

paul
simbad a écrit :
Pendant les parachutages importants de manoeuvre , (pour ceux d'entrainement les ambulances attendaient leurs futurs passagers à côté de la drop zone) l'hélico sanitaire n'était pas loin. Les parachutes dorsaux étant camouflés, l'ouverture même accidentelle du ventral (parachute de secours) toujours blanc, attirait l'attention. la consigne au sol était d'étendre le ventral à côté des blessés pour le signaler à l'hélico (les liaisons radios air sol étant ...problématiques avec le matériel en dotation à l'époque). Une fois, étant de balisage de drop zone, sur un saut conséquent de manoeuvre (du côté de Mailly, sur les arrières d'une unité blindée dont nous devions couper les voies de ravitaillement), des rafales de vent à faible hauteur ont généré un phénomène de balancier trop important pour que les paras à faible distance du sol puissent le récupérer ce mouvement : j'ai perso étendu 7 ventraux blancs ce soir là (entorses ou fractures pour les plus graves )
Si les combattant(e)s des troupes aéroportées sont breveté(e)s parachutistes, le parachutage d'unités importantes n'est peu ou plus pratiqué (la bataille d'Arnheim ayant montré la fragilité de l'infanterie légère parachutée à une longue distance, sans armement lourd et disposant de peu de ravitaillement ), remplacé par l'héliportage sur des courtes ou moyennes distances de combattants moins nombreux mais plus lourdement protégés (ce qu'on appelle pudiquement aujourd'hui les forces spéciales...)
Bonne journée.
Les paras ont payé un lourd tribut
nuit du 5, au 6 juin 44..80% de pertes prévues..Eisenhower était allé les voir, et il avait dit qu'il avait fait de gros efforts pour se contrôler ..Déplacer des drapeaux sur une carte est une chose, regarder un homme dans les yeux, en sachant que vous l'envoyez à la mort, en est une autre
Arhnehm..les paras sont tombés sur le corps blindé du Gal Bitrich..
Bataille des Ardennes, la 101° aéroportée a tenu Bastogne, hautement stratégique
Il y a plein d'autres exemples

paul
simbad a écrit :
Je pense que c’est rare, comme ça l’était il y a plus de 50 ans quand je servais dans les RPIMa, j’en ai jamais vu, vu quelques doubles coupoles, entendu parler des paras morts de froid en altitude et confirme notre peur des lignes électriques quel qu’elles soient et celle de chemin de fer pour la réception au sol. Étant radio et sautant avec le C9 poste radio de volume conséquent et qui pendait à une dizaine de mètres en dessous moi j’avais la chance de pouvoir anticiper au plus près mon arrivée…bonne journée
Le C9, je ne connais pas
On avait l'AN/PRC 10..Pas miniature non plus..et calage fréquence pas évident
simbad
paul a écrit :
Je confirme, c'est bien évidemment, et heureusement trés rare
Merci pour le témoignage de votre expérience
J'avais déjà apprécié votre intervention sur l'importance de la logistique
Bonne journée également
Pendant les parachutages importants de manoeuvre , (pour ceux d'entrainement les ambulances attendaient leurs futurs passagers à côté de la drop zone) l'hélico sanitaire n'était pas loin. Les parachutes dorsaux étant camouflés, l'ouverture même accidentelle du ventral (parachute de secours) toujours blanc, attirait l'attention. la consigne au sol était d'étendre le ventral à côté des blessés pour le signaler à l'hélico (les liaisons radios air sol étant ...problématiques avec le matériel en dotation à l'époque). Une fois, étant de balisage de drop zone, sur un saut conséquent de manoeuvre (du côté de Mailly, sur les arrières d'une unité blindée dont nous devions couper les voies de ravitaillement), des rafales de vent à faible hauteur ont généré un phénomène de balancier trop important pour que les paras à faible distance du sol puissent le récupérer ce mouvement : j'ai perso étendu 7 ventraux blancs ce soir là (entorses ou fractures pour les plus graves )
Si les combattant(e)s des troupes aéroportées sont breveté(e)s parachutistes, le parachutage d'unités importantes n'est peu ou plus pratiqué (la bataille d'Arnheim ayant montré la fragilité de l'infanterie légère parachutée à une longue distance, sans armement lourd et disposant de peu de ravitaillement ), remplacé par l'héliportage sur des courtes ou moyennes distances de combattants moins nombreux mais plus lourdement protégés (ce qu'on appelle pudiquement aujourd'hui les forces spéciales...)
Bonne journée.
GÉO
paul a écrit :
Si, ça arrive..
Mais pour le savoir, il faut avoir servi dans les paras, et avoir eu une formation sur leur historique
plus insidieux, il y a eu des paras, qui, pris dans des courants ascendants, notamment dans les Pyrénées, qui ont étés projetés à plusieurs milliers de mètres, et ont étés retrouvés morts, et congelés, sans parler de ceux qui ont heurté une ligne à haute tension
Quand on n'a jamais tenu un fusil, on évite de parler de ce qu'on ne connaît pas
Sacré Paul, il a tenu un fusil ...et maintenant il se prend pour un para!

paul
simbad a écrit :
Je pense que c’est rare, comme ça l’était il y a plus de 50 ans quand je servais dans les RPIMa, j’en ai jamais vu, vu quelques doubles coupoles, entendu parler des paras morts de froid en altitude et confirme notre peur des lignes électriques quel qu’elles soient et celle de chemin de fer pour la réception au sol. Étant radio et sautant avec le C9 poste radio de volume conséquent et qui pendait à une dizaine de mètres en dessous moi j’avais la chance de pouvoir anticiper au plus près mon arrivée…bonne journée
Je confirme, c'est bien évidemment, et heureusement trés rare
Merci pour le témoignage de votre expérience
J'avais déjà apprécié votre intervention sur l'importance de la logistique
Bonne journée également
simbad
paul a écrit :
Si, ça arrive..
Mais pour le savoir, il faut avoir servi dans les paras, et avoir eu une formation sur leur historique
plus insidieux, il y a eu des paras, qui, pris dans des courants ascendants, notamment dans les Pyrénées, qui ont étés projetés à plusieurs milliers de mètres, et ont étés retrouvés morts, et congelés, sans parler de ceux qui ont heurté une ligne à haute tension
Quand on n'a jamais tenu un fusil, on évite de parler de ce qu'on ne connaît pas
Je pense que c’est rare, comme ça l’était il y a plus de 50 ans quand je servais dans les RPIMa, j’en ai jamais vu, vu quelques doubles coupoles, entendu parler des paras morts de froid en altitude et confirme notre peur des lignes électriques quel qu’elles soient et celle de chemin de fer pour la réception au sol. Étant radio et sautant avec le C9 poste radio de volume conséquent et qui pendait à une dizaine de mètres en dessous moi j’avais la chance de pouvoir anticiper au plus près mon arrivée…bonne journée

paul
nandocinqsix a écrit :
...ça n'arrive jamais !
Encore une vue de l'esprit de Paul !
Si, ça arrive..
Mais pour le savoir, il faut avoir servi dans les paras, et avoir eu une formation sur leur historique
plus insidieux, il y a eu des paras, qui, pris dans des courants ascendants, notamment dans les Pyrénées, qui ont étés projetés à plusieurs milliers de mètres, et ont étés retrouvés morts, et congelés, sans parler de ceux qui ont heurté une ligne à haute tension
Quand on n'a jamais tenu un fusil, on évite de parler de ce qu'on ne connaît pas
