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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

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rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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Naturelle33

22 mai 2015 21:57

A notre époque froide, on ne fait plus l'amour.
Loin des bois endormeurs et loin des femmes nues
Les pauvres vont, cherchant ces sommes inconnues
Que cachent les banquiers, inquiets nuit et jour.

C'était bien bon l'odeur des pains sortant du four,
C'était bien beau, dans l'ouest, l'éclat doré des nues,
Quand les brumes d'automne étaient déjà venues,
Alors qu'on ramenait les boeufs las du labour !

Les aspirations n'étaient pas étouffées,
Et dans la ville heureuse on voyait des trophées,
On entendait sonner la victoire au tambour.

On rêvait d'or, d'azur, de fêtes à la cour,
Et du prince Charmant, filleul des belles fées.
A notre époque froide, on ne fait plus l'amour !
(Maussaderie de Charles Cros)

MAUSSADE ??

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tendressem

22 mai 2015 12:21

Bonjour, après quelques jours sans internet j'ai la joie de vous retrouver !!!

De Jiddu Krishnamurti :
---Là où il y a intelligence , il y a hésitation et observation .

--L'intelligence, c'est l'aptitude à discerner, comprendre, c'est aussi l'aptitude à observer, à rassembler tout ce que nous avons accumulé depuis de nombreuses années et à agir en fonction de cela .

--L'intelligence, c'est la capacité de penser librement sans crainte et sans à-priori .

HESITATION ???

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rdbrdb

19 mai 2015 09:00



Les braises du coeur



Quand on est dans le monde
Prisonnier des jours qui se suivent,
Quand on est pris dans cette guerre sans pitié,
On ne pense jamais que l’Amour, le seul, existe.
On ne prend pas le temps. Et puis, et puis…
Un jour, on est couché dans un lit
Auprès de la seule femme qu’on n’ait jamais aimée
Et tout le reste a disparu, à jamais.
Les jeux périlleux du monde se sont déroulés
Dans une autre vie, ailleurs.
On ne veut plus les connaître.
On ne peut plus les revoir.
Adieu MENSONGES vains, adieu semblants, adieux combats !
Ce seul lit est le désert et c’est l’oasis.
C’est la mer des sables et l’océan des eaux.
Et elle est plus belle, rafraichissante et douce
Que les caravaniers ne l’avaient dit,
Que ne l’espéraient les marins.
Nous nous mettons à vivre
A l’abri d’un monde ou nous mourions
Inexorablement jour après jour,
Ou, moi, du moins, je mourais ;
Elle pose sa tête sur mon épaule
Les lèvres posées sur mon cou
Et caresse mes cheveux.
Quarante- huit heures pour changer une vie
Ce n’est pas long, c’est très court.
Crois-tu qu’il y aura beaucoup de jours ?
Demande-t-elle …
Un brasier dont la flamme naît
D’aussi loin que la nôtre,
Dans les sourdes braises du cœur,
Ce brasier, sans fin ni cesse
Au moindre souffle d’air se ranime.
Puis nous nous endormons, la main dans la main
Ce qui double la profondeur du repos
Car les courants magnétiques
D’elle et de soi, par les paumes des mains
S’échangent et s’additionnent.
Quand on dort ainsi, quand on dort enfin,
Dans ce monde ou l’on n’avait jamais dormi
Quand on peut enfin déposer les armes
Et abandonner ses défenses,
Ce qu’on n’a jamais connu ni même imaginé,
L’étrange est qu’on ne s’étonne pas.
C’est naturel, c’est vrai, c’est simple,
Alors que tout le reste était inextricable.
C’est évident, alors que tout était complexe.
Et l’on est à ce rendez-vous
Et à cause de l’espoir trop grand on le rate
Parce qu’on l’attendait depuis si longtemps.
La suite horizontale des jours
Parait-il reprend alors son cours…
Les jours viennent et s’en vont,
Je demeure, a dit Guillaume.
Ô temps, suspends ton vol
Lui a répondu Alphonse.
Et moi échoué comme un navire
Sur une île maintenant déserte.
Crois-tu qu’il y aura beaucoup de jours ?
Demande-t-il ?
Un brasier dont la flamme naît
D’aussi loin que la nôtre,
Dans les sourdes braises du cœur,
Ce brasier sans fin ni cesse
Au moindre souffle d’air se ranime.
Il brulera jusqu’à la fin de nos jours.
On se réveille alors la main dans la main
Ce qui double l’intensité de la vie
Dans un matin éclaboussé de délivrance
Car les courants magnétiques
S’échangent et s’additionnent.
Quand on s’éveille ainsi,
Quand on s’éveille enfin,
Dans cette vie où l’on ne s’était jamais éveillé
Quand on peut enfin laisser couler les larmes
De la seule joie et abandonner son chagrin,
Ce qu’on n’a jamais connu ni même imaginé,
L’étrange est qu’on ne s’étonne pas.
C’est naturel, c’est vrai, c’est simple,
Alors que tout le reste était inextricable,
C’est évident alors que tout était complexe
Et l’on est au seul rendez-vous
Même si on ne l’attendait plus,
Car il n’est pas trop tard.
La suite verticale des jours
Reprend alors enfin son cours…
Je pose ma tête sur son épaule
Les lèvres posées contre son cou
Et je caresse ses cheveux…

Jacques Viallebesset,


SANS MENTIR
si votre plumage ressemble à votre ramage
vous êtes le phénix des hôtes de ces bois
jean de Lafontaine

vous rappelez vous de cette leçon de morale....
tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute...???


