

laure
helene9434 a écrit :
...est il si terrible que ça ?
Dans certains cas, oui. et vouloir en sortir ne signifie pas à tous les coups le renier.
C'était le but de l'instruction républicaine, ça n'a pas trop mal réussi à quelques générations, moins maintenant, hélas.
Oui, aujourd'hui il ne suffit pas d'être déterminé il faut plaire et choisir son camps, bosser ou intriguer.chacun pour soi.
La question du milieu est vraiment subsidiaire dans une société entièrement tourné vers le fric.
Se retrouver dans un milieu qui nous est etranger avec des codes abscons doit faire l'effet d'enfiler un jean mouille
kunzite
Vieuxchat a écrit :
On peut changer de classe sociale, mais on ne peut pas changer de manieres...(Voir les nouveaux riches)
Je pense que si, cela fait partie des codes qui s'apprennent . Même les gens modestes peuvent avoir de bonnes manières ce n'est pas réservé à l'élite . La politesse du coeur peut être innée .
kunzite
simbad a écrit :
Ils restent tiraillés entre 2 mondes …
Bjr Kunzite et voisine,
C’est cette phrase qui me semble être la plus signifiante du combat de ceux qui par leur talent ou travail voient leur existence changer de manière trop importante.
Sentiment de trahison vis à vis des membres de la communauté d’avant , voire pression de ces anciennes relations souhaitant profiter de l’ascension de leur ancien membre, difficultés à dissimuler ces anciennes relations aux nouvelles par peur d’être rejeté du « nouveau monde » supposé être meilleur, il est difficile au transclasse de trouver l’équilibre qui leur permettra de ne pas mourir seul, ayant été oublié voire rejeté du milieu de ses origines et toujours considéré comme un intrus dans le nouveau milieu…
Bonne journée à vous
Bonsoir Simbad, effectivement nous sommes voisins .
Votre analyse est très pertinente et c'est bien un problème pour les transclasses de trouver leur équilibre entre leurs deux milieux sans trahir celui d'origine . Si ce n'était pas le cas il n'y aurait pas autant de livres, de documents et même de films traitant ce sujet .
Bonne soirée à vous .
coccinelle
Nymphea73 a écrit :
L'intelligence n'est pas l'apanage d'une classe sociale. J'ai plusieurs exemples dans ma famille et ailleurs de personnes issues de milieux très modestes et ayant fait leurs études avec des bourses d'Etat (un Bac + 13, Bac + 6 et Bac + 5). Il ne s'agit pas de renier ses origines mais d'exercer un métier dans lequel on peut se réaliser.
A ma réponse : "Vous confondez Intelligence et instruction"
Et à la votre : "Pas du tout, il faut avoir des capacités intellectuelles pour étudier.... Et donnant en exemple votre fille"
(échange qui a disparu comme par enchantement)
Je fais une nouvelle réponse :
Avoir des capacités intellectuelles n'est pas gage d'intelligence. J'ai, au cours de ma carrière rencontré des professeurs brillants, titulaires de chaire universitaire et qui avaient donc eu des capacités intellectuelles certaines pour en arriver là, mais qui, sortis de leur zone de confort, étaient de fieffés imbéciles pour ne pas dire des p'tits con, et notamment face à des étudiants qui ramaient courageusement pour s'en sortir ou face à des étudiants en situation de handicap dont ils se demandaient ce qu'ils pouvaient bien faire dans leurs cours... (comme si un étudiant non voyant, handicapé moteur ou non entendant n'avait pas un cerveau capable de réfléchir et d'apprendre !...) J'en ai même rencontré un qui a refusé d'avoir "un singe" (comprenez un interprète en langue des signes) à ses côtés pendant ses cours ; ou encore un autre qui ne voulait pas voir ses amphis transformés en cours des miracles.
Vous voyez bien là que le lien entre capacité intellectuelle, instruction et intelligence n'est pas une vérité et/ou une réalité absolue.
helene9434
laure a écrit :
Comment faisaient nos ancêtres pour évoluer sans la société du spectacle?
