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Ecclésiastique (le plus souvent un cardinal) envoyé par le pape pour une mission, ponctuelle ou permanente, d'administration ou de représentation. Les bourreaux, conduits par des légats et des prêtres, immolèrent ceux que les soldats avaient épargnés (Condorcet, Esq. tabl. hist.,1794, p. 105).Monsignor Lozanna, évêque d'Abydos, et légat actuel du Saint-Siège en Syrie (Lamart., Voy. Orient, t. 2, 1835, p. 122).La paix de Vervins était conclue (1598); le légat négociateur revenait de France (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 1, 1840, p. 269).
− En appos. Le pape lui-même ne put envoyer à ce concile [de Nicée] que deux prêtres légats représentant son autorité (Philos., Relig., 1957, p. 46-4):
Après que le cardinal légat eut donné lecture du mandement pontifical, on délibéra pendant plusieurs jours. Et les décisions furent celles-ci. On ordonna que commenceraient par toutes les églises du royaume des prières spéciales, des processions et des jeûnes... Faral, Vie temps st Louis,1942, p. 226.
− Légat a latere. Cardinal envoyé avec ce titre par le pape qu'il représente personnellement, souvent chargé de présider une grande solennité religieuse telle qu'un congrès eucharistique. C'était un légat a latere qui venait, la bouche souriante, vous dire de la part du pape : « Sa Sainteté veut que vous dîniez avec elle » (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 225).
− HIST. Délégué pontifical gouvernant une province des États pontificaux. Le Comtat est gouverné par un recteur; Avignon par un légat. Chacun de ces pays a ses lois, ses tribunaux particuliers; les brefs, les bulles, les ordonnances des papes, données pour l'un, ne regardent point l'autre (Robesp., Discours, Pétit. peuple avign., t. 6, 1790, p. 589).
