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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

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rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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LILAS

3 novembre 2015 19:51









Tes lèvres



De la délicatesse
À la sensualité
Un soupçon de finesse
Avec de la sublimité

Une lèvre dessinée
Une lèvre appétissante
Une lèvre qui est luisante
Et qui respire la pureté

Tes lèvres m’appellent
Un désir refoulé
Elle sont tellement belles
Que je ne peux y résister

Me rendre jusqu’au ciel
Parce que je t’ai embrasser
C’est comme une doux parfum de miel
Déguster avec intensité

Quatre lèvres peuvent bien se toucher
Pour ouvrir un bourgeon
Ou pour allumer la plus grande passion
D’un cœur brisé

Mais dites-moi que ce n’est pas une folie
Que d’être en leur compagnie
D’être absorber par le désir
Ou le plus intense des plaisirs

Je voudrais seulement déposer
Sur tes lèvres adoré, un petit baiser
Pour ensuite les imprégner
De ma plus belle sincérité

Car à chaque heure
Elles me font oublier
Les dures labeurs
Que je dois endurer

Ma destinée
N’est pas compliquée
Ce n’est qu’espérer très fort
De pouvoir rêver à tes lèvres en or


DESTIN

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3 novembre 2015 16:26


A une robe rose



Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !

Frêle comme une aile d’abeille,
Frais comme un coeur de rose-thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté.

De l’épiderme sur la soie
Glissent des FRISSONS argentés,
Et l’étoffe à la chair renvoie
Ses éclairs roses reflétés.

D’où te vient cette robe étrange
Qui semble faite de ta chair,
Trame vivante qui mélange
Avec ta peau son rose clair ?

Est-ce à la rougeur de l’aurore,
A la coquille de Vénus,
Au bouton de sein près d’éclore,
Que sont pris ces tons inconnus ?

Ou bien l’étoffe est-elle teinte
Dans les roses de ta pudeur ?
Non ; vingt fois modelée et peinte,
Ta forme connaît sa splendeur.

Jetant le voile qui te pèse,
Réalité que l’art rêva,
Comme la princesse Borghèse
Tu poserais pour Canova.

Et ces plis roses sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers.

Théophile Gautier,



LEVRES

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31 octobre 2015 21:53

Je suis un peu pessimiste sur la postérité, sur ma postérité et sur la postérité en général. Je me demande si la télévision, la radio ne sont pas mauvais pour la postérité des livres. Les choses vont trop vite, vous savez. [...] L’histoire s’est évidemment considérablement accélérée et c’est un peu inquiétant pour la postérité.

Jean d'Ormesson



FRISSONS

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31 octobre 2015 20:05

# Faites la fête avec tout votre corps, avec tout votre être. Et tant pis si vous y laissez quelques plumes. Ça repousse !

Sophie Chauveau


pessimisme pessimiste

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25 octobre 2015 20:19

Le bonhomme de neige

Un jour, un bonhomme de neige
Eut envie de voyager.

Il prit sa belle écharpe beige
Et son bâton de noisetier.

A peine arrivé en Afrique,
Il se sentit très fatigué.

Il fut piqué par un moustique
À l'ombre d'un grand cocotier.

Il fut pris d'une forte fièvre
Et soudain se mit à trembler,

Comme tremblent lapins et lièvres
Quand la chasse va commencer.

Il transpirait à grosses gouttes,
Il fondait de la tête aux pieds ...

Albert Atzenwiler



CHAPEAU

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22 octobre 2015 18:14

Bon à Enfermer -

Je suis un vrai Cinglé...
Mon Haricot a trop bouilli...
Mon Cerveau a explosé...
Les Fous sont mes Amis...
Je les comprends...
Ils me comprennent...
Je me moque de la Psychiatrie...
car ils n'ont rien compris...
Fou, Fou à lier...
Bon à Enfermer...
être Normal, ça me rend Triste,
être Fou me rend la Joie...
Ma joie de vivre...
J'aime Ma folie...
et J'emmerde tous ceux que ça dérange...
Car au fond, je sais qu'ils m'envient...
ils ne peuvent faire comme moi...
Alors que ça les démange...
et Moi, je m'marre...
j'me prends des Barres...
Je les plains d'être Normaux...
La Folie a bon dos...

Ps : Merci à GREEN DAY pour l'inspiration...


désolée mais je suis un peu sous le coup de l'émotion

maintenant à vous DOS

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22 octobre 2015 18:12


Appassionato



A demi-mot, sans même peut-être le dire,
J’ai su reconnaître l’EMOTION lancinante
Qui anime mon être comme un long sourire
Fabule l’âme humaine et le visage enchante.