ECOUTE.....

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Naturelle33

18 mai 2015 21:53

Le Progrès est l'injustice que chaque génération commet à l'égard de celle qui l'a précédée. Emil Michel Cioran

C'est une chose vraiment amusante et pleine d'une savoureuse ironie que la sévérité des médiocres à l'égard des médiocres. Ils sont impitoyables : est-ce parce qu'ils sont connaisseurs ? Charles Régismanset

La méfiance à l'égard des autres est à proportion de l'illusion que nous nous faisons de notre importance. Albert Brie

MEFIANCE ??

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Naturelle33

17 mai 2015 08:47

La parole est l'ombre de l'action. Démocrite

Il est des gens qui n'embrassent que des ombres : Ceux-là n'ont que l'ombre du bonheur. William Shakespeare

Là où manque le plaisir de vivre, tout le reste en comparaison ne vaut pas l'ombre d'une fumée. Sophocle

"Le pressentiment, c'est l'ombre du destin qui s'avance". William Shakespeare

Et ne lâchons pas la proie pour l'ombre.... je vous laisse avec

PROIE ??

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Naturelle33

16 mai 2015 22:15

L'offrande à la nature (Anna de Noailles)

Nature au cœur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n'aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses,
L'eau luisante et la terre où la vie a germé.

La forêt, les étangs et les plaines fécondes
Ont plus touché mes yeux que les regards humains,
Je me suis appuyée à la beauté du monde
Et j'ai tenu l'odeur des saisons dans mes mains.

J'ai porté vos soleils ainsi qu'une couronne
Sur mon front plein d'orgueil et de simplicité.
Mes jeux ont égalé les travaux de l'automne
Et j'ai pleuré d'amour aux bras de vos étés.

Je suis venue à vous sans peur et sans prudence,
Vous donnant ma raison pour le bien et le mal,
Ayant pour toute joie et toute connaissance
Votre âme impétueuse aux ruses d'animal.

Comme une fleur ouverte où logent des abeilles
Ma vie a répandu des parfums et des chants,
Et mon cœur matineux est comme une corbeille
Qui vous offre du lierre et des rameaux penchants.

Soumise ainsi que l'onde où l'arbre se reflète
J'ai connu les désirs qui brûlent dans vos soirs
Et qui font naître au cœur des hommes et des bêtes
La belle impatience et le divin vouloir.

Je vous tiens toute vive entre mes bras, Nature,
Ah ! faut-il que mes yeux s'emplissent d'ombre un jour
Et que j'aille au pays sans vent et sans verdure
Que ne visitent pas la lumière et l'amour...

LUMIÈRE ? LUMINEUX(SE) ?

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16 mai 2015 16:23



“Le génie est un flot baigné par la folie.”
Emile Augier







“Un sage ne fait point de petite folie.”
Johann Wolfgang von Goethe





“La folie, c'est la loi de la majorité.”
De Terry Gilliam



“Il y a toujours un peu de folie dans l'amour mais il y a toujours un peu de raison dans la folie. ”
Friedrich Nietzsche

RAISON

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rdbrdb

15 mai 2015 18:04


.

À un disciple de Chénier



Parés de lauriers éphémères,
Tu vois courir les plus pressés,
Et tu souris à leurs chimères,
Doux rêveur aux calmes pensers.

Mais parfois ton esprit s’étonne :
Pourquoi produire avant le temps ?
Les dons savoureux de l’automne
Ne se cueillent point au printemps.

N’importe ! dans leur folle ivresse,
Ils vont, ils vont, les gais chanteurs !
De ta studieuse paresse,
Bruyants, ils raillent les lenteurs.

Mais, sourd à leur jeune délire,
Peu jaloux d’un précoce essor,
Tu t’enfermes avec ta lyre,
Pouvant, ne voulant point encor.

De Chénier disciple fidèle,
Au but pour atteindre en vainqueur,
Tu veux laisser croître ton aile,
Tu veux laisser mûrir ton cœur.

Tu sais ta force et t’en contentes ;
Comme à la fleur tu tiens au fruit :
Les muses graves que tu hantes
Aiment la gloire et non le bruit.

