
alyde
Magnifique -- avec une jeune française et de jeunes sénégalais
____________________________________________________________
A ne pas rater ce soir sur la 13 :
LCP/PS
Thiaroye 44, enquête sur un massacre
Samedi 14 janvier 2023
21h00 - 21h52
Doc. histoire 52 min France 2022 Version française disponible Disponible en HD
De : Marie Thomas-Penette
Que s'est-il passé le 1er décembre 1944 dans le camp militaire de Thiaroye, près de Dakar au Sénégal ?
Quatre-vingt ans après les faits, le documentaire "Thiaroye 44" se penche sur ce massacre de tirailleurs, rapatriés au Sénégal après avoir combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale.
alyde
A ne pas rater ce soir sur la 13 :
LCP/PS
Thiaroye 44, enquête sur un massacre
Samedi 14 janvier 2023
21h00 - 21h52
Doc. histoire 52 min France 2022 Version française disponible Disponible en HD
De : Marie Thomas-Penette
Que s'est-il passé le 1er décembre 1944 dans le camp militaire de Thiaroye, près de Dakar au Sénégal ?
Quatre-vingt ans après les faits, le documentaire "Thiaroye 44" se penche sur ce massacre de tirailleurs, rapatriés au Sénégal après avoir combattu pour la France durant la Seconde Guerre mondiale.
coccinelle
Coccyvette a écrit :
Et à ce propos doit-on féliciter la lâcheté des prisonniers français placés dans des fermes allemandes et qui, s'étant "tapé" des petites allemandes, se sont tus pour ne pas être à leur tour humiliés de la sorte ? Mais l'auraient-ils été ?... J'en doute !... Ils auraient plutôt été applaudis !... Mais ça, c'est une autre histoire.)
coccinelle 9 janvier 2023 16:16
*************
Mon père fut prisonnier en ALLEMAGNE il serai scandalisé de lire votre écrit 😱 avec tout les sévices qu' il a subit
Mort a 44 ans des suites des traitements qu' il a subit pendant ses années de prisonniers
J'ai bien précisé : "prisonniers français placés dans des fermes allemandes". Mon père lui aussi a été prisonnier en Allemagne et je sais donc ce que la plupart ont dû subir
Coccyvette
Et à ce propos doit-on féliciter la lâcheté des prisonniers français placés dans des fermes allemandes et qui, s'étant "tapé" des petites allemandes, se sont tus pour ne pas être à leur tour humiliés de la sorte ? Mais l'auraient-ils été ?... J'en doute !... Ils auraient plutôt été applaudis !... Mais ça, c'est une autre histoire.)
coccinelle 9 janvier 2023 16:16
*************
Mon père fut prisonnier en ALLEMAGNE il serai scandalisé de lire votre écrit 😱 avec tout les sévices qu' il a subit
Mort a 44 ans des suites des traitements qu' il a subit pendant ses années de prisonniers

Anne marie
@choulo
Sachant qu'il s'agit principalement de ceux qui ont eu les métiers les plus durs en France (routes, BTP etc...) pensez vous réellement qu'ils soient centenaires ? d'autant que la longévité en Algérie est inférieure à la notre.
Evoquant (toujours) le sujet de la fraude : «L’Agirc Arrco avait enquêté sur les 600 000 retraités qui vivent en Algérie. C’est 1 milliard de prestations. Vous allez voir, c’est dingue. Sur 1 000 allocataires de l’échantillon algérien, 179 allocataires ont été fiabilisés, c’est à dire qu’on sait qu’ils existent vraiment, 691 n’ont pas été retrouvés, et 130 allocataires décédés. C’est à dire qu’il n’y avait que 18% qui méritaient bien leur pension.»
Ces chiffres ont été immédiatement repris sur les réseaux sociaux. Notamment par Gilbert Collard, avec cette ajout : «Souriez, c’est vous qui payez !»
alyde
Anne marie a écrit :
mais enfin.............................. cela veut dire qu'ils ne sont pas traités comme les autres !!!
et je dirais ce que j'ai envie de dire......... que cela vous plaise ou non !!
Dites ce que vous voulez, mais de grâce ici ce sont les "tirailleurs"
Faites donc un forum pour vos sujets - on aura plaisir à y participer - merci 😉

Anne marie
alyde a écrit :
AFP, publié le samedi 07 janvier 2023 à 08h37
Son visage est ridé et son audition incertaine. Mais ses yeux sont perçants. A 103 ans, Ndiogou Dièye est l'un des derniers tirailleurs sénégalais de la seconde Guerre mondiale et nourrit une rancœur contre la France qui a suspendu sa solde pour contrôle mais a promis jeudi de la "régulariser".
"Je compte sur Dieu et mes enfants pour vivre. Comme tirailleur, je n'ai rien (comme pension)" depuis deux ans. "La France, c'est zéro", maugrée-t-il à l'AFP.
M. Dièye est un visage des centaines de milliers de soldats africains qui ont combattu pour la France lors des deux Guerres mondiales et les conflits coloniaux, en Indochine, Algérie ou à Madagascar.
