

cat
L enfant est toujours là. Ce n est pas une autre personne avec laquelle j instaurerais un dialogue. C est ainsi que je ressens les choses. Certes, les souvenirs de cet âge là s'estompent, les rêves en ont pris un coup, mais étaient-ils tous "raisonnables "? Et s ils étaient réalisables peut être nous faut il davantage nous dire que l enfant a fait surtout ce qu' il a pu et non ce qu' il aurait dû . L enfant s est heurté au principe de réalité c est ça devenir adulte et c'est important, même si le prix à payer peut sembler lourd
Ensuite ce principe de réalité s est plus ou moins harmonisé avec les espérances les rêves et l insouciance de "l enfant"
Mais nous ne continuons qu' à faire qu' un. Ce qui serait triste, pour moi du moins, serait de reléguer "l enfant" au rang du passé révolu
Bibracte
Allons allons Lucien d'où vous vient ce dédain ? Faut prendre cette question pour ce qu'elle est, un truc bon enfant ( lol ) ,rien d'autre que du udique tiré de Psycho-magazine. Si prétention à sérieux il y a , on peut supposer que le but est d'amener le lecteur à une ébauche d'introspection. Depuis que je l'ai lue elle m'apporte autant d'amusement badin que de réflexion, je l'ai même partagée avec des proches qu'elle a amusés, mais bon légère hein la réflexion, sans noeuds aux hémisphères ! 😁
Et m'a amené à cette seconde interrogation: en effaçant le physique, est ce que je le reconnaîtrais comme étant moi-même , ce gosse? Là je suis moins affirmatif.
Bertrand
nandocinqsix a écrit :
Le jugement existentiel, ou jugement d'existence, a deux orientations :
1-celui qui affirme ou nie l'attribut d'un sujet existant,
par opposition au jugement attributif ou prédicatif..
2-celui qui énonce un fait, par opposition au jugement hypothétique...
Que nous faut-il choisir ?
N'est "existentiel" en logique, qu'un jugement qui affirme ou nie l'existence d'un classement relatif à l'existence .
Or je ne peux pas me remettre dans l'état de mon enfance, et je n'ai pas le souvenir d'avoir envisagé à ce moment là, ma vie d'adulte dans le détail .
Pourtant j'ai vécu du temps des " zazous" celui de la gloire de Jean-Paul Sartre au café de Flore à Saint-Germain des Près quand Juliette Gréco en était le muse sexy..!
La philosophie existentialiste faisait de l'existence humaine d'objet essentiel de ses réflexions sur l'essence de l'humanité .. Qu'en reste-t-il aujourd’hui ?
Selon que l'enfance est loin ou proche, la réponse qui sera donnée aura plus ou moins de vérité !
Je vous remercie de l'avoir posée .
Je n'ai rien compris.
Bertrand
L'adulte que j'ai été entre vingt ans ans et aujourd’hui, a tellement évolué, que je n'aurais jamais dit la même chose à l'enfant de dix ans à 30, 40, 50 et 60 ans.
Il est possible que si cette rencontre avait lieu aujourd'hui, elle n'apporte pas la sérénité mais le malheur.
En fait, je ne sais pas...
Bibracte
baobab a écrit :
Lucien ne doit pas aimer l'enfant qu'il était pour répondre ainsi.
J'étais un enfant timide ,timoré,en pension de 10 à 15 ans,
donc coupé de ses frères et sœurs.
J'ai grandi dans la solitude.
Je me suis construit seul et j'ai réussi à avoir un métier
qui m'a apporté beaucoup de plaisir.
Je pense que le petit bonhomme serait satisfait.
pas simple si jeune la vie de pensionnaire ouais...apprentissage du bourre-pif de rigueur, pour pas trop se faire ennuyer j'ai souvenir, et puis une bouffe dégueulasse. 😆
Misss
Il me suffit de voir mes petits-enfants rechercher de passer avec moi des moments complices, alors qu'ils ne sont pas du tout l'enfant que j'étais, pour penser que oui, peut-être...
Bien présomptueux celui qui est certain d'avoir bien gardé en mémoire toute son enfance et l'enfant qu'il était réellement, autant que de se connaître parfaitement en tant qu'adulte pour disserter sur ce sujet.
nandocinqsix
Le jugement existentiel, ou jugement d'existence, a deux orientations :
1-celui qui affirme ou nie l'attribut d'un sujet existant,
par opposition au jugement attributif ou prédicatif..
2-celui qui énonce un fait, par opposition au jugement hypothétique...
Que nous faut-il choisir ?
N'est "existentiel" en logique, qu'un jugement qui affirme ou nie l'existence d'un classement relatif à l'existence .
Or je ne peux pas me remettre dans l'état de mon enfance, et je n'ai pas le souvenir d'avoir envisagé à ce moment là, ma vie d'adulte dans le détail .
Pourtant j'ai vécu du temps des " zazous" celui de la gloire de Jean-Paul Sartre au café de Flore à Saint-Germain des Près quand Juliette Gréco en était le muse sexy..!
La philosophie existentialiste faisait de l'existence humaine d'objet essentiel de ses réflexions sur l'essence de l'humanité .. Qu'en reste-t-il aujourd’hui ?
Selon que l'enfance est loin ou proche, la réponse qui sera donnée aura plus ou moins de vérité !
Je vous remercie de l'avoir posée .
baobab
Lucien ne doit pas aimer l'enfant qu'il était pour répondre ainsi.
J'étais un enfant timide ,timoré,en pension de 10 à 15 ans,
donc coupé de ses frères et sœurs.
J'ai grandi dans la solitude.
Je me suis construit seul et j'ai réussi à avoir un métier
qui m'a apporté beaucoup de plaisir.
Je pense que le petit bonhomme serait satisfait.
Bibracte
La question ne précise pas si oui ou non l'adulte sait que l'enfant c'est lui-même. Auquel cas chacun serait aux petits soins avec lui bien sûr !
Admettons, ne le sachant pas je crois que ça se passerait bien. Déjà étant gosse, paraît-il , seul je ne m'ennuyais jamais et alternais avec plaisir les moments d'activité et de glandouille, aucune raison donc que ça se passe mal d'autant plus que j'adorais déjà les spaghetti tomate-basilic ! 😁
Vamycrons
Oh ! Jolie question... pour s'y remettre... soi même.
Prétentieusement peut être je dirai : ''Oui je crois'' car j'ai toujours été content d'apprendre à mes enfants et de voir, de savoir que d'autres suppléaient à mes manques. Quand j'ai senti que c'était nécessaire, j'ai aidé même de jeunes ingénieurs, plus érudits que moi à se greffer à l'entreprise où ils venaient d'être embauchés, à leur montrer comment tourner, formuler une note qu'ils envoyaient à la direction; (la secrétaire était bien contente de ne plus avoir à taper ''de tels torchons'' disait-elle...) Un bac pratique n'est pas un bac littéraire même s'il le vaut bien.
L'enfant que j'étais serait content que je tente de lui apprendre le respect que j'ai du français même si je n'en sait pas assez...
je lui apprendrais à jouer du piano pour qu'il sache le faire bien mieux que moi et bien plut tôt... Je lui apprendrais à tenter de cerner ''l'analyse de la valeur'' des choses, l'économie des mouvements du travail qui dégage, pour le loisir plus de temps... et que sais-je encore... le temps me manquerait pour lui faire comprendre que la logique est une science qui apprend à résonner juste et non pas une façon personnelle de voir les choses...
Pardonnez-moi de vous ennuyer tant.