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...Dépit d'un Sénior...

bagnon - 25 octobre 2025 17:54

·
💥 Lettre d’un vieux Français à son Président

Monsieur le Président,
Je vous écris sans haine, mais avec la lassitude de celui qui a trop donné pour un pays qu’il ne reconnaît plus.
Je n’ai plus grand-chose à perdre, vous savez. Ma jeunesse, je l’ai laissée dans les ateliers enfumés, dans les champs brûlants d’été et sur les routes de France, à trimer pour quelques francs, puis quelques euros. J’ai connu le vrai travail, celui qui use les mains, le dos et l’âme.
Aujourd’hui, je vis de ma retraite — cette retraite qu’on nous promettait “bien méritée”, et que vous grignotez morceau par morceau, comme si notre sueur n’avait jamais eu de valeur.
Vous appelez cela des réformes.
Moi, j’appelle ça du mépris.
Nous sommes des millions, Monsieur, des anciens ouvriers, des paysans, des instituteurs, des soignants, des cheminots, des pères et des mères qui ont bâti la France. Pas sur des promesses, mais sur des mains calleuses. Et pourtant, vous parlez de nous comme d’un fardeau, comme d’un chiffre sur un tableau Excel.
Vous nous accusez, nous, les vieux, de coûter trop cher.
Mais combien coûte l’arrogance de ceux qui nous gouvernent ?
Combien coûtent les scandales, les privilèges, les cabinets de conseil, les déplacements en jets, les banquets de la République ?
Quand nous étions jeunes, on n’avait ni prime, ni aide, ni écran plat. On avait des genoux sales et des rêves honnêtes. On travaillait quarante-huit heures par semaine, sans se plaindre, parce qu’on croyait à la France.
Une France qui récompensait l’effort, pas la ruse.
Une France où la parole donnée valait serment.
Mais tout cela, vous ne pouvez pas comprendre.
Vous êtes né dans un monde sans pénurie, sans guerre, sans honte.
Vous n’avez jamais connu la peur de ne pas finir le mois, ni la joie simple de payer vos dettes en regardant votre patron droit dans les yeux.
Nous, Monsieur, nous avons connu la faim.
Nous avons connu la guerre.
Nous avons connu les tickets de rationnement, les hivers sans chauffage, les familles entassées dans des logements humides. Et malgré tout cela, nous avons reconstruit ce pays.
Et voilà maintenant qu’on nous explique qu’il faut “faire des efforts”.
Que nous devons “travailler plus longtemps”.
Que “le monde a changé”.
Oui, le monde a changé.
Mais c’est vous qui l’avez abîmé, avec vos chiffres, vos sondages, vos mots creux et vos promesses sans lendemain.
Je vous regarde, Monsieur le Président, dans vos discours bien peignés, et je ne vois plus la France.
Je vois une entreprise.
Un pays géré comme une start-up, où tout se vend, tout s’achète, même la dignité de ses anciens.
Savez-vous ce que ça fait, Monsieur, de devoir choisir entre se chauffer et manger ?
Savez-vous ce que ça fait de regarder la pharmacie en se disant : “Ce mois-ci, ce sera sans mes comprimés.” ?
Savez-vous ce que ça fait d’avoir travaillé toute une vie et de se sentir inutile, transparent, effacé ?
Vous parlez d’avenir, Monsieur.
Mais comment un peuple sans mémoire peut-il encore rêver ?
Comment construire demain quand on humilie ceux qui ont construit hier ?
Je ne vous demande pas des excuses.
Je n’en attends plus.
Je vous demande simplement un peu d’humanité.
Un mot, un geste, un regard vers ces vieux visages que vous ne voyez plus.
Parce que derrière chaque retraité, il y a un morceau de France.
Derrière chaque ride, il y a un souvenir de guerre, d’amour, de sueur.
Derrière chaque pension, il y a une vie de travail, de larmes, d’espoirs.
Nous ne sommes pas des statistiques.
Nous sommes la mémoire de ce pays.
Et tant qu’il nous restera un souffle, nous parlerons.
Parce qu’on ne peut pas enterrer la vérité sous des décrets.
Alors écoutez bien, Monsieur le Président :
Vous pourrez réduire nos pensions, augmenter nos impôts, fermer nos hôpitaux, mais jamais vous n’éteindrez ce que nous avons au fond du cœur :
l’amour de la France — la vraie, celle du peuple, celle qui se lève tôt et qui n’abandonne jamais.
Avec respect, mais sans illusion,
Un vieux Français qui refuse de se taire.