Longtemps mésestimée, voire ignorée, leur histoire symbolise les relations complexes que la France a entretenues et entretient encore avec ses anciennes colonies. Elle est aujourd'hui portée à l'écran pour l'une des premières fois dans "Tirailleurs", avec l'acteur français Omar Sy, un film qui leur rend hommage sorti mercredi en France, avant le Sénégal vendredi.
Assis sur son lit en bois, dans une chambre aux murs tapissés de photos de ses années de soldat et de décorations militaires, le vieil homme en boubou bleu et bonnet blanc convoque les souvenirs de ces jeunes années où il est parti à travers le monde se battre pour l'ancienne puissance coloniale.
Né le 1er janvier 1920 à Thiès, M. Dièye dit avoir été "recruté en mai 1940" dans cette ville, à 70 km de Dakar, alors hub colonial ouest-africain du chemin de fer.
"On nous a obligés d'entrer dans l'armée pour faire la guerre, et la destination était inconnue", dit le vieil homme, marié et père de plusieurs enfants, en balançant ses longs bras.
- France "malhonnête" -
"Je gagnais 500.000 FCFA (750 euros) par an avec ma pension", soit 41.600 FCFA (63 euros) par mois. "Mais depuis deux ans, je n'ai pas ça. La France n'a pas respecté ses engagements. C'est malhonnête", se lamente-t-il.
"A l'automne 2020, M. Dièye n'a pas présenté le justificatif demandé, ce qui a conduit à la suspension de sa retraite au printemps 2021", a expliqué jeudi à l'AFP le Secrétariat d'Etat français chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.
"Il a présenté le justificatif en ce début d'année 2022, sa situation sera donc régularisée très rapidement", a-t-il ajouté, précisant que les personnes très âgées devaient fournir un certificat de vie établi par les autorités administratives de leur pays.
Après son enrôlement en 1940, Ndiogou Dièye passe "quelques mois à Thiaroye", un camp militaire près de Dakar, "pour l'instruction de base" avant d'aller "par bateau sur Madagascar" puis de rebrousser chemin "à cause des sous-marins hollandais" sur la route, raconte-t-il.
Il part ensuite au Congo-Brazzaville puis en novembre 1940 au Gabon où il assiste à la "prise de Libreville par les Forces françaises libres du général De Gaulle".
Puis il prend la route de l'Arabie saoudite et du Liban où "à Tripoli (nord), on nous signale que la guerre est finie alors que nous étions prêts à partir pour l'Europe".
Il est ensuite "informé" des évènements de Thiaroye où la France a tué des dizaines de tirailleurs qui réclamaient leur solde le 1er décembre 1944. Un traumatisme toujours vif pour les Africains. "On amène quelqu'un en guerre. Il réclame son argent et tu le corriges. C'est aussi de la malhonnêteté", s'indigne-t-il encore aujourd'hui.
Il retourne au Sénégal en avril 1945 avec le grade de sergent et intègrera par la suite la garde républicaine, future gendarmerie sénégalaise, avant sa retraite en 1972, à l'âge de 52 ans.
- "Ostracisés" puis réhabilités -
M. Dièye compte parmi "la dizaine de tirailleurs de la deuxième Guerre mondiale en vie au Sénégal", affirme à l'AFP l'historien Mamadou Koné. Le dernier "poilu" (soldat de la Première guerre mondiale) sénégalais est lui mort en 1998 à l'âge de 104 ans.
"Les tirailleurs ont été ostracisés pour avoir été considérés comme des bras armés de l'impérialisme français. Leur image en a été écornée". Mais au Sénégal, "à partir de 2004, le président Abdoulaye Wade (2000-2012) a institué une journée du tirailleur" célébrée chaque 1er décembre, dit M. Koné.
Cet évènement les a réhabilités en faisant connaître "leur participation aux deux guerres mondiales qui ont libéré le monde du nazisme et du fascisme", estime-t-il.
En France, leur histoire commence aussi à sortir de l'ombre, notamment grâce à la parution en 2018 du livre multiprimé Frère d'âme, de David Diop. Et aujourd'hui avec la sortie du film "Tirailleurs" qui raconte l'histoire d'un père et son fils découvrant ensemble l'enfer de la Grande guerre.
M. Koné note en revanche "une forme d'ingratitude" de l'Etat français. "On les avait utilisés en leur disant qu'en versant leur sang, ils auraient les mêmes droits" que les Français.
Près de 80 ans plus tard, les tirailleurs sénégalais et leurs héritiers déplorent des retraites inférieures à celles de leurs frères d'armes français, ou encore des visas difficiles à obtenir pour leurs descendants.
ce qui est dingue.. c'est que la France continue à payer des retraites à des algériens plus que centenaires sans jamais demander de justificatifs..
alyde
AFP, publié le samedi 07 janvier 2023 à 08h37
Son visage est ridé et son audition incertaine. Mais ses yeux sont perçants. A 103 ans, Ndiogou Dièye est l'un des derniers tirailleurs sénégalais de la seconde Guerre mondiale et nourrit une rancœur contre la France qui a suspendu sa solde pour contrôle mais a promis jeudi de la "régulariser".
