UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

coccinelle
LES SAINTES MARIES DE LA MER
Non elle n'ira plus aux Saintes Maries de la Mer,
Non elle n'ira plus ma pauvre mère,
Cette vieille femme ridée par les ans
Ne reverra plus les yeux de ses enfants
J'ai déjà pendu le violon de mon père,
Demain j'accrocherai le chandail de ma mère,
Quand je lèverai les yeux en souvenir,
Oui j'aurai le droit, de pleurer ou sourire
Hier elle me parlait de sa très vieille Espagne
Des arènes, des taureaux, libres dans la campagne,
Et moi j'écoutai les yeux remplis de larmes
Mes frères gitans jouer de la guitare
Demain je partirai dans ma vieille roulotte,
Emportant avec moi l'image d'une morte,
Jamais je n'oublierai son merveilleux sourire
Lorsqu'elle me berçait avant de m'endormir
Anonyme
GITAN
LILAS
SI TU VEUX LA PAIX, PREPARE…
… Surtout, ne prépare pas la guerre.
Bien au contraire, si tu veux la paix, prépare d´abord la fraternité.
Mais aussi, si tu veux la paix, prépare l´enseignement de l´amour du prochain.
Car, en effet, si tu veux la paix, donne la priorité des priorités à l´éducation.
Mais n´oublie pas : si tu veux la paix, prépare la justice et respecte la dignité de l´adversaire.
Mais aussi, si tu veux la paix, purifie les mémoires.
Si tu veux la paix, prépare la vérité.
Surtout, si tu veux la paix, prépare la solidarité.
Enfin, si tu veux la paix, prépare la miséricorde.
Alors, si tu prépares tout cela, la paix te sera donnée par surcroît.
Grand Rabbin René-Samuel SIRAT
TRISTE
Naturelle33
Bleu et blanc (Maurice Carême)
Un petit chat bleu
Semé de pois blancs
Vit un gros rat blanc
Semé de pois bleus.
Leurs mignonnes queues
Différaient de peu.
Oui, mais seulement
Le nez du chat bleu
Était tout tout blanc,
Le nez du rat blanc
Était tout tout bleu.
Leurs joues et leurs yeux
Différaient de peu.
Oui, mais seulement
Un cil du chat bleu
Était tout tout blanc,
Un cil du rat blanc
Était tout tout bleu.
A cause de ce peu,
De ce tout petit peu
De blanc et de bleu,
Ils continuèrent
A se faire la guerre.
Et pour le plaisir, je remets ces vers que nous avons déjà eu l'occasion de lire...
Le chat et le soleil (Maurice Carême)
Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta,
Voilà pourquoi, le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
BLEU
Naturelle33
Un poème d'Edmond Rostand, un peu long, mais s'agissant du "Petit chat", vous serez indulgent(e)s... :cligne:
C'est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.
Rien en lui, pas un poil de son VELOURS ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.
Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.
Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l’on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.
Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.
Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.
Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.
Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.
CHAT
rdbrdb
[Citation de Lynel]
Ici-bas
Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts ;
Je rêve aux étés qui demeurent
Toujours...
Ici-bas les lèvres effleurent
Sans rien laisser de leur velours ;
Je rêve aux baisers qui demeurent
Toujours...
Ici-bas tous les hommes pleurent
Leurs amitiés ou leurs amours ;
Je rêve aux couples qui demeurent
Toujours...
René-François Sully Prudhomme.
VELOURS[Fin de citation]Toujours.... ne dure pas toujours...
Naturelle33
La paresse est l'oreiller du démon. Fredrika Bremer
Pose la tête sur mon oreiller, nous regarderons ensemble mon rêve. Korneï Ivanovitch Tchoukovski
".....J'ai crevé l'oreiller - J'ai dû rêver trop fort - Ca m' prend les jours fériés...." (chanson Vertiges de l'amour, Bashung)
RÊVE - RÊVER
coccinelle
La lettre P
La plus belle
Lettre de l’alphabet
La seule à prendre au pied de la
Lettre
Qui contient
La Paix
En un seul signe
Qui ne donne à voir
La Paix
Qui la donne à entendre
La Paix
Sonore
Et tendre
En une
Lettre
Unique
Lettre :
P
François David (extrait du calumet de la paix)
OREILLER
rdbrdb
Soulève-moi comme un rameau d'olivier et sois la colombe me montrant mon chemin Fais moi danser jusqu'à la fin de l'amour Fais moi danser jusqu'à la fin de l'amour.