Qu'appelez-vous exactement la société du spectacle (en dehors de Guy Debord) ?
A mon sens, vouloir sortir d'un milieu que l'on qualifie pour soi d'étouffant n'a rien à voir avoir le fait de vouloir "paraître".
helene9434
savannah92 a écrit :
Mais pourquoi "échapper" à son milieu ? .. est il si terrible que ça ? 😳
A mon avis, comme beaucoup de choses (idées, physiques, projets , etc ..), nous pouvons les améliorer, voire les changer s'ils ne nous conviennent pas ..
Il est toujours bon de savoir qui nous étions avant, pourquoi nous avons souhaité changer et quels sont les moyens empruntés pour y arriver ...
Nous avons toute une vie pour apprendre, nous construire, nous faire un avis et si possible la réussir !
Maintenant retraités, nous pouvons faire le bilan et nous retourner pour voir le chemin parcouru ... 😉 😊
...est il si terrible que ça ?
Dans certains cas, oui. et vouloir en sortir ne signifie pas à tous les coups le renier.
C'était le but de l'instruction républicaine, ça n'a pas trop mal réussi à quelques générations, moins maintenant, hélas.
Marie-jose
Échapper à son milieu, ou a la pauvreté ? Ce n'est pas la même chose, me semble -t-il. On peut avoir envie de fuir un milieu aisé, mais trop formaté. On peut être pauvre, et heureux. On peut apprendre, ou désapprendre des codes sociaux, comme on apprend une nouvelle langue. Vouloir en faire un drame, un défi ou un bonheur, libre a chacun.
savannah92
Mais pourquoi "échapper" à son milieu ? .. est il si terrible que ça ? 😳
A mon avis, comme beaucoup de choses (idées, physiques, projets , etc ..), nous pouvons les améliorer, voire les changer s'ils ne nous conviennent pas ..
Il est toujours bon de savoir qui nous étions avant, pourquoi nous avons souhaité changer et quels sont les moyens empruntés pour y arriver ...
Nous avons toute une vie pour apprendre, nous construire, nous faire un avis et si possible la réussir !
Maintenant retraités, nous pouvons faire le bilan et nous retourner pour voir le chemin parcouru ... 😉 😊
Nymphea73
nandocinqsix a écrit :
En français, l'expression "Ours mal léché" donne une bonne image, en réponse à cette pertinente question . Un proverbe qui remonte à l'antiquité romaine, nous rappelle l'impossibilité d'effacer nos origines :" Chassez la naturel, il revient au gallo ". Quant à la chanson bachique ...:" Il est des nôtres, il a bu son verre comme les autres ..;" elle confirme la difficulté de masquer son appartenance à une classe sociale .
D'un cheval de labours, on ne fera jamais un pur-sang à Vincennes, et inversement, et alors ? ... !
L'intelligence n'est pas l'apanage d'une classe sociale. J'ai plusieurs exemples dans ma famille et ailleurs de personnes issues de milieux très modestes et ayant fait leurs études avec des bourses d'Etat (un Bac + 13, Bac + 6 et Bac + 5). Il ne s'agit pas de renier ses origines mais d'exercer un métier dans lequel on peut se réaliser.

Marianne
nandocinqsix a écrit :
En français, l'expression "Ours mal léché" donne une bonne image, en réponse à cette pertinente question . Un proverbe qui remonte à l'antiquité romaine, nous rappelle l'impossibilité d'effacer nos origines :" Chassez la naturel, il revient au gallo ". Quant à la chanson bachique ...:" Il est des nôtres, il a bu son verre comme les autres ..;" elle confirme la difficulté de masquer son appartenance à une classe sociale .
D'un cheval de labours, on ne fera jamais un pur-sang à Vincennes, et inversement, et alors ? ... !
Il revient au gallo ... romain, bien sur 😁