
coquelourde
Super ! Je pense qu'il faut avoir DU caractère pour accepter certaines de ces situations, certains regards . C'est loin d'être facile ! Il y a quelques années, lorsque l'état a supprimé les formations professionnelles pour privilégier les IUT, il y a eu , en même temps, une dévalorisation au niveau national des métiers manuels. Ca a duré combien d'années ? ! Maintenant, on fait timidement marche arrière , on a besoin des manuels, mais pas de respect, il y a toujours ceux qui se croient supérieurs ! On nous donne de plus en plus d'exemples de personnes ayant de gros diplômes et de très bonnes situations financières qui changent totalement de vie en adoptant des métiers manuels , qui donnent une autre orientation à leur vie. Est-ce suffisant ?
Je viens de lire Total Khéops de J.C. Izzo (1995). Série noire.
Parcours de jeunes nés du mauvais côté de la barrière, qui commencent par faire de petites bêtises, puis d'autres , l'école...en pointillé à Marseille. Cette tendance s'est propagée un peu partout, même dans la France profonde.
C'est moche pour les enfants qui n'ont pas des parents dignes de ce nom.
Vamycrons
labichedada a écrit :
Les diplômes oui et alors, c'est bien d'en être bardés mais pour être caissière, balayeur ou chômeur!!!!!!
Si ils sont faute de mieux... caissière, balayeur, chômeur ou enseignant à 24 - 25 ans ils n'avait qu'à accepter de l'être bien avant... sans rester Etudiant professionnel aussi longtemps... chez papa et maman... 😃
huarsy
navigateur a écrit :
"La vie c'est ce qui arrive pendant que vous prévoyez autre chose." (John Lennon). Quand on a l'expérience de la vie des Quintonniciens, on peut toujours donner des conseils et si des diplômes font plaisir aux parents ( mais aussi à ceux qui les méritent) , ils ne sont pas le gage d'une vie "réussie". Maintenant, ceux qui se donnent les moyens de réussir une carrière brillante grâce à leurs études et à leurs diplômes ne doivent pas se sentir dénigrés par ce texte. Le plus important est de vivre sa vie sans regrets .
Tout à fait je confirme ayant trois fils avec un Bac datant d'une douzaine d'années ils ont une profession totalement différente. Échec (quelques angoisses pour leur avenir, normal pour les parents) ou pas, nous les avons toujours soutenus dans leur choix. A présent ils sont heureux contents de ce qu'ils font ... "il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que des sottes gens" - M. Le Roux de Lincy
huarsy
Christine a écrit :
Ce texte circule beaucoup sur les réseaux sociaux. Il faut préciser que les jeunes qui n'ont pas eu leur bac cette année ne sont pas les jeunes dont vous parlez. Ce sont des jeunes qui n'ont pas bossé, qui ont donc obtenu un très médiocre contrôle continu.
Exactement ! seulement ils n'ont pas tous les mêmes moyens : ordinateur, connexion internet, pas soutenus, souvent dépourvus à travailler seuls. D'autres s'imaginant que le Bac est malgré tout facile, les mois passants plutôt dans l'angoisse de 2020/2021, les manques de motivations, la paresse !.
navigateur
"La vie c'est ce qui arrive pendant que vous prévoyez autre chose." (John Lennon). Quand on a l'expérience de la vie des Quintonniciens, on peut toujours donner des conseils et si des diplômes font plaisir aux parents ( mais aussi à ceux qui les méritent) , ils ne sont pas le gage d'une vie "réussie". Maintenant, ceux qui se donnent les moyens de réussir une carrière brillante grâce à leurs études et à leurs diplômes ne doivent pas se sentir dénigrés par ce texte. Le plus important est de vivre sa vie sans regrets .
Bibracte
👍 Très bon texte oui.
Il me fait penser à François Xavier Demaison qui confiait peu ou prou la même chose dans une interview. Lui bardé de diplômes avait eu une sorte de révélation l'invitant à revenir modestement à ce quoi il aspirait étant très jeune, à ce qu'il était fondamentalement.
Il disait s'être parfois comporté comme un sale con avec des subordonnés et le regrettait amèrement.
Dans mon dernier job j'ai côtoyé nombre de personnes bardées de doctorats et de distinctions honorifiques, dont nombre de scientifiques. Tous étaient d'une modestie exemplaire.
Détail après toutes ces années: lors des exercices d'évacuation ou des fausses alertes ( là où toute hiérarchie interne à tout milieu professionnel cesse et où les services spécialisés seuls prennent la direction des opérations ) ces personnes étaient toujours les moins rétives à obéir aux consignes et les exécuter, et pourtant nous étions infiniment moins diplômés.
