

Sandra
kunzite a écrit :
Effectivement et on peut comprendre qu'elle n'ait pas envie d'apprendre le français ni de s'intégrer, impossible d'oublier un tel vécu .
Elle les a rejoint maintenant . Elle est loin de cette douce France .Les êtres humains sont vraiment à gerber . 😒
kunzite
nandocinqsix a écrit :
Le film est fidèle au roman. Il évoque mais ne montre pas les cadavres égorgés : le sourire Kabyle, de sinistre mémoire, pour certains d'entre nous ... ...!
Le roman décrit minutieusement les scènes et les états d'âme des jeunes hommes qui agissent "sur ordre" : la belle affaire ! On connaît maintenant une partie de la vérité . Mais il ne sont plus très nombreux, de part et d'autre, ceux qui se sont combattus , "au profit des gens qui se connaissait , mais ne se massacraient pas", comme dit Paul Valery . Avec un Depardieu hyper tourmenté par le syndrome post traumatique, je suis encore moins enclin à rire des maladies mentales ... et vous ?
Bernard, le personnage joué par Depardieu avait déjà une histoire familiale compliquée et dans un premier temps, la guerre en le sortant de son milieu et en l'ouvrant à d'autres horizons lui rend plutôt service .
Ensuite, il a de bonnes raisons d'être traumatisé et de se sentir coupable : la bagarre entre cousins a eu des conséquences dramatiques . La guerre au sens large englobe aussi bien des actions héroïques que des comportements minables qui peuvent hanter longtemps leurs auteurs . Pourtant, il est sensible, capable d'aimer mais à la fin de sa vie, il donne l'impression d'être passé à côté .
kunzite
Sandra a écrit :
Il y a peu de temps la grand mère de ma voisine m'a raconté (traduit par sa petite fille ) pourquoi elle n'avait jamais pu se décider à apprendre le français et à s'intégrer à notre société .
Elle était une maman de deux petits garçons au début de la guerre d'Algérie . Des soldats ont forcé sa porte ,torturé ses deux petits de deux ans pour lui faire avouer où été caché les fellagas et les ont tués ,puis l'ont violé avant de partir après avoir tout cassé dans la maison .
Je crois qu'après çà j'aurais fait ,moi aussi ,partie de la résistance .
Effectivement et on peut comprendre qu'elle n'ait pas envie d'apprendre le français ni de s'intégrer, impossible d'oublier un tel vécu .
nandocinqsix
coccinelle a écrit :
Merci Monsieur Bigeard ?
https://blogs.mediapart.fr/histoire-coloniale-et-postcoloniale/blog/100324/honorer-le-colonel-bigeard-cest-honorer-la-torture-coloniale
On comprend facilement pourquoi des hommes de l'armée de métier, et presque tous les appelés, sont revenus d'Algérie en 1961 ,"la queue entre les jambes" ... Laurent MAUVIGNIER a trouvé commode d'écrire un roman, et Lucas BELVAUX d'engager Gérard DEPARDIEU, pour jouer le rôle d'un "ancien" , hyper tourmenté par ses souvenirs de Bidasse dans une Algérie à feu et à sang ! C'est dans ce pays martyr que le colonel parachutiste BIGEARD à gagné la bataille d'Alger d'une manière peu conforme au code d'honneur des Saint-Cyriens , qu'il n'était pas d'ailleurs ! L'inventeur de la casquette d'aigle en tissus léopard employait des moyens peu orthodoxes, il ne portait pas de chemise : soit..: D'autres avant lui non plus :" Je fais la guerre, moi, Monsieur !" Et depuis ?
L'homme sensible et qui pense, se demande encore , si la fin justifie les moyens ?

Sandra
Il y a peu de temps la grand mère de ma voisine m'a raconté (traduit par sa petite fille ) pourquoi elle n'avait jamais pu se décider à apprendre le français et à s'intégrer à notre société .
Elle était une maman de deux petits garçons au début de la guerre d'Algérie . Des soldats ont forcé sa porte ,torturé ses deux petits de deux ans pour lui faire avouer où été caché les fellagas et les ont tués ,puis l'ont violé avant de partir après avoir tout cassé dans la maison .
Je crois qu'après çà j'aurais fait ,moi aussi ,partie de la résistance .
Anik
nandocinqsix a écrit :
Le film est fidèle au roman. Il évoque mais ne montre pas les cadavres égorgés : le sourire Kabyle, de sinistre mémoire, pour certains d'entre nous ... ...!
Le roman décrit minutieusement les scènes et les états d'âme des jeunes hommes qui agissent "sur ordre" : la belle affaire ! On connaît maintenant une partie de la vérité . Mais il ne sont plus très nombreux, de part et d'autre, ceux qui se sont combattus , "au profit des gens qui se connaissait , mais ne se massacraient pas", comme dit Paul Valery . Avec un Depardieu hyper tourmenté par le syndrome post traumatique, je suis encore moins enclin à rire des maladies mentales ... et vous ?
Idem

2ALAIN
nandocinqsix a écrit :
Film, tiré du roman de Laurent MAUVIGNER, né en 1967, donc après la guerre d'Algérie, réédité en 2011 pour 8,60€, chez les éditions de Minuit . La moitié du livre est consacré à cette épisode sanglant ici romancé.. Rien ne vaudra un documentaire bien construit , ou un témoignage circonstancié : merci Monsieur Bigeard !
" Bigeard n'a pas de chemise , mes hommes non plus "

2ALAIN
coccinelle a écrit :
Merci Monsieur Bigeard ?
https://blogs.mediapart.fr/histoire-coloniale-et-postcoloniale/blog/100324/honorer-le-colonel-bigeard-cest-honorer-la-torture-coloniale
PRAVDA français mediapart
coccinelle
nandocinqsix a écrit :
Film, tiré du roman de Laurent MAUVIGNER, né en 1967, donc après la guerre d'Algérie, réédité en 2011 pour 8,60€, chez les éditions de Minuit . La moitié du livre est consacré à cette épisode sanglant ici romancé.. Rien ne vaudra un documentaire bien construit , ou un témoignage circonstancié : merci Monsieur Bigeard !
Merci Monsieur Bigeard ?
https://blogs.mediapart.fr/histoire-coloniale-et-postcoloniale/blog/100324/honorer-le-colonel-bigeard-cest-honorer-la-torture-coloniale
nandocinqsix
Le film est fidèle au roman. Il évoque mais ne montre pas les cadavres égorgés : le sourire Kabyle, de sinistre mémoire, pour certains d'entre nous ... ...!
Le roman décrit minutieusement les scènes et les états d'âme des jeunes hommes qui agissent "sur ordre" : la belle affaire ! On connaît maintenant une partie de la vérité . Mais il ne sont plus très nombreux, de part et d'autre, ceux qui se sont combattus , "au profit des gens qui se connaissait , mais ne se massacraient pas", comme dit Paul Valery . Avec un Depardieu hyper tourmenté par le syndrome post traumatique, je suis encore moins enclin à rire des maladies mentales ... et vous ?