Paroles de la chanson «Dance Me To The End Of Love» - Leonard Cohen
On appellera colombes ceux qui privilégient la paix à tout prix et faucons ceux qui, pour préserver la paix, ne craignent pas d’envisager la guerre. Jusqu’au bout faucons et colombes s’affronteront.
Alain Decaux -
PAIX
LILAS
Les yeux - (Sully Prudhomme 1839-1907)
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.
Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.
Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;
Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux,
Les yeux qu'on ferme voient encore.
COLOMBE
Naturelle33
La flatterie est le miel et le condiment de toutes les relations entre les hommes. Erasme
Dans un monde factice où le masque prévient le visage, où le rôle résume l'homme, comme des mouches dans le MIEL on s'agglutine aux apparences, le masque se colle au visage, le rôle marque l'homme ; on vie comme au théâtre, oubliant le reste du monde, sur une scène exiguë ; on traîne vers la mort, après son petit personnage, comme une ombre démesurée, un inconnu gigantesque au visage effaré. Jacques Ferron
MASQUE
LILAS
Il faudrait apprendre aux gens que le mariage est une chose, que l'amour en est une autre, et qu'il est généralement dangereux de les mêler. Le mariage exige de la TOLÉRANCE, de l'indulgence, bref de l'amitié. L'amour est jaloux, possessif, adorant ou haineux, totalement antinomique de l'amitié, sentiment agréable et raisonnable. Il est bien plus facile de rendre heureux un mari qu'on n'aime pas en ayant un amant qu'on aime, qu'en restant fidèle à un homme qu'on a cessé d'aimer depuis dix ans.
Citation de Jean Dutourd
MIEL
Naturelle33
Les humbles et modestes FLEURS, écloses dans les vallées, meurent peut-être, se dit-il, quand elles sont transplantées trop près des cieux, aux régions où se forment les orages, où le soleil est brûlant. Honoré de Balzac
L'amour, mon cher ami, c'est avant tout une question de terrain. Ça pousse ou ça ne pousse pas. Il y a des FLEURS très jolies même sur des caillasses et de l'herbe, bête et jaune, sur des sols admirables. Daniel Boulanger
Dans ce jardin de la vieillesse s'épanouissent les fleurs que nous aurions à peine songé cultiver autrefois. Ici fleurit la patience, une plante noble. Nous devenons paisibles, tolérants, et plus notre désir d'intervenir, d'agir diminue, plus nous voyons croître notre capacité à observer, à écouter la nature aussi bien que les hommes. Nous laissons leur existence se développer devant nous sans éprouver aucune volonté critique, avec un étonnement toujours renouvelé face à leur diversité. Parfois nous ressentons de l'intérêt et un regret silencieux, parfois nous rions avec un enthousiasme limpide, avec humour. Hermann Hesse
TOLÉRANCE
LILAS
ODE TAMBOURS
Dans la nuit noire, et dans le froid
était un jeun’ petit soldat
qui n'ayant plus ni père ni mère
s'en était aller à la guerre
il n’aspirait pas à la gloire
était empli de desespoir
sans plus d’amour ni de repère
n'était plus que pleurs et priéres
C'est avec son tambour, qu'il allait de l'avant
sans peurs et sans détour, comme un fou dans l'élan
C’est au son du tambour qu’il retrouvait vraiment
Comme un goût à la vie, juste pour un instant
il n'avait plus beaucoup d'espoir
d'avoir la chance peut être un jour
de pouvoir à nouveau refaire
un dernier retour en arrière
c'est en marchand avec ses pairs
qu'il jouai à refaire le monde
avec ses amis et ses frères
tandit que leurs tambours ne grondent
C'est avec son tambour, qu'il trouvait un moment
Tout’ La force et l’amour pour marcher devant
C'est au son du tambour, que la nuit vint un jour
frapper tel un vautour, notre petit tambour
C'est au son du tambour, que la mort le faucha
il tapait comme un sourd, pauvre petit soldat
Steve
FLEUR