Alors que j’eusse adulé le morne et le pire
– Encore l’âpre saveur des sauvages menthes,
Voici que maintenant je découvre et j’admire
Les délicats parfums – les faveurs envoûtantes.

Tout en moi est devenu beauté et radieuse
Perception des folles natures délicieuses.

Comment donc faudrait-il définir cette obscure
Fièvre du désir et cette concupiscence
Qui chavire mon coeur et couvre mes blessures
D’un baume hydrophile aux vertueuses essences ?

Didier Sicchia


bon à enfermer

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22 octobre 2015 13:45



“L’erreur est humaine. Persévérer est diabolique.”
Proverbe latin





“Sauf erreur, je ne me trompe jamais.”
Alexandre Vialatte


“L'erreur commune fait la loi.”
Proverbe latin

“Je devrais raccrocher, je suis une erreur.”
Ylipe

“L’erreur est humaine, le pardon divin.”
Alexander Pope

“L’homme est-il une erreur de Dieu, ou Dieu une erreur de l’homme ? ”
Friedrich Nietzsche

“Il arrive que l'erreur se trompe.”
Georges Duhamel

“L'erreur n'est pas crime. ”
Sénèque


“Quel homme est sans erreur ? Et quel roi sans faiblesse ?”
Voltaire


“L'erreur est humaine, admettre la sienne est surhumain.”
Doug Larson


“Le regret est une seconde erreur.”
Raymond Latarjet





LE REGRET LES REGRETS

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21 octobre 2015 06:26


.

Le portrait manqué



A Madame de B***

On ne peut faire ton portrait :
Folâtre et sérieuse, agaçante et sévère,
Prudente avec l’air indiscret,
Vertueuse, coquette, à toi-même contraire,
La ressemblance échappe en rendant chaque trait.
Si l’on te peint constante, on t’aperçoit légère :
Ce n’est jamais toi qu’on a fait.
Fidèle au sentiment avec des goûts VOLAGES,
Tous les cœurs à ton char s’enchaînent tour à tour :
Tu plais aux libertins, tu captives les sages,
Tu domptes les plus fiers courages,
Tu fais l’office de l’Amour.
On croit voir cet enfant en te voyant paraître ;
Sa jeunesse, ses traits, son art,
Ses plaisirs, ses erreurs, sa malice peut-être :
Serais-tu ce dieu, par hasard ?

Voltaire



ERREUR

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20 octobre 2015 22:04

Sais-tu d'où vient notre vraie puissance ? Du baiser, du seul baiser ! Quand nous savons tendre et abandonner nos lèvres, nous pouvons devenir des reines. Le baiser n'est qu'une préface pourtant. Mais une préface charmante, plus délicieuse que l'oeuvre elle-même, une préface qu'on relit sans cesse, tandis qu'on ne peut pas toujours. .. relire le livre.

Le baiser
Guy De MAUPASSANT



VOLAGE

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18 octobre 2015 17:23






A George Sand (V)



> Toi qui me l’as appris, tu ne t’en souviens plus
De tout ce que mon coeur renfermait de tendresse,
Quand, dans nuit profonde, ô ma belle maîtresse,
Je venais en pleurant tomber dans tes bras nus !

> La mémoire en est morte, un jour te l’a ravie
Et cet amour si doux, qui faisait sur la vie
Glisser dans un baiser nos deux coeurs confondus,
Toi qui me l’as appris, tu ne t’en souviens plus.

> Alfred de Musset



...




J'ai La Memoire qui flanche ...
J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
Comme il était très musicien
Il jouait beaucoup des mains
Tout entre nous a commencé
Par un très long baiser
Sur la veine bleutée du poignet
Un long baiser sans fin

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien
Quel pouvait être son prénom,
Et quel était son nom?
Il s'appelait, je l'appelais
Comment l'appelait-on?
Pourtant c'est fou ce que j'aimais
L'appeler par son nom

J'ai la mémoire qui flanche
Je me souviens plus très bien
De quelle couleur étaient ses yeux?
Je crois pas qu'ils étaient bleus
Étaient-ils verts, étaient-ils gris?
Étaient-ils verts-de-gris?
Ou changeaient-ils tout le temps d'couleur
Pour un non pour un oui

