participe à la renommée de la cité flamande. L’édition, elle aussi, était originale dans la mesure où il s’agissait de l’un des premiers romans illustrés : le texte s’accompagnait de vues d’une Bruges déserte en photogravure.
En 1894, Georges Rodenbach est le premier auteur belge à voir l’une de ses œuvres, « Le Voile », mise au répertoire de la Comédie française. La même année, il est décoré de la Légion d’Honneur.
Alors qu’il était déjà malade depuis de longues années, Rodenbach publie un autre chef-d’œuvre dont l’intrigue se déroule également à Bruges : « Le Carillonneur » (1897). Il y développe les débats qui partagent la ville entre les partisans du projet « Bruges-port-de-mer » (Zeebrugge) et les défenseurs d’une ville d’art destinée à l’élite de l’humanité.
Son œuvre :
Le Béguinage de Bruges
Georges Rodenbach est le poète du silence et des intimités mélancoliques. Il aime les demi-teintes, les impressions fugitives, les rêves languissants. Ce sont ses souvenirs d’enfance, les visions des rues mortes, des canaux déserts de Bruges qui ont servi de thème, nostalgique et recueilli, à ses inspirations. Son œuvre est le reflet poétique de la vie et des paysages de la vieille Flandre.
En province
En province, dans la langueur matudinale,
Tinte le carillon, tinte dans la douceur
De l’aube qui regarde avec des yeux de sœur,
Tinte le carillon, - et sa musique pâle
S’effeuille fleur à fleur sur les toits d’alentour,
Et sur les escaliers des pignons noirs s’effeuille
Comme un bouquet de sons mouillés que le vent cueille !
Musique du matin qui tombe de la tour,
Qui tombe de très loin en guirlandes fanées,
Qui tombe de Naguère en invisibles lis,
En pétales si lents, si froids et si pâlis,
Qu’ils semblent s’effeuiller du front mort des Années !
(Le Règne du Silence - 1891)
Parmi ses œuvres :
Recueils de poèmes
Le Foyer et les Champs (1877)
Les Tristesses (1879)
La Mer élégante (1881)
La Jeunesse blanche (1886)
Le Règne du Silence (1891)
Les Vies encloses (1896)
Le Miroir du Ciel natal (1898)
Romans et nouvelles
L’Art en Exil (1889)
Bruges-la-Morte (1892)
La Vocation (1895)
Le Carillonneur (1897)
L’Arbre (1898)
Théâtre :
La petite Veuve (1884)
Le Voile (1897).
L’œuvre de Rodenbach inspirera d’autres hommes de lettres tels que Thomas Mann, Rainer Maria Rilke, Michel de Ghelderode, Mishima, …
La mort du poète
Depuis 1895, Georges Rodenbach fait face avec beaucoup d’abnégation à des ennuis de santé. Atteint de typhlite (inflammation intestinale), il succombe le 25 décembre 1898, alors qu’il n’était âgé que de 43 ans. Il repose à Paris, au cimetière du Père Lachaise. Son monument funéraire montre le poète sortant du tombeau, une rose à la main.
Marcel Proust vouait une grande admiration au poète disparu, comme en témoignent ces quelques mots extraits d’un long message de condoléances : « Monsieur Rodenbach était pour moi un objet de sympathie, d’admiration extrêmement vive ». Il se dit même que, par son côté dandy, Rodenbach aurait été l’un des modèles de « Swann » de « A la Recherche du Temps perdu »."
FAE
"Guy Béart, de son vrai nom Guy Béhart-Hasson (orthographié à l'origine Béhar-Hassan), né le 16 juillet 1930 au Caire et mort le 16 septembre 2015 à Garches (Hauts-de-Seine), est un auteur-compositeur-interprète français , également auteur, producteur et présentateur-animateur d'émissions télévisées. Il est le père de l’actrice Emmanuelle Béart."
FAE
Bonjour à tous !
Merci Mstrprf !
"Jean-Baptiste Camille Corot à Paris où il est mort le 22 février 1875, est un peintre et graveur français. Il passa longtemps pour un peintre amateur qui avait tout loisir de voyager non seulement un peu partout en France, mais aussi en Italie, où il résida à trois reprises."