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bagnon25 octobre 2025 17:54

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💥 Lettre d’un vieux Français à son Président

Monsieur le Président,
Je vous écris sans haine, mais avec la lassitude de celui qui a trop donné pour un pays qu’il ne reconnaît plus.
Je n’ai plus grand-chose à perdre, vous savez. Ma jeunesse, je l’ai laissée dans les ateliers enfumés, dans les champs brûlants d’été et sur les routes de France, à trimer pour quelques francs, puis quelques euros. J’ai connu le vrai travail, celui qui use les mains, le dos et l’âme.
Aujourd’hui, je vis de ma retraite — cette retraite qu’on nous promettait “bien méritée”, et que vous grignotez morceau par morceau, comme si notre sueur n’avait jamais eu de valeur.
Vous appelez cela des réformes.
Moi, j’appelle ça du mépris.
Nous sommes des millions, Monsieur, des anciens ouvriers, des paysans, des instituteurs, des soignants, des cheminots, des pères et des mères qui ont bâti la France. Pas sur des promesses, mais sur des mains calleuses. Et pourtant, vous parlez de nous comme d’un fardeau, comme d’un chiffre sur un tableau Excel.
Vous nous accusez, nous, les vieux, de coûter trop cher.
Mais combien coûte l’arrogance de ceux qui nous gouvernent ?
Combien coûtent les scandales, les privilèges, les cabinets de conseil, les déplacements en jets, les banquets de la République ?
Quand nous étions jeunes, on n’avait ni prime, ni aide, ni écran plat. On avait des genoux sales et des rêves honnêtes. On travaillait quarante-huit heures par semaine, sans se plaindre, parce qu’on croyait à la France.
Une France qui récompensait l’effort, pas la ruse.
Une France où la parole donnée valait serment.
Mais tout cela, vous ne pouvez pas comprendre.
Vous êtes né dans un monde sans pénurie, sans guerre, sans honte.
Vous n’avez jamais connu la peur de ne pas finir le mois, ni la joie simple de payer vos dettes en regardant votre patron droit dans les yeux.
Nous, Monsieur, nous avons connu la faim.
Nous avons connu la guerre.
Nous avons connu les tickets de rationnement, les hivers sans chauffage, les familles entassées dans des logements humides. Et malgré tout cela, nous avons reconstruit ce pays.
Et voilà maintenant qu’on nous explique qu’il faut “faire des efforts”.
Que nous devons “travailler plus longtemps”.
Que “le monde a changé”.
Oui, le monde a changé.
Mais c’est vous qui l’avez abîmé, avec vos chiffres, vos sondages, vos mots creux et vos promesses sans lendemain.
Je vous regarde, Monsieur le Président, dans vos discours bien peignés, et je ne vois plus la France.
Je vois une entreprise.
Un pays géré comme une start-up, où tout se vend, tout s’achète, même la dignité de ses anciens.
Savez-vous ce que ça fait, Monsieur, de devoir choisir entre se chauffer et manger ?
Savez-vous ce que ça fait de regarder la pharmacie en se disant : “Ce mois-ci, ce sera sans mes comprimés.” ?
Savez-vous ce que ça fait d’avoir travaillé toute une vie et de se sentir inutile, transparent, effacé ?
Vous parlez d’avenir, Monsieur.
Mais comment un peuple sans mémoire peut-il encore rêver ?
Comment construire demain quand on humilie ceux qui ont construit hier ?
Je ne vous demande pas des excuses.
Je n’en attends plus.
Je vous demande simplement un peu d’humanité.
Un mot, un geste, un regard vers ces vieux visages que vous ne voyez plus.
Parce que derrière chaque retraité, il y a un morceau de France.
Derrière chaque ride, il y a un souvenir de guerre, d’amour, de sueur.
Derrière chaque pension, il y a une vie de travail, de larmes, d’espoirs.
Nous ne sommes pas des statistiques.
Nous sommes la mémoire de ce pays.
Et tant qu’il nous restera un souffle, nous parlerons.
Parce qu’on ne peut pas enterrer la vérité sous des décrets.
Alors écoutez bien, Monsieur le Président :
Vous pourrez réduire nos pensions, augmenter nos impôts, fermer nos hôpitaux, mais jamais vous n’éteindrez ce que nous avons au fond du cœur :
l’amour de la France — la vraie, celle du peuple, celle qui se lève tôt et qui n’abandonne jamais.
Avec respect, mais sans illusion,
Un vieux Français qui refuse de se taire.