J'ai la mémoire qui flanche
J'me souviens plus très bien



AUJOURD'HUI

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14 octobre 2015 06:13

Elsa au miroir

C’était au beau milieu de notre TRAGEDIE
et pendant un long jour assise à son miroir
Elle peignait ses cheveux d’or Je croyais voir
Ses patientes mains calmer un incendie
C’était au beau milieu de notre TRADEGIE

Et pendant un long jour assise à son miroir
Elle peignait ses cheveux d’or et j’aurais dit
C’était au beau milieu de notre tragédie
Qu’elle jouait un air de harpe sans y croire
Pendant tout ce long jour assise à son miroir

Elle peignait ses cheveux d’or et j’aurais dit
Qu’elle martyrisait à plaisir sa mémoire
Pendant tout ce long jour assise à son miroir
À ranimer les fleurs sans fin de l’incendie
Sans dire ce qu’une autre à sa place aurait dit

Elle martyrisait à plaisir sa mémoire
C’était au beau milieu de notre tragédie
Le monde ressemblait à ce miroir maudit
Le peigne partageait les feux de cette moire
Et ces feux éclairaient des coins de ma mémoire

C’était un beau milieu de notre tragédie
Comme dans la semaine est assis le jeudi

Et pendant un long jour assise à sa mémoire
Elle voyait au loin mourir dans son miroir

Un à un les acteurs de notre tragédie
Et qui sont les meilleurs de ce monde maudit

Et vous savez leurs noms sans que je les aie dits
Et ce que signifient les flammes des longs soirs

Et ses cheveux dorés quand elle vient s’asseoir
Et peigner sans rien dire un reflet d’incendie

Louis Aragon, La Diane française, 1945



MEMOIRE

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Naturelle33

11 octobre 2015 20:15

Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous
( André Mage de FIEFMELIN)

Ce Monde, comme on dit, est une cage à fous,
Où la guerre, la paix, l'amour, la haine, l'ire,
La liesse, l'ennui, le plaisir, le martyre
Se suivent tour à tour et se jouent de nous.

Ce Monde est un théâtre où nous nous jouons tous
Sous habits déguisés à malfaire et médire.
L'un commande en tyran, l'autre, humble, au joug soupire ;
L'un est bas, l'autre haut, l'un jugé, l'autre absous.

Qui s'éplore, qui vit, qui joue, qui se peine,
Qui surveille, qui dort, qui danse, qui se gêne
Voyant le riche soûl et le pauvre jeûnant.

Bref, ce n'est qu'une farce, ou simple comédie
Dont, la fin des joueurs la Parque couronnant,
Change la catastrophe en triste tragédie.

TRAGÉDIE ? TRAGIQUE ?

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rdbrdb

1 octobre 2015 04:42


Au temps où longuement j’avais souffert



Au temps où longuement j’avais souffert,
Où les heures m’étaient des pièges,
Tu m’apparus l’accueillante lumière
Qui luit aux fenêtres, l’hiver,
Au fond des soirs, sur de la neige.

Ta clarté d’âme hospitalière
Frôla, sans le blesser, mon coeur,
Comme une main de tranquille chaleur.

Puis vint la bonne CONFIANCE,
Et la franchise, et la tendresse, et l’alliance
Enfin de nos deux mains amies,
Un soir de claire entente et de douce accalmie.

Depuis, bien que l’été ait succédé au gel,
En nous-mêmes, et sous le ciel,
Dont les flammes éternisées
Pavoisent d’or tous les chemins de nos pensées,
Et que l’amour soit devenu la fleur immense
Naissant du fier désir
Qui sans cesse, pour mieux encor grandir,
En notre coeur se recommence
Je regarde toujours la petite lumière
Qui me fut douce, la première.

Emile Verhaeren, Les Heures claires



BAGUE

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LILAS

30 septembre 2015 20:57

« La nature a des harmonies qui rendent froide la plus belle musique, parce que ses harmonies se composent de ce qui frappe tous les sens. En même temps que notre oreille est délicieusement caressée par le murmure du vent dans les feuilles et par le murmure du ruisseau sous les violettes en fleur, par le chant de l'oiseau sous les feuilles, par le bourdonnement de l'abeille autour des lis, notre œil est captivé par la couleur d'émeraude du feuillage, par les violettes couleur d'améthyste, par l'abeille, topaze ailée. Nous respirons le parfum du feuillage et celui des fleurs, tous nos sens à la fois sont saisis, captivés, enivrés. »
Citation de Alphonse Karr ; Midi à quatorze heures (1842)


CONFIANCE

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