"Je compte sur Dieu et mes enfants pour vivre. Comme tirailleur, je n'ai rien (comme pension)" depuis deux ans. "La France, c'est zéro", maugrée-t-il à l'AFP.
M. Dièye est un visage des centaines de milliers de soldats africains qui ont combattu pour la France lors des deux Guerres mondiales et les conflits coloniaux, en Indochine, Algérie ou à Madagascar.
Longtemps mésestimée, voire ignorée, leur histoire symbolise les relations complexes que la France a entretenues et entretient encore avec ses anciennes colonies. Elle est aujourd'hui portée à l'écran pour l'une des premières fois dans "Tirailleurs", avec l'acteur français Omar Sy, un film qui leur rend hommage sorti mercredi en France, avant le Sénégal vendredi.
Assis sur son lit en bois, dans une chambre aux murs tapissés de photos de ses années de soldat et de décorations militaires, le vieil homme en boubou bleu et bonnet blanc convoque les souvenirs de ces jeunes années où il est parti à travers le monde se battre pour l'ancienne puissance coloniale.
Né le 1er janvier 1920 à Thiès, M. Dièye dit avoir été "recruté en mai 1940" dans cette ville, à 70 km de Dakar, alors hub colonial ouest-africain du chemin de fer.
"On nous a obligés d'entrer dans l'armée pour faire la guerre, et la destination était inconnue", dit le vieil homme, marié et père de plusieurs enfants, en balançant ses longs bras.
- France "malhonnête" -
"Je gagnais 500.000 FCFA (750 euros) par an avec ma pension", soit 41.600 FCFA (63 euros) par mois. "Mais depuis deux ans, je n'ai pas ça. La France n'a pas respecté ses engagements. C'est malhonnête", se lamente-t-il.
"A l'automne 2020, M. Dièye n'a pas présenté le justificatif demandé, ce qui a conduit à la suspension de sa retraite au printemps 2021", a expliqué jeudi à l'AFP le Secrétariat d'Etat français chargé des Anciens combattants et de la Mémoire.
"Il a présenté le justificatif en ce début d'année 2022, sa situation sera donc régularisée très rapidement", a-t-il ajouté, précisant que les personnes très âgées devaient fournir un certificat de vie établi par les autorités administratives de leur pays.
Après son enrôlement en 1940, Ndiogou Dièye passe "quelques mois à Thiaroye", un camp militaire près de Dakar, "pour l'instruction de base" avant d'aller "par bateau sur Madagascar" puis de rebrousser chemin "à cause des sous-marins hollandais" sur la route, raconte-t-il.
Il part ensuite au Congo-Brazzaville puis en novembre 1940 au Gabon où il assiste à la "prise de Libreville par les Forces françaises libres du général De Gaulle".
Puis il prend la route de l'Arabie saoudite et du Liban où "à Tripoli (nord), on nous signale que la guerre est finie alors que nous étions prêts à partir pour l'Europe".
Il est ensuite "informé" des évènements de Thiaroye où la France a tué des dizaines de tirailleurs qui réclamaient leur solde le 1er décembre 1944. Un traumatisme toujours vif pour les Africains. "On amène quelqu'un en guerre. Il réclame son argent et tu le corriges. C'est aussi de la malhonnêteté", s'indigne-t-il encore aujourd'hui.
Il retourne au Sénégal en avril 1945 avec le grade de sergent et intègrera par la suite la garde républicaine, future gendarmerie sénégalaise, avant sa retraite en 1972, à l'âge de 52 ans.
- "Ostracisés" puis réhabilités -
M. Dièye compte parmi "la dizaine de tirailleurs de la deuxième Guerre mondiale en vie au Sénégal", affirme à l'AFP l'historien Mamadou Koné. Le dernier "poilu" (soldat de la Première guerre mondiale) sénégalais est lui mort en 1998 à l'âge de 104 ans.
"Les tirailleurs ont été ostracisés pour avoir été considérés comme des bras armés de l'impérialisme français. Leur image en a été écornée". Mais au Sénégal, "à partir de 2004, le président Abdoulaye Wade (2000-2012) a institué une journée du tirailleur" célébrée chaque 1er décembre, dit M. Koné.
Cet évènement les a réhabilités en faisant connaître "leur participation aux deux guerres mondiales qui ont libéré le monde du nazisme et du fascisme", estime-t-il.
En France, leur histoire commence aussi à sortir de l'ombre, notamment grâce à la parution en 2018 du livre multiprimé Frère d'âme, de David Diop. Et aujourd'hui avec la sortie du film "Tirailleurs" qui raconte l'histoire d'un père et son fils découvrant ensemble l'enfer de la Grande guerre.
M. Koné note en revanche "une forme d'ingratitude" de l'Etat français. "On les avait utilisés en leur disant qu'en versant leur sang, ils auraient les mêmes droits" que les Français.
Près de 80 ans plus tard, les tirailleurs sénégalais et leurs héritiers déplorent des retraites inférieures à celles de leurs frères d'armes français, ou encore des visas difficiles à obtenir pour leurs descendants.