Dans ses lentes métamorphoses
Étudiant l’Art éternel,
Pour toi, du suc choisi des choses
En silence tu fais ton miel.

Heureux de leurs jeunes victoires,
Tu t’en réjouis à l’écart,
Mais tu restes épris des gloires
Des vieux patriarches de l’Art.

Poursuis ainsi, de nul système
N’accepte le joug importun ;
A toute fleur, à tout poème
Ne prends jamais que le parfum.

Admire et sens ! jamais n’imite !
Et le beau, cherche-le partout !
L’Art ne connaît point de limite,
Hormis la limite du goût.

Abeille du jardin des rimes,
Butine en toute liberté ;
Vole aux vallons et vole aux cimes,
Partout où fleurit la beauté !

Et, muse avide mais discrète,
Rapporte ton culte et ton cœur
A Virgile, le doux poète,
A Shakspeare, le grand penseur.

Auguste Lacaussade, Poèmes


....

mais Aquichène .... , (comme les secrets échappés, et cela on l'oublie trop souvent) les mots une fois qu'ils ont été prononcés, ne nous appartiennent plus !!!! et lorsqu'il s'agit de poèmes ... les réentendre encore et encore... prolonge simplement le plaisir que l'on a eu à les partager...
et puis ce petit forum est presque intimiste !!!! et l'humour y est invité ! en tenue de soirée bien sur !


donc je propose POETE ( ou DUNKERQUE si quelqu'un est inspiré....)

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rdbrdb

13 mai 2015 16:44



L’Echo



J’ai crié dans la solitude :
- Mon chagrin sera-t-il moins rude,
Un jour, quand je dirai son nom ?

Et l’écho m’a répondu : - Non.

- Comment vivrai-je, en la détresse
Qui m’enveloppe et qui m’oppresse,
Comme fait au mort son linceul ?

Et l’écho m’a répondu : - Seul !

- Grâce ! le sort est trop sévère !
Mon coeur se révolte ! Que faire
Pour en étouffer les rumeurs ?

Et l’écho m’a répondu : - Meurs !

François Coppée



RUMEUR

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13 mai 2015 15:48

Je me suie juré mille fois d'accueillir avec sérénité peut-être même avec allégresse, en tout cas avec une vaillance lucide, ce qu'on nomme "des avertissements de l'âge" . (Georges Duhamel)

Si la perte des biens te met dans la détresse
En ton affliction sois sage et retenu ;
Mais montre une juste allégresse
Si tu vois par hasard grossir ton revenu .
(Denys Caton)


DETRESSE ???

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tendressem

12 mai 2015 16:35

Une nuit, vous allez bien sûr être incrédule,
J'étais au coin du feu, lorsqu'en me retournant,
Je vis debout dans l'ombre un hideux revenant .
Minuit sonnait alors à ma vieille horloge .

"Me reconnais-tu, hein ?" dit-il en . ricanant
Et son ricanement fit un bruit de capsule .
Il ajouta :"je suis le fantôme d'Ursule .
Je te parlais d'amour jadis mais maintenant

J'aurai, vivant cadavre échappé de ma bière
Une loquacité féroce de barbière
Pour te parler de mort, à travers mon linceul "

Cela dit, l'être blanc s'enfuit dans les ténèbres.
Et j'entends chaque nuit lorsque je suis tout seul,
Un long chuchotement de paroles funèbres .
(Maurice Rollinat)

RICANER ---RICANEMENT ???

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11 mai 2015 20:53

*Le poête a toujours raison
Qui voit plus haut que l'horizon
Et le futur est son royaume
Face à notre génération
Je déclare avec Aragon
La femme est l'avenir de l'homme .
(Jean Ferrat)

*Un poête, c'est joli quand un siècle est passé, que c'est mort dans la terre et vivant dans textes . (Christian Bobin)

ROYAUME ???

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Naturelle33

11 mai 2015 20:36

Comment ne pas penser à l'albatros de Baudelaire....

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

TEMPETE ?

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tendressem

10 mai 2015 12:04

Comment se tue en nous l'amour ? Trois degrés : souffrance, indignation puis indifférence . La souffrance use l'amour, l'indignationle brise et on arrive à l'indifférence finale .
(Charles-Augustin Sainte-Beuve)

*L'humour, c'est la délivrance de la souffrance .'Jérôme Touzali)

*La souffrance, c'est très rassurant : ça n'arrive qu'aux vivants ...
(Renaud)

VIVANT ???

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Naturelle33

10 mai 2015 08:12

Il y a trois espèces de compagnons :
- Ceux dont nous ne pouvons nous passer, pas plus que de boire et de manger ;
- Ceux dont nous n'éprouvons le besoin qu'en certains cas, comme de la médecine en temps de maladie ;
- Et ceux dont nous nous passerions volontiers toujours, comme des infirmités et de la souffrance.
(Proverbe arabe)

SOUFFRANCE ??

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