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...La "VIE" !...

bagnon - 14 juin 2026 22:28

𝐂𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞
𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬, 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬.
𝐌𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞, 𝐭𝐮 𝐦’𝐚𝐬 𝐝𝐢𝐭
𝐝𝐞 𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐞𝐫.
𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫.
𝐑𝐮̂𝐦𝐢💚💙🩵
Ce court poème de Rûmi ramène la vie à ce qu’elle est : une succession d’hôtes passagers. L’enfance, la jeunesse, la maturité, la vieillesse ne sont pas des possessions mais des visiteurs qui frappent à la porte, restent trois jours, et s’en vont. Le « trois jours » n’est pas une durée littérale ; c’est la loi de l’impermanence. Rien de ce qui apparaît ne peut se fixer. Quand on comprend cela, la peur de perdre cède la place à la gratitude d’avoir accueilli. Le sage ne s’accroche pas au convive, il lui offre l’hospitalité et le laisse partir quand vient son heure.
La deuxième partie retourne la perspective : « Maître, tu m’as dit de te le rappeler. Il est temps de partir ». L’âme parle à Dieu, et se souvient de l’alliance originelle. La mort n’est pas un accident, c’est un rappel. Rûmi inverse notre rapport au temps : ce n’est pas la mort qui vient nous chercher, c’est nous qui avions demandé à être réveillés quand le séjour serait fini. Cette conscience transforme la vieillesse en accomplissement plutôt qu’en déclin. Comme le disait Ibn Arabi, « l’homme est entre deux néants » : né avant, il retourne à ce dont il vient. Le commentaire n’est donc pas triste, il est libérateur. Vivre en invité, c’est cesser de prendre la maison pour soi, et reconnaître que la vraie demeure est ailleurs...

...La "VIE" !...

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bagnon14 juin 2026 22:28

𝐂𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞
𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬, 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬.
𝐌𝐚𝐢̂𝐭𝐫𝐞, 𝐭𝐮 𝐦’𝐚𝐬 𝐝𝐢𝐭
𝐝𝐞 𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐞𝐫.
𝐈𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐫.
𝐑𝐮̂𝐦𝐢💚💙🩵
Ce court poème de Rûmi ramène la vie à ce qu’elle est : une succession d’hôtes passagers. L’enfance, la jeunesse, la maturité, la vieillesse ne sont pas des possessions mais des visiteurs qui frappent à la porte, restent trois jours, et s’en vont. Le « trois jours » n’est pas une durée littérale ; c’est la loi de l’impermanence. Rien de ce qui apparaît ne peut se fixer. Quand on comprend cela, la peur de perdre cède la place à la gratitude d’avoir accueilli. Le sage ne s’accroche pas au convive, il lui offre l’hospitalité et le laisse partir quand vient son heure.
La deuxième partie retourne la perspective : « Maître, tu m’as dit de te le rappeler. Il est temps de partir ». L’âme parle à Dieu, et se souvient de l’alliance originelle. La mort n’est pas un accident, c’est un rappel. Rûmi inverse notre rapport au temps : ce n’est pas la mort qui vient nous chercher, c’est nous qui avions demandé à être réveillés quand le séjour serait fini. Cette conscience transforme la vieillesse en accomplissement plutôt qu’en déclin. Comme le disait Ibn Arabi, « l’homme est entre deux néants » : né avant, il retourne à ce dont il vient. Le commentaire n’est donc pas triste, il est libérateur. Vivre en invité, c’est cesser de prendre la maison pour soi, et reconnaître que la vraie demeure est ailleurs...

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Avatar huarsy

huarsy

15 juin 2026 07:22

Maître tu m’as dit de te le rappeler, il est temps de partir :
Dites cela aux parents qui perdent des enfants !.
Comme l’on me l’a souvent dit lors des pertes de mes jeunes frères : c’est la vie !!!!

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Avatar Nelly

Nelly

15 juin 2026 06:08

Qu’est‑ce que l’homme dans la nature ? Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout, infiniment éloigné de comprendre les extrêmes. Pascal

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Avatar Vamycrons

Vamycrons

15 juin 2026 05:50

Oui c'est joli et bien dit... Surtout valable quand l'on retourne de soi même au néant d'où l'on vient et que ce n'est pas autrui qui ''la vie'' vous l'aura prise...''

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Avatar Nadine

Nadine

15 juin 2026 05:46

Merci pour ce message que je trouve très juste.
Je vous souhaite une belle semaine.

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Avatar matoutepetite

matoutepetite

15 juin 2026 05:13

Dit comme celà!

merci!

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Avatar janine33

janine33

15 juin 2026 03:26

Très finement dit ! Merci Bagnon

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