QUAND LA MAIRIE OFFRE DES SÉANCES DE THÉRAPIE AUX COUPLES EN INSTANCE DE SÉPARATION
kunzite - 7 janvier 2024 22:42

kunzite
Anne marie a écrit :
Si le seul argument avancé c'est de moins construire de logements sociaux.. c'est vraiment fort !!
Il existe déjà tout une brochette de psy, ou autres pour aider les couples , je ne pense pas que ce soit le rôle d'une mairie.
Les logement sociaux sont financés par les organismes HLM et pas par les mairies.. et ils appartiennent aux organismes HLM
ce que cette municipalité met surtout en avant c'est qu'elle ne veut pas plus de logements sociaux dans sa ville (quota à respecter) tout en se donnant bonne conscience et en prenant les lecteurs pour des gogos en affichant l'effort fait pour avoir une conseillère conjugale..
Ce n'est pas la non construction de logements sociaux que met en avant la mairie d'autant que comme vous le notez ce n'est pas elle qui les finance .
Elle note une explosion des demandes de logements sociaux . C'est le rôle de la mairie de subvenir aux besoins de logement de la population de la commune et de construire en conséquence si les organismes HLM ne sont pas en mesure de répondre à la demande
La mairie ne se contente pas de proposer une conseillère conjugale il y a un tout un programme détaillé dans l'article dont j'ai mis le lien .
Tous les couples n'ont pas les moyens de s'offrir les services d'une conseillère conjugale .

Anne marie
Si le seul argument avancé c'est de moins construire de logements sociaux.. c'est vraiment fort !!
Il existe déjà tout une brochette de psy, ou autres pour aider les couples , je ne pense pas que ce soit le rôle d'une mairie.
Les logement sociaux sont financés par les organismes HLM et pas par les mairies.. et ils appartiennent aux organismes HLM
ce que cette municipalité met surtout en avant c'est qu'elle ne veut pas plus de logements sociaux dans sa ville (quota à respecter) tout en se donnant bonne conscience et en prenant les lecteurs pour des gogos en affichant l'effort fait pour avoir une conseillère conjugale..
kunzite
Pour nous les seniors le fait de vivre en couple ou pas n'a qu'une importance relative puisqu'il n'engage que deux personnes.
Par contre, le problème est différent pour les couples avec enfants ces derniers ont besoin de leurs deux parents et d'une stabilité affective . Les jeunes adultes, actuellement, ne sont pas très motivés pour devenir parents et je comprends . Quand on a été soi-même confronté à l'échec du couple parental et même à celui des grands parents , ce n'est pas facile de former un couple, il faut inventer un modèle qui va réussir .
Par quoi remplacer la cellule familiale si elle est déficiente ou inexistante ?
C'et bien pourquoi les initiatives prises par cette commune sont excellentes pour un mieux vivre ensemble et un réel soutien des couples avec enfants qui rencontrent des difficultés .
janine33
nandocinqsix a écrit :
Les naissances comme les décès sont à déclarer en mairie... Depuis longtemps les conseils municipaux se sont doté d'un service funéraire, qui intervient lors d'un veuvage : une séparation radicale ! Il statue officiellement pour les mariages aussi .
Je ne vois pas d'obstacle à ce que les élus locaux favorisent les unions entre les résidants d'un foyer des jeunes travailleurs , d'une Maison pour Tous, d'une résidence du troisièmes âge...
La politique sociale d'une municipalité tend généralement à la cohésion de sa population.
Le communautarisme est un péril qui succède à la cooptation .
Les exigences socio-économiques rejoignent-elles le besoin de cooptation et de remède à la solitude, ou faut-il favoriser les mélanges intergénérationnels, l'intégrations des étrangers et résorber les ghettos sociaux ?
Qui s'assemble se ressemble , l'union fait la force comme l'oignons fait la soupe, mais pas trop n'en faut !