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Avatar basbleus

basbleus

26 octobre 2025 07:09

Merci d'aborder cette réalité , l'état est géré comme une startup , le travail n'est plus reconnu à sa juste valeur .
La vie est très chère , d'un côté celui qui vit avec un dixième du revenu d'une autre personne . Pour un retraité, Comment vivre avec 1500 euros par mois ? Et profiter un peu après toutes ces années de labeur, des moments d'évasion, loisirs , vacances ....
Allons nous encore nous serrer la ceinture d'un cran s'il y en a encore un ? Terminer sa vie en ayant plus que la peau sur les os !!

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Avatar matoutepetite

matoutepetite

26 octobre 2025 07:01

SUPERBEMENT ECRIT .
TRES EMOUVANT ET SURTOUT TELLEMENT VRAI.
MERCI.

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Avatar Fatou199129

Fatou199129

26 octobre 2025 06:38

Merci merci rien à rajouter tout est dit. Je suis en souffrance bientôt 68 ans au mois de mai je suis retournée travailler en tant qu’aide-soignante car je n’arrive pas à joindre les deux bouts . Et l’a on veut nous supprimer l’abattement de 10% il faudrait mieux se suicider….

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Avatar janine33

janine33

26 octobre 2025 06:17

Tout est dit , Bagnon , mais au nom de qui est écrit ce texte ? Je n’ai pas connu la guerre , ni la famine . Mes parents très peu , ils étaient nés en 1925 et auraient cent ans aujourd’hui . Ce n’est pas le cas , voilà déjà vingt ans qu’ils sont décédés . Combien y a t il de centenaires dans ce le pays ?
31 000 centenaires et 25 personnes de 110 ans .
Je crois en effet que l’état peut leur payer leurs retraites et même les doubler .
Grâce aux progrès de la médecine , le nombre de centenaires qui été multiplié par 30 en cinquante ans inquiète l’état .
C’est normal , le système tel quel n’est pas assez financé .

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Avatar poloderouen2013

poloderouen2013

26 octobre 2025 06:16

Une juste vérité, qui doit et devrait faire frémir un pouvoir de parachutés, attention ils n'ont pas souvenance de la Revolution Française.

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Avatar didjo

didjo

26 octobre 2025 06:04

👍

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Avatar yalow

yalow

26 octobre 2025 04:45

Oui le texte est beau, mais ecrit sans doute il y a longtemps... il n y a plus en France beaucoup de centenaires retraites qui ont connu la guerre..

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Avatar fragile444

fragile444

26 octobre 2025 02:47

Moi je trouve ce texte très émouvant , et très juste .

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Avatar GÉO

GÉO

25 octobre 2025 18:44

Ouin ouin ouin

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