Vous voulez marier tout le monde Nando , alors que ceux qui sont ensemble rêvent tous d’être seuls ? Soyons réalistes : la génération qui monte ne veut pas de contraintes . Elle travaille , fait du sport et part en vacances . Elle ne veut pas mettre sa vie entre parenthèses , ni donner de son temps , elle vise d’atteindre la plénitude par « son développement personnel » et sans différer . Je ne crois pas qu’ils feront alliance -intergénérationnelle , sauf si c’est rémunéré . Le mot «servir» n’est plus un objectif , si encore ils gardent l’esprit de famille … alors qu’il y a moins de mariages , moins de naissances , et qu’une union sur deux finit en séparation , nous aurons de la chance .
A l’avenir , la structuration de relations durables se fera par l’amitié , la cooptation et la catégorie sociale .
nandocinqsix
Les naissances comme les décès sont à déclarer en mairie... Depuis longtemps les conseils municipaux se sont doté d'un service funéraire, qui intervient lors d'un veuvage : une séparation radicale ! Il statue officiellement pour les mariages aussi .
Je ne vois pas d'obstacle à ce que les élus locaux favorisent les unions entre les résidants d'un foyer des jeunes travailleurs , d'une Maison pour Tous, d'une résidence du troisièmes âge...
La politique sociale d'une municipalité tend généralement à la cohésion de sa population.
Le communautarisme est un péril qui succède à la cooptation .
Les exigences socio-économiques rejoignent-elles le besoin de cooptation et de remède à la solitude, ou faut-il favoriser les mélanges intergénérationnels, l'intégrations des étrangers et résorber les ghettos sociaux ?
Qui s'assemble se ressemble , l'union fait la force comme l'oignons fait la soupe, mais pas trop n'en faut !
janine33
nandocinqsix a écrit :
Qu'un conseil municipal s'implique dans la thérapie des couples à la dérive, ne me surprend pas. C'est de l'action sociale, économique, et humaine au plein sens des termes .
J'ai connu le temps, ou le recteur (curé) de la micro paroisse de l'île d'Hoëdic, rentabilisait hors saison les gîtes communaux de sa commune, en y organisant une semaine de "conciliations" pour ses malheureux en conflit .. Dans une île peuplée de 230 habitants , "ça passe ou ça casse !" Les considérations civiles et religieuses, rejoignent les exigences socio-économique à bon compte !
Le phénomène de décohabitation ne concerne pas seulement le tandem parents/enfants , mais aussi : mari/épouse ! Je trouve excellente, la démarche du maire de Viroflay qui sait joindre l'utile et l'agréable sur un "marché" énorme... !
Il faut bien comprendre que vivre seul a un poids pécunier que beaucoup ont des difficultés à financer . Dès lors ils sont pauvres à un , alors qu’à deux , ils vivraient mieux .
Pour autant , lorsque l’entente n’y est plus , ni l’envie de vivre ensemble , soit on peut faire des concessions , soit on ne peut pas .
La cohabitation ne concerne pas que les couples de jeunes parents . J’en connais seulement trois exemples ! L’un où le jeune homme polytechnicien est parti avec un jupon qui passait dans son bureau . La jeune épouse attendait enfant , le jupon aussi : il a bien fallu choisir un lit ! Et les parents ont fait les chèques pour éponger le coût du changement de situation … Les autres cas reviennent au même ….
Reste qu’à un certain âge on peut rechercher autre chose que la vie de couple ,comme un besoin de compagnie et de palliatif à la solitude . Les programmes d’habitats avec services partagés comme les RPA, les senioriales , font un tabac , mais on voit passer des demandes pour des locations en cohabitation avec partage du séjour , de la cuisine du jardin … un genre de communauté de vie fondée sur la cooptation.
Peut-être , qu’après la perte des liens immuables et contraints et puisque nous allons de plus en plus vers l’individualisation , opterons-nous pour une vie avec d’autres , par adhésion à des communautés sociétales , des foyers …. Etc …
kunzite
tbu a écrit :
Et encore de l'assistanat, quand ce n'est pas des équipes de psys que l'on fait déplacer pour le moindre fait divers, maintenant, c'est la mairie qui va nous servir de "nounous"!!???
Ce n'est absolument pas de l'assistanat que de prévoir la possibilité de rencontrer des psys en cas de fait divers traumatisant . C'est au contraire de la prévention parce que l'on sait aujourd'hui que lorsque les traumatismes psychologiques sont traités rapidement ils ne laissent pas ou peu de séquelles, donc moins de risques de troubles mentaux liés à ces évènements et moins de frais de prises en charge donc c'est une économie en fait .
La démarche du maire de Viroflay et de son conseil municipal est également une démarche de prévention qui peut avoir plusieurs conséquences : permettre à des couples de se rendre compte que finalement ils peuvent continuer ensemble, mais ils n'auraient peut-être pas consulter s'ils n'en avaient pas eu l'opportunité, à d'autres de se séparer dans de meilleures conditions sans s'entredéchirer et puis pour ceux ou celles qui consultent seul (e) s d'être accompagnés dans leur démarche et de prendre conscience de ce qu'ils vivent réellement .
La réalité n'a pas grand chose à voir avec ce que vous qualifiez "d'assistanat et de nounous" ,la démarche de ces élus mérite plutôt d' être saluée que dénigrée . Comme quoi des élus qui cherchent des solutions innovantes et qui font leur travail ça existe ! Ça va à l'encontre des discours des oiseaux de mauvais augure qui sévissent sur ce site .
nandocinqsix
Qu'un conseil municipal s'implique dans la thérapie des couples à la dérive, ne me surprend pas. C'est de l'action sociale, économique, et humaine au plein sens des termes .
J'ai connu le temps, ou le recteur (curé) de la micro paroisse de l'île d'Hoëdic, rentabilisait hors saison les gîtes communaux de sa commune, en y organisant une semaine de "conciliations" pour ses malheureux en conflit .. Dans une île peuplée de 230 habitants , "ça passe ou ça casse !" Les considérations civiles et religieuses, rejoignent les exigences socio-économique à bon compte !
Le phénomène de décohabitation ne concerne pas seulement le tandem parents/enfants , mais aussi : mari/épouse ! Je trouve excellente, la démarche du maire de Viroflay qui sait joindre l'utile et l'agréable sur un "marché" énorme... !
Misss
Avant d 'en arriver à la séparation et toutes ses conséquences, il y a souvent eu de nombreux problèmes dans un couple.
La séparation devrait être décidée lorsque la vie de famille n'est plus possible (disputes, violences, un conjoint qui ne tient plus son rôle de parent...) car la rupture de la vie de famille est souvent un traumatisme, pour les enfants comme pour les adultes, même lorsque les parents ne sont pas violents physiquement l'un envers l'autre ou envers leurs enfants.
Et l'on devrait essayer de régler les différends avant d'en arriver là.
Le conseiller conjugal en effet peut aider le couple qui le souhaite, avant d'en arriver à la séparation, à y voir plus clair dans ce qui disfonctionne.
A se poser les bonnes questions : sur leurs sentiments l'un envers l'autre, sur des situations bien définies, à clarifier les rôles, les comportements.
Et cette municipalité a dû constater qu'il est moins onéreux (et plus humain d'ailleurs) d'aider ces familles, car autant en matière d'habitat social, que de structures d'accompagnement , que d'aides financières, que d'interventions policières lorsqu'il y a violences, que de santé mentale des uns et des autres, les coûts sont diminués et la paix sociale améliorée.
Je pense que tout le monde devrait pouvoir s'en réjouir s'il y a du positif.
janine33
Bruyerevogia a écrit :
Est à une mairie de prendre ce genre de chose en charge ????
La société est dépassée par les évolutions en cours . Comme toujours des initiatives au plus près essaient de pallier les besoins .
Je crois que l’état ne parvient qu’à administrer les comptes du pays , la sécurité … et encore … il est dépassé par les faits .
Brigitte
Certainement une idée intéressante que pourrait étudier d'autres municipalités de la région parisienne. Le divorce n'impacte pas seulement le logement mais également trop souvent l'éducation des enfants et leurs dérives parfois ( 425 000 séparations chaque année en France impactant 380 000 mineurs ! ). Ces thérapies gratuites pourraient peut-être aider certains couples et leur éviter une